← Podcast S'entreprendreÉpisode 8 · 2 juin 2024 · 1:03:39

Sagesse & Business : le sens de la vie

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Et toi, où en es-tu dans ton entreprise et dans ta vie ?

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Transcription de l'épisode

Transcription automatique, peut contenir quelques erreurs.

Hello les amis, on est parti pour un magnifique moment. Ça va être un très, très bon moment. Vous savez pas pourquoi ? Moi je sais. C'est un bon moment tout simplement parce qu'on va parler de sagesse et de business. Enfin ! Je suis trop content.

J'ai pu me poser, réfléchir un peu à ces deux sujets : comment on peut mêler sagesse et business dans son quotidien. Parce qu'il y a beaucoup de valeurs que j'ai pu lire, écouter ou vivre, même depuis mon séjour en Inde, où j'ai fait une retraite méditative. J'ai lu pas mal de livres sur le sujet, donc j'ai pu l'appliquer dans mon quotidien, mais certaines défaillances sont apparues sur le business. En fait, il y a des choses où j'arrivais pas à me positionner, à me situer. Donc j'ai bien pu me poser il y a deux jours sur le sujet et vous faire des premières briques d'enseignement là-dessus.

Je suis trop content, c'est toujours un plaisir de faire ces épisodes-là. On est le 26/05, donc 26 mai, il est actuellement 18h40. Je rentre d'une session de course, ma dernière session de run de cette semaine, donc trois sessions de run, une session de piscine aussi. Donc je suis content, j'ai repris la piscine : 1,2 km de nage, donc c'était cool, avec une allure de 2,07 le mètre. Donc en gros je fais 100…

Je redis ça parce que c'est pas bien expliqué. Mais en gros, j'ai fait 100 m, mon allure moyenne est de 100 m… mon allure moyenne est de 2 virgule… Ouais, j'y arrive pas, c'est fou. Sur 100 m, en gros, j'ai une allure à 2 minutes 07. Voilà, simplement ça, c'est l'allure que j'ai sur la natation, et du coup on dit du 2,07 les 100 m. Voilà, reprise de la piscine, j'ai refait de la course, je suis trop content parce que j'arrive à bien tenir mon programme d'entraînement, donc il y a zéro accroc là-dessus.

Pour raconter un petit peu les actualités de la semaine : cette semaine, qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai pu fêter mon anniversaire, donc ça m'a fait plaisir. Je suis pas du tout anniversaire, moi, de base. Je suis né du coup le 24 mai 98, donc ça me fait officiellement 26 ans. Je passe la barre des 26, donc je suis plus proche des 50 ans que de ma naissance. C'est un peu bizarre de voir ça comme ça, mais c'est la réalité.

Et bah c'était un bon moment, franchement. J'ai pas l'habitude de fêter mes anniversaires. Je l'ai fait une fois vraiment bien l'année dernière, pour les 25 ans. J'avais pas l'habitude de le faire tout simplement parce que dans ma famille, j'ai pas eu cette culture-là. J'ai pas eu l'occasion vraiment de célébrer avec ma famille, c'était pas trop les rituels que j'avais. Du coup, je voyais plutôt ça comme une chose négative.

J'avais pas l'esprit de fête de l'anniversaire, et même je comprenais pas trop le concept. C'est une belle journée, c'est bien, c'est sa naissance, mais il y a rien de spécial en fait, c'est une journée un peu comme les autres. Mais en gros, depuis l'année dernière, je me suis dit : c'est quand même une occasion que tu peux utiliser pour rassembler les gens, pour fédérer et pour, bah, tout simplement passer un bon moment. Donc c'est comme ça maintenant que je vois mes anniversaires.

Et donc cette année j'ai pu le fêter. On l'a fêté du coup jeudi soir, on a eu un apéro Growth Hiring. On a fait un apéro avec nos clients, prospects, les gens de la communauté, ça s'est super bien passé, il y avait une cinquantaine de personnes. De base, on devait aller à la Démesure, sur scène, donc en extérieur, pour fêter les beaux jours qui arrivent, parce que là l'été est enclenché. Par contre, eh ben il pleuvait, en tout cas il y avait des potentielles pluies, donc on s'est replié.

Et on a eu un point de repli qui était assez intéressant dans Paris, dans une sorte de boîte de nuit en sous-sol, en mode disco classe. Donc ça, c'était assez cool. On était une cinquantaine de personnes, ça faisait trop plaisir, franchement. Format très convivial, parce que c'était la 7e édition, il y a plein de gens qu'on a l'habitude de voir, des partenaires, voilà, des gens qui sont venus à tous les apéros, des amis maintenant. Donc franchement, c'est trop, trop bien.

L'équipe s'agrandit, donc on avait pas mal de coachs qui étaient là, même des nouvelles recrues qui sont venues. Donc je trouve ça super engageant, super cool, super stimulant. Donc franchement, c'était un bon moment. Et du coup, à minuit, c'était mon anniversaire, mes chers associés m'ont fait la petite surprise du coup de me fêter mon anniversaire avec un petit DJ, voilà, des petites bougies, et cetera. Donc c'était assez festif, c'était très sympa.

Qu'est-ce qui s'est passé aussi d'autre cette semaine ? On a fait un tournage avec Growth Hiring, donc tournage pour faire une vidéo VSL. Je sais pas si vous voyez, la VSL, c'est une sorte de landing page dans laquelle il y aura une vidéo. On présente nos offres, pourquoi c'est pertinent, bah, de faire appel à nous, et surtout à notre nouvel accompagnement. Et en guise d'introduction de ce podcast, vu que je l'ai pas fait : Growth Hiring, c'est une entreprise qui forme les recruteurs aux techniques commerciales et marketing.

Donc on est une team de 25 personnes maintenant, avec un modèle de freelance. On est trois associés, avec Hugo et Marilou et moi, et on a l'habitude de former du coup les recruteurs à toutes ces nouvelles techniques pour se différencier, améliorer leur approche et surtout construire le futur du recrutement de demain. Et donc on a fait des vidéos et du contenu pour présenter tout ça sur une landing page. Donc tout ça, ça va sortir ce début de semaine avec la nouvelle vidéo, donc ça va être top.

On a fait des shorts pour LinkedIn, peut-être pour YouTube, on va peut-être mettre ça sur la chaîne YouTube. On a fait plein de petits shorts pour expliquer notre vision du recrutement, les méthodologies concrètes qu'on peut mettre en place, quelle est aussi la vie qu'on vit aujourd'hui en tant qu'entrepreneur. Donc je pense que c'est hyper important de documenter ça. C'est ce que je fais actuellement avec le podcast, mais ouais, l'idée c'est de le communiquer au plus grand nombre, et LinkedIn est un levier aussi intéressant. Donc ça va arriver prochainement, et notamment c'est en adéquation avec notre nouveau branding qui va sortir.

On a fait aussi venir des clients, donc ça c'était trop bien, en interview au studio. Donc on a fait quatre interviews clients qui ont pu du coup, bah, témoigner de leur accompagnement, des résultats qu'ils ont pu obtenir, concrètement ce que Growth Hiring a pu leur apporter. Donc c'est toujours un moment assez touchant, parce que c'est vraiment des personnes qui ont parlé sincèrement, qui ont fait le déplacement, qui sont convaincues et surtout qui, bah ouais, qui nous soutiennent, qui sont engagées dans le truc. Et on sent vraiment qu'il y a eu de l'impact, et donc ils témoignent ça de manière franchement parfaite. Franchement, c'est très beau parce que ça vient du cœur, et du coup on a fait quatre capsules comme ça qui vont sûrement aussi sortir la semaine prochaine.

Actualité aussi : bah ce week-end, à titre perso, j'ai pu fêter aussi avec mes potes proches mon anniversaire. Donc petit barbecue tranquillou chez moi, parce qu'on a un petit jardin dans lequel on a pu bien s'éclater, donc c'était très cool. On a passé une belle journée, puis on a fini dans une petite soirée dans un bar, donc c'était trop, trop cool. J'ai été gâté, j'ai eu plein de cadeaux et c'était un très beau moment. Donc le fait de fêter mon anniversaire pour rassembler les gens, c'est réussi : l'objectif, c'est de régaler tout le monde, et donc c'est objectif fait.

