Pourquoi on entreprend et quelle est notre mission de vie ?
Passer à l'action
Et toi, où en es-tu dans ton entreprise et dans ta vie ?
Commence par le diagnostic gratuit (7 minutes) : Fais le diagnostic gratuit →
Transcription de l'épisode
Transcription automatique, peut contenir quelques erreurs.
Hello les amis, je suis trop content de faire ce deuxième épisode de S'entreprendre, le podcast pour les entrepreneurs qui ont envie de s'entreprendre soi-même, qui comprennent qu'il faut, bah, se développer, grandir, avoir une meilleure connaissance de soi pour encore mieux entreprendre. Je suis trop content de faire ce deuxième épisode. Le premier épisode est sorti dimanche, donc hier. Aujourd'hui on est le lundi 15 avril.
Donc j'ai mis du temps à sortir le premier épisode. Pourquoi ? Parce qu'il fallait que je fasse la cover, que je valide le nom, il fallait que je setup aussi, bah, Spotify, Apple Podcasts, toutes les plateformes de diffusion. Donc ça, c'est bon, c'est réglé, c'est fait, mais ça prend du temps, ça prend quelques jours de validation. Donc voilà, si vous voulez lancer un podcast, prévoyez-le un petit peu en avance. J'avais oublié de prévoir tout ça.
Trop content de pouvoir faire ce deuxième épisode. Le premier, déjà un petit succès, parce que j'ai pas mal communiqué dessus. J'ai eu de très très bons retours, des gens qui donnent de la force à fond, qui sont alignés aussi avec cette vision de l'entrepreneuriat, donc ça, ça fait plaisir. J'ai l'impression que ça parle à pas mal de monde. Et donc on est là pour ce deuxième épisode.
Je pense que la structure que je vais utiliser, elle va être simple. Je vais faire les actus de la semaine, donc vous parler, bah, de mes actus, mes projets persos, voilà, ce qui s'est un peu passé. Je vais essayer de pas passer trop de temps sur les actus parce que c'est pas là où on en tire de la valeur. Quoique, je vais essayer de faire en sorte que vous en tiriez un maximum de valeur, des choses peut-être opérationnelles que nous, on met en place dans le business, qui pourraient vous servir. Et ensuite, bah, les actus business. Et après, on va aller entamer un sujet qui me tient à cœur : pourquoi on entreprend, et réfléchir ensemble, bah, quelles sont les motivations qui nous animent à entreprendre, pourquoi on le fait et finalement, est-ce que c'est bien en raccord avec sa mission de vie. Voilà, je vous spoile un petit peu, en tout cas vous avez les grandes lignes.
Déjà, pour me présenter, pour ceux qui viennent de débarquer sur le podcast ou ceux qui n'ont pas écouté l'épisode 1 : dans l'épisode 1, je décris pas mal ce que je fais, qui je suis, même tous les projets que j'ai pu monter, donc hésitez pas à le regarder et aller dans l'ordre. C'est important d'aller dans l'ordre. Et pour ceux qui ne me connaissent pas encore, du coup, je suis Alexis Bouvet, je suis le CEO et le cofondateur de Growth Hiring, une entreprise qui aide les recruteurs à être dans les meilleures conditions. Ouh là là, je commence à bégayer là, ça commence, ça commence. On aide les recruteurs à être dans les meilleures conditions, on les forme à toutes les techniques commerciales et marketing et on fait en sorte, bah, qu'ils puissent recruter différemment, en tout cas utiliser les bons outils pour trouver des candidats.
Dans la boîte, on est trois associés, donc Marilou, Hugo et moi-même, qui venons tous les trois du milieu du growth, qu'on a appliqué au milieu du recrutement. Aujourd'hui, on est 25 dans l'équipe. On est basé sur un modèle de collectif de freelances, donc on travaille qu'avec des indépendants, on n'a pas de salariés, et c'est ce qui fait aujourd'hui notre force, en tout cas c'est le modèle qu'on veut tester à fond en ce moment. On a accompagné déjà plus de 50 ou 60 entreprises, 60 je pense, plus de 600 personnes, et on a une communauté de plus de 4000 recruteurs qui sont en veille avec nous sur le futur du recrutement.
Notre vision des choses, c'est de faire en sorte que le growth hiring soit une nouvelle discipline, un peu comme le growth hacking est arrivé en France, du coup, il y a à peu près 10 ans. Et ben qu'on instaure cette même discipline appliquée au monde du recrutement, et que ce soit dès maintenant, et qu'on arrive à construire le futur du recrutement avec nos clients. Voilà pour la petite présentation.
Et je vais prendre un peu d'eau. Effectivement, je vais pas mal boire, je pense, parce qu'en plus j'avais fait le début de cet épisode, je vous cache pas, et en fait je me suis rendu compte que le micro était pas branché au bon endroit. Donc petit problème technique du début, mais là c'est bien branché, donc c'est nickel. Mais effectivement, j'ai utilisé déjà pas mal de salive.
Passons sur les actus de la semaine. Actu : je suis trop content parce que je suis revenu du Maroc. Bien que ça veut pas dire que le Maroc, c'était nul à chier, pas du tout. On a fait un coliving, du coup, avec Kilian, Marion et quatre autres entrepreneurs, donc on était 7. On est parti à Taghazout, on était en coliving, du coup on a fait des ateliers, on a fait du surf, voilà, on a fait plein de choses tous ensemble. Mais moi, j'avais ma prépa triathlon à préparer, et le truc, c'est que j'ai galéré à m'entraîner, pour être honnête.
Et je me suis même chauffé au tout début, et en fait c'est ça qui m'a refroidi d'ailleurs, à aller nager, parce qu'il faut faire de la nage dans le triathlon. Aller nager dans la mer, donc ça c'est un enseignement aussi de la semaine : aller nager dans la mer à 6h du mat alors que l'eau était à 12 degrés, en petit short avec mon petit bonnet et mes lunettes, faire ça pendant 40 minutes et ressortir mais totalement congelé et faire une hypothermie. Donc enseignement de la semaine : ne jamais faire ça, parce que c'est une connerie.
Globalement, je suis sorti de l'eau, j'avais froid partout, j'étais congelé, je tremblais de la tête aux pieds. Il y a un taxi qui est venu me chercher, qui m'a remonté du coup au coliving, et je pense jusqu'à midi j'avais 20 000 couches sur moi, j'avais un manteau, trois pulls, et cetera, alors qu'on était au Maroc, quand il faisait chaud. Mais je sentais plus rien, quoi, j'avais froid, j'avais que froid. Même j'avais pris une douche chaude, je sentais même plus le chaud de la douche. Donc voilà, j'ai vraiment fait une hypothermie, donc ça m'a refroidi sur mon entraînement, en tout cas natation.
