Quand tout va bien, attention aux angles morts
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Transcription de l'épisode
Transcription automatique, peut contenir quelques erreurs.
Bienvenue dans le 4e épisode du podcast S'entreprendre. Je suis trop content de vous retrouver. C'est le 4e de la saison numéro 2. Ça faisait déjà quelques semaines que je n'avais pas enregistré, ça faisait longtemps que j'attendais ce moment. Pour ceux qui découvrent le podcast, il est structuré de façon assez simple : petite intro pour expliquer à toutes les personnes qui le découvrent, actualité de la semaine, et finalement les enseignements que j'ai de ces dernières semaines que j'ai envie de vous partager.
Petite intro pour ceux qui découvrent : je suis Alexis Bouvet, je suis le CEO et le cofondateur de Growth Hiring. On est une agence d'acquisition de talents et un organisme de formation qui va aider les recruteurs à recruter différemment. On va tout simplement leur partager l'ensemble des techniques marketing, commerciales, issues du growth, qu'on applique au monde du recrutement. Ça fait 3 ans qu'on a créé la structure avec Hugo et Marilou, c'est une aventure qui est incroyable. On a déjà rassemblé plus de 4 500 recruteurs dans une communauté, accompagné plus de 100 clients, et on a un collectif d'une vingtaine d'experts.
Notre vision, elle est simple : c'est devenir l'écosystème de référence qui recrute différemment. Et notre mission, c'est d'aider chacun à trouver sa place dans ce monde, parce que c'est parfois un peu complexe, et de grandir et contribuer au monde qui l'entoure. Je me suis rendu compte que l'entrepreneuriat au sens large, le fait d'être entreprenant ou entreprenante, est l'un des meilleurs leviers pour mieux se connaître, s'épanouir et grandir. Et c'est s'entreprendre soi-même qui est pour moi une philosophie de vie qui me guide. Et j'ai envie de vous partager, à travers mes aventures entrepreneuriales, mes projets persos aussi, simplement pour que vous puissiez vous-même vous entreprendre au travers de mes apprentissages et mes enseignements.
On est parti sur les actualités de la semaine, des dernières semaines. Sur la partie perso, je suis parti à Marrakech, donc au Maroc. C'était incroyable. Je suis parti là-bas pour fêter l'anniversaire de ma copine, on est parti avec des amis. C'était, en vrai, ça faisait longtemps que je n'étais pas parti au Maroc, et ça fait ce côté un peu choc culturel : c'est le bordel un peu partout, il y a le souk, ça négocie à droite à gauche. Ça fait du bien de changer et de se libérer un peu l'esprit là-dessus et casser sa routine, c'est un des enseignements que je vous partagerai.
En tout cas, Marrakech était super sympa, et j'ai fait aussi une semaine à Taghazout. Donc là, c'est plutôt sur la côte ouest du Maroc, il y a des très bons spots de surf. Donc voilà, j'ai pu me faire deux petites sessions à côté du taf, donc notamment les week-ends et les fins de journée avec le sunset. C'était vraiment incroyable, et ça faisait longtemps que je n'avais pas fait d'aussi bonnes sessions. Donc voilà, je recommande.
Entraînement marathon : toujours à fond dans l'entraînement marathon. On a dépassé la moitié de l'entraînement, donc ça, c'est génial, ça fait plaisir. Je crois que je suis à 51 séances sur 74, c'est ce que je tracke. Donc là, on a franchement bien dépassé. Là, je vais beaucoup mieux, c'était là où j'avais un peu peur. Je me sens beaucoup plus solide aussi sur les distances.