Je pense qu'on est bon pour les actualités de la semaine. J'ai pas trop envie de m'étendre là-dessus parce qu'on a un programme assez chargé, et je voulais vous parler tout d'abord de trois enseignements que j'ai eus cette semaine. Donc des enseignements un peu du quotidien, business, et cetera, suite à un peu ce que j'ai vécu cette semaine. Plus, je voulais vous partager des enseignements sagesse business. Je sais pas trop comment je vais les appeler, peut-être que ça va rentrer dans cette capsule enseignement et je vais les faire juste d'affilée, mais voilà, je vous ai listé quelques petits points intéressants qu'on va pouvoir explorer ensemble.

Premier enseignement de cette semaine. Déjà, cette semaine, trop cool, j'ai pu aussi voir Louise Mouton, qui est une recruteuse qui était coach aussi chez Growth Hiring. Donc à un moment, elle a eu un passage en freelance, donc elle a fait appel à nous pour travailler ensemble, et du coup elle était coach avec nous, donc elle a formé pas mal de gens. Et après, bah là, elle a trouvé un CDI, donc je suis trop content pour elle. On a repris un petit verre pour parler un peu de la vie, et dans nos discussions et nos réflexions, elle m'a fait part d'une métaphore que je voulais vous partager, parce qu'elle m'a beaucoup touché.

Et on se disait en fait que la vie était un peu comme un train. Que dans ce train, au début de sa vie, eh ben on a plein de gens, plein de gens dans ce train, il est bondé. Notamment quand on va à l'école, on a plein d'amis, on a des parents, et cetera, la famille. Ensuite, bah, collège, lycée, études, bref, de plus en plus de monde rentre dans ce train. Et au fur et à mesure, plus on avance et plus ce train avance, eh ben en fait il y a des personnes qui descendent à des gares.

Donc il y a des amis d'enfance qu'on ne voit plus, des amis de collège qui disparaissent, des amis d'école aussi qui font leur chemin. Il y a d'autres personnes qui rentrent dans notre train, mais de plus en plus, au fil du temps en fait, ça dépend aussi des carrières de chacun, on peut avoir un train qui se déremplit, en tout cas qui se vide petit à petit. Et en fait, on se rend compte plus on avance dans notre chemin. C'est-à-dire qu'avant, au tout début, on s'en rend pas compte parce qu'on est dans l'euphorie, il y a beaucoup de monde dans le train, il y a plein de gens, et en fait le train est bondé, donc dès qu'il y a une personne qui part, on s'en rend pas compte.

Mais plus on avance et plus nos amitiés sont précieuses, plus les personnes qu'on côtoie sont précieuses et nous ont de la portée, et prennent du temps dans notre vie, prennent de la place. Et lorsqu'elles partent, et lorsqu'elles descendent de ce train, eh ben en fait on s'en rend compte de plus en plus. Et donc plus le train se vide, plus on avance dans la vie, en fait. Et souvent même, on peut le comparer aux grands-parents.

Moi, je vois ma grand-mère par exemple, je vais souvent la voir. Là, je l'ai appelée par exemple tout à l'heure pendant la petite session de course. Vu que j'étais en allure fondamentale, j'avais le droit d'avoir une allure sur laquelle je pouvais discuter avec des personnes, donc j'ai profité de cet instant-là pour appeler ma maman, parce que c'est la fête des mères. Donc si vous écoutez ce podcast, qui va sûrement sortir à 19h30, eh ben n'oubliez pas la fête des mères, si vous l'avez pas souhaitée, très important. Et si vous écoutez un peu plus tard et que vous avez quand même pas souhaité la fête des mères, faites-le, c'est important, les mamans. Parenthèse fermée.

J'ai aussi appelé du coup ma grand-mère, et je me rends compte, ma grand-mère en fait, elle est… bah, elle a perdu mon grand-père, donc son mari, il y a, je pense, ça doit faire cinq ans maintenant. Et depuis cet instant-là, elle vit assez seule, assez seule, parce que, bah, elle a plus son conjoint. Elle fait des activités, mais c'est différent. Et même, au fur et à mesure qu'on avance dans la vie, ben il y a des personnes qui sortent de ce train, qui quittent ce train, et notamment parce que c'est pas une gare, mais finalement, bah c'est une gare d'un autre monde, malheureusement.

Les gens partent, il y a des gens qui quittent ce monde, et malheureusement, bah plus on avance, plus on vieillit, plus on aura des pertes, c'est comme ça. Et donc on se retrouve de plus en plus seul. Et en fait, c'est un peu ça le constat qu'on a fait, c'était un peu cette métaphore du train, qui était je trouve assez intéressante. Et de se dire que c'est important de profiter pendant ce train, d'aller au wagon-bar, faire des jeux et de kiffer avec ces personnes-là tant qu'elles le sont, et de profiter à fond de chaque instant dans ce train, parce que les gens vont et viennent.

Deuxième enseignement : le mental est tout aussi important que la condition physique ou la capacité. En gros, l'idée c'est de se dire que le mental, ça fait 50 % du job, voire même beaucoup plus, dans tout ce qu'on fait. Je m'en suis rendu compte en entreprenant, en faisant du sport actuellement et même en faisant de la méditation. Je pense que c'est trois disciplines qui sont assez liées sur plein, plein, plein d'aspects, et notamment sur le côté mental.

Je pense qu'entreprendre, ça demande une charge et une force mentale qui est quand même énorme. On est à son compte, il faut qu'on se lève tous les matins, il faut avoir un pourquoi, un why assez fort. Il y a des hauts, il y a des bas, il y a des moments d'extase, d'euphorie, qui nous donnent de l'énergie. À l'inverse, il y a des moments de down où on est vraiment dépité, on se demande mais vraiment pourquoi je fais ça. Peut-être pas pourquoi je fais ça, mais plutôt on se dit que ça va pas marcher, on va tout arrêter.

Au début d'un projet, effectivement, ces fluctuations je pense sont de plus en plus grandes, et plus on avance dans les projets… Donc là par exemple, chez Growth Hiring, ces fluctuations sont beaucoup moins importantes, on est moins dans les grands extrêmes, et du coup on est moins sujet à cette chose-là, et on a un mental qui commence à être habitué, en tout cas qui est entraîné à tout ça. Si on prend le sport, au début le mental, c'est pareil : c'est comment je vais faire ma séance, ah bah j'ai la flemme de me lever, je vais avoir plein d'excuses qui vont arriver. Et si j'ai pas en tête mes objectifs, pourquoi je fais mes courses, pourquoi je m'entraîne, et cetera, il est très facile de louper des séances.

Et du coup, si on prend une échelle qui est assez large en termes de temporalité, eh ben, bah il y a la condition physique qui est hyper importante : se nourrir, faire du sport, être en bonne santé et ne pas être blessé. Mais il y a aussi le mental de faire ses entraînements, d'être résilient : si on a pas réussi un entraînement, que le lendemain on le fasse, mais mieux qu'avant, et qu'on aille chercher et dépasser nos objectifs. Et finalement, si je prends l'exemple de la méditation, méditation c'est pareil. Je l'ai vécu quand je suis parti en Inde, vraiment, il y a une rigueur qui est quand même assez, assez présente.

On se lève à 4h30, on fait 10 heures de méditation par jour, donc c'est une heure de méditation à chaque fois, avec des pauses. Mais voilà, tu es vraiment pendant une heure en tailleur, le dos droit, en train de concentrer ton attention entre le nez et ta bouche. En tout cas, c'était comme ça qu'on concentrait notre attention pendant les trois premiers jours, et après c'est sur le reste de son corps et sur sa respiration, sur ses vibrations, sur son énergie. Il y a une réelle discipline, un mental qui est quand même d'acier qu'il faut avoir. Et surtout, il y a des méditations qui vont bien se passer, et donc là c'est assez simple, le mental il est au top parce qu'on voit les bénéfices, et il y a des méditations qui vont être horribles, et en fait on va ressortir dépité, donc là il faut avoir une vraie résilience et revenir sur le terrain.