J'ai fait un peu de course à pied, vélo. J'ai essayé de trouver une salle là-bas. Clairement, mon vélo, j'avais une selle où il y avait pas de mousse à des endroits, donc j'étais vraiment sur le fer, donc autant dire que ça faisait un peu mal au cul. Et donc l'entraînement était pas incroyable, mais au final, tout ça c'est pas grave, parce que j'ai profité du moment présent, j'ai kiffé, j'ai accepté que, voilà, mon entraînement allait pas être ouf cette semaine-là, et ça va, je vais pas culpabiliser, ça sert à rien.
Mais donc là, j'ai repris cette semaine, je suis trop content. J'ai fait c séances cette semaine, dont une séance, je crois que c'était dimanche matin, non, c'était samedi matin, où j'ai fait un triathlon. Donc ça, c'est trop cool, vu que l'objectif c'est de faire un triathlon en M, donc c'est-à-dire faire 1,5 km de nage, 40 km de vélo et 10 km de course. Donc ça, c'est la compétition qui a lieu le 5 mai. Et donc là, j'ai essayé d'en faire un, mais avec des distances juste un petit peu en dessous, pour que ce soit pas trop complexe et que je me tue pas non plus.
Et du coup, j'ai fait 1 km de nage, 30 km de vélo et 10 km, non, 7 km de course à pied. Donc voilà, j'ai réussi à le faire, j'étais pas non plus éclaté à la fin, j'arrivais quand même à tenir debout, et cetera, mais j'avoue que j'étais, voilà, j'étais quand même en PLS. Donc c'était très cool, j'ai réussi à le faire, j'étais très très content, et maintenant il y a plus qu'à optimiser les temps pour faire une belle perf. Mais je pense que j'arriverai à le faire, ce triathlon, bien que j'en aie jamais fait avant, en tout cas de M. Donc voilà, j'ai hâte, donc très content de ça. J'ai revu les potes, la famille, les amis, ça faisait longtemps que je les avais pas vus.
Il s'est passé quoi d'autre ? J'ai fait un tournage avec notre cher ami Martin kégu, que je salue, un bel ami entrepreneur avec qui on entreprend depuis, je pense, 3 ans. Et donc lui, il a créé la Founders Night, je pense que ça doit vous parler. Donc un mouvement d'entrepreneurs, un mouvement d'événements : en gros, il crée des événements d'entrepreneurs qui ont lieu quasiment tous les mois. Donc souvent c'est dans des lieux atypiques, dans des chapelles, il avait fait ça aussi à la Sigale, dans une salle d'escalade.
Et là, il crée un média qui s'appelle Demain Média. Donc c'est un média qui va regrouper plein d'entrepreneurs sur lesquels, bah, il va vouloir les mettre en avant, partager des conseils et construire le futur, donc construire demain grâce aux entrepreneurs qui construisent demain. Donc voilà un peu, je pense que le pitch sera beaucoup mieux dit de sa part que de la mienne, donc j'espère qu'il entendra pas forcément ce podcast. Bah, peut-être que oui, j'imagine, mais en tout cas qu'il m'en voudra pas trop. Et normalement, ça sortira dans un mois, si je dis pas de bêtises.
On a fait aussi un épisode de podcast en live, du coup. On était quatre, avec Antoine de shiny lesy, Audrey de shield, Martin et moi-même. Donc ça aussi, ça va sortir dans ces eaux-là. Donc c'était trop cool, dimanche après tournage, on s'est fait kiffer.
Et enseignement de la semaine en termes business, bah, actu de la semaine en termes business : on a recruté des cold callers. Donc ça, c'est cool. On a recruté quatre personnes, dont deux cold callers, donc des personnes qui vont prendre des rendez-vous chez nous. Aujourd'hui, comment on fonctionne ? On a des personnes qui ont une liste à appeler, ils vont prendre des rendez-vous et faire que ça, que des appels, que des appels.
Ensuite, on a recruté du coup un full cycle. Donc c'est une personne qui va s'occuper, après le cold call, donc il y a un rendez-vous qui est fixé, de faire la phase de découverte, du coup 45 minutes : on pose des questions, on comprend les enjeux, qualifier est-ce que la personne est pertinente, faire de la vente émotionnelle, comprendre les conséquences pour son business, et après faire une proposition. Donc ça, c'est la deuxième étape : proposition, 45 minutes aussi, voire une heure même, où on propose ce qu'on peut mettre en place pour aider les entreprises à mieux recruter. Et après, closing. Donc le full cycle s'occupe de cette deuxième grande partie, du coup.
Et finalement, on a un setter qu'on a recruté, qui va s'occuper de gérer les demandes entrantes, parce que du coup on crée beaucoup d'événements, on fait de la demand gen, on fait en sorte que les gens nous connaissent, on fait du bruit, on fait des webinars pour que les personnes après nous fassent une demande. Ils nous disent : « Ah oui, voilà, ça fait longtemps que je vois que vous faites du contenu, c'est cool, et je suis chaud qu'on puisse échanger et que vous puissiez m'aider. » Donc on met en place des systèmes de webinar.
On a fait un webinar, du coup, même cette semaine, et qui était tourné sur le futur du recrutement. On avait 400 personnes qui étaient en live pendant le webinar, donc c'était très très cool, on a pu apporter de la valeur au maximum. On adore, en vrai, faire ce contenu-là, parce que ça nous permet de nous rapprocher de notre communauté, partager des tips et, voilà, en vrai, c'est vraiment partager de la valeur, ça nous fait kiffer. Et ça nous a apporté 8 à 10 leads à peu près, du coup, qui sont traités par le setter. On a à peu près, en inbound, je crois, bah, 20 demandes par semaine, donc c'est plutôt correct.
Donc recrutement, quatre recrutements, un événement, et un autre événement aussi qui arrive et qui est très proche, c'est le séminaire Growth Hiring. Donc ça, on est trop trop content, ça arrive mercredi, donc ça sera mercredi 17. On va aller à Labenne, donc je sais pas si ça vous parle, c'est sur la côte ouest de la France, hein, pas des States. Et du coup, c'est entre Hossegor et Biarritz, donc c'est un petit spot super sympa. On va pouvoir faire du surf, du kart, on a loué une villa, voilà, on va se faire kiffer.
Et surtout, on va rencontrer les freelances qui travaillent avec nous depuis, bah, déjà quelques mois, même il y en a qui travaillent depuis plus d'un an, et qu'on va pouvoir voir en vrai. Et ça, ça va être trop cool, parce qu'on a créé ce modèle justement full remote où les gens, bah, sont indépendants, et on arrive à créer un cadre dans lequel on les considère, je sais pas s'il faudrait dire qu'on les considère comme des CDI, mais en gros on essaie de les engager au maximum, créer des événements où on se retrouve tous et on se fait kiffer. Et donc la plupart aussi font du surf, donc ça va être sympa. Donc franchement, ça, j'ai trop trop hâte. On va partir 3 jours et je vous ferai un petit retour d'expérience sur ce moment-là, qui va être quand même mémorable.