Cette semaine, je crois que j'ai fait la plus longue semaine en termes de kilomètres, j'ai dû faire à peu près une soixantaine de kilomètres, dont des séances où j'ai fait 23 km. Et hier, ouais, c'était hier, du coup là on est le 17 février, donc hier j'ai fait un trail au Portugal, donc à Sintra. On a fait un trail de 4 h et on a fait 28 km, je crois, on devait avoir 1 000 ou 2 000 de dénivelé. C'était incroyable, avec des potes de là-bas. Et voilà, ça me rassure sur le fait que, ben, je peux tenir 28 km pendant 4 heures d'effort, sachant que le marathon, je vise 3 h 30, donc 3 h 30 d'effort. Donc voilà, ça met bien en jambe là-dessus, et faire attention toujours à ne pas se blesser.
Prépa triathlon qui va commencer dans 2 semaines, donc ça, j'ai hâte, et en même temps j'appréhende pas mal parce que je vais devoir caler de la piscine, du vélo là-dedans. Je pense qu'en termes de volume de sport, ça va être à peu près entre 10 h et 15 h, donc ce qui est hyper conséquent. Là, je dois être à peu près à 7 h ou 8 h, donc on va faire avec un plus 25 %, voire 50 %. Donc voilà, ça va être assez solide, et j'ai hâte de voir comment ça va s'organiser et s'orchestrer avec le taf.
Et recherche immobilière : j'en ai parlé, je crois, lors du précédent épisode, je recherche un bien immobilier avec ma copine, histoire de, bah, de pouvoir simplement faire fructifier les revenus et surtout ne pas payer un loyer chaque mois en n'ayant rien à la clé. Le fait d'avoir quand même un loyer qu'on paye chaque mois, c'est intéressant pour avoir un bien à la fin et capitaliser là-dessus. Je me suis longuement posé la question : est-ce qu'on doit seulement acheter, est-ce qu'on doit acheter pour investir et faire seulement du rendement locatif et ne pas aller mettre les loyers dedans ? Donc c'est une question où, pour moi en tout cas, dans notre situation, la réponse à ça, ça va être d'acheter pour vivre dedans pendant 2-3 ans, ou peut-être la durée dans laquelle on est à Lisbonne, donc peut-être 4 à 5 ans, et après le mettre en logement locatif.
Pourquoi ? Parce que ça nous permet d'avoir un bien qu'on a directement, qu'on ne se prend pas la tête à louer tout de suite et d'avoir toute cette gestion un peu administrative, un peu relou, quoi. Et surtout, ça nous permet de ne pas avoir un autre loyer à côté qu'on paye, donc ça simplifie la chose. Et aussi, avec le Portugal, il y a des avantages à acheter en résidence principale. Bref, je vous épargne tous les détails.
L'objectif, du coup, là, ça va être de trouver des biens. On en a trouvé 7 à Lisbonne qu'on va visiter, je pense, sur les deux prochaines semaines. On a trouvé l'agence immobilière aussi qui nous accompagne, un courtier qui nous accompagne aussi pour faire un prêt à la banque, qui est en cours là et qui est normalement validé. Donc c'est trop cool, ça avance beaucoup plus vite que ce que je pensais. Et puis franchement, on va être parti, hein, on va faire les visites dans les prochaines semaines, donc je vous tiendrai au courant.
Sur la partie pro : grosse présence sur LinkedIn avec Hugo et Marilou. Là, on s'est mis une discipline, on publie régulièrement, donc je pense trois-quatre fois par semaine. Les posts marchent bien. On parle d'entrepreneuriat, de recrutement, de tout ce qui va être aussi automatisation et IA, donc n'hésitez pas à suivre les profils, franchement, si c'est des sujets qui vous intéressent. On essaie de faire du contenu quali.
On a signé des beaux clients là, sur ce début d'année. Franchement, janvier-février, c'est incroyable de notre côté, donc pas mal de grands comptes. On fait beaucoup de missions, notamment animation et alimentation de vivier de talents. Donc ça, ce sont les entreprises qui ont un pool de talents en interne et ils ne savent pas quoi en faire. Donc ils ont une base et ils n'ont pas de contenu pour proposer et engager, bah, des discussions avec les candidats. Ils n'arrivent pas aussi à alimenter ce vivier. Donc toute cette boucle d'aller trouver les personnes, les stocker dans une base, les nurturer, et puis recontinuer comme ça en continu, eh ben ça, ça marche super bien, et on a beaucoup de missions là-dessus, et ça, c'est génial.