Donc le mental, je pense qu'il est tout aussi important de le travailler que ses capacités physiques ou sa productivité quand on est au taf. Et donc ça, je pense que ça passe par, bah, la confiance en soi, se répéter à quel point, bah, on a la foi en ce qu'on fait, pourquoi on fait les choses. Il y a aussi des techniques où on peut visualiser des choses pour se projeter et se rendre compte à quel point, bah, on va y arriver. Et je pense que ça, c'est tout aussi important de bien le définir. Donc il y a un côté aussi abnégation, donc être obnubilé par ses objectifs, parce qu'on veut mettre en place, par ses rêves.

Je pense qu'il faut pas… Souvent en France, en plus, c'est bon, on le dit beaucoup, mais en France on a tendance à rêver petit, ou en tout cas être assommé par le manque d'ambition de notre entourage. Ça dépend évidemment des entourages de chacun, mais le Français, entre guillemets, si on le catégorise, va avoir un côté très pessimiste, ou vouloir un peu rabaisser les rêves des autres. Alors que si on prend les États-Unis, là-bas ils sont shootés à l'adrénaline de l'ambition, donc ils vont vouloir faire des grandes choses, énormes, et toute personne qui va entreprendre, qui va avoir des rêves ambitieux, ben on a envie de l'aider ou de faire encore plus que lui. Et donc il y a un côté quand même cercle vertueux là-dedans, et donc tous ces rêves, tous ces objectifs, toutes ces ambitions sont hyper importants pour conditionner son mental et continuer d'avancer.

Le troisième enseignement que je voulais vous partager, c'est faire du volume et améliorer la technique. Quand on veut maîtriser quelque chose, ou être bon, ou obtenir des résultats, il y a je pense, selon moi, deux choses à travailler qui sont très importantes, qui vont de pair et qu'on oublie de temps en temps. Donc faire du volume, selon moi : imaginons qu'on veut s'améliorer, si on prend l'exemple du sport, on veut s'améliorer en sport, il va falloir faire des kilomètres, donc il va falloir courir, courir, courir.

Imaginons que moi, par exemple, pour mon triathlon, j'ai dû m'entraîner à la course, à la nage et au vélo, et je faisais que des entraînements où je bouffais des kilomètres. Donc je m'amusais, je faisais que courir, donc je courais, j'essayais de faire un kilomètre de plus, deux kilomètres de plus à chaque fois, très simplement. Mais ce que j'avais oublié d'améliorer en parallèle, c'était la technique. Il faut faire du volume, il faut faire de la quantité, il faut s'améliorer, il y a du repos à avoir là-dedans, donc il y a peut-être du temps aussi d'analyse dans ce qu'on fait. Mais il y a la technique qu'il va falloir améliorer : donc améliorer ses foulées, améliorer son cardio, faire des entraînements qui sont du coup différents, améliorer ses points d'appui aussi sur les jambes, son souffle.

Et je pense que c'est pareil dans le business. Imaginons qu'on lance des… si je prends l'exemple de l'outbound, donc les campagnes qu'on va lancer d'automatisation pour aller chercher de nouveaux clients ou de nouveaux candidats, dans la méthode du Growth Hiring, il y a du volume. Il faut lancer des campagnes, lancer des campagnes, lancer des campagnes, pour s'améliorer et être meilleur dans le lancement de la campagne. Mais il y a aussi la technique : comment on va améliorer le copywriting, comment on va améliorer la segmentation, comment on va améliorer le message d'approche qu'on va envoyer, la séquence aussi, les différents touchpoints qu'on va utiliser.

Je pense que c'est important d'aller à chaque fois chercher ces deux vitesses. Améliorer le volume, passer à l'action, passer à l'action, et je pense que c'est même plus important de passer à l'action que la technique au début. Mais pour optimiser, obtenir des bons résultats et être meilleur, il faut améliorer la technique.

Et je vous propose maintenant de passer, après une petite gorgée d'eau évidemment, au sujet du jour, en tout cas les grands sujets : sagesse et business. Je me suis inspiré du coup d'un livre que j'ai lu récemment, donc je vous en ai un peu parlé dans les précédents épisodes. Je vous invite à aller revoir, si vous avez pas écouté, si vous découvrez le podcast seulement à partir de cet épisode, vous pouvez regarder l'épisode numéro 2, où je parle de mon stage de méditation que j'ai fait en Inde, qui m'a beaucoup touché. C'est aussi pour ça que je veux faire ce parallèle entre sagesse et business.

Sagesse, d'ailleurs, petite parenthèse : c'est une notion… Quand j'emploie le mot sagesse, ça veut pas dire que je suis un sachant, que je sais tout et que je connais la vérité. À l'inverse, la sagesse, c'est aller chercher la vérité par l'expérience. Donc c'est partager justement une vérité. Il y a des vérités qui sont très subjectives, donc c'est ma vérité à moi, en tout cas c'est mes constats évidemment, et chacun a des vérités et une relation à la réalité qui va être différente.

Donc le côté sagesse, c'est hyper important pour moi. En tout cas, je l'ai vécu en Inde, j'ai fait dix jours du coup de méditation, avec dix heures de méditation par jour, dans le silence complet. J'ai tout documenté, détaillé sur l'épisode 2, donc vous pouvez revenir dessus. Et je pense qu'à l'épisode numéro 5, je parle du livre que j'ai lu, donc j'en ai parlé un petit peu, mais je vais en parler rapidement ici.

En fait, c'est un livre de Frédéric Lenoir, que je vous invite à lire, qui est vraiment très cool, et qui parle de sept sages qui se retrouvent un peu tous avec une sorte d'illumination. Ils se rendent compte qu'il faut absolument qu'ils se retrouvent dans un temple. Et du coup, les sept sages viennent des quatre coins du monde, de cultures différentes, de religions différentes. Ils ne savent pas pourquoi, mais ils doivent se rendre dans ce temple. Et finalement, ils s'y rendent et ils se rendent compte que le pourquoi et leur destinée, leur mission, est de partager leur sagesse des quatre coins du monde, et une sagesse universelle, peu importe les religions et les cultures différentes, à deux adolescents.

Deux adolescents qui pourront du coup s'imprégner de l'ensemble de cette sagesse suite à la catastrophe. Il y a une catastrophe dans le livre où après, ils devront éduquer l'ensemble du Nouveau Monde. Suite à la catastrophe, il y aura des survivants, et éduquer ce nouveau monde, les nouveaux hommes, à ne pas reproduire les erreurs du passé grâce à cette nouvelle sagesse. En gros, ils estiment que le monde actuel a été un peu détruit dû au pouvoir, à la richesse, à plein d'autres choses, et du coup ils veulent inculquer ces valeurs très profondes et universelles à ces deux adolescents.

Donc voilà un peu le résumé du livre. Et dans ce livre, bah il y a plein de sujets qui sont évoqués. Du coup, j'ai retiré quelques sujets que je voulais vous partager, et faire le parallèle avec le business : comment on peut obtenir cette sagesse-là et surtout l'appliquer dans le business, parce que souvent c'est pas forcément facile. Je prends une petite gorgée, une petite respiration, et je suis tout à vous.

Alors, je me suis fait des petites notes pour être sûr de rien oublier. La première note que je voulais vous partager, c'est que notre bonheur ne réside pas dans le pouvoir ou la possession de richesses, mais dans la paix de l'âme. Je pense qu'on le sait tous, cette phrase, elle est, on va dire, un peu bateau. En tout cas, on a conscience que la richesse ne fait pas le bonheur. On voit beaucoup qu'il y a des personnes qui sont très riches, qui peuvent être très haut placées, qui ont beaucoup de pouvoir, mais au final se retrouvent seules.