Enseignement de la semaine : quels sont les enseignements business un petit peu que j'ai eus ? J'ai eu un enseignement business plus sur, je veux dire, la réaction. J'avais un client qui était pas content sur quelque chose, du coup, qui me demandait, voilà, dans un mail un peu froid : « Mais est-ce que tu peux mettre ça en place, et cetera, rapidement ? » Et en fait, le ton de ce mail-là, je l'ai calqué sur le ton du mail que j'ai envoyé à un partenaire, du coup, pour qu'il fasse la chose que demandait mon client.
Et du coup, ben en fait, j'étais ultra mauvais, j'étais froid, j'utilisais vraiment la même forme, qui n'est pas du tout correcte, en tout cas pas la bonne. Et bah mon partenaire me l'a fait remarquer en me disant : « Mais attends, mais qu'est-ce qui se passe, et cetera, pourquoi tu parles de cette manière-là ? » Et en fait, je me suis rendu compte que j'ai vraiment calqué quelque chose qu'on m'avait transmis. Et donc enseignement : chaque chose extérieure, voilà, qui pourrait vous influencer, barrière mentale. J'ai capté l'information, j'agis de manière consciente et je suis pas en réaction par rapport à cette action, et je transpose pas la haine de quelqu'un sur quelqu'un d'autre, ça n'a aucun sens. Donc voilà, petite introspection sur ce sujet-là, donc c'est un bel enseignement.
Et je sais pas si j'en ai d'autres qui me viennent. J'ai pris des notes, mais là je me suis juré de pas regarder mes notes, parce que c'est quelque chose qui, bah, qui me perturbe après, parce que je suis plus dans le moment présent, je suis plus dans le kiff vraiment de le faire, et je suis plus en mode : « OK, je dois réciter quelque chose, je dois être sûr de rien oublier. » Donc j'ai bien révisé avant, et là je vous lâche un peu, bah, tout ce que j'ai appris et tout ce que j'avais envie de vous partager. Peut-être qu'il y aura des loupés, et c'est pas grave, c'est la joie de ces épisodes qui sont pas coupés et qui sont totalement, on va dire, authentiques, mais en tout cas qui sont totalement les plus proches de mes pensées.
Deuxième petite gorgée d'eau. Je crois que j'en ai pris une avant. Donc pas mal d'enseignements, les actus, je pense qu'on a fait le tour. Je vous propose de passer sur le sujet principal qui m'anime et qui fait qu'on est là aussi aujourd'hui, c'est pourquoi on entreprend.
Vous pouvez vous poser tranquillement, vous reposer aussi cette question : pourquoi j'entreprends, pourquoi je fais ça, pourquoi j'ai créé ce business, pourquoi en fait je suis entrepreneur, ou entrepreneuse. D'ailleurs, on dit plutôt entrepreneur, il y a beaucoup d'entrepreneuses qui disent entrepreneur pour se caractériser elles-mêmes. Mais pourquoi, voilà, pourquoi on fait tout ça, pourquoi on se met à risque, pourquoi en fait on prend pas un CDI, et pourquoi on va pas chercher la stabilité, pourquoi on se fait du mal, pourquoi on va chercher un business où au début on gagne pas d'argent, pourquoi on fait tout ça ?
Je pense que c'est une question qu'on se pose pas assez, ou en tout cas qu'on se pose un peu tard. En plus, les entrepreneurs aujourd'hui sont de plus en plus jeunes. Il y a beaucoup d'entreprises qui sont créées. Il y a quatre fois plus d'entreprises qui sont créées en ce moment : de 2020 à 2022, bah, de 2000 à 2022, on a eu quatre fois plus d'entreprises qui sont créées par an, donc ce qui est énorme. Et les personnes qui entreprennent sont de plus en plus jeunes. Aujourd'hui, il y a des entrepreneurs, ils ont 15 ans, 16 ans, alors que, bah, en vrai, les entrepreneurs, c'était souvent des successions familiales, ils entreprenaient après avoir travaillé, et cetera.
Maintenant, l'information est beaucoup plus accessible, on a internet, on a du savoir qui est partout, et en fait les jeunes entreprennent beaucoup plus tôt. Et ça, je trouve ça magique, honnêtement. Moi, je trouve ça trop trop bien de pouvoir se dire qu'on peut se former autrement qu'à l'école et faire des choses très belles très tôt. Donc les personnes sont de plus en plus jeunes, mais est-ce que les jeunes entrepreneurs, justement, se posent cette question-là aussi, de pourquoi ils entreprennent ? Mais je suis pas sûr. Je pense que les gens, bah, passent à l'action pour des raisons qui sont pas forcément les bonnes.
En gros, je m'explique. Je pense qu'on a plusieurs types de motivations lorsqu'on va entreprendre. Je mettrais ça en deux types de motivations : les motivations dites futiles, donc il faudrait arrêter de les utiliser tous les jours, et les motivations dites profondes. Les motivations dites futiles, selon moi, ça va être par exemple l'argent. L'argent, je le prends avec une voix bien bien bien claire. L'argent, il y a beaucoup de gens qui vont entreprendre pour l'argent, et pour le succès, pour la gloire, pour la notoriété, pour se prouver qu'ils peuvent le faire, pour avoir de la reconnaissance parce qu'ils avaient eu un manque d'affection aussi avant. Donc ça, c'est toutes les motivations, on va dire, futiles, qui selon moi sont un peu les déclencheurs de pourquoi on entreprend au début.
Au début, si je prends mon exemple, bah moi personnellement, j'entreprenais pas pour aider les gens, mais en tout cas j'avais, moi, mon but au tout début, et je suis à l'aise avec ça, c'était tout simplement pour prouver à mon père que je pouvais réussir sans passer par l'école. Parce qu'à chaque fois mon père me disait : « Bah, tu vas pas réussir dans la vie si tu as des mauvaises notes, tu es obligé de faire un master, si tu fais pas de master, tu réussiras jamais dans la vie. » Et j'avais que des discours comme ça. Et donc je me suis dit, bah en fait, j'étais vraiment à l'encontre de mon père, et je me disais : « Mais je vais lui prouver que je peux le faire, je vais lui prouver que je peux le faire autrement. » Donc là, motivation futile. J'étais pas du tout sur une motivation profonde, en tout cas belle, et comme j'aimerais l'avoir aujourd'hui.
