Associer discipline, habitude et kiff
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Et toi, où en es-tu dans ton entreprise et dans ta vie ?
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Transcription de l'épisode
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Hello les amis, je suis trop content de faire ce 3e épisode du podcast S'entreprendre, le podcast pour les entrepreneurs qui ont conscience que, bah, entreprendre, c'est s'entreprendre soi-même, donc grandir, se développer, mieux se connaître, et que ce n'est pas qu'une question d'argent, de gloire ou de succès. Je suis Alexis Bouvet, je suis le CEO et le cofondateur de Growth Hiring. J'ai 25 ans et Growth Hiring fait de l'accompagnement, accompagne les recruteurs à se former aux techniques commerciales, marketing et du growth pour qu'ils puissent mieux recruter et trouver davantage de talents en étant dans les meilleures conditions. Aujourd'hui, Growth Hiring, c'est 24 freelances qui travaillent ensemble, plus de 50 boîtes accompagnées et plus de 600 personnes formées, une communauté de 4000 recruteurs et surtout, bah, des gens ultra motivés qui ont envie de faire bouger les choses.
Aujourd'hui, les amis, on va parler des actus de la semaine. Ça va être assez rapide, ça va être une actu plutôt choc qui a marqué ma semaine, qui a été le séminaire Growth Hiring. Donc on est partis entre Hossegor et Biarritz, là, bah, pour ceux qui connaissent, et on a fait 4 jours là-bas et trois nuits, donc c'était trop cool. Donc je vais vous raconter ça un petit peu en détail, également les enseignements que j'en tire.
Et ensuite, on va parler d'un sujet qui, selon moi, est hyper important et que beaucoup d'entrepreneurs négligent ou, bah, en fait, ne prennent pas le temps peut-être de se poser la question. On se retrouve dans des travers, dans des vices où moi-même je suis passé et je suis encore, donc il faut continuer à avancer là-dessus. Mais c'est de se dire comment on peut entreprendre tout en étant discipliné et en kiffant. Parce que souvent, on va être discipliné, mettre en place plein d'actions, et on tombe dans le travers de la surperformance, et du coup on est matrixé, on kiffe plus. Et à l'inverse, soit on kiffe trop et du coup, bah, on culpabilise de pas assez taffer et on n'atteint pas les objectifs, et cetera.
Donc on va parler de ces sujets-là, de ce que j'ai pu aussi expérimenter, puis tester, qu'est-ce qui a marché pour moi, qu'est-ce qui a pas marché, et vous donner plein, plein, plein d'idées de choses que vous pouvez mettre en place. Donc finalement, il y aura beaucoup d'actionnables ici, il y aura beaucoup de choses que j'aimerais vous partager depuis, bah, mes 5 ans d'entrepreneuriat. Je suis passé par plusieurs phases, donc j'aimerais vous en parler, je pense que vous vous reconnaîtrez forcément dans l'une d'elles. Et surtout, la question, c'est de se demander comment on va pouvoir, bah, avoir un bon équilibre, une belle harmonie dans son entrepreneuriat entre discipline et kiff.
Commençons par les actualités de la semaine. Actualité forte : le séminaire Growth Hiring. On l'attendait depuis un mois et demi, franchement, ça fait trop plaisir quand on a réussi déjà à bien l'organiser, bien le mettre en place. Donc l'idée, c'était de réunir l'ensemble des freelances qui travaillent avec nous. Pour rappeler notre modèle, aujourd'hui, on est sur un modèle de collectif de freelances, donc on n'a pas de CDI en interne, pas de salariés, trois associés, Hugo, Marilou et moi-même, et après, que des freelances qui travaillent et gravitent autour du projet.
Les freelances, on a plusieurs natures. On a des freelances qui travaillent pour le noyau interne, on va dire, donc ça va être market, sales, support, et ensuite on a des freelances qui vont travailler plus sur la partie production de mission, donc tout simplement, ce sont des coachs. Notre modèle, il est 100 % remote, bah, pas 100 % parce qu'on se voit quand même en physique, mais il y a beaucoup de coachs, en fait, par exemple, qu'on n'a pas du tout vus en vrai. Donc le noyau interne, on travaille souvent avec eux en physique, en tout cas on essaie de les voir à peu près deux fois par semaine quand on est à Paris. Mais après, le noyau coach, on va dire, donc les freelances coachs, on les voit pas assez, bah, pas beaucoup en tout cas, essentiellement en visio.
Donc là, c'était le moment parfait pour se réunir, kiffer et puis, bah, mettre un petit peu de hauteur dans tout ce qu'on a construit, essayer de rassembler tout le monde, et tout ça lors d'un séjour de 4 jours. Donc on est partis du mercredi, donc on est arrivés mercredi, tout le monde est arrivé mercredi au fur et à mesure, et on est partis le samedi. Qu'est-ce qui s'est passé pendant ce séminaire ? En vrai, on a fait quoi ? On s'est fait des restos, on a fait des barbecues tous ensemble, on a fait des ateliers aussi pour lancer, pour faire des go-to-market.
Concrètement, on a trois offres qu'on a envie de tester et lancer sur le marché en plus de ce qu'on fait actuellement. Donc une offre qu'on appelle coaching++, en fait, c'est ce qu'on fait de base, là, en termes de coaching. Donc c'est des sprints de 2 mois, on accompagne des clients, souvent c'est une entreprise qui a envie de former une dizaine de personnes. Là, on travaille essentiellement avec des cabinets de recrutement et on a envie d'ouvrir avec des entreprises, bah, de tout horizon, des TPE, PME, des ETI, des start-up, des scale-up, voilà, faire en sorte que le growth hiring soit accessible à tous, sous le même format, mais du coup bien évidemment personnalisé en fonction de ces structures.
Deuxième offre qu'on a envie de lancer et qu'on a déjà lancée, c'est l'Académie, l'Académie du sourcing. En gros, c'est tout simplement une promo qu'on va mettre en place où, au lieu de former une entreprise avec 10 personnes, c'est plutôt former 10 entreprises avec 10 personnes du coup différentes, et qui se cotisent pour s'offrir la promo Growth Hiring et pour se former. Donc là, c'est un format, bah, promo interentreprises qu'on a déjà lancé, qui marche super bien. C'est Marilou qui l'anime, c'est une bosse, elle fait ça trop, trop bien, on a que des bons retours. Donc franchement, c'est trop cool, très encourageant, et ça nous permet de toucher beaucoup plus de monde.
Et finalement, une troisième offre, je vais pas en parler ici en détail, mais pour vous teaser, c'est une offre que l'on pense être l'avenir de Growth Hiring et qui permettrait, bah, de passer l'entreprise à une échelle supérieure et outre de la formation. Donc on ferait pas que de la formation, du coaching, de l'accompagnement, mais on ferait un produit qui permettrait aux entreprises de mieux recruter, plus rapidement et plus facilement. Et ça, j'en parlerai quand ce sera un peu plus lancé sur le marché, là, pour l'instant, on va pas tout dévoiler.
On a fait des ateliers du coup pour lancer ces offres sur le marché, donc on a fait des groupes de cinq. Chacun a une expertise bien précise, surtout on a des bons growth, des personnes qui savent générer la croissance, faire du market, et cetera, bien qu'on a une très bonne expertise. C'est très bien d'avoir des expertises complémentaires, donc c'était hyper intéressant. On a fait des ateliers aussi sur, bah, la croissance de Growth Hiring, quels sont les leviers qu'on pourrait activer.