Et à l'inverse, dans certains pays… Moi, je prends mon exemple : du côté de ma mère, ma famille vient des Philippines. Du coup, je suis déjà parti aux Philippines trois, quatre fois, et une fois où j'y suis allé, je pense que je devais avoir 15 ans, je suis allé du coup pour un Noël. On a fêté Noël là-bas avec ma famille, et puis le lendemain, on a pris un van et on a pris, bah, plein de nourriture, plein de cadeaux, et on a fait le tour de l'île. Parce que du coup, les Philippines, c'est un pays qui est quand même très pauvre, il y a un gros contraste : il y a des gens qui sont très riches et il y a beaucoup de bidonvilles, à l'inverse.

On a pris un van, on a fait le tour des bidonvilles, du coup on a apporté des cadeaux, apporté de la bouffe, et surtout on a partagé des chants de Noël pour fêter Noël du coup avec ces personnes-là. Et en fait, on voyait des personnes qui étaient totalement démunies mais très heureuses, qui vivaient d'amour et d'eau fraîche, on va l'appeler comme ça, mais simplement qui avaient besoin de peu, qui s'en contentaient, et qui étaient beaucoup plus heureuses que des personnes qui peuvent être très riches, avec beaucoup de pouvoir, très angoissées et très seules.

Donc je pense qu'on a tous ce même constat. Et en gros, j'aimerais partager le comment : ces notions-là, on peut les appliquer dans son quotidien. C'est-à-dire, OK, mais on sait que la richesse et le pouvoir ne font pas le bonheur, qu'il faut avoir la paix de l'âme pour être heureux. Et en fait, pourquoi tout ça ? Déjà, la possession matérielle, il faut se rappeler que, bah, c'est sans fin.

L'idée, c'est pas effectivement d'avoir un discours de sachant, c'est plutôt pas dire « il faut ». D'ailleurs, je me suis promis pour cet épisode d'employer le moins de fois possible « il faut », parce que j'aime pas du tout ce terme-là. Malheureusement, je pense que je vais l'employer sans faire exprès, je crois que je l'ai fait. Mais plutôt « se rappeler », je vais chercher plutôt un discours comme ça.

Mais se rappeler que la possession matérielle est sans fin. C'est-à-dire qu'on va avoir… être riche et avoir de l'argent, on va vouloir acheter des choses, on va vouloir désirer des choses, mais ces choses-là, en fait, c'est sans fin. Ça va nous apporter une satisfaction assez courte. Je dis n'importe quoi : une nouvelle chaussure, un nouveau sac, une nouvelle maison, une nouvelle voiture. Toutes ces choses-là, c'est très bien, ça nous donne un statut.

Même, il y a des gens qui vont être très, très tournés par le statut, de « regardez, j'ai de la richesse, regardez, je suis riche », et cetera. Même il y a un côté reconnaissance sociale. Mais ça apporte vraiment une satisfaction qui est, selon moi, un peu malsaine, mais surtout qui est très pas fertile, qui est très éphémère. En gros, c'est vraiment quelque chose qui va s'estomper avec le temps très facilement.

Il faut se rappeler aussi de la loi de l'impermanence. C'est-à-dire que les objets sont des choses qu'on va acheter, et du coup, le fait de posséder des objets, souvent les gens vont s'y attacher. Et donc, par exemple, s'attacher à une belle montre, c'est très bien, mais imaginons qu'elle se casse demain, eh ben ça peut nous rendre triste et malheureux, parce qu'on a mis de l'attachement à cet objet. À l'inverse, cette même montre d'un inconnu dans la rue, on voit qu'elle tombe et qu'elle se casse, eh ben finalement on va pas avoir ce même sentiment de tristesse. Et ce qui va faire la différence entre les deux, ça va être l'attachement qu'on a mis en cet objet.

Donc j'invite vraiment à se détacher des choses, que ce soit des vêtements, même des objets de famille qu'on a pu vous confier. C'est une sorte de cadeau empoisonné, parce que le jour où on va perdre cette chose-là, et c'est possible, le jour où cette chose va se casser, va se détruire… Et même, c'est impermanent : au fil du temps, si on regarde dans les centaines de milliers ou millions d'années qui vont suivre, ces objets-là n'existeront plus. Les personnes, c'est pareil, on s'attache beaucoup à des personnes. Il y a la loi de l'impermanence, tout le monde va mourir un jour, c'est comme ça, c'est une réalité, et donc il faut se le rappeler.

Tout ce qui est désir, pareil, nous fait souffrir. Comme on l'a dit, c'est une sorte de contrat qu'on fait avec soi-même d'être malheureux, c'est Spinoza qui disait ça. Donc faire attention à pas trop tomber dans le désir, désirer des choses. Par contre, on peut désirer des objectifs et des rêves, ça c'est important. En fait, c'est même différent selon moi.

On peut avoir des rêves, et souvent j'ai fait l'amalgame entre les deux. Je pense que désirer des choses, faire attention, ça peut être négatif, parce qu'on fait un contrat avec soi-même d'être malheureux tant qu'on n'a pas cet objet, tant qu'on l'a pas obtenu. Mais par contre, avoir des rêves, avoir de l'ambition et des objectifs, c'est un peu comme désirer quelque chose, mais il faut ne pas en faire une condition de son bonheur. Si on n'atteint pas ce rêve-là ou cet objectif, c'est pas grave, donc il faut s'en détacher.

Mais par contre, je pense que c'est hyper important d'avoir des rêves et des objectifs qui soient très présents, et avoir un focus vraiment sur ces rêves-là pour mettre en place les actions pour y arriver. Et à l'inverse, si on prend le fait de ne pas désirer ces choses-là, eh ben on va pas mettre en place les bonnes actions. Donc voilà, il faut faire la nuance de bien… de pas conditionner son bonheur à ses rêves.

Le pouvoir, c'est quelque chose qu'on voit pas mal, soit dans des groupes d'amis… Je pense que dans l'enfance, on l'a tous vécu : dans les groupes d'amis, il y a une personne qui est un peu plus forte, qui a un peu plus de gueule, qui parle plus, qui parle peut-être mieux que les autres, qui est plus maligne, et qui va du coup avoir une notion de pouvoir et avoir de l'influence. Souvent, ça va être quelque chose qui va être recherché. En tout cas, quand on est enfant, on admire peut-être ces gens-là. Et au fur et à mesure, plus on avance, plus on se rend compte que c'est des choses qui peuvent être malsaines, et c'est pas forcément ce qu'on veut obtenir.

En tout cas, tout dépend du but qu'il y a derrière. Si on veut avoir du pouvoir pour avoir du statut et avoir cette même notion d'être respecté, ou avoir de l'admiration d'autrui ou de la société par rapport à notre statut, je pense qu'on est un peu dans le faux chemin. En tout cas, dans un bonheur très éphémère, en tout cas une satisfaction un peu, pareil, éphémère… J'arrive pas à trouver le bon mot. Bon, je retrouverai plus tard le bon mot, mais voilà, vraiment une satisfaction qui sert pas à grand-chose.

Je pense que le pouvoir, ça alimente aussi l'ego, donc ça, faire attention. L'ego, c'est tout simplement notre image qu'on a de nous-même. Et ce côté ego qu'on va vouloir développer et qui va prendre le dessus va nous mettre dans une sorte de rapport de force avec les autres. C'est-à-dire qu'on veut se sentir meilleur que l'autre, il y a un côté rapport de force qui va s'installer. Et le côté ego, je pense qu'il faut absolument le réduire au maximum, se rappeler qu'il faut considérer chaque personne comme elle est, et qu'on soit totalement égaux, et qu'il y ait pas une sorte de comparaison qui va se faire, ou en tout cas un rapport de force différent.

La richesse aussi, c'est un moyen, c'est pas une fin. C'est-à-dire que moi, je me rends compte, plus j'avance dans l'entrepreneuriat, plus, bah, on avance aussi en termes de revenus. En vrai, c'est tout bête : moi, j'avais eu un CDI où j'étais à 50 K par an, ce qui était vraiment pas mal. Et même à cette époque-là, j'avais un statut de freelance, donc j'étais en freelance en parallèle, et ben je gagnais énormément d'argent. Je tournais entre 8 000 et 10 000 euros par mois, et en fait je me rendais compte que, OK, bah en fait c'est accessible, j'ai tellement pas besoin de plus.