D'autres exemples : il y a beaucoup d'enfants, ou de jeunes, ou même de personnes plus âgées, qui vont entreprendre pour l'argent, pour se dire : « Bah, je veux beaucoup beaucoup d'argent. » Et ça, c'est un vrai sujet, parce que ces gens-là… Et je pense que c'est normal d'avoir cette motivation au début. Moi-même, j'ai entrepris pour une de mes motivations qui était l'argent, évidemment. Mais je pense qu'il y a un certain seuil où on se dit, bah effectivement, l'argent maintenant a beaucoup moins d'importance, en tout cas me motive moins, l'argent.
Aujourd'hui, si je prends des entrepreneurs qui sont très bien comme ils sont et qui ont pas besoin d'avoir des milliards et des millions, et ben en fait, ils ont un seuil qui leur suffit pour vivre, dans lequel ils peuvent avoir de l'économie et de l'investissement, et puis après, le reste, globalement, ils s'en foutent, quoi. Ils investissent dans leur boîte ou ils en font autre chose, ils font des dons. Et ça, c'est après, c'est une fois qu'on arrive à certains paliers. Mais au début, évidemment, on a cette motivation futile de l'argent.
Et l'argent, c'est un peu un problème, parce que c'est un sujet qui est soi-disant tabou en France. Il y a peu de personnes qui s'expriment dessus. Mais du coup, les personnes qui veulent faire en sorte que l'argent ne soit plus tabou en France sont des personnes qui sont drivées et obnubilées par l'argent. Du coup, on va le voir pas mal sur des réseaux sociaux comme, ben, je pense à LinkedIn : des gens qui vont partager leur salaire, leur CA, leur marge et dire qu'il faut absolument faire tant, sinon on n'a pas réussi dans la vie.
Et ben ça, je pense que c'est une grosse erreur. Déjà, de un, de partager ce genre de chiffres avec ce message-là. On peut partager des chiffres d'affaires de manière informelle, en expliquant, avec une conclusion, un enseignement qui est intéressant, ça évidemment. Mais si c'est vraiment pour le partager pour dire : « Bah, si tu fais pas tant, tu es une merde et tu as pas réussi dans la vie », moi je pense que ça sert strictement à rien. Deuxième truc qui sert à rien, c'est de faire en sorte que, en tant que consommateur de contenu, on se dise : « Bah, ça, c'est l'objectif, et si je fais pas ça, bah effectivement, je suis une merde. »
Et donc là, ça fait que des entrepreneurs deviennent obnubilés par cet objectif qui est l'argent, et qui courent après ce levier-là, qui courent après cet objectif-là et ce jeu-là, qui n'est pas le leur, et qui est effectivement une motivation futile, qui est selon moi éphémère, ou en tout cas peu pertinente par rapport à une motivation dite profonde.
Motivation profonde, qu'est-ce que c'est ? Motivation profonde, ça va être la liberté, ça va être aider les autres, ça va être s'épanouir, grandir, faire les choses pour soi, se connaître, monter en compétence. Selon moi, c'est des motivations qui sont beaucoup plus belles. Disrupter un marché pour aider les gens, partager, construire des choses avec une équipe. Pour moi, c'est des motivations qui sont ancrées chez certaines personnes, où d'autres ne l'ont pas, ou en tout cas le découvrent par la suite, et qui permettent de tenir dans la durée, en tout cas sur des fondations qui sont plus saines.
J'ai pas envie de parler de bonne ou mauvaise motivation, parce que j'ai pas envie qu'il y ait de jugement derrière, parce que je pense que même les motivations futiles, il faut savoir les prendre. Et quand la boîte, par exemple, ne va pas bien, et ben il faut peut-être une motivation cash. Évidemment, il faut faire de l'argent et penser argent, et c'est une motivation futile, mais qui a quand même son intérêt, plus que la motivation aider les autres, où ça a pas d'intérêt, en tout cas sur, imaginons, le mois où il faut absolument faire 20 000 de chiffre d'affaires. Et ben globalement, aider les autres, ça va pas forcément t'aider à faire tes 20 000, mais générer du cash court terme pour après aider les autres, ça, ça a du sens.
Donc il y a pas de bonne ou de mauvaise motivation. Je pense que les motivations sont telles quelles, il faut les utiliser à bon escient, au bon moment. Je pense que ces motivations aussi sont différentes en fonction de l'avancée de la boîte et en fonction de l'avancée de l'entrepreneur. Entrepreneur masculin, féminin, vous m'avez compris, à chaque fois que je dis entrepreneur, c'est pour tout le monde.
Pourquoi je dis ça ? Parce que si on prend l'exemple d'une personne, un jeune, voilà, par exemple un jeune qui entreprend pour l'argent, pour le succès, pour dire « moi je peux le faire, je suis différent des autres », et cetera, il va avoir cette première motivation qui va permettre de propulser son entreprise. Donc on peut prendre une entreprise comme une fusée. Imaginons qu'on fait cette analogie : une entreprise, c'est une fusée. On va la propulser, donc un premier coup de réacteurs, qui sont ces motivations futiles.
Cette personne qui a entrepris, qui a monté un business, on va dire un e-commerce, non, ça marchera pas, on va dire une entreprise qui fait des agences, une agence marketing qui fait des sites internet. Il entreprend comme ça. Ensuite, bah ça marche, il arrive à avoir des clients, il arrive à avoir des collaborateurs, donc là il veut accélérer. Donc il passe de la phase de propulsion à la phase de… je me souviens plus, il y avait un terme vraiment spatial, mais on va dire une phase d'accélération.
Deuxième phase : la fusée accélère. Une fois qu'elle accélère, bah ça veut dire qu'on va avoir des motivations qui vont peut-être être, bah, rendre satisfaits nos clients, faire en sorte que les collaborateurs soient épanouis dans l'entreprise, faire en sorte de construire des belles histoires, faire en sorte, ben, de monter en compétence sur des sujets. Et en fait, on va avoir d'autres motivations qui vont être différentes que seulement la propulsion d'être différent des autres et de dire un fuck à la société, quoi.
Et finalement, on arrive à la fin de ce business. Ce business, imaginons, qui tourne très bien, ils font 3 millions de chiffre d'affaires, le dirigeant qui a créé ça, ça fait 5 ans qu'il est dans l'entreprise. Il s'est rendu compte, bah, qu'en fait, au début, ses motivations, c'était d'entreprendre pour dire « je suis le meilleur ». En fait, il se rend compte maintenant qu'il peut aider des gens à rendre leur boîte visible, à faire eux-mêmes de l'argent, qui peuvent aussi aider d'autres gens. Et il se rend compte aussi qu'il a d'autres projets, qu'il a pas que cette boîte-là, mais il a envie d'avoir une vie de famille, il a envie d'investir, il a envie d'avoir une maison. Et donc là, il va dégager du temps sur sa boîte et essayer d'être dans une phase de stabilisation de sa boîte.