Lancement du média aussi, fin du mois. Donc le média Growth Hiring, on l'annonce depuis je ne sais pas combien de temps, mais là on y est presque. Donc fin du mois, le média va sortir. On a déjà 11 épisodes d'enregistrés. Donc ça va être un format podcast interview : on va interviewer des acteurs du recrutement, ça peut être investisseur, dirigeant, entrepreneur, DRH, recruteur, sourceur, en fait toutes les personnes de l'écosystème, pour avoir un point de vue global sur l'ensemble des méthodes qui ont été mises en place sur le marché, et surtout les méthodes qui fonctionnent et qui peuvent être répliquées. On a une volonté aussi, c'est d'interviewer les personnes sur la partie futur du recrutement, IA, qui façonne aussi, bah, nous, notre quotidien.
Et on est parti pour les six enseignements. Je vous l'ai dit avant de commencer : premier enseignement, c'est quand tout va bien, attention aux angles morts. Deuxième : avoir un prévisionnel réaliste et des objectifs de vente ambitieux. Le troisième : savoir défocus pour générer du court terme, mais toujours refocus pour bâtir le long terme. 4e enseignement : le voyage ouvre l'esprit et libère la créativité. Le 5e : allouer les bonnes tâches en fonction de son énergie. Et le 6e : la voix de plusieurs vaut mieux que la voix d'un seul.
On est parti. Je prends une petite gorgée d'eau pour célébrer ce début des enseignements des dernières semaines, et on va rentrer dans le vif du sujet. En tout cas, petite parenthèse : toujours un plaisir de faire ce travail-là. Vous ne vous rendez pas compte à quel point, moi, ça me permet de créer, cristalliser mes pensées, à quel point je suis content de pouvoir partager ça, et j'espère que ça peut aider les gens. Et à quel point aussi je suis content de mettre cette partie création de contenu dans ma routine et vraiment mon identité d'entrepreneur. C'est vraiment un cap que je passe là sur 2025, et je kiffe bien ça, donc c'est trop cool.
Allez, on est parti. Enseignement numéro 1 : quand tout va bien, attention aux angles morts. Ce qu'on ne se rend pas compte, je pense, c'est quand, bah, tout va bien, on a du succès, il y a des choses qui marchent, et en fait on ne se rend pas compte, on peut ne pas se rendre compte de qu'est-ce qui a marché, qu'est-ce qui fait qu'on a réussi à générer plus de CA, plus de ventes, et cetera, ou améliorer son produit. Et également quels sont les points d'attention, les points de vigilance ou les faiblesses qu'il peut y avoir pendant cette période. Donc il ne faut pas se faire forcément aveugler par la croissance, par se dire : bon ben ça va, tout va bien, je n'ai pas besoin de regarder autre part.
Et bien faire attention, par exemple, si les ventes marchent bien, le CA marche bien, bah avoir le temps du coup de pouvoir se pencher sur : OK, le produit, qu'est-ce qui peut être amélioré, quelles sont les zones de danger qu'on a quand même et auxquelles il faut faire attention. Il y a aussi un momentum quand tout va bien, il y a un côté : bon bah là, je peux accélérer. C'est-à-dire ne pas se reposer sur ses acquis : OK, tout va bien, bon, je relâche un petit peu, je suis plus chill et on verra ce que ça donne. Logiquement, ça pourrait créer de la décroissance. Ou en tout cas, c'est bien effectivement de respirer un petit peu si vous sortez d'une grosse tempête, mais je pense que c'est un bon momentum pour continuer d'accélérer, profiter de l'inertie et de cet élan que vous avez de la croissance pour continuer à accélérer.