Évidemment, c'est bien pour faire des projets, pour mettre bien la famille, les amis, et cetera, mais on se rend compte qu'à un certain stade ou un certain seuil, la richesse apporte très peu de bonheur. Donc même à un niveau de salaire, je crois qu'il y avait des études, je retrouve plus exactement les stats, mais je crois que c'était à partir de, ouais, 5 ou 6 K, eh ben chaque millier d'euros en plus, c'est un pourcentage très réduit par rapport à l'apport de bonheur qu'on pourrait avoir sur les premiers milliers d'euros. Et c'est vrai, parce qu'en fait on a beaucoup moins besoin.

Et cette richesse, il faut le voir comme un moyen, donc c'est pas une finalité. Le but, c'est pas d'avoir plein d'argent sur son compte et que ça dorme, ou acheter plein d'objets, et cetera, mais c'est plutôt : avec ça, qu'est-ce que je peux en faire ? Est-ce que je peux donner ? Est-ce que je peux construire des choses ? Est-ce que je peux donner à des assos ? Et en fait, avoir une finalité autre que la richesse, je pense que c'est hyper important.

Et la richesse permet du coup de faire des beaux projets, des grands projets, ça permet d'avoir des moyens, il faut pas se le cacher, dans des meilleures conditions, avoir des effets de levier, ça c'est clair et net. Il faut pas oublier que c'est pas une fin. Et je pense aussi que le bonheur, au final, donc ce côté paix de l'âme, réside dans le fait déjà d'être 100 % aligné avec soi-même, de s'aimer soi-même pour pouvoir aimer les autres. Donc s'aimer soi-même, se considérer, s'aimer tel qu'on est, avec nos qualités, nos défauts, les accepter, optimiser, s'améliorer, mais surtout donner.

Je pense que c'est important d'être dans le… et je le vois beaucoup dans la culture asiatique. En Asie, ils ont beaucoup la culture du service, voire en Indonésie, Philippines, et cetera, même l'Asie en général, en Thaïlande aussi, ils ont cette culture-là : c'est comment je peux aider l'autre, être au service de l'autre. Et je pense que le bonheur, en tout cas moi je suis convaincu que le bonheur réside dans l'apport, en tout cas l'aide de l'autre, en tout cas en étant au service de l'autre.

Et si on prend toutes ces notions et qu'on les applique au business, je pense qu'il y a des choses où il faut faire attention. Donc par exemple, sur le business, faire attention au statut. On le voit beaucoup avec LinkedIn, avec les réseaux sociaux, avec le titre, par exemple CEO. Moi, j'ai eu du mal à apprivoiser ce mot CEO, parce que du coup on l'a utilisé avec mes associés, avec Hugo et Marilou, il fallait qu'on ait des rôles chacun. Donc Marilou est la CMO, elle s'occupe de toute la partie marketing, elle fait ça super bien. Hugo, qui s'occupe de toute la partie sales et revenus. Et moi, qui m'occupe de toute la partie, du coup, organisation et visibilité de la boîte, vision, focus.

Et en fait, ils m'ont titré ce rôle de CEO. Génial, super, mais qu'est-ce que j'en fais ? Un CEO, c'est quoi, en fait ? Quel est mon rôle ? Est-ce que du coup je suis au-dessus d'eux ? Est-ce que je dois donner des ordres ? Est-ce que je dois inspirer ? Est-ce que je dois être en commandant ? Est-ce qu'au final ça déséquilibrerait pas justement la structure ?

Et après, l'image perçue à l'extérieur : est-ce que du coup, en tant que CEO, Alexis, je dois me comporter différemment ? Est-ce que je dois être sérieux ? Est-ce que je dois ne plus rigoler ? Est-ce que je dois montrer de la crédibilité, ne pas sortir des rangs, ne pas prendre de risques ? Ou à l'inverse, est-ce que je dois faire tout l'inverse : prendre des risques, montrer qu'on a une vision forte, qu'on va faire des choses qui sont totalement hors du cadre, totalement hors des sentiers battus ?

J'ai du mal vraiment à prendre ce rôle de CEO, et pourtant c'est un rôle qui est très apprécié par la société, en tout cas dans l'entrepreneuriat ou même dans le business en général. Lorsqu'on dit « on va s'adresser au CEO », wouh, OK, d'accord, donc c'est celui qui est à la tête de la structure. Petite gorgée d'eau. En fait, ce rôle de CEO, moi, il m'a beaucoup porté défaut, dans le sens où je savais pas trop comment l'utiliser, surtout que je voulais pas gonfler mon ego. Et je voyais que ça avait vraiment un impact sur moi et sur la vision que je peux avoir des autres, et même ça pouvait me faire gonfler justement cet ego et me faire sentir supérieur par rapport à d'autres personnes. Et j'aimais pas du tout cette sensation, je comprenais pas du tout comment l'apprivoiser.

Du coup, tout ce qu'on se disait : donc le pouvoir, la richesse, n'est pas là où réside le bonheur. Je pense que tous les titres justement qu'on peut voir, de CEO, tous les titres, le côté gonflement de l'ego avec LinkedIn, parler de soi, et cetera, je pense que c'est important d'avoir ça comme levier et avoir conscience que c'est des choses qui marchent, qui vont apporter au business. Ça va mettre de la stature, ça va mettre de la crédibilité. Lorsque je dis que je suis CEO et que j'appelle des gens, les gens m'écoutent plus, tant mieux. Voilà, c'est un biais psychologique, c'est la preuve sociale, ça rassure.

Mais c'est pas quelque chose que je dois m'approprier, m'attacher, et qui façonne ma personne. C'est un rôle que j'ai en interne, qui va être défini par mes associés, mais voilà, il faut vraiment pas que ça impacte vraiment mon être et mes valeurs. Je pense que le pouvoir et la richesse, comme on l'a dit, on peut l'utiliser du coup dans le business : le fait d'avoir de l'impact, avoir de l'influence, avoir des posts qui marchent par exemple, avoir une société qui a de l'argent pour investir, et cetera. C'est important d'utiliser tout ça pas comme une fin.

Le but, c'est pas d'avoir X abonnés, d'avoir X impressions sur mon post, ou avoir seulement une boîte qui génère tant de chiffre d'affaires, mais c'est : qu'est-ce que je fais de tout ça ? Quel est l'impact que je veux avoir ? Typiquement, bah, toute cette visibilité… Je dis ça comme si j'avais la visibilité d'un Premier ministre, évidemment, à mon échelle. En tout cas, à mon échelle, moi, ce que je veux faire, c'est avoir de l'impact, toucher les gens, inspirer les gens, et que ça résonne au fond d'eux, et tout simplement que ça aide les gens à passer à l'action. Donc c'est ça, la finalité, il faut pas l'oublier.

Le chiffre d'affaires aussi, dans une boîte, c'est pareil. Là, on disait que la richesse ne faisait pas le bonheur, mais par contre, pour une boîte, pour qu'elle vive, il faut du CA, ça c'est évident. Et il faut chaque mois avoir du chiffre d'affaires qui rentre, sinon la boîte ne va pas bien, et la boîte s'écroule. Donc on peut pas se dire : bon, ben en fait c'est pas bien, la richesse, je m'en fous, et ben je fais pas d'argent et en fait je donne tout gratuitement aux gens. Ça marche pas du tout comme ça.

La richesse, du coup le CA, est un moyen, pareil, pour avoir une entreprise en bonne santé, et après qu'on réinvestit, pareil, pour aider les gens ou pour construire encore de meilleures choses dans la structure, dans la boîte, pour avoir des salariés qui sont heureux, un écosystème pareil qui est en harmonie. Et finalement avoir aussi peut-être des choses qui vont permettre de faire grandir la boîte, avoir encore plus d'argent et de moyens pour une finalité qui va être autre que seulement l'argent. Donc sur cette maxime-là, en tout cas sur ce point-là, je pense que ça s'associe bien au business, et ça nous permet de nous rappeler le pourquoi on fait les choses, et ne pas s'égarer en fait dans un ego trip, une quête vers l'argent, une quête vers le pouvoir.