Donc la troisième phase de la fusée : imaginons que la fusée, elle va vers la Lune, ou Mars, ou le Soleil, comme vous voulez. Et bah globalement, cette fusée, elle se stabilise. Et cette stabilisation, ça va être comment optimiser les process pour que ça reste dans cette trajectoire-là, comment faire en sorte de dégager du temps. Et en fait, les motivations sont totalement différentes de pourquoi on maintient le business, parce que, bah, là, dans le cadre de notre entrepreneur, il va vouloir dégager du temps, avoir quelque chose qui tourne de stable. Il va plus travailler d'arrache-pied comme il le faisait au tout début, où il travaillait jour et nuit.
Donc pour moi, il y a ces plusieurs phases de business qui vont aussi influer sur les motivations, et pareil, plusieurs phases de l'entrepreneur lui-même, par rapport à sa connaissance de soi et ses motivations, par rapport à ses enjeux persos, qui vont modifier justement cette matrice un peu de motivation. J'espère que c'est compréhensible, tout ce que je dis. Je peux pas me repasser tout ça, je réécoute pas du tout mes épisodes, mais j'espère que vous arrivez à capter un peu ce que je veux dire avec la fusée, les différentes étapes de motivation, et que c'est un peu clair. En tout cas, voilà, moi, c'est un peu ce que je vois et ce que je pense.
Et on va venir à un autre sujet, qui va être la mission de vie, qui va être très importante à déterminer pour savoir justement quelles sont ses motivations. Petite gorgée d'eau. OK, donc la mission de vie. La mission de vie, qu'est-ce que c'est ? J'ai pris une petite définition pour qu'on puisse avoir de la matière. Globalement, la mission de vie, c'est le chemin que l'on prend pour trouver sa place unique dans ce monde et prendre part à des activités qui donnent un sens à la vie elle-même. Je vous laisse quelques secondes pour méditer là-dessus.
Donc si on décrypte ça, parce que ça fait un peu mal au crâne : trouver sa place unique dans ce monde, donc c'est vraiment quelque chose qui nous est propre, unique, il y a que nous qui pouvons mettre ça en place. Et prendre part à des activités, donc passer à l'action, entreprendre des choses qui donnent un sens à ce qu'on fait, et donc à la vie elle-même. Donc en gros, c'est mettre en place des actions qui sont propres à nous pour aller à un chemin qui nous est propre et seulement à nous, et qui donne du sens à ce qu'on fait au quotidien, tous les jours, en tout cas qui va servir une cause qui nous dépasse.
Bon, cette mission de vie, moi, je me suis pas mal posé cette question-là après le Vipassana. Donc je peux vous en parler un petit peu, je pense que ça peut être le bon moment. J'ai fait un stage de méditation en Inde. Je suis parti en décembre 2023, donc je suis parti 10 jours en Inde, donc 10 heures de méditation par jour, et dans le silence, donc on fait vœu de silence. Je savais pas du tout dans quoi je mettais les pieds. C'était une pote qui m'avait parlé de ça, qui m'avait dit : « C'est génial, tu verras, c'est trop bien. »
Et je me suis dit : « Bah ouais, j'ai envie de me lancer des défis. » Moi, j'aime bien me lancer des petits challenges pour savoir comment je vais réagir dans ces situations. Donc par exemple, j'avais fait un jeûne de 4 jours quelques semaines avant, pour comprendre concrètement, bah, est-ce que ton corps peut survivre 4 jours sans manger, et qu'est-ce que ça fait, c'est quoi les aliments dont tu as besoin, est-ce que c'est possible. Et en fait, je me suis rendu compte que c'est totalement faisable, et même on faisait des marches de 4 heures dans les Vosges, dans les montagnes, et j'étais pas du tout fatigué. Bah, en tout cas un peu fatigué quand même, mais pas non plus à plat, et ça allait.
Et en fait, je me suis rendu compte que mon alimentation aussi pouvait être faite d'autre chose que de la viande, et du coup j'ai pas mangé de viande pendant un mois. Donc j'aime bien me lancer ce genre de challenge. Et juste après le jeûne, justement, il y avait ce challenge-là, de passer 10 jours dans un camp de méditation en Inde, dans le silence.
Donc quand on arrive sur place, ben on donne tous ses effets personnels, donc pas de téléphone, pas d'ordinateur, surtout pas d'ordinateur, pas de livre, pas de quoi écrire non plus. Bref, rien du tout, quoi, on a juste nos affaires. En plus, quand je suis allé là-bas, j'ai eu la bonne idée, en m'inscrivant, donc quelques mois avant, de dire que j'avais déjà fait ça deux fois. En fait, j'ai menti, c'est pas bien, et je m'en rends compte. Et quand je suis arrivé là-bas, et ben en fait, ils m'ont dit : « Ah, mais toi, tu l'as déjà fait deux fois, génial, du coup on va te mettre dans la catégorie des old students », donc des étudiants qui ont déjà fait ça plusieurs fois.
Et donc ça veut pas juste dire être mis dans une catégorie, ça veut aussi dire que j'avais pas le droit de manger le soir, du coup, et que j'avais pas de luxury bed, donc de lit, on va dire, luxueux. En tout cas, j'avais, voilà, un sommier un peu banal avec un petit matelas très fin, quoi. Donc je me suis pas du tout facilité la tâche. Donc petit enseignement : ne pas mentir, surtout quand on va dans des trucs spirituels. Et du coup, moi, quand ils m'ont dit ça, bah je pouvais pas dire… j'étais obligé d'aller à fond dans mon mensonge. Je dis : « Oui, bah oui, effectivement, je suis old student, très bien », et tout, machin.
Comment ça se passe sur place ? C'est 10 jours dans lesquels on est dans le silence complet, qu'avec soi-même, qu'avec ses pensées. On se lève à 4h du matin, 4h30, on est réveillé au gong, donc il y a des petites clochettes aussi, des gens qui passent devant les cellules. Donc on est dans des sortes de cellules, ça fait un peu prison, mais en vrai c'est super sympa. Bah, c'est sympa, c'est une expérience qui est incroyable, mais le cadre fait un peu, voilà, cellule, et cetera.
Tu es dans ta chambre, dans ta cellule, donc tu es réveillé à 4h30 du mat, tu dois méditer pendant 2h dans ta chambre. Une fois que tu as médité pendant 2h, tu vas prendre ton petit déj. Donc là, dans ce cas-là, tu vas à la cantine et tu as un plateau qui est assigné à ton numéro de chambre. Donc tu prends ton plateau, tu te sers, un peu en mode prisonnier, quoi, tu as une louche, tu mets ça dans ton plateau. Ton plateau, tu sais, il est en fer avec des creux à l'intérieur, donc pour mettre, voilà, les aliments. Moi, vu que j'étais old student, je devais regarder que le mur, donc j'étais face à un mur blanc, et bah tu manges et tu es dans le moment présent.