Après, on a fait des activités assez sympas : surf, on est partis au surf, on a fait du kart, grosse session de karting, ça, c'était très cool. On voit, on reconnaît les gens qui sont un peu plus compètes. Et il nous est arrivé une péripétie au dernier tour. Donc on faisait des tours de kart. À savoir aussi, dans les kartings, il y a souvent, la plupart du temps, un endroit, c'est une ligne droite, et dans cette ligne droite, c'est là où souvent tu vas à fond pour dépasser tout le monde.
Et dans cette ligne droite, il nous est arrivé une petite péripétie. C'était le dernier tour, donc j'étais dans cette ligne droite, j'étais au bout, j'allais du coup dans le virage, et je pense que j'ai mis les pieds sur les… j'ai mis les deux pédales en même temps. Donc il y a chaque pied à une, donc pied gauche, c'est le frein, pied droit, c'est l'accélérateur. Lorsqu'on touche les deux pédales en même temps, bah, logiquement, on fait un petit tête-à-queue. Donc c'est exactement ce que j'ai pu expérimenter, donc gros tête-à-queue à la fin de cette ligne droite.
Derrière moi, il y avait Hugo, mon associé, paf, qui m'est rentré dedans. Mon kart, il a volé sur le côté, donc j'ai fait à peu près… j'étais vraiment en l'air pendant quelques secondes, et je pense ça m'a déplacé de 1 ou 2 m. Et bah, moi, j'ai rien eu, j'ai eu un bon choc quand même, j'ai rien eu du tout, j'ai continué du coup pour me dégager un peu de la piste. Et Hugo, je l'ai vu ressortir du coup à cloche-pied de son kart, et en fait, il s'est fait hyper mal à la jambe gauche.
Donc sa jambe gauche, après, on est allés voir le médecin, donc il avait un peu de sang, et cetera, mais surtout des sortes d'hématomes, rien de trop, trop grave, il y a pas de mort. Mais voilà, on est partis voir le médecin, le médecin nous a dit qu'il avait des micro-déchirures, si je dis pas de bêtises. Et ce qui fait que, bah, globalement, là, il arrive pas à mettre le pied par terre. Et on s'était entraînés pour le triathlon tous les deux avec des potes, donc on va le faire à Lacanau le 5 mai, et malheureusement, il va pas pouvoir participer, là, il arrive pas à mettre le pied par terre, donc c'est un peu compliqué. Donc on lui donne de la force, force à lui.
Et ce qui est bien, j'adore son mindset, parce qu'il capte que, bah, c'est pas trop grave, que le plus intéressant et le plus important, c'était, bah, le fait de s'être mis en action, de s'être entraîné déjà pendant 2 mois et demi. Donc on a eu 2 mois et demi d'entraînement, et bah, c'est ça la victoire au final, plus que la course en elle-même, même s'il aurait bien aimé la faire. Du coup, ça lui donne envie de faire une prochaine course très prochainement, et on va s'inscrire, je pense, à un autre triathlon ou un half Ironman, peut-être, si on est déter. Je prends une petite gorgée d'eau et je suis à vous.
Donc le karting, c'était cool, mais un petit blessé, on a perdu un soldat. Mais après ça, franchement, le séminaire s'est trop, trop bien passé, tout le monde était trop content. Comme dit, c'était très fluide, très smooth. Et bah, les choses que je retire de ce séminaire : j'ai trouvé que l'événement était déjà très bien organisé, ça, c'était très bien goupillé, c'était parfait.
En termes de culture fit, en fait, je me rends compte qu'on a recruté vraiment des personnes qui sont trop bien. Donc c'est vraiment des bons gens, des bonnes personnes qui sont ultra à l'écoute, dans le partage, qui sont experts dans leur domaine. Donc ça, franchement, on les voit, ils sont ultra passionnés dans ce qu'ils font, ils connaissent les derniers outils, les dernières méthodes, et ça fait vraiment plaisir à voir. Ça rassure sur le fait qu'en fait, on a beaucoup de gens qui sont très, très chauds. On a des personnes qui sont engagées, ce sont des freelances à l'initial, donc là, on voit qu'ils sont vraiment engagés dans le projet, ils ont envie de participer, ils passent encore plus de temps, et je pense que ça nous a fait passer la boîte dans une dimension supérieure.
Le pourquoi aussi on fait ça : donc il y a la mission de la boîte, évidemment. Notre mission en tant qu'entrepreneurs, avec Hugo et Marilou, c'est, bah, d'aider les gens, aider les autres, et, bah, d'entreprendre ensemble, c'est quelque chose qui nous animait et qui était une raison pour laquelle on entreprend. Et en fait, on se rend compte qu'on entreprend aussi avec tellement plus de monde, et on vient de, bah, créer encore plus de liens avec nos équipes. Et c'est là où on se rend compte que, bah, ouais, en fait, ce qu'on fait a une dimension plus importante que seulement nous trois. Et en fait, c'est, bah, ce collectif-là de 24 freelances avec qui on travaille qu'on a envie de mettre bien, qu'on a envie d'aider, et surtout, bah, on les voit, ils nous donnent beaucoup d'amour, ils sont engagés, et ça fait trop, trop plaisir à voir.
Donc voilà, kiffer, c'est hyper important, c'est ce qu'on a fait là, de mercredi à samedi. Donc j'ai pas taffé de la semaine, j'ai juste passé deux appels. Et là aussi, petit enseignement : deux appels qui ont découlé sur deux closings, donc deux nouveaux clients. Donc finalement, pas besoin de se tuer à la tâche non plus, mais en tout cas, il y a évidemment un lien entre le nombre d'heures qu'on travaille et les résultats qu'on produit, mais c'est pas toujours le cas, il faut travailler sur les bons trucs. Donc voilà, deux appels de closing, et ça a été mon travail de la semaine, qui, bah, qui a bien aidé la boîte.
Maintenant, passons au sujet qui est, je pense, un sujet qu'on se pose pas assez, en tout cas on prend pas assez le temps ou le recul de se demander comment on peut associer discipline et kiff dans ce qu'on fait. Tout d'abord, j'aimerais faire une structure en quatre points. Donc ces 4 points, je me les suis listés là, je vais reprendre rapidement pour les avoir sous les yeux le temps de les dire, parce que j'aime pas du tout, en fait, regarder mes notes pendant que je fais mon podcast. Je me suis rendu compte que moi, je faisais ça, j'avais fait ça pour un épisode, le 2, là, et du coup j'avais fait un enregistrement qui a pas du tout bien marché parce que c'était pas du tout naturel, et du coup j'ai pas du tout kiffé.
Donc là, j'ai bien appris ma structure. Voilà, j'ai l'impression de revenir en cours, d'avoir un exposé à faire, mais en même temps, c'est trop, trop cool parce que ça permet de, bah, de bien cadrer tout ça. Ça demande un peu d'effort, je pense que je passe 1 h et demie, peut-être 2 h, à bien tout cadrer, à bien tout structurer, mais au moins, c'est carré.