Qui, je pense, en tout cas quand on entreprend, sont des motivations déclencheuses. Donc c'est des choses qu'on va vouloir avoir au début et qui nous poussent à entreprendre, et c'est très bien, il faut savoir les utiliser. Et de temps en temps, c'est même des leviers qu'on utilise même aujourd'hui, et c'est très bien. Il faut se rappeler qu'on a des motivations qui sont beaucoup plus profondes et qu'il est important de connaître.

Deuxième point sur ces thématiques sagesse et business, c'est accepter ses émotions et ne pas s'en retrouver prisonnier. Je nous invite évidemment à prendre conscience de toutes ces émotions, donc la colère, la peur, la joie, et cetera. Faire attention à ne pas se laisser porter démesurément par la colère. La colère, je pense que c'est la pire chose à avoir.

Moi, je le vois beaucoup, c'est fou, dans les métros ou en taxi. En fait, c'est vraiment ça que je vois, moi, dans mon quotidien. Dans le métro, les gens : une personne qui se fait bousculer, paf, ça s'interpelle, ça crie, paf, il y a d'autres gens qui prennent parti, et en fait tout le monde passe une mauvaise journée. Ils se font tous du mal, et c'est dommage. Ils pourraient tous juste s'excuser et se dire, bah, passez une bonne journée, et tout va bien.

Mais il y a le côté ego, « je suis attaché à mon confort », et cetera, « il fallait pas me toucher », et cetera, qui fait que les personnes se font du mal, et même se font du mal à elles-mêmes. Parce qu'une personne qui insulte une autre personne, mine de rien, va y repenser toute la journée, et elle va passer une journée de merde. En tout cas, je le souhaite pas évidemment, mais elle va ruminer en tout cas dans sa tête. Donc je pense que les émotions, c'est hyper important de les contrôler.

Mais attention, il faut pas tomber dans l'hypercontrôle de ses émotions, et je pense que c'est typiquement cette chose que j'ai eu du mal à apprivoiser au début. Moi, je suis une personne assez active, mine de rien, je fais quand même pas mal de choses, mais je suis de nature, je pense, si je demande à tout mon entourage, assez calme. Donc je vais mesurer, et je pense que c'est ça : c'est pas forcément contrôler, mais plutôt mesurer mes émotions, les regarder, les accepter. OK, là j'ai de la joie, j'ai de la colère, j'ai de la tristesse. Comprendre pourquoi je suis triste : parce que ça s'est pas passé comme prévu, ça a pas marché, j'ai mis beaucoup d'efforts et j'ai pas réussi à closer ce deal, par exemple.

Mais il faut l'accepter, il faut comprendre cette tristesse-là, et OK, qu'est-ce que j'en fais. Donc je pense que c'est important de regarder ces émotions, les connaître et bien les apprivoiser. Par contre, ne pas les brider. C'est-à-dire qu'il y a des personnes qui vont vouloir faire abstraction de ces émotions-là et ne même pas prendre conscience de leur joie, de leur peine, de leur colère, et cetera. Donc là, je trouve qu'on dénature un peu l'homme, parce que l'homme a cette beauté d'avoir une conscience et des émotions, par rapport à des animaux. Et du coup, il faut regarder tout ça et bien apprivoiser ces choses-là, les vivre, les sentir, mais attention à bien les mesurer.

Il y a aussi des émotions qui vont être très positives, des émotions de plaisir, de joie, et cetera. Et ça, pareil, c'était quelque chose que je mesurais un peu trop à mon goût. C'est-à-dire que je voulais moins exprimer ces choses-là : j'étais heureux, mais j'avais pas envie de le communiquer, c'est quelque chose qui était à moi. Je me suis dit : bon, à quoi ça sert de trop communiquer ça ? Et finalement, je pense que ces émotions-là qui sont positives, en tout cas qui peuvent donner une belle énergie, il faut savoir les apprivoiser et aussi les communiquer, les véhiculer. Donc ça, c'est important, je pense, quand il y a un bon but, une bonne dynamique.

Et finalement, observer tout ça. Donc accepter, mais les observer de manière équanime, donc équilibrée, et surtout sans jugement. Souvent, c'est ça : on va s'autoflageller. OK, ah merde, je suis en colère, ouais, j'aurais pas dû être en colère. En fait non, la colère, c'est quelque chose qui est naturel, c'est une émotion qui est comme ça. En fait, il y a des choses qu'on peut pas contrôler, c'est notre inconscient qui nous fait remonter ces émotions-là. Il faut les accepter, il faut pas les juger, il faut juste en tirer profit, en tout cas les utiliser à bon escient.

Donc finalement, il faut pas se laisser dépasser par ces émotions, ne pas vouloir trop les contrôler, juste les accepter, et ne pas les contenir complètement pour ne plus rien sentir au final, mais vraiment les regarder sans jugement. Si on applique ça au business, je pense qu'on est tous d'accord qu'une émotion trop forte… Donc imaginons de la colère : une personne, je sais pas, un prospect qui nous dit que notre solution c'est de la merde, un client qui est pas du tout content. Ou un revenu qui est arrivé, par exemple un chiffre d'affaires qui arrive sur le compte, on se dit : wouh, trop bien, même si c'est une somme minime, on se dit que c'est génial.

Eh ben ça peut nous faire prendre des mauvaises décisions. C'est-à-dire qu'on va avoir des décisions qui vont être prises sur la pulsion, sur l'émotion, et ça peut impacter notre jugement et notre discernement. Donc je pense que c'est important de bien prendre du recul sur ces émotions-là pour pas fausser notre jugement. Je pense que c'est aussi important de prendre en compte ces émotions pour pas aller dans le risque trop élevé. C'est-à-dire que si on prend plein d'actions sur l'émotion ou sur de l'impulsion, de l'intuition, on va vite prendre des risques qui vont être assez élevés, donc ça, il faut faire attention.

Et aussi toute la partie empathie, je pense que c'est important, je voulais en parler. Souvent, on va avoir une envie de bien faire. Imaginons sur la partie management : bon, la personne n'a pas réussi une chose, bon, on a envie de dire « bon, désolé, c'est pas grave et tout, tu feras mieux la prochaine fois ». Je pense que c'est important que cette émotion d'empathie, il faut pas qu'elle prenne trop le dessus sur le business, même si dans la vie en général, je pense… Et quoique, en fait, en y repensant, je pense que c'est pas forcément bien de le faire comme ça.

Si on a envie d'aider un ami et qu'en fait on voit qu'il fait fausse route, et dans l'empathie on va lui dire « bah oui, tu as peut-être raison », et cetera, et en fait on sait pertinemment qu'il a tort… Je pense qu'il faut être franc, il faut être dur, il faut être juste, pour la bonne cause. Il faut lui dire, à cet ami, qu'il est en train de se tromper, en tout cas que selon nous c'est pas la bonne décision, pourquoi, pourquoi, pourquoi. Voilà, expliquer la raison de la chose, et au final avoir justement un discours qui est juste et qui permet de l'aider. Et je pense que c'est pareil en management : dire tout le temps oui, dire tout le temps « c'est bien » alors que ça ne l'est pas, c'est pas aider la personne à s'améliorer, c'est pas être juste, c'est pas être dur. Il faut savoir être ferme, je pense, pour les bonnes choses.

Troisième point : cultive les quatre choses essentielles dans ta vie. L'amour, l'amitié, l'activité créatrice et la contemplation de la beauté du monde. C'est beau, c'est beau, tout ça. Je pense qu'il y a une citation qui exprime très bien tout ça, qui dit que tout ce qui est superflu est coûteux, alors que l'essentiel est gratuit. Et les quatre choses qu'on a citées juste avant, c'est les choses qui sont totalement gratuites, que le monde nous offre, qu'on peut utiliser, à l'inverse justement du matériel, comme on l'a vu, qui peut être superflu et cher.