Ensuite tu sors, tu as une petite pause, tu as des méditations de groupe, donc tu vas méditer dans un hall. Tu fais ça pendant, je crois que c'est pendant 1 heure ou 2h, les méditations de groupe. Après, des méditations solo, après tu vas remanger, après tu as du temps aussi, un peu de repos, soit dans ton lit, soit dans un jardin. On avait un beau jardin, ça c'était trop cool. Du coup, c'était à Mumbai, et donc on était un peu en hauteur, donc on voyait toute la ville. On était dans un jardin avec un énorme arbre au milieu, c'était super beau. Et après, tu remédites en session de groupe, et après tu fais le goûter, tu remédites après, et après tu as une session de discours. Globalement, tu médites vraiment 10h dans la journée.
Pendant cette journée, en fait, tu es guidé par rapport à des audios. Donc il y a des audios qui sont passés dans les sessions de groupe, qui t'expliquent comment méditer. Et donc pendant les trois premiers jours, il t'explique qu'il faut te concentrer sur une seule partie de ton corps, qui est entre ton nez et ta lèvre supérieure, donc une sorte de petit triangle qui se forme. Ceux qui ont des moustaches, du coup, c'est plus compliqué, ceux qui en ont pas, bah c'est plus simple. Mais du coup, tu as un petit triangle qui se forme juste là, et il t'explique qu'il faut se concentrer dessus grâce à ton inspiration et expiration de ton nez, donc un souffle naturel, pour affiner ton esprit.
L'objectif, c'est de faire en sorte que tu puisses ressentir des sensations, même les plus infimes possibles, et de manière très précise. Et ça pendant 3 jours, donc réellement 30 heures de méditation sur ce petit triangle entre le nez et la bouche. Donc il y a de quoi péter un câble, en vrai. Mais tu as des explications, il t'explique qu'effectivement ça t'aide à ressentir les choses. Tu te rends compte que tout ce que tu vois là, ça fait partie de quelque chose qui est plus grand.
Donc vraiment une méditation, en fait, qui vient du Bouddha. Donc il y a rien de religieux, mais c'est une technique qui était utilisée par le Bouddha pour s'éveiller. Donc c'est vraiment de la méditation, technique de méditation pure et dure, qui a été… donc ça fait 2500 ans, qui avait été perdue au fil des années dans sa pureté. En gros, les gens l'utilisaient, mais l'utilisaient pas bien, donc ça avait perdu sa pureté. Et ça a été sauvegardé en… ah, j'ai pas envie de dire n'importe quoi, en Bulgarie, je crois que c'est la Bulgarie, par deux yogis, donc deux personnes qui étaient sachantes de cette méditation-là.
Et du coup, il y a une personne qui a découvert cette méditation-là, qui avait des maux de tête très sévères. Il devait aller voir des médecins, il prenait de la morphine. C'est un chef d'entreprise très riche dans l'industrie, qui avait plusieurs sociétés, et cetera. Il expliquait que, ben, il avait testé tous les médecins du monde, en tout cas il voyageait énormément pour résoudre ses maux de tête, et impossible d'y arriver. Et il y a un de ses amis qui lui a dit : « Bon, bah, vu que tu as essayé tout ça, essaie la méditation Vipassana. Il y a deux yogis qui le font, pourquoi tu essaierais pas, pour voir si ça marche sur toi ? »
Du coup, il l'a fait, il a testé. Au bout du 2e jour, donc on replonge un petit peu dans mon expérience, 2e, 3e jour, c'est un peu dans cette temporalité-là, et ben lui, il a pété un câble. Il s'est dit : « Bah ouais, non, c'est pas pour moi, c'est trop spirituel. Moi, je suis un mec du business, un homme d'affaires, je viens d'une bonne famille, c'est beaucoup trop spirituel pour moi, je m'en vais. » Donc il commence à faire ses valises. Il y a une dame qui le retient, qui lui dit, donc c'est Monsieur Goenka : « Monsieur Goenka, s'il vous plaît, restez parmi nous, restez au moins un jour de plus, je vous en supplie, un jour de plus, et vous verrez, et vous me direz. »
Donc Monsieur Goenka dit : « Bon, bah OK, je veux bien un jour de plus. » Il continue, donc 3e jour, 4e jour, 5e jour, jusqu'à la fin. Et au final, il se rend compte que son mal de tête, qu'il avait depuis des années et des années, qu'il arrivait pas à résoudre, s'était évaporé. Il a vu la puissance de cette méditation, il a voulu le faire pour sa maman qui était malade. Donc il est reparti en Inde, il a véhiculé du coup cette méditation, il a fait des cours privés à sa maman. Il y a d'autres personnes, d'autres amis qui sont venus, et de plus en plus de personnes sont venues. Il commençait à faire des sessions collectives, puis après il a ouvert des centres, et cetera, et cetera.
Et en fait, vu que c'était un homme d'affaires très riche, il s'est retrouvé à ouvrir plein plein plein de centres, et c'est comme ça qu'il a réussi à rediffuser cette technique qui avait été perdue depuis 2500 ans, en Inde et dans plein de pays du monde. Aujourd'hui, il y a 200 centres dans le monde, il y a 120 pays qui accueillent des méditants, donc des gens qui pratiquent cette méditation, et du coup c'est enseigné partout. Voilà pour la petite histoire.
Je reviens dans mon histoire à moi. 2e, 3e jour, c'est là où effectivement tu as envie de péter un câble, tu te dis : « Mais qu'est-ce que je fais ici ? Est-ce que c'était vraiment la bonne idée ? Est-ce que vraiment ça a du sens ? » Mais tu tiens. Tu tiens, chaque jour tu te regardes dans le miroir, tu dis : « Let's go, on peut le faire, on peut le faire, on avance. » Plus tu avances dans les méditations, plus tu peux te concentrer du coup sur d'autres parties de ton corps.
Au bout du 3e jour, tu te concentres sur la tête, les épaules, le bras, le torse, le dos, les jambes, les pieds. En fait, tu scannes tout ton corps de haut en bas, de haut en bas, et ça te fait une sorte d'énergie, et tu te rends compte que, bah, tout ton corps n'est que vibration. En fait, ce sont que des vibrations, et c'est prouvé scientifiquement, mais en fait on le vit de manière réelle, et c'est ça qui est fort, c'est ça qui est magique dans cette expérience. C'est qu'on se rend compte qu'effectivement, chaque endroit n'est que vibration, il n'y a que de l'énergie qui coule partout en nous.