Première thématique, ça va être : qu'est-ce que la discipline ? C'est quoi la définition, qu'est-ce que je vois derrière ça et comment moi je l'ai appréhendée. Deuxième chose : quelles sont les choses que j'ai testées et mises en place dans mon quotidien. Troisième, ça va être les ennemis des habitudes, donc dans le premier point, on verra aussi comment passer de discipline à habitude. Quatrième : comment ne pas tomber dans la surperformance et garder de la légèreté dans ce qu'on fait. Et à la fin, bah, une petite conclusion, voilà, conclusion de qu'est-ce qu'on aura appris ensemble, qu'est-ce qu'on aura vu, et un peu, bah, peut-être dépassement, en gros, quelles sont les choses qui pourraient être intéressantes de creuser. J'espère que cette structure va vous convenir, parce que dans tous les cas, vous avez pas trop le choix.
Première chose, du coup : qu'est-ce que la discipline ? La discipline, j'ai regardé une petite définition sur Internet, c'est la règle de conduite que l'on s'impose. Donc ça, c'est la définition que j'ai prise parce qu'il y en a plusieurs, j'ai trouvé la définition la plus simple et la plus explicite sur le fait qu'on a une règle de conduite que l'on s'impose, s'impose à soi-même. Donc en fait, c'est pas quelqu'un qui va nous imposer les choses. En tout cas, on pourrait avoir une personne extérieure effectivement qui va nous obliger ou nous guider sur quelque chose, mais au final, c'est vous et vous-même qui vous dites : bah oui, effectivement, je vais mettre ça en place, ou non, je vais pas le faire ; oui, j'ai le mental pour faire ça, ou non, en fait, j'ai pas le mental et je cède à mes tentations et je vais pas mettre en place cette discipline pour atteindre mes objectifs.
Avant, moi, pour vous raconter un petit peu, quand j'ai commencé à entreprendre, j'étais ultra passionné, on va dire. Je suis toujours passionné, mais c'est souvent l'euphorie du début : on va travailler énormément, travailler, travailler, travailler, parce qu'on a la passion, on découvre, on est émerveillé par tout ce qui se passe. Donc ça, c'est un premier levier qui va être hyper intéressant pour, bah, se mettre en action, accélérer et travailler plus. Le temps passe, moins on a cette euphorie du début, et du coup il faut trouver d'autres leviers pour, bah, travailler et se mettre en action, et vient le moment où on arrive sur la discipline.
La discipline, c'est justement quelque chose que vous allez mettre en place pour vous imposer des choses. Et au fur et à mesure, moi, j'ai mis en place des systèmes dans ma vie, donc j'ai dû passer par des moments de discipline, donc où je m'imposais des choses pour que ça devienne des habitudes. Une habitude, c'est quelque chose que l'on prend et en fait qui devient routinier, qui devient normal, il y a beaucoup moins d'effort, d'effort mental, à se dire : je vais faire ça.
Donc je donne un exemple : imaginons, de se lever à 6 h du mat. Au début, se lever à 6 h du mat, c'est un calvaire, je me levais, je pense, à 8 h, quelque chose comme ça, j'avais pas du tout envie de me lever à 6 h du mat, ça avait très peu de sens. Et au fur et à mesure, je me suis rendu compte que moi, j'étais beaucoup du matin, que j'aimais bien me lever tôt. Au final, c'est quelque chose en tout cas que j'aimais bien, mais souvent je vais retarder mon réveil, mais par contre, une fois que je suis levé, je suis content. Donc il y a le côté snooze, on va snoozer un peu les choses.
Et donc ça, j'ai réussi à mettre ça en place de manière disciplinée au début, donc je m'imposais cette rigueur-là, et maintenant, bah, ça devient une habitude. Je suis habitué à me réveiller à peu près à 6 h du mat. On le verra, je le fais pas tous les jours, il y a des nuances, mais à un moment, je le faisais vraiment tous les jours, tout le temps, tout le temps, donc ça devient une habitude. Souvent, on dit que les habitudes, il faut 66 jours pour les mettre en place, c'est une échelle, mais moi, je suis pas convaincu que ce soit exactement ça. Parce que plus on met en place des habitudes, plus on est à même d'être rapidement, bah, apte à prendre de nouvelles habitudes. Une personne qui n'a pas du tout l'habitude de mettre en place des habitudes, ouais, ça, où je veux en venir, et ben globalement, en fait, va prendre beaucoup de temps pour mettre ça en place, alors qu'une personne qui a l'habitude de mettre en place des habitudes, bah, sera beaucoup plus rapide. J'espère que je vous ai pas perdus, mais vous avez compris l'idée.
Souvent aussi, quand on parle de discipline, on va penser à des… moi, je pense pas mal à des personnes. Les personnes disciplinées, ça va être, bah, les militaires, je trouve, les sages aussi, les personnes qui font de la méditation. Je trouve il y a une discipline spirituelle de se poser, ne rien faire pendant des heures et des heures et des heures, et c'est une discipline du cerveau, du mental, qui est assez belle à voir. Donc il y a pas forcément une discipline, je trouve, il y a un côté physique évidemment dans la discipline, souvent on peut l'associer, bah, aux militaires, au sport, à la gestion du stress, du physique, voilà, un côté très, très sportif, et il y a aussi le côté, je trouve, très mental, spirituel.
Les sportifs aussi de haut niveau, je les trouve très disciplinés. C'est des personnes qui vont devoir faire des sacrifices, qui vont devoir s'entraîner tout le temps, quand leurs amis sont en train de faire la fête, et cetera, à droite, à gauche, eux doivent se reposer pour s'entraîner, je schématise évidemment. Mais un entrepreneur, c'est un peu pareil, selon moi, c'est un sportif de haut niveau, c'est une personne qui va être bonne dans son domaine, qui va vouloir être une meilleure personne, donc s'améliorer. Il y a pas forcément un jeu de compétition, parce qu'on a chacun son jeu et chacun est sur son terrain et joue à ses règles, mais je trouve qu'il y a un esprit quand même assez… moi, je trouve que le mental d'un sportif est très similaire à un entrepreneur.
Il y a beaucoup d'entrepreneurs d'ailleurs qui sont des anciens sportifs et qui réussissent très bien. Je pense à Taïg Khris, par exemple, qui a créé onoff. Donc Taïg Khris, si je dis pas de bêtises, il faisait du roller au niveau… il a notamment sauté de la tour Eiffel, je crois que c'était au premier étage de la tour Eiffel, sur une sorte de U de roller, donc c'était assez impressionnant. Donc voilà, c'est des personnes qui vont souvent s'entraîner, mettre en place des systèmes pour être encore meilleurs, meilleurs, meilleurs, optimiser, donc il y a une certaine rigueur qui est très forte et qui est très, bah, très avantageuse dans l'entrepreneuriat.
Je pense que les habitudes, c'est quelque chose qui fait de nous la personne que nous sommes. Une habitude, c'est quelque chose qui, bah, qui va nous déterminer, nous ancrer. On va s'identifier aux habitudes des gens : imaginons une personne qui est un fumeur, donc fume beaucoup, on va prendre son habitude qui est de fumer et la catégoriser comme un fumeur. Une personne qui a l'habitude de faire du sport, et ben on va la catégoriser comme un sportif. Et nous-mêmes, on va s'identifier, en tout cas avoir une perception de nous-mêmes qui représente nos habitudes.