Je pense que c'est important de se rappeler du coup que ces quatre piliers sont les choses les plus importantes dans notre vie, qui font que cette vie est aussi magnifique, qu'on peut échanger, donner de l'amour, et cetera, et contempler aussi le monde. Moi, ça m'est arrivé quand j'étais du coup en Inde. J'étais un moment dans un jardin : entre les méditations, il y avait un jardin dans lequel on pouvait marcher, et cetera, regarder un peu la nature. Et ça m'arrivait pendant des pauses de passer vraiment, je pense, cinq minutes à regarder une fleur et à me dire à quel point elle est magnifique. Elle est magnifique, cette fleur. Et franchement, j'ai pas du tout d'appétence pour les fleurs en général, hein.

Mais vraiment, de pouvoir s'isoler du monde, avoir l'esprit beaucoup plus tranquille, on se rend compte qu'il y a énormément de choses qu'on ne regarde pas, qu'on ne contemple pas. Maintenant, quand je marche dans la rue, j'essaie vraiment de faire attention, bah, à tout ce qui est nature, même le ciel, regarder les nuages, de prendre de la hauteur un peu sur les choses, et accepter la beauté des choses qui sont en face de nous. Et on s'en rend pas du tout compte : des relations, en fait, des gens qu'on voit au resto, des couleurs qu'il peut y avoir. Il y a plein de choses qui sont magnifiques, et on prend pas le temps du tout de relever la tête.

Sur le business, ces quatre piliers-là, on les sent très peu présents. Amour, amitié, et cetera, bon, c'est des choses qu'on retrouve peut-être avec une équipe, avec des associés, et c'est pas forcément quelque chose auquel on va penser tous les jours. On va être drivé par les objectifs, par le chiffre d'affaires, et cetera, et on peut oublier justement cet essentiel. Donc c'est ce que je dirais : il faut se rappeler de pas oublier ces choses-là, que le business ne prenne pas trop le dessus sur ces choses-là, en tout cas mentalement, ne vous fasse pas perdre vraiment le goût et la saveur de ces quatre choses essentielles.

Ce qui est important aussi, c'est, selon moi, rester curieux vis-à-vis de ce monde. Pareil, quand on va être focalisé sur un objectif, on va peut-être mettre des œillères. En tout cas, moi, ça m'est beaucoup arrivé de ne penser que business. Et c'est des périodes, je pense qu'il faut l'accepter, mais de lire par exemple que du business, que du business, que du business. Pareil, de faire des actions qui étaient les mêmes : faire des appels, aider mes clients, améliorer le produit, et faire tout le temps la même chose en me disant, bah, si je continue comme ça, ça va marcher.

Et c'est vrai, en vrai, la loi des grands nombres fait que ça marche. Mais on oublie quelque chose qui est hyper important, c'est l'activité créatrice, la curiosité, l'envie d'apprendre d'autres choses. Donc je pense que c'est important de s'autoriser à défocus un petit peu, de voir son esprit qui s'égare sur certains sujets, pas trop. Il y a toujours des balances à avoir pour pas mettre en péril le business et bien atteindre les objectifs, mais s'autoriser à sortir un petit peu de son cadre et de sa routine.

Les relations, c'est parler d'amitié, d'amour, mais dans le business, c'est là aussi où il y a une nuance, je pense, à faire. On va beaucoup avoir des relations intéressées. Donc on va parler à des gens sur LinkedIn, on va lister par exemple les 50 entreprises avec qui on veut absolument échanger, qui sont les dirigeants et avec qui j'ai envie de créer des échanges. On va déjeuner avec ces personnes-là, on va les appeler, on va leur envoyer des mails, en fait on va communiquer avec eux, mais toujours avec un esprit intéressé. Et c'est un peu dérangeant, parce que dans cette philosophie d'être tourné vers l'autre sans intérêt, eh ben ça marche pas.

Du coup, comment faire en sorte, dans notre approche, d'être aligné en fait avec nous-mêmes, et que dans l'approche on ait une vision différente des choses ? Donc j'ai longtemps réfléchi sur ce sujet-là, et je pense que, selon moi, si on est convaincu de son produit, si on est convaincu de ce qu'on fait, et que notre produit peut aider, dans tous les cas il faut échanger avec ces personnes pour les aider. En fait, c'est dans cette démarche-là qu'il va falloir avoir un intérêt, mais l'intérêt, ça va être d'aider l'autre à résoudre ses problèmes, tout simplement. Pareil dans les relations qu'on va créer avec des partenaires, avec des gens de la communauté : c'est pas pour qu'ils achètent notre produit ou qu'ils nous génèrent plus de leads, pour les partenaires par exemple, mais c'est plutôt peut-être de partager des belles histoires, partager des bons moments, apporter de la valeur. Et je pense, aller vraiment chercher cet angle-là dans chacune des relations qu'on crée est hyper important pour moi.

Et finalement, on en a un peu parlé, mais c'est laisser place à la créativité. Et ça, ça dépend des profils. Je sais que moi, j'ai un profil qui est très, très rigoureux, organisé, pragmatique, et donc je vais peu laisser place à la créativité. Et pourtant, c'est quelque chose qui me passionne énormément. En tout cas, j'ai une zone de génie que j'avais vraiment beaucoup exploitée quand j'étais en école, où j'aimais beaucoup faire des courts-métrages.

Des courts-métrages pour mon école, où je faisais des scénarios, je faisais le tournage, et on avait un rendu final avec du coup des scénarios avec toujours une chute bien impactante, où tu dis : waouh, là j'ai pris une claque. Et du coup, c'était des courts-métrages qu'on faisait pour des compétitions artistiques, qui duraient 5 à 10 minutes à peu près. Donc là, il y avait vraiment un jeu de créativité, et moi je prenais vraiment mon pied là-dedans. Et plus j'ai mis le pied dans l'entrepreneuriat et dans le business, plus je l'ai perdu.

Et c'est cette âme d'enfant, cette âme créatrice que j'ai envie de réveiller encore en vous, si vous l'éteignez. En tout cas, faites attention à ne pas le faire, à pas trop l'éteindre, à garder ça. Soit vous le retrouvez dans le perso, dans des projets, ou soit même dans le business, vous pouvez le trouver dans des lectures, des choses que vous testez, de l'itération. Mais faites attention vraiment à pas l'oublier, en tout cas si vous êtes de nature un peu comme la mienne, à garder cette âme créatrice. Par contre, à l'inverse, si vous êtes trop créatif, faites attention à bien rester focus, rigoureux, pour ne pas partir en live tout le temps.

On se retrouve pour le quatrième point juste après une petite gorgée d'eau, parce que là je sens que je commence à être pas mal desséché. OK, OK, OK, OK. Trouve ta vocation et ne reste pas un éternel affamé, ça c'est le quatrième point. Une petite phrase à noter à ça, et ça je pense que je l'ai dit juste avant, mais je l'avais mis là, donc autant le redire deux fois : désirer quelque chose, c'est faire un contrat avec soi-même d'être malheureux.

Je pense que c'est important de pas rester un éternel affamé, c'est-à-dire de désirer des choses qui ne sont pas rattachées à notre vocation. La vocation, c'est quelque chose qui est quand même très puissant, c'est ce pour quoi vous allez dédier votre vie, votre mission. Et je pense que c'est les entrepreneurs qui ont trouvé leur mission, leur why profond, peut-être de l'entreprise, mais leur why même personnel… Je pense que c'est ces entrepreneurs qui vont être en quête, ils vont être dans une quête, une sorte de combat, ils vont mettre corps et âme une abnégation incroyable par rapport à tout ce qu'ils font, ils vont être inarrêtables, et surtout ils vont être rassasiés.

C'est-à-dire que lorsqu'on est sur les mauvais objectifs, ou qu'on va aller chercher des choses un peu futiles… Ouais, j'ai retrouvé le mot que je voulais tout à l'heure, c'était « futile ». On va vouloir toujours combler un peu ce vide qu'on va avoir de pas avoir défini cet alignement et cette vocation que l'on a en nous. Et donc je pense qu'il faut se rappeler qu'un désir, c'est quelque chose qui est court terme et superflu, et qu'il faut beaucoup plus se poser la question, même se poser tout court, sur ce qu'on veut vraiment faire, ce qui a un réel impact sur le monde, et quelles sont les choses sur lesquelles on veut vraiment dédier du temps et avoir vraiment une empreinte, une marque forte.