Et ne pas attendre une crise, selon moi, donc une crise de boîte, pour continuer d'apprendre. Je pense que même pendant ces phases de croissance, c'est ce qu'on disait justement sur les signaux faibles de point d'attention qu'on peut avoir. Mais même sur une phase de croissance, il y a toujours des enseignements, il y a toujours des choses qui ont bien marché justement, qu'il faut retenir et qu'il faut, bah, copier peut-être ou réutiliser à l'avenir. Donc voilà un peu le message : c'est comment faire attention en période de croissance aux angles morts et profiter du momentum pour accélérer.
Deuxième enseignement : avoir un prévisionnel réaliste et des objectifs sales ambitieux. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, moi j'avais du mal à savoir comment faire mes prévisionnels et mes objectifs de vente. Pourquoi ? Parce que quand j'ai l'habitude de faire des prévisionnels, moi j'ai un côté plus pessimiste, où je n'ai pas envie d'avoir de mauvaises surprises. C'est un peu comme dans l'investissement, soit immobilier, financier, et cetera : je préfère faire des prévisions qui sont pessimistes en me disant, bon bah, ça peut me rapporter peu ou je vais avoir peu de rendement, pour n'avoir que des bonnes surprises. Et donc moi, je pilote la boîte plutôt dans ce sens-là.
Et je sais que, bah, par exemple Hugo, lui, a un côté très ambitieux, et même aller chercher des objectifs très élevés, décorrélés de la réalité, et du coup qui pouvaient impacter le prévisionnel financier. Du coup, on avait un peu ces deux visions qui se chevauchaient, et je pense que c'est parce qu'on ne les a pas alloués au bon endroit, je pense. Et maintenant, là, j'en suis convaincu : toute la partie prévisionnel financier doit être pessimiste, ou en tout cas conservatrice, pour avoir justement ces bonnes surprises et bien piloter la boîte, et ne pas se retrouver en danger dans les prochains mois à cause d'une mauvaise prévision.
Par contre, c'est hyper important d'avoir de l'ambition et des objectifs ambitieux, mais ces objectifs-là, moi, je vais les mettre plutôt sur les objectifs sales, les objectifs de vente, plutôt l'input qu'on va générer. Et donc ça, ça a été une révélation de notre côté de se dire : bon bah, on est conservateur sur les finances, mais par contre, sur les ventes, on est ambitieux, on va les chercher beaucoup plus. Et donc là, on a réussi à mêler les deux, et ce n'était pas forcément facile parce que, bah, on voulait les fusionner. Pour moi, c'est à dissocier. Donc voilà, pour moi, c'est comment on va réussir à créer cet équilibre entre prévisionnel et objectifs ambitieux sur la partie sales, commerciale.
Troisième enseignement : savoir défocus pour du court terme, pour aller financer le court terme, mais toujours refocus pour bâtir le long terme. Ça, c'est, je pense, un sujet que j'ai déjà traité dans les épisodes de podcast, mais où je pense que j'ai beaucoup été soit influencé, soit pas eu de réponse sur ce côté : faut être focus ou défocus ? Parce que naturellement, on a envie d'être défocus, mais on a l'impression qu'il faut absolument être focus. Moi, ma conclusion sur le sujet, c'est : dans le court terme, pour financer le court terme, et s'il y a un besoin pour la société pour qu'elle ne soit pas en danger et qu'elle survive, eh ben il faut défocus pour aller chercher du court terme en termes de revenus, expérimenter des choses, aller chercher du cash pour après alimenter le focus grâce à ce cash, et réajuster à chaque fois. Et toujours avoir des projets qui vont dans le sens du focus long terme.
Donc c'est-à-dire qui vont développer une offre. Par exemple, nous, l'offre qui marche vraiment bien, on en a pas mal qu'on a réussi à scaler entre guillemets, ou à processer, donc qui tournent. Et on a d'autres offres qu'on veut lancer, et donc quand on veut lancer d'autres offres, on défocus un petit peu pour comprendre un peu les besoins du marché, on fait des missions pour financer le fait de réajuster, et après affiner notre défocus sur les prestations qui nous paraissent les plus pertinentes et qui ont un marché en face. Nous, dans notre cas, ça va être l'alimentation et l'animation de vivier. Là, on a vraiment une touche sur laquelle, bah, on a beaucoup de traction, et on a des défocus pour réalimenter du coup les finances et le cash, et après les actions sur le nouveau focus, qui est l'offre long terme qui permet de bâtir la boîte long terme.