Ce qu'on t'apprend aussi, c'est que tout est impermanent, c'est-à-dire la douleur. Au début, les premières méditations, les 5 premières minutes, j'avais mal aux jambes parce qu'on est en tailleur, et j'avais mal au dos, et en fait ça, c'était horrible, et je me disais : « Mais c'est impossible, je vais pas pouvoir tenir 100 heures de méditation comme ça. » En fait, je me suis rendu compte, et c'est ce qu'on nous inculque, que lorsqu'on se concentre de manière équilibrée, donc sans jugement, sans se dire « ah ben, j'ai mal » ou « ça fait du bien, ça fait du plaisir », sur ces sensations, donc sur la douleur par exemple, et ben en fait, ça s'évapore, ça s'efface, et toutes ces choses-là ne sont qu'impermanentes.
Et du coup, c'est ce qu'ils nous apprennent aussi, et ce que je trouve très beau, c'est que tous les soirs on a des discours, justement de ce Monsieur Goenka dont on a parlé tout à l'heure, qui a enregistré des vidéos. Donc la technique de méditation est la même dans tous les centres, donc ce sont des vidéos qui sont diffusées. Donc ils ont réussi à scaler le modèle. Je pensais beaucoup quand même au business, franchement, ils sont bons, parce qu'ils ont réussi quand même à scaler le truc, et franchement, ils sont très forts, quoi.
Donc les vidéos t'expliquent et te donnent, pas des leçons de vie, mais je dirais un art de vivre qu'on a un peu oublié, qu'on a un peu perdu. L'art de, bah, de donner, d'aimer les gens de manière sincère, pas de manière intéressée, de réduire l'ego. L'ego, c'est quelque chose qui nous monte à la tête. Je pense que même en tant qu'entrepreneur, ça nous est déjà tous arrivé, peut-être pas, en tout cas moi ça m'est arrivé, de se dire : « Bah voilà, je suis meilleur que les autres, je suis plus malin que les autres, j'ai réussi à trouver des systèmes qui font que je gagne beaucoup d'argent, que j'ai la liberté, que j'arrive à voyager partout, alors que d'autres sont en CDI. »
L'ego nous monte à la tête, le succès, la gloire : « Ouais, j'ai réussi à faire telle chose qui me permet en fait d'avoir beaucoup de visibilité, et cetera, je suis meilleur. » Et en fait, on se rend compte petit à petit que ce sont que des choses qui gonflent notre ego, mais qui n'ont pas de sens profond, et qu'au final cet ego, il faut le réduire au minimum. Et pour le réduire au minimum, il faut donner, il faut donner aux autres, et pas penser que son temps est plus important que celui d'un autre, mais être sur un pied d'égalité.
Ça nous apprend qu'on réagit de manière très inconsciente. En fait, il y a beaucoup de choses que l'on fait et qui ne sont que la réaction de notre inconscient. Je prends un exemple : imaginons qu'une personne dans le métro vous pousse. Ça vous bouscule, ça vous met des sensations qui sont négatives, donc on ressent des sensations négatives. Et du coup, bah, plusieurs options : soit on pousse en retour, donc on crée de la négativité, soit on rumine dans sa tête et on se dit : « Mais pourquoi elle m'a poussé ? Mais pourquoi ? Je la hais, je la déteste. »
Et en fait, toutes ces choses-là, on se rend compte que c'est juste le résultat de nos sensations, parce qu'en fait on nous a appris que quand quelqu'un nous pousse, et ben c'est une sensation négative, donc on a envie de rejeter de la négativité. Et donc le Vipassana, en tout cas cette méthode de méditation, nous apprend que toute action extérieure va provoquer justement ces vibrations. Il faut les regarder de manière très équilibrée pour agir après de manière consciente et rationnelle, et pas seulement inconsciente et irrationnelle.
Cette expérience, du coup, est passée. On a fait 3 jours, moi j'ai fait 3 jours, 4 jours, 5 jours, 10 jours, et c'était incroyable. J'étais dans mes pensées, j'étais dans le moment présent, je prenais le temps de prendre le temps. Je regardais les feuilles tomber, je regardais les fleurs pendant des minutes, des heures. C'est du temps que je prenais pour être qu'avec moi-même, alors qu'on est tous sous pression, dans l'hyperperformance, dans la surperformance, de devoir aller plus vite, trop vite, de plus profiter des choses simples, de plus trouver beau ce qui nous entoure. Et en fait, on redécouvre un nouveau monde, un monde qui est sous nos yeux tous les jours, mais qu'on ignore.
Franchement, cette expérience, elle m'a bouleversé, elle m'a touché, elle a réellement changé ma vie, changé ma vision des choses, ma vision de la vie. Et elle m'a appris, en tout cas m'a réinculqué un art de vivre qu'on m'avait jamais appris. En fait, c'est ça : ça m'a inculqué un art de vivre qu'on m'avait jamais appris. Ce qu'on nous apprend, c'est ce qu'on consomme, c'est le contenu qu'on voit sur les réseaux sociaux, c'est la société, c'est tout le système qui est déjà mis en place. Et je suis pas un anarchiste à cracher sur le système, c'est pas le but, mais c'est un fait : on est influencé par ce qu'il y a autour de nous. Et ça, ça remet au centre justement, bah, un art de vivre qui est beaucoup plus pur, qui est basé sur l'esprit, basé sur les sensations, basé sur son être, sur la connaissance de soi, et qui permet de se retrouver.
Après cette expérience, j'ai été bouleversé. J'ai appelé tous mes proches, ma famille, mes amis. Il y avait un sentiment de culpabilité, de dire : « Mais en fait, j'ai fait souffrir tellement de monde sans m'en rendre compte », et même eux ne s'en rendent même pas compte. Un sentiment de vouloir aider les gens, donner aux gens, aimer profondément et de manière très sincère, aimer tout le monde, peu importe leur origine, leurs envies, leur pureté ou non. Même les personnes les plus dures devraient être aimées.
Et en fait, toutes ces questions-là… En fait, je suis revenu de ça, du coup, de l'Inde, de ce voyage-là. Donc je suis revenu au Nouvel An, donc c'était le 1er janvier. Donc j'ai fait Noël là-bas, le Nouvel An là-bas, je suis revenu le 1er janvier à Paris, et là, grosse claque, retour à la réalité : « OK, donc là, il faut que je fasse des visios avec des gens, je gère le business », et cetera, et cetera. Ça a été un réel choc. Moi, j'étais dans un monde parallèle, recentré vers la nature et moi-même, et là je devais retourner dans du business. La transition a été dure. Je pense que je l'ai quand même réussi à la faire.