Une phrase que j'aime beaucoup, que m'a dite mon poto Samuel, Samuel Barbier de Hthos, j'arrive pas à ressortir exactement la citation exacte, mais j'essaie de faire passer le message, c'est que les habitudes tissent sur nous une chemise de fer. Et c'est exactement ça. Aujourd'hui, c'est très facile de perdre une habitude, donc c'est ce côté tissage d'une chemise de fer : en fait, on a du mal à s'en défaire au final, parce que c'est en fer, donc c'est dur, et c'est très compliqué de rajouter de nouvelles habitudes. En tout cas, c'est un effort qui est beaucoup plus conséquent de rajouter une habitude que de se défaire d'une habitude. Et au final, cette chemise de fer, c'est quelque chose qui nous colle à la peau et qui fait qui nous sommes.
J'ai pris conscience du pouvoir des habitudes grâce au livre, je sais pas si vous l'avez vu ou vous le connaissez, Atomic Habits. Atomic Habits, c'est un livre qui est hyper, hyper inspirant, je sais plus qui est l'auteur, faut que je retrouve, mais si vous tapez Atomic Habits, vous le retrouverez, où en français, c'est Un rien peut tout changer. Et en fait, il explique que les habitudes, bah, c'est quelque chose qui peut s'apprendre, qui peut se mettre en place, en fait, il y a un process pour mettre en place de nouvelles habitudes. Et quand j'ai découvert ça, j'ai trouvé ça fabuleux de me dire qu'en fait, chaque chose que j'ai envie de mettre en place, si j'ai un objectif par exemple de faire un triathlon, ben je peux me mettre une habitude de faire du sport pour y arriver, alors que ça me semble impensable au début.
Ce qu'il explique dans son livre, c'est qu'il y a plusieurs étapes pour obtenir une habitude. Déjà, le premier exercice que je vous invite à faire, qui est hyper intéressant, c'est de réfléchir à quelles sont vos différentes habitudes. Donc prendre une journée concrète : donc vous vous levez le matin, quelles sont les premières actions que vous faites ? Est-ce que c'est le snooze de son téléphone, parce que oui, on a tous fait ça et on retarde tous nos réveils, est-ce que c'est le snooze de son téléphone, est-ce que c'est, bah, je me lève, je vais me brosser les dents, je vais à la douche, je vais prendre peut-être mon petit déj, peut-être passer aux toilettes avant ? Toutes ces actions-là, essayez de prendre le temps de les conscientiser, donc d'avoir conscience de chaque chose que vous faites dans la journée.
Une fois que vous faites ça, vous allez pouvoir lister ça sur un… moi, j'ai un Notion, par exemple, où j'ai listé l'ensemble des actions que je fais. Donc faites ça pendant toute la journée, vraiment, dès que vous marchez, vous mangez, et cetera, toute la journée. À la fin de la journée, du coup, vous listez tout ça sur un Notion, un Excel, et vous mettez des labels, donc des tags, des catégories à ces différentes habitudes. Première catégorie, ça va être des habitudes qui sont positives, des choses qui sont bien : par exemple, se brosser les dents, c'est bien pour sa santé, se laver, c'est aussi bien pour soi et bien pour les autres, manger, boire de l'eau, évidemment, c'est important et c'est bien.
Ensuite, on a des actions qui vont être neutres. Neutre, ça va être marcher pour aller au travail, neutre, ça va être éteindre son réveil parce qu'il a sonné ; listez aussi toutes ces actions neutres. Et finalement, il y a toutes les habitudes qui vont être des habitudes négatives, donc des choses que vous aimez pas, donc par exemple fumer, je sais pas, boire, retarder votre réveil, et cetera, et cetera. Une fois que vous avez fait cette liste, allez-y sans jugement évidemment, mais vous avez une vision globale de vous en tant que personne, quelles sont les habitudes que vous avez l'habitude de faire et quelles sont leurs catégories, positives, neutres et négatives.
Une fois que vous avez ça, vous pouvez changer après vos habitudes négatives en habitudes positives, en tout cas, ça va être l'intérêt de ce travail-là. Donc imaginons, je vais prendre un exemple : une habitude négative que j'avais, c'était de ne pas faire de sport. En tout cas, je voulais faire du sport et j'avais du mal à me mettre en action pour faire du sport. Donc j'ai mis en place quoi ? Des déclencheurs. En gros, il y a quatre leviers pour avoir une nouvelle habitude. Donc première étape… donc j'ai parlé d'étapes, en fait, je me suis un peu trompé. En gros, on va voir, la première étape, c'est bien d'analyser justement ses habitudes, et la deuxième étape, donc, c'est d'utiliser ces quatre leviers pour améliorer et avoir une nouvelle habitude.
Le premier levier, ça va être le déclencheur. Donc imaginons que je détermine que j'ai une habitude que je veux avoir, qui est de courir tous les dimanches. Le déclencheur, c'est que je vais mettre un moment dans mon agenda où je vais me dire : bah, tous les dimanches à 8 h du matin ou 9 h, par exemple, je vais aller courir. Donc j'ai un déclencheur, j'ai une notification, j'ai quelque chose qui me dit : à ce moment-là, tu dois courir.
Deuxième chose, ça va être d'avoir un objectif de 2 minutes. Au lieu de se mettre un objectif de se dire « je vais courir 15 km le dimanche », je me donne un premier objectif qui est de mettre mes chaussures le dimanche, mes chaussures de sport. Donc ça se déclenche, je mets mes chaussures, et en fait, le fait de juste mettre ses chaussures, c'est un premier objectif qui a une première victoire. Souvent, les militaires, ils mettent ça en place aussi : tous les jours, ils font leur lit, un truc qui est très simple, qui prend 2 minutes. Donc c'est une première victoire qui les met dans un état de satisfaction et d'accomplissement et qui leur donne envie de faire les autres tâches par la suite. Donc on a l'objectif de 2 minutes.
Ensuite, le facilitateur : comment on va faciliter cette tâche. En fait, la veille, par exemple, on aurait pu, ben, en tout cas, moi, ce que je fais, je prépare mes affaires de sport, donc mes chaussures en question, mes vêtements, tout mon attirail, en gros, pour aller courir. Et la quatrième chose : donc je suis dans la course, je cours et je reviens, donc j'ai été dans l'effort, donc il y a une satisfaction directe après l'effort qui est hyper importante. Et si on l'a pas, on peut ajouter du coup ce quatrième levier qui est le… alors attention, j'ai peut-être oublié… non, c'est bon, je l'ai : la récompense. Se récompenser soi-même après avoir fait son effort. Donc typiquement, ça peut être, moi, j'avais ça avant, un verre de grenadine, donc je me fais un verre de grenadine pour avoir un petit shoot de sucre dans la tête et me dire : c'est bien, tu es content. Et donc ça peut être autre chose, évidemment.
Une fois qu'on a ça, on va vouloir du coup tester d'avoir une nouvelle habitude de temps en temps. Donc il y a pas besoin de vouloir se mettre des objectifs déjà trop élevés : j'ai envie de faire du sport déjà une fois par semaine, c'est déjà beaucoup, au lieu de se dire « j'ai envie de faire directement du sport trois fois par semaine ». Le fait de mettre des objectifs trop ambitieux, trop élevés, bah, nous décourage. En fait, ça va beaucoup nous décourager d'avoir des choses qui sont inatteignables, alors que si on y arrive petit à petit, faire une fois par semaine, et que ça marche très bien, on va pouvoir passer à deux. Le plus dur, c'est de la constance, qu'on arrive à le faire dans le temps ; que, bah, de le faire très court terme, en sprint, ça a pas de sens, faut vraiment le faire sur du long terme.