Donc voilà, pour moi, le focus, ça dépend du besoin de l'activité, court terme, long terme. Défocus, ça peut être une bonne stratégie sur le court terme. Il faut expérimenter de manière contrôlée, bien mesurer, bah, le retour sur investissement, et surtout avoir des enseignements. Défocus, ça permet aussi, enfin, bah, de financer le court terme, mais aussi de voir si ces offres-là peuvent marcher ou pas, que ce soit sur la manière opérationnelle d'être mises en place ou sur la demande marché. Refocus progressivement sur l'offre de manière pérenne, et avoir un équilibre ajusté en permanence entre court terme et long terme, en tout cas dans la phase de boîte où on est en recherche de PMF sur des offres. Donc nous, c'est le cas sur les nouvelles offres qu'on veut lancer.
4e enseignement : le voyage ouvre l'esprit et libère la créativité. Moi, j'ai un côté, et je pense que c'est très propre à moi, un côté très routinier, où j'aime bien savoir ce que je dois faire, quels sont mes rituels du matin par exemple, quelles sont les actions récurrentes que je dois mettre en place. Et donc je vais avoir une sorte de process, de cadre qui va se mettre, et même des œillères, on pourrait le voir comme ça, des sortes de qui vont se fixer et qui vont éviter de me détourner de mon quotidien, mais aussi qui vont réduire ma créativité ou mon envie d'aller voir, entre guillemets, ailleurs ce qui se fait ailleurs. Et je pense que le voyage, c'est une des choses qui me permet de sortir du cadre, sortir de mes process, aller expérimenter d'autres choses, aller voir d'autres choses.
En fait, le fait de découvrir d'autres choses, ça stimule, je ne sais pas comment ça se fait de manière physique ou physiologique sur le cerveau, mais ça stimule le fait d'aller chercher une innovation. C'est un peu comme la vie des artistes : si on voit les artistes aujourd'hui, ils vont être un peu imaginés avec un côté, bah, non routinier, aller se balader un peu bohème à droite à gauche, ne pas avoir du tout de routine, de rythme, et ce qui permet justement d'avoir une créativité ou quelque chose qui va casser, et saisir chaque opportunité à droite à gauche. Et donc j'ai l'impression que le voyage, ça permet de stimuler ce côté-là de nous, qui va être de, bah, de capter les choses à droite à gauche de manière un peu différente.
Donc pour moi, ça permet de sortir de la routine pour mieux penser, ça permet un changement de cadre qui va stimuler le côté créatif, et c'est aussi pour moi un levier hyper puissant pour les entrepreneurs, que ce soit de voyager pour aller rencontrer d'autres personnes, donc moi, il y a beaucoup de rencontres que j'ai faites en voyage, créer des liens en voyageant avec d'autres personnes, et surtout avoir de nouvelles idées en voyageant.
5e enseignement : allouer les bonnes tâches en fonction de son énergie. Ça, je n'ai pas réussi à craquer encore le truc, je suis en expérimentation sur le sujet. Mais c'est Elliot Meunier, qui a créé notamment la formation sur Obsidian, qui en a pas mal parlé, où il montre l'agenda qu'il avait avant, donc un agenda timeboxé, avec des créneaux à chaque fois à chaque endroit, qui est très similaire à ce que je fais, et un agenda très vide. Et en fait, lui, sa théorie et sa thèse, c'est : il faut mettre en place, mais en tout cas il faut aller sur les actions qui nous procurent de l'énergie, ou en fonction de notre énergie du moment.