On doit pratiquer, en fait, après cette expérience, la méditation de manière constante. Eux recommandent de méditer 2 heures par jour, ce qui est concrètement très compliqué, surtout quand tu gères, bah, tu as plein de trucs à mettre en place, à gérer. Donc j'essaie de méditer quand même une demi-heure par jour. Là, je médite encore une demi-heure par jour à peu près, donc il y a des séances que je loupe quand même, mais ça me permet de rester centré quand même sur ça et de pas non plus tout oublier, tout perdre.
Et donc je me suis beaucoup posé la question : mais c'est quoi ma mission de vie ? C'est quoi tout ce que j'ai vu là ? En fait, une fois que je suis sorti de là, c'était évident : j'avais envie d'aider les gens, d'aider les gens à entreprendre, d'aider les gens à s'émanciper, à s'épanouir. Et en même temps, bah, là, j'étais dans le business, dans un système qu'on avait mis en place, qui marche très bien, mais est-ce que c'était vraiment rattaché à ma mission de vie ?
Et donc c'est là où je veux en venir. Je veux en venir sur le fait que cette mission de vie, elle est très importante à intégrer, analyser. Moi, j'ai compris que la mienne, c'était d'aider les gens à créer les bons systèmes pour qu'ils puissent atteindre leurs objectifs et vivre une vie harmonieuse. C'est une phrase très complexe, très complète, mais globalement qui représente bien les piliers qui sont importants pour moi : créer les bons systèmes, aider les gens, vie harmonieuse. Est-ce que Growth Hiring m'apportait ça ? Est-ce que les business que j'avais, est-ce que le podcast Conseil de Growth m'apportait ça ? Je me posais vraiment sincèrement la question, et je pense que tout le monde devrait se poser cette question-là.
Imaginons qu'on prenne un exemple. Imaginons que cette mission de vie, ce soit un soleil. Un soleil, on reste du coup dans l'univers de la galaxie, avec notre fusée tout à l'heure. On a notre Soleil, qui est notre mission de vie. On peut avoir plusieurs missions de vie : on peut aider les gens, on peut s'aider soi-même, rendre heureux nos proches, on peut avoir plusieurs choses. Et tous les projets qu'on met en place, par exemple moi, par exemple Growth Hiring, donc votre business à vous, le business que vous mettez en place, est-ce que ça a du sens par rapport à votre mission de vie ?
Est-ce que ça sert votre mission de vie ? Est-ce que ça apporte des choses par rapport à votre objectif ? Est-ce que ça n'apporte pas assez de choses, justement, pour accomplir votre mission ? Quelles sont les choses que ça n'apporte pas ? Et si ça les apporte pas, est-ce que vous pensez que ça pourrait les apporter ? Est-ce que vous pensez que votre projet actuel peut être rattaché à votre mission de vie ? Et si c'est pas le cas, est-ce qu'il y a d'autres projets qui peuvent le faire, qui seraient complémentaires, ou même est-ce qu'il faudrait faire un switch ?
Cette mission de vie, pour la trouver, il faut aller chercher au fond de soi quelles sont les choses qui nous passionnent, quelles sont les choses qui nous animent, qu'est-ce qu'on a envie de faire au quotidien, quelles sont les choses qui nous transcendent et qui nous donnent envie de nous lever tous les matins. Je pense que ça se trouve pas du jour au lendemain, je pense que c'est un chemin constant. Notre mission de vie aussi peut évoluer en fonction du temps.
Mais ce qui va être très important, c'est ce soleil-là, les planètes qui sont autour, donc les projets : projet business, ça peut être projet personnel, ça peut être par exemple un podcast. Est-ce que ce podcast est rattaché à ma mission de vie aujourd'hui ? Oui, et c'est aussi pour ça que je l'ai créé. C'est qu'entreprendre pour s'entreprendre, c'est une philosophie de vie que j'ai comprise, que j'ai acceptée, que j'ai envie de véhiculer, et que je n'arrivais pas à véhiculer seulement avec Growth Hiring, par exemple.
Growth Hiring, aujourd'hui, j'aide des gens, donc ça, c'est génial. J'arrive à passer des paliers qui me permettent d'être un meilleur entrepreneur, de passer des caps avec une équipe, être en harmonie avec elle, faire de belles choses. Mais il manquait cette brique-là. Est-ce que mon ancien podcast, Conseil de Growth, avait du sens ? J'aidais les gens, évidemment, mais je n'avais pas ce côté un peu philosophique, spirituel, aller chercher un peu au-delà. J'avais des choses très concrètes, actionnables, 30 minutes, paf, un expert qui explique sa méthode.
En fait, je me suis rendu compte que là, j'arrivais à créer du coup un contenu qui est au plus proche de mes pensées, qui peut toucher des gens, qui peut toucher des entrepreneurs, et que ça résonne, et que ça peut résonner en eux. Et c'est là où ça a du sens, et que c'est aligné avec ma mission de vie. Et c'est quelque chose qui est complémentaire à Growth Hiring. Ça veut pas dire qu'il faut enlever ce projet Growth Hiring, mais c'est quelque chose qui va être complémentaire. Comme Nomade, du coup, le coliving, c'est aussi quelque chose qui va être complémentaire : je vais réussir à aider des entrepreneurs pendant 10 jours à avancer sur leur business, tout en voyageant. Aujourd'hui, le podcast me permet pas de voyager, c'est pas l'objectif de ce podcast, et donc ce coliving a du sens pour moi.
Donc la mission de vie, elle doit être identifiée et être identifiable, avoir du coup des projets autour d'elle qui ont du sens, et du coup répondre à ces questions-là : est-ce que ça m'apporte, est-ce que ça apporte à ta mission de vie, est-ce que ça sert, est-ce que ça sert pas, quelles sont les choses qui manquent justement, est-ce qu'il y a d'autres choses qui pourraient être faites pour combler ce manque. Et ça permet du coup de réaligner cet écosystème, donc notre Soleil, nos planètes qui tournent autour, et après nos fusées, nos business, en fonction des motivations, des stades auxquels on est, que ce soit nous-mêmes ou au sein de nos business, pour s'assurer d'utiliser les bonnes motivations, les bons leviers pour aller servir cette mission de vie.
J'espère que cet épisode aura plu. Je vous ai partagé directement mon expérience Vipassana. Je voulais en faire un épisode, mais c'est venu sur le flow, et je pense que c'est venu au bon moment. J'espère que ça aidera, que ça inspirera. J'espère que ce sujet aussi parle, et n'hésitez pas à approfondir justement ces choses-là, prendre le temps, prendre le temps de vous poser, prendre le temps de vous poser les bonnes questions. Il n'est jamais trop tard. Et je vous souhaite une bonne soirée, une bonne journée, un bon run si vous êtes en train de courir, une bonne vaisselle, un bon trajet, et on se dit à très vite. Ciao !