Imaginons, à un moment, vous voulez mettre en place cette habitude et il y a un dimanche, vous allez pas courir. Le fait de pas courir le dimanche, ça peut casser totalement votre motivation, votre volonté, dire : bah, en fait, j'ai pas réussi à courir, en fait, bah, je suis une merde, j'y arrive pas, c'est pas pour moi, en fait, je suis pas un sportif. Et là, il y a le mental qui va commencer à cogiter, à cogiter, à cogiter pour vous détourner de votre route d'habitude. Le bon réflexe à avoir, c'est de se dire qu'un échec, on l'a pas deux fois, mais en tout cas, il faut pas qu'il y ait deux fois d'affilée où on fasse pas notre habitude.
Imaginons qu'on a une habitude quotidienne de faire un peu de sport le matin, des exercices sportifs. Imaginons qu'un jour on loupe, c'est pas grave, on se dit : OK, demain, je le fais. Ce qui se fait, en tout cas, il y a beaucoup de chances que si vous le faites pas le lendemain, vous le ferez pas les jours d'après, donc faut vite reprendre la dynamique. Et je pense que c'est ça qui est assez fort dans le côté habitude : au début, ça devient de la discipline parce qu'on se force à le faire, mais après, en fait, on va le faire naturellement. Même si on loupe un jour, on va vouloir le refaire naturellement et sans trop d'effort.
Donc j'aimerais vous partager quelques habitudes que moi j'ai pu mettre en place, tester. J'ai testé plein, plein de trucs pendant des années, et vous partager un peu ma routine, comment j'ai pu expérimenter tout ça, voir ce qui a marché, ce qui a pas marché. Aujourd'hui, moi, quand je vais me lever, tous les jours, je vais essayer de me lever du coup à 6 h. 6 h, comment je fais ? De base, je retardais beaucoup mon réveil, donc on a tous fait ce snooze. Et d'ailleurs, je pense que c'est une grosse… une invention qui est horrible, ce snooze. Même si on pense qu'il est bien, au final, on retombe dans un sommeil très léger pendant quelques minutes, allez, 10 minutes, 15 minutes, et au final, c'est pas du tout bon, parce que ce qui est important, c'est d'avoir des sommeils profonds.
Et donc, bah, finalement, ça nous aide pas plus que ça, alors qu'on aurait pu directement mettre le réveil, bah, 15 minutes plus tard et du coup peut-être continuer à avoir un petit sommeil profond un peu plus longtemps. Mais du coup, ce snooze, on l'utilise quand même, et la solution que moi j'ai trouvée, c'est que j'ai mis mon téléphone hors de ma chambre, dans le couloir. Ce qui fait que lorsque mon téléphone sonne, ben, je suis obligé de me lever de mon lit pour après l'éteindre. Donc ça, ça marche super bien, parce que du coup le corps est directement en action.
J'avais essayé quelque chose avant, qui était aussi de mettre un verre d'eau. Il y en a qui font ça, qui mettent un verre d'eau à côté de, bah, de leur téléphone, après, eau tiède, préparé la veille, et boire un verre d'eau, c'est très, très bon pour le réveil. Donc ça, c'est très bien de le faire, si vous arrivez à le préparer à chaque fois la veille, c'est top, et sinon, bah, vous pouvez boire de l'eau directement au robinet, quoi. Ensuite, moi, je vais aux toilettes, je fais mes petits trucs, mes petits besoins.
Après, j'avais l'habitude, donc ça, c'était avant que je prépare le triathlon, j'avais l'habitude de faire du sport, donc faire des exercices 10, 15 minutes, donc c'est un peu du sport/yoga au final. Donc j'utilisais une appli qui s'appelle Freeletics. C'est une appli qui est très cool parce que ça permet d'avoir des sessions de sport qui sont différentes chaque jour, et le fait qu'elles soient différentes, ça nous enlève une routine de, bah, en fait, je fais 20 pompes et 50 abdos tous les jours, mais en fait, on a quelque chose qui est différent à chaque fois. On a une personne qui montre aussi les exercices.
Ce qui est un peu embêtant avec ça, je trouve, c'est qu'il y a le côté « je suis sur mon téléphone », quoi, en gros, alors que moi, l'idéal, j'aimerais avoir 90 minutes le matin, c'est Shubham qui en parle, Shubham Sharma, 90 minutes sans écran. Donc ça serait l'idéal, aujourd'hui, j'y arrive pas à cause de cette appli. En tout cas, là, je reprends des mauvaises habitudes de reprendre mon téléphone le matin, donc voilà, faire attention. Moi, j'aime bien couper le matin et avoir 90 minutes au calme.
Donc je faisais mon sport, petite méditation. J'utilisais Petit BamBou, maintenant je fais la méditation Vipassana, donc suite à ce que j'ai fait en Inde. Donc si vous avez pas suivi, j'ai fait un séjour en Inde de 10 jours avec 10 heures de méditation par jour, qui était incroyable, et donc il y avait une technique qu'ils m'ont enseignée que j'utilise maintenant, où j'utilise plus Petit BamBou. Mais je trouve ça très, très bien pour commencer et de se mettre justement cette habitude. Il y a aussi une autre application qui s'appelle Calm, que vous pouvez utiliser. Donc voilà, 10 minutes Petit BamBou, soit en guidé, soit pas en guidé, comme vous voulez.
Après, la douche. J'ai l'habitude de prendre des douches froides, donc ça, je l'ai fait beaucoup. Pourquoi prendre les douches froides ? Pas parce que les gens, les gourous en parlent, mais c'est vraiment parce que c'est quelque chose, je trouve, qui travaille la volonté et la discipline aussi également, mais de se dire : en fait, j'ai le contrôle, j'ai le contrôle d'aller sous la douche qui est froide, et je me fais violence. En vrai, on se fait violence quand on fait des douches froides. En même temps, ça fait du bien parce que ça réveille le corps, tout devient beaucoup plus énergique, et je trouve qu'il y a vraiment une différence entre les journées où je prends pas de douche froide et les journées où j'en prends une.
Là où je prends pas de douche froide, bah, ça devient, je sais pas, je suis plus dans un confort, l'impression d'être encore sous ma couette, et cetera, où là, dès que j'ai une douche froide, bah, tout mon corps est beaucoup plus stimulé. La douche froide, je me suis rendu compte que je pouvais pas le faire tout le temps. L'hiver, bah, je tombais de temps en temps malade, en tout cas, ça m'est arrivé une fois de tomber malade l'hiver, et du coup, ben, je me suis dit : wow, là, tu peux pas prendre des douches froides, c'est pas possible. Donc les douches froides, je fais quand même attention en fonction de mon état, si je suis malade ou quoi, bah, je vais pas prendre de douche froide.
Ensuite, je vais boire de l'eau, beaucoup d'eau dans la journée. J'ai une gourde de 1,5 l que j'ai achetée sur Amazon, c'est une gourde, je sais pas, on achète ça à 10 balles, 15 balles, donc 1,5 l, et je la remplis deux fois, donc une fois le matin, une fois le midi. Donc la matinée, je dois avoir bien 1,5 l et l'après-midi aussi, donc ça, c'est trop bien pour le corps, pour les reins. Je sais qu'il y a une limite, ou en tout cas, il faut pas boire non plus trop d'eau, donc faire attention, je sais plus laquelle c'est, et je me demande si 3 l, c'est pas la limite, donc faire attention et bien vérifier ça.