Et au final, si je reprends la notion du désir, ce que j'aime bien, c'est la fin de Fight Club. Je sais pas si vous avez vu Fight Club. À la fin… mais même pas à la fin, c'est vers le milieu, même le début, je dirais. À un moment, il perd tout, c'est-à-dire qu'il y a son appart qui prend feu, et cetera, bref, tout ce qui est matériel chez lui s'enflamme, il n'a plus rien. Et au final, les seules choses qui lui restent, c'est sa connaissance, son savoir, ses souvenirs, sa confiance en soi, et c'est seulement ça, en fait, dont on a besoin. Et je pense que c'est important de se rappeler que ce qu'on possède réellement, c'est toutes les choses qui ne sont pas les choses qu'on peut perdre totalement.

En gros, du coup, dans le business, si on prend un peu ces deux notions d'alignement et de désir, je pense que c'est important d'aligner son business et son travail du coup à cette vocation, une vocation personnelle, voire professionnelle. Moi, je sais que la mienne, c'est vraiment d'aider les entrepreneurs à s'entreprendre, aider les gens à atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés, mettre en place les bonnes actions pour y arriver, les bons systèmes, et finalement qu'ils arrivent à vivre une vie heureuse et harmonieuse. Je suis convaincu que ça passe par la quête et la mission d'atteindre ses objectifs.

Là, il faut pas se cramer, il faut pas faire des burn-out, et cetera, et il faut pas se tuer à la tâche non plus. En fait, il faut y arriver, il faut faire ce qu'il faut, il faut du repos, mais surtout il faut être heureux, être en harmonie avec tout ce qu'on fait. Je pense qu'il faut aussi réfléchir long terme. On prête trop peu attention au long terme, plutôt que de satisfaire justement ses envies court terme. C'est comment je peux avoir cette accélération, du coup, à deux vitesses.

C'est-à-dire : je mets en place les actions court terme dont a besoin mon entreprise pour survivre, pour y arriver, ou même dont j'ai besoin pour être heureux et reprendre de l'énergie, avoir de l'effort que je pourrai mettre après sur le business ou à titre perso. Mais aussi : quelles sont les briques qu'il faut que je construise pour le monde de demain, pour le long terme, et qui vont me servir ? Donc je pense qu'il faut vraiment toujours améliorer ces deux vitesses-là.

Cinquième point : ne pas être prisonnier du désir et passer de l'état de l'avoir à l'état d'être. Je pense qu'on a beaucoup… le fait de désirer les choses, voilà, c'est quelque chose qui est constant, et cetera. Mais surtout, l'état d'avoir des choses, c'est un état qui peut nous prendre énormément d'énergie, et il faut beaucoup plus être dans l'état de l'être. C'est comment on va ressentir les choses, on va être aligné avec nous-mêmes, et être beaucoup plus en harmonie que seulement vouloir des choses un peu futiles.

Donc dans tout ça, avoir des choses, donc atteindre ses objectifs, et cetera, c'est très bien. Par contre, il faut pas conditionner son bonheur à l'obtention de ces objectifs-là. Il faut qu'on fasse la quête, il faut qu'on fasse le chemin, et il faut être dans le moment présent pour y arriver. C'est important de garder aussi les standards, donc faire attention lorsqu'on est trop dans l'être.

En tout cas, moi, c'est ce que j'ai vécu là, les deux dernières semaines. J'étais dans un état où, bah, j'avais moins d'exigence envers moi-même par rapport aux objectifs que je m'étais mis, et du coup je remplissais pas les standards dont avait besoin ma boîte. Donc j'arrivais pas à fixer le nombre de rendez-vous, peut-être avoir le bon rôle pour aider l'équipe, et cetera, en tout cas j'avais une baisse de régime. Je pense que c'est important, lorsqu'on avance, de continuer quand même à avoir ses standards-là, de pas être que dans le mode être, mais aussi dans le mode avoir, en tout cas atteindre ses objectifs et passer à l'action. Je dirais même le mode faire, on y viendra juste après, c'était le point d'après.

Mais le bon équilibre, en tout cas le bon entrepreneur, selon moi, doit faire varier ce mode avoir, le mode être et le mode faire. Donc le sixième point que je voulais vous partager, c'est de pas être prisonnier de l'action sans fin. C'est-à-dire de charbonner, de travailler, de travailler, de travailler, déjà sur les mauvais objectifs, sur les mauvaises actions, mais surtout de travailler sans cesse et de perdre le mode être. Et le bon entrepreneur, justement, arrivera à faire cette bascule de : je charbonne, j'arrête par exemple à 20h, je sors, je me fais une petite bouffe tranquille, je suis avec des amis, avec ma famille, et en fait je ne pense plus au business. Donc ça, c'est important.

La charge mentale, je pense qu'on le voit beaucoup, on est beaucoup sujet à ça en tant qu'entrepreneur, on a beaucoup de charge mentale. C'est comment on arrive à faire ce switch. Ce switch-là, il passe, pour moi, beaucoup par la méditation. Dès que j'ai une idée, je vais la noter dans mes notes, et puis du coup j'enlève ma charge mentale. Alors que sinon, si je note rien, si j'externalise rien, eh ben en fait ça se surcouche, surcouche, surcouche dans ma tête, et j'y pense sans cesse.

Donc il faut vraiment passer de ce mode faire, avoir, au mode être, et beaucoup plus dans des choses essentielles : des petits plaisirs de la vie, les contemplations, ressentir les choses, ressentir le vent, l'air, le sourire des gens. Ces trucs qui sont très simples, peut-être un peu Bisounours, un peu bateau peut-être à écouter comme ça, mais je pense que c'est des choses essentielles dont on prend pas assez soin en tant qu'entrepreneur. Et je pense que le plus beau cadeau qu'on peut se faire, c'est vraiment de se recentrer sur ces choses-là et de pas partir vers des quêtes infinies, vers des objectifs qui sont pas les bons, en tout cas avec une vision très capitaliste peut-être, d'aller chercher que de la richesse, du pouvoir, du statut.

Et à l'inverse, se faire le cadeau de profiter dès maintenant, et ne pas attendre d'avoir une boîte qu'on va exit, qu'on va revendre dans dix ans, pour profiter quand ce sera terminé. Parce que c'est un gros risque, comprends : c'est un risque parce que si ça se trouve, on va pas y arriver, on va pas réussir. C'est un risque parce qu'on conditionne notre épanouissement et on le remet à demain, on dit qu'il sera dans dix ans, et finalement on profite pas de l'instant présent, en tout cas du chemin dès maintenant.

Et je pense que c'est le plus beau chemin, de pouvoir prendre le temps pour soi, s'entreprendre soi-même, comme je le dis un peu à chaque épisode de ce podcast, mais profiter dès maintenant, avoir des belles relations, des belles rencontres. Et je pense que c'est toute la beauté de l'entrepreneuriat, de s'entreprendre, et même de la quête de la vie, et de pas l'oublier, et de ne pas juste se dire : j'attends, j'attends que ma boîte marche ou d'exit pour être heureux.

Je vous laisse sur ces dernières paroles. J'espère que ça aura pu vous aider, déjà, ces notions vraiment un peu spiritualité, sagesse, quête de bonheur, et comment l'associer au business, comment on arrive à avoir un bon alignement, comment on arrive à bien le mettre en place. Peut-être que je pourrais avoir des enseignements encore plus concrets en termes d'application. Je pense qu'avant tout, c'est un état d'esprit, c'est pas forcément que des actions qu'on va mettre au quotidien, mais vraiment un état d'esprit qu'on va avoir, et j'espère que j'ai pu vous le partager dans cet épisode.

En tout cas, ça me ferait grandement plaisir si ça a pu vous toucher. Je vous laisse là-dessus, sur ces belles notes. Moi, je vais commander un petit japonais, me faire plaisir quand même, important, et on se retrouve très vite, à la semaine prochaine. Ciao !