Donc c'est-à-dire, vous avez par exemple une liste de tâches à réaliser, et en fonction de votre énergie : est-ce que vous avez une énergie plutôt créative, est-ce que vous avez envie, vous êtes moins attentif, est-ce qu'à l'inverse vous avez un focus qui peut être assez conséquent ? Et du coup, dans ce cas-là, il faut choisir la bonne tâche en fonction de son énergie. Je n'ai pas réussi encore à le faire comme ça exactement. Le week-end, je le fais comme ça. Ça, c'est intéressant, parce que moi, la semaine, j'ai des slots, des moments dans mon agenda où je vais avoir des créneaux dédiés à des tâches.
Par contre, le week-end, j'ai du mal à m'imposer ça, parce que je trouve que ça ne va pas trop avec le côté week-end. Bien qu'il faut avancer sur des sujets pro comme perso, je trouve que ça met un cadre qui est trop important, et même, bah, c'est moins, ça fait moins week-end, quoi. En gros, il y a moins le côté ressourçant, mais par contre il faut avancer là-dessus. Et du coup, je trouve ça intéressant d'avoir une sorte de to-do list et de taper dans cette to-do list en fonction de ses envies, et de se dire : bon bah là, j'ai plus envie de faire ça, ou non.
Du coup, moi, j'étais un peu tiraillé entre les deux : est-ce qu'il faut faire vraiment en fonction de son énergie, au risque de peut-être ne pas faire les actions qui sont indispensables et qu'on n'a pas envie de faire ? Et je pense que c'est peut-être une nuance entre les deux. Donc c'est-à-dire cadrer : moi, je cadre du coup mon agenda pendant la semaine avec des créneaux, par exemple de productivité, où je vais être sur les clients, sur la création de contenu ou des sujets où j'ai besoin d'être focus, le matin. Et le fait que ce soit le matin, c'est le meilleur moment pour moi, parce que c'est le moment où je suis en bulle, où j'ai plein d'énergie, où je suis en mode avion, limite j'ai envie d'un deep work.
L'après-midi, je sais que mon énergie, elle est plus à échanger, à discuter, à faire des meetings, et il y a la phase de digestion aussi après manger, moment parfait pour discuter avec les gens plutôt qu'être dans un schéma plus exécution. Et donc là, je vais essayer d'avoir des tâches que je vais faire aussi en fonction de mon énergie, où je me dis : bah là, j'avais prévu par exemple de faire, je dis n'importe quoi, d'avancer sur un projet interne ; en fait, là, j'ai des idées, j'ai de la créativité, je veux aller plus sur la création de contenu. Donc ça, je trouve que c'est une notion qui est assez intéressante, d'aller juger ou jauger son énergie et d'aligner les tâches en fonction.
Et le 6e enseignement, 6e et dernier enseignement : la voix de plusieurs vaut mieux que la voix d'un seul. Quand on a boosté la communication sur LinkedIn par exemple, ou sur les réseaux, on s'est pas mal posé la question avec Hugo et Marilou sur comment prendre la parole en tant que trois fondateurs. Il y avait deux théories, deux thèses. La première, c'était qu'il fallait qu'il y ait une personne qui soit extrêmement visible, identifiée, pour que cette personne, quand elle martèle des messages, eh ben on puisse la reconnaître, et que ce soit l'égérie, l'ambassadeur de la marque. Deuxième hypothèse, c'était que les trois fondateurs puissent prendre la parole et, bah, tout simplement s'exprimer, et avoir trois voix qui portent, peut-être diluer un peu les messages, mais avec trois actions différentes.
Moi, ma théorie était plutôt sur la première. En tout cas, j'ai l'impression qu'il y avait beaucoup de schémas d'entreprise où il y avait un fondateur qui était identifié et qui portait la marque, et selon moi, c'est ce qui me paraissait naturel. Et je me rends compte qu'on a une chance avec notre association avec Hugo et Marilou, c'est que tous les trois, on a envie de développer notre personal branding, tous les trois on aime prendre la parole, et tous les trois on s'est formés sur le sujet, et tous les trois on s'autoalimente, donc c'est-à-dire qu'on peut s'entraider là-dessus. Et du coup, on a plus opté pour l'option 2, avec l'ensemble des fondateurs qui prennent la parole.