Ensuite, qu'est-ce que je me suis mis comme habitude ? Le sport, la méditation, marcher. Je m'étais mis ça, mais je l'ai jamais réussi, c'est marcher 15 minutes. Je trouve qu'il y a quelque chose de très bien de marcher 15 minutes juste pour se détendre, soit début de journée, soit fin de journée, pour contempler ce qu'il y a autour de nous, être dans le moment présent, et même, mais en fait, marcher, parce qu'on fait pas du tout assez de pas dans la journée. On devrait faire normalement 10 000 pas, donc ce qui est énorme. Je me suis rendu compte quand j'étais en Martinique, je suis parti un mois en Martinique, donc je bougeais beaucoup, et je me rendais compte, je faisais des treks, voilà, des petites balades en tout cas dans les alentours, et on faisait 10 000 pas. Et 10 000 pas, c'est énorme, en fait, c'est 1 h 30, 2 h de marche, et en fait, on fait pas du tout ça. Donc 15 minutes, c'est pas négligeable et ça peut aider beaucoup.
Donc toutes ces choses-là, je les ai testées, expérimentées une à une. Donc je me suis dit : OK, je vais tester de me lever déjà à 6 h du mat aujourd'hui, je vais voir ce que ça donne. Le lendemain, OK, je fais ça pendant une semaine, deux semaines, je vois si ça marche : est-ce que, bah, je vois des effets, est-ce que je suis plus productif, est-ce que j'arrive à bien travailler le matin, est-ce que j'arrive à bien faire l'habitude, est-ce que je loupe des moments ? Et une fois que j'arrive à bien mettre ça en place et que c'est ancré dans mon identité, je peux passer à une deuxième habitude. Et donc j'ai fait ça continuellement, j'ai rajouté, rajouté, rajouté des habitudes.
Donc je pense que c'est hyper important de comprendre aussi ces habitudes négatives ou les habitudes positives qu'on veut mettre en place et de les prioriser, savoir lesquelles vous les utilisez dès maintenant pour se mettre en action, et bien prioriser les bonnes habitudes. C'est très important de les faire une à une, parce qu'aussi, à un moment, j'ai voulu en faire en me disant : bah, voilà, je sais que j'ai réussi à me mettre cinq habitudes, donc c'est bon, je peux m'en mettre cinq autres d'un coup. En fait, ça a été une erreur, parce que même une personne qui a l'habitude de se mettre des habitudes, le fait d'en avoir plusieurs d'un coup peut augmenter les risques tout simplement de ne pas réussir une habitude. Et du coup, ça fait perdre de la confiance en soi, et en tout cas, on pense qu'on est moins discipliné, moins rigoureux. Du coup, c'est un cercle vicieux qui nous tire vers le bas. Vraiment, le faire un à un, c'est hyper important.
Aussi, quelque chose avant d'avoir une nouvelle habitude, souvent, c'est de supprimer les mauvaises habitudes. Donc ça, c'est la première action à faire avant d'en rajouter d'autres. Mauvaise habitude, moi, j'en ai un autre exemple que j'avais, c'était que je fumais. Je fumais pas mal, je fumais essentiellement en soirée, je fumais pas non plus tous les jours, mais voilà, je fumais. Et ça, c'était quelque chose qui était, je pense, l'habitude la plus dure à quitter. Il y a pas mal de livres qui en parlent, il y a des patchs pour arrêter de fumer, et cetera, ça devient vraiment quelque chose de très compliqué à faire.
Et le truc que j'avais trouvé, je sais plus où j'avais lu ça, je pense dans un livre, c'était de faire un contrat avec quelqu'un. Donc j'avais fait ça avec ma copine et aussi avec moi-même, en disant que dès que je fume une cigarette, et ben, je dois 10 € à ma copine et je lui fais un Lydia, très simple. Vraiment, à chaque fois, je dois lui donner 10 € à chaque cigarette que je fume. Et il faut être honnête avec soi-même du coup : quand je fume et qu'elle est pas là, et ben, il faut quand même que je sois honnête avec moi-même, que je fasse un Lydia.
On a signé ce papier, on l'a acté, je l'ai affiché sur le frigo, et pendant un mois, bah, je me suis retrouvé à fumer 5 cigarettes. Donc 10 € par-ci, 10 € par-là, encore 10 €, encore 10 €, 10 €, moi, je suis arrivé à 50 €, je me suis dit : wow, là, je viens de dépenser l'équivalent d'une cartouche, une cartouche achetée moins cher du coup à l'étranger, mais pour cinq cigarettes, quoi. Et donc le fait de mettre quelque chose en punition, donc là, c'était de l'argent, mais ça pourrait être, je sais pas, faire la vaisselle, et cetera, et ben, ça te donne beaucoup moins envie de fumer. Donc je savais que dès que j'allumais une cigarette, cette cigarette me coûterait 10 €. Et donc suite à ça, ben, globalement, j'ai arrêté de fumer, j'ai totalement arrêté, et depuis, bah, voilà, là, ça va faire plus d'un an, j'ai quitté la cigarette. Donc ça, ça peut être aussi un autre levier pour vous aider à mettre en place, bah, supprimer des habitudes : faire des contrats avec d'autres personnes, ou même se motiver à arrêter de fumer avec une autre personne et mettre de la compétition.
Pareil, la partie boire. Je bois pas non plus excessivement, je bois avec, bah, des amis en soirée, et cetera, et avec mon coloc, on s'est dit en octobre : bon, là, c'est la dernière soirée, on va boire. On s'était fait un weekend entre potes, on était partis à Édimbourg, c'était très cool, et on s'est mis une énorme murge. Et au final, on s'est dit : voilà, c'est le dernier moment où on boit. Finalement, on a réussi à maintenir ça dans le temps, et donc il y avait ce challenge de se dire : OK, bah, qui est le premier qui va céder ? Et au final, on a tenu, on a tenu, et puis on a rebu, je pense, un verre, je crois, ça devait être en février, donc longtemps après, voilà, quelques mois après.
Et du coup, aujourd'hui, on n'est plus du tout, du tout dépendants socialement à l'alcool. Donc dès qu'il y a de l'alcool quelque part, moi, aujourd'hui, je vais prendre un verre de grenadine, je vais prendre un jus, voilà, je vais vraiment prendre autre chose. Et ça me fait vraiment du bien de pas être dans cet état, avoir de l'alcool, et surtout être obligé de boire de l'alcool à cause d'un effet social. Et en fait, on le voit directement, en fait, on le voit très vite qu'on boit ou qu'on fume que par des effets sociaux.
Les outils que j'ai pu utiliser aussi pour mettre en place de nouvelles habitudes : donc j'ai parlé de Freeletics, j'ai parlé de Petit BamBou, j'ai parlé aussi de… bah, je trackais aussi ma bouffe, tout ce que je mangeais, pour comprendre la nutrition. Donc j'utilisais Foodvisor, qui est très bien, mais c'était un peu chiant parce qu'on doit mettre manuellement les aliments qu'on mange à chaque fois avec le grammage, donc c'est un peu compliqué. Donc c'est très complexe à tenir dans le temps, mais je trouve ça très bien au début, en tout cas, si vous avez envie de faire un régime, régime sportif ou quoi, c'est vraiment pas mal, Foodvisor, donc très pédagogique. J'utilisais Endel aussi pour la concentration, donc c'est un outil qui permet d'avoir des musiques spécifiques pour bien se concentrer, bien travailler.