On pourrait appeler ça la stratégie Avengers. C'est-à-dire que, comme dans les Avengers, on a des héros spécifiques sur des thématiques bien précises, où ils vont prendre la parole sur ces sujets. Et en fait, cette stratégie-là, je pense qu'elle a beaucoup plus d'impact au final, si on a la chance d'avoir des compétences comme ça en interne, une appétence à la création de contenu pour l'ensemble des associés. Parce que pour moi, une voix, bah, plusieurs voix valent mieux qu'une.
Donc c'est-à-dire que moi, je vais par exemple toucher une audience. Peut-être que j'aurais fait moins de création de contenu sur la stratégie 2 que sur la stratégie 1, on aurait mis plus d'efforts sur mon personal branding à moi, mais par contre j'aurais atteint des plafonds ou des paliers assez rapidement. Alors que là, on a deux autres personnes avec un réseau qui va être différent, une audience qui va être différente, des messages qui vont être différents, et peut-être résonner vis-à-vis d'autres personnes, là où mes messages ne vont peut-être pas résonner. Et donc, en fait, je trouve que ça multiplie vraiment par trois l'impact qu'on a là-dessus.
Donc j'encourage tout le monde à avoir cette stratégie Avengers, soit avec les associés, soit avec les employés. Donc pour moi : ne pas centraliser la communication sur une seule personne, multiplier les voix pour maximiser l'impact, créer une communication collective et forte, et encourager les équipes à prendre la parole.
Bon, les amis, on arrive à la fin de ce 4e épisode de S'entreprendre. Sujet philosophique du moment, à quoi on pourrait penser ? Moi, je dirais : dans quel jeu on joue ? Ça, c'est un peu ma réflexion du moment, où on crée. Bah là, par exemple, je suis beaucoup dans la création de contenu. Ça me remet du coup hors de ma zone de confort, où là je dois retrouver un rythme, trouver une nouvelle audience, par exemple sur le podcast, sur YouTube où je me lance.
Et souvent, on peut vite se comparer. C'est une vidéo qu'a faite Guillaume Ouche il n'y a pas longtemps, où il a repris une nouvelle chaîne, notamment sa chaîne française, et il explique que, bah, se comparer, ça peut être vite un mauvais côté de l'entrepreneuriat, et avoir une sorte d'aventure moins agréable, parce qu'on voit que tout le monde fait toujours mieux, on peut faire toujours plus. Il y aura toujours des gens qui sont meilleurs que nous dans certains domaines et disciplines, il faut accepter, c'est OK. Et c'est de se dire : bah, dans quel jeu on joue ? Quel est ton jeu à toi, dans les compétences que tu as actuellement, là où tu es, là où tu as envie d'aller ?
Et donc je pense que c'est important de se poser la question : dans quel jeu je suis, dans quel jeu j'ai envie de jouer ? Est-ce que j'ai envie de créer une boîte qui va être revendue ? Est-ce que j'ai envie de créer une entreprise plutôt lifestyle ? Est-ce que j'ai envie d'avoir un bon équilibre pro-perso ? Est-ce que je suis dans une phase où je vais charbonner énormément et puis je me reposerai plus tard, ou est-ce que je suis dans une phase dans laquelle je vais associer les deux ?
Je pense que c'est important de se poser ça, parce qu'au final, tout ce qui est statut, notoriété, et cetera, on s'en fout totalement, mais ça va être plutôt : à quel point je suis heureux là où je suis ? Est-ce que la perspective de bonheur, ou en tout cas de bien-être, est toujours la bonne sur les prochaines années ? Et je pense que c'est ça le plus important. Je vous laisserai sur ces douces paroles de bonheur, et je vous dis à très vite. Prenez soin de vous. Ciao.