J'utilisais Way of Life, j'utilise toujours Way of Life, qui permet de mettre les habitudes qu'on a envie d'avoir dans la journée, et donc d'avoir une liste de 10 habitudes à cocher. Et lorsqu'on arrive à la fin de la journée, on a une petite notification et on coche les différentes habitudes si on les a faites dans la journée ou non. Donc c'est vert ou rouge, très simple, ou neutre si jamais c'était pas une journée où on devait faire cette habitude-là. Et après, ça met des courbes de tendance, si on a réussi à bien les faire pendant plusieurs mois, combien de fois on a réussi, combien de fois on a pas réussi, en termes de pourcentage. Et donc ça, je trouve ça très, très simple et très bien, alors qu'avant, j'utilisais des tableaux Excel. Donc chaque jour, je devais me connecter le soir sur mon ordinateur avec un tableau Excel pour cocher si j'avais bien réussi ou non, donc ça, c'était la galère, c'était l'enfer. Donc là, vraiment, cette application Way of Life est vraiment super.
Une autre application aussi qui est très cool, qui s'appelle Rise, et qui est une application qui permet de tracker son sommeil. Ça, on le dit pas assez et on le fait pas assez bien, mais le sommeil, c'est hyper, hyper important. Moi, je sais que j'ai besoin de dormir à peu près 7 h 30 par jour, et donc le fait de pas beaucoup dormir, et ben, ça impacte mes prises de décision, ça impacte ma journée, même, au final, mon bonheur dans ma journée, parce que je suis fatigué, je suis plus tendu, je suis plus à fleur de peau. Donc Rise, c'est très bien aussi pour se rendre compte de la dette de sommeil que l'on a. Ça, on se rend pas assez compte, mais si 6 jours d'affilée je dors que 6 h, ben, j'ai accumulé, bah, 6 fois 1 h 30, donc 9 h, bah, de sommeil en dette. Et donc ça, c'est les choses qu'il faut rattraper, bah, le weekend, et en fait, ça nous dit : bah, en fait, là, tu as perdu une nuit de sommeil, donc ça va pas du tout, donc il faut te coucher tôt. Donc c'est vraiment bien pour prendre conscience du sommeil qui nous manque.
Et finalement, le dernier truc que j'ai mis en place, c'est la montre Coros. C'est trop bien, j'ai acheté une montre Coros qui m'a coûté 130 €, donc pas très cher, et qui me permet de tracker du coup, bah, mes activités sportives, donc ma course, mon triathlon, ma natation, vélo, et aussi mon sommeil, pour savoir quels sont les moments où je suis en sommeil profond ou non.
Les enseignements de tout ça : je pense que c'est important de tester, de réitérer. Il y a pas une vérité absolue dans les habitudes, il faut voir quelles sont les habitudes qui vous conviennent le mieux. Je pense que c'est bien de suivre quelqu'un qui vous dit « bah, là, je mets ça en place comme habitude », c'est bien si ça vous permet de vous mettre en action. Par contre, rappelez-vous que c'est pas la vérité absolue et que ça se trouve, ça marche pour cette personne, mais pas forcément pour vous.
Il faut être aussi à l'aise à changer de système. Là, aujourd'hui, moi, j'ai mis un système en place qui me va bien, mais je l'ai changé plein, plein de fois, que ce soit en termes d'outils, d'applications, de type d'habitudes aussi que j'ai pu mettre en place. Donc faut être à l'aise à changer de ça, et aussi flexible en termes d'état d'esprit, de se dire : OK, bon, c'est pas grave, j'arrive à être à l'aise à changer mon habitude, et je me fais pas avoir par le côté « bah, j'arrive pas à mettre en place cette habitude », du coup manque de confiance en soi, et cetera. Commencer petit, une habitude par une habitude, hyper important. Être indulgent avec soi-même : beaucoup de gens vont s'autoflageller et se dire « bah, voilà, j'ai pas réussi, je suis une merde ». Donc voilà, vraiment vous dire : je ne veux pas que deux jours d'affilée j'aie une habitude qui se loupe, et garder cet état d'esprit.
Attention également aux ennemis des habitudes. Souvent, on va avoir des personnes qui vont nous détourner de nos objectifs. Donc les différents ennemis, ça va être l'entourage, votre espace de vie, le mental, la volonté et vous-même. L'entourage, c'est tout simplement les personnes qui vous entourent. Si vous êtes souvent avec des personnes qui ont pas l'habitude de travailler, qui travaillent pas bien, des personnes qui fument alors que vous voulez arrêter de fumer, bah, ça va être très difficile d'arrêter d'avoir cette habitude-là.
Une étude qui avait été faite avec des souris, notamment, bah, des souris, on avait fait deux expériences. Une expérience avec une souris qui avait de l'héroïne, et que de l'héroïne, dans son petit labyrinthe, donc c'était des souris de laboratoire, et au final, et ben, elle revenait tout le temps sur sa petite bassine d'héroïne. On avait testé du coup avec cette même souris, mais dans un autre labyrinthe, dans lequel il y avait de l'héroïne, mais aussi d'autres choses, donc du fromage, d'autres petites souris, des activités, une petite roue pour jouer. En fait, on s'est rendu compte que dans ce deuxième labyrinthe, la souris n'allait plus du tout voir l'héroïne, parce qu'elle allait voir du coup, bah, le fromage et toutes les autres activités, et au final a changé d'environnement, changé d'entourage.
Et on le voit aussi, bah, pour les personnes qui sont toxicos, il y a des statistiques qui sont hyper intéressantes. Je sais plus exactement le pourcentage, mais c'est aux alentours de 70, 80 % des personnes qui vont faire des stages de, bah, de cure à des addictions : lorsqu'ils retournent dans leur espace naturel, ben, il y a à peu près 70 à 80 % des gens qui replongent dans ces addictions-là, parce qu'ils ont pas changé d'environnement. Lorsqu'ils étaient en cure, oui, ils ont réussi à changer parce qu'ils avaient un autre espace, mais le fait de retourner dans leur environnement initial fait qu'ils replongent.
Donc l'espace aussi de vie est hyper important. Je pense à l'espace, par exemple, le bureau : avoir un bon bureau, un bon setup, ça va être hyper important, de bien le ranger, que ce soit le bureau physique, donc là où vous avez votre ordinateur, et cetera, même le bureau virtuel, donc sur votre ordinateur, de bien fermer les onglets, avoir un bel espace de travail. Votre mental, ça, ça va être hyper dur, parce que c'est contre ça que vous allez vous battre. Le côté discipline, c'est de faire en sorte, bah, de s'imposer des règles de conduite auxquelles on obéit. Il y a que vous-même, il y a que vous avec vous-même qui, bah, qui pouvez juger si vous avez réussi ou non. Il faut être aussi à l'aise à accepter le fait qu'on n'a pas réussi, et c'est comme ça, et pas s'autoflageller, et accepter ça.
La volonté : la volonté, c'est quelque chose qui peut se perdre si, par exemple, on loupe une habitude deux fois d'affilée. Donc préservez votre volonté et rappelez-vous le pourquoi : pourquoi je mets en place cette habitude ? Par exemple, mais qu'on prenne l'exemple d'arrêter de fumer : pourquoi j'ai envie d'arrêter de fumer ? Et listez les 100 raisons, les 100 raisons de pourquoi vous avez envie d'arrêter de fumer, parce que, bah, c'est mauvais pour la santé, parce qu'on peut avoir un cancer, parce que machin, machin. Et dès que vous avez de la faiblesse, lisez ces cent raisons, vous verrez, ça fait un effet radical, vous allez plus avoir envie de fumer. Et finalement, c'est vous-même : le pire ennemi, c'est soi-même, c'est, bah, la faiblesse de son esprit, parce qu'il y en a évidemment toujours, des moments de faiblesse. On va se dire : bah, il y a personne qui va me voir, ah, mais c'est pas grave, je le ferai la prochaine fois, et cetera. Donc pareil, soyez honnêtes avec vous-mêmes.
Maintenant, comment faire en sorte d'avoir de la discipline, des bonnes habitudes, mais pas être dans la surperformance, et de continuer à kiffer, à garder de la légèreté ? Moi, je me suis rendu compte, en fait, plus je mettais des systèmes en place, donc plus ça m'aidait et j'arrivais à atteindre mes objectifs. Donc je trouvais ça vraiment fabuleux de faire en sorte de, bah, de me rendre compte que je pouvais arrêter de fumer, que je pouvais arrêter de boire, que je pouvais mettre en place du sport dans ma routine, que je pouvais méditer. Je me sentais beaucoup mieux, beaucoup plus calme, beaucoup plus serein d'esprit, même dans mes prises de décision en entrepreneuriat. Je me trouvais, bah, je me sentais beaucoup mieux en termes d'exécution, donc tout était feu vert.
Par contre, quelque chose que j'avais pas du tout anticipé et peu de personnes m'en avaient parlé, c'était le côté surperformance. J'étais complètement matrixé par tous ces indicateurs. À chaque fois, je devais, bah, je voulais à chaque fois mettre une nouvelle habitude. Si je ratais mon habitude, et ben, en fait, j'étais pas content, j'étais pas heureux, je me disais à chaque fois : mais c'est pas bien, en fait, là, tu as pas réussi, tu es pas une bonne personne, tu as échoué. Et à chaque fois, et à chaque fois, et à chaque fois, ça revenait, parce que j'arrivais pas à faire 100 % du deal.
Il y a un peu la finalité de tout ça, je me rends compte, c'est qu'en fait, ça sert à rien de s'autoflageller, ça sert à rien de se dire « il faut atteindre les 100 % pour être parfait », parce qu'on est tous humains. Au final, on a envie de s'organiser, et moi, j'ai envie de m'organiser comme une machine pour vivre comme un humain. J'aime bien cette phrase-là, que je tire, je crois, de La Semaine de 4 heures de Tim Ferriss : comment on peut s'organiser comme une machine pour avoir du temps et avoir un bien-être, en fait, et vivre comme un humain. Et au final, faut se rappeler que, bah, justement, on est tous humains, et le fait d'être humain, ça fait que, bah, de temps en temps, on va faire des erreurs, on va pas réussir, on a des moments de faiblesse, et c'est pas grave, il faut être à l'aise avec ça.
Donc le côté surperformance, je me suis rendu compte que, bah, ça conditionnait mon bonheur. En tout cas, je conditionnais mon bonheur au fait d'avoir réussi à cocher toutes ces cases, et je pense que c'est là l'erreur, où il faut pas tomber dedans. Il faut se rappeler le pourquoi : pourquoi on met tout ça en place ? Bah, c'est pour être en meilleure santé, c'est pour être plus productif, c'est pour mieux travailler, par exemple, pour aussi avoir du bien-être, être épanoui, avoir de la légèreté d'esprit. Et donc c'est pas pour se conditionner à être malheureux et être emprisonné dans son process. Et c'est ça que j'ai expérimenté, et c'est là où je mets aussi des points d'attention, et j'aimerais vous partager ça pour que vous puissiez ne pas tomber dedans.
Je me suis rendu compte aussi que ça enlevait de la légèreté. La légèreté dans ce qu'on fait : je trouve qu'on est beaucoup trop, bah, sérieux, et cetera, et je trouve qu'il faut qu'on arrive à redonner de la légèreté à ce qu'on fait dans son quotidien, redonner de la place à son enfant intérieur. Souvent, cet enfant, ce petit enfant au fond de nous… et souvent, dans l'entrepreneuriat, on entreprend peut-être assez jeune, en tout cas, on a vite des responsabilités, en tout cas, moi, ça a été mon cas. Et je trouve qu'on peut facilement mettre de côté cet enfant intérieur qui a envie de jouer, qui a envie de prendre du plaisir, qui a envie de rigoler, qui a envie d'avoir de la légèreté. Et ça, c'est hyper important de remettre ça aussi au centre de son quotidien et ne pas se faire piéger par ces habitudes qui peuvent casser, en fait, et atténuer cet enfant intérieur.
Pour conclure, on a vu que les habitudes, du coup, étaient quelque chose qui était hyper important, qui définissait notre identité. On peut avoir des habitudes qui sont négatives, qui vont être néfastes, également des habitudes qui vont être positives, qui vont faire du bien, et aussi des habitudes qui sont neutres. Les plus faciles, bah, la première étape va être plus simple : de supprimer des habitudes existantes que de rajouter des choses. Une fois qu'on a supprimé toutes les mauvaises habitudes, comment on va pouvoir rajouter des habitudes qui vont être positives ?
Ces habitudes, il y a plusieurs étapes. Il faut avoir du coup un déclencheur, quelque chose qui va activer l'habitude ; un objectif de 2 minutes, qui va permettre de faire en sorte que cette habitude, on ait une première étape qui nous aide à la réaliser ; la facilité, donc un facilitateur, préparer les bonnes conditions pour accomplir cette habitude ; et finalement, une récompense, qui nous permet de nous récompenser. On va avoir plusieurs ennemis face à ces habitudes : on va avoir notre entourage, notre espace de vie, notre mental, nous-mêmes. Il faut être à l'aise sur le fait d'accepter qu'on n'arrive pas de temps en temps à faire 100 %, et c'est comme ça, c'est évident, on reste humain, et qu'il faut pas tout simplement que deux jours d'affilée on rate une habitude.
Les habitudes, c'est quelque chose qui nous est propre, donc c'est quelque chose que l'on va pouvoir tester plusieurs fois, voir quel est justement le bon système par rapport à nous. L'habitude qui marche sur quelqu'un d'autre ne marchera pas forcément pour nous, et c'est comme ça, il faut l'accepter aussi. Donc il faut tester, itérer, avoir ce growth mindset, donc tester plusieurs fois pour voir si ça marche ou non sur vous. Au final, l'objectif, c'est pas de devenir des robots, des machines, mais il faut garder, bah, l'humain qui est en nous, l'enfant intérieur, le kif, avoir la légèreté, et faire en sorte que tout ce qu'on arrive à mettre en place, ce système, nous permette d'avoir justement des moments, bah, d'égarement, de folie, d'incertitude, des moments où on ne sait pas ce qu'on fait, et tout simplement de prendre du plaisir.
Merci pour cet épisode, merci pour votre écoute, et trite.