← Podcast S'entreprendreÉpisode 7 · 21 mai 2024 · 1:07:19

Connaître les extrêmes pour vivre dans le juste milieu

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Transcription de l'épisode

Transcription automatique, peut contenir quelques erreurs.

Hello les amis ! Ça me fait tellement plaisir, vous vous rendez pas compte, d'enregistrer cet épisode, parce que ça fait longtemps. J'ai loupé mon dimanche : je devais l'enregistrer dimanche, mais j'étais à un EVG, enterrement de vie de garçon, d'un pote. Donc on a passé tout le weekend plus le lundi, je suis rentré lundi soir tard et je voulais enregistrer, mais j'avais plus la force, plus d'énergie. Donc j'ai réservé ce moment à ce soir, donc le mardi 21 mai, donc 4 jours, 3 jours même avant mon anniversaire. Je fête mon anniversaire le 24 mai, donc je fêterai mes 26 ans.

Donc voilà, content d'enregistrer. On est mardi, j'ai débordé un petit peu, c'est la première fois que je loupe mon dimanche, donc c'est le premier épisode où je le loupe, mais j'espère que ce sera le dernier. En tout cas je me le souhaite et je nous le souhaite. Mais je suis trop content de pouvoir enregistrer cet épisode-là. Je commence à rentrer dans la période où je prends full kiff dans ce que je fais là-dedans.

Je le prenais déjà, mais du coup il y avait la pression de la préparation : est-ce que je vais être à l'aise, qu'est-ce que les gens vont penser de moi ? Peut-être que je laisse penser ça un peu, mais c'est pas forcément ça, c'est plutôt : voilà, j'avais cette deadline à chaque fois qui s'imposait à moi, une charge mentale. Et là j'en fais tellement un kiff, un hobby, un plaisir, donc je suis content, je suis arrivé dans cette période-là. Souvent c'est ça : quand on s'entraîne, qu'on a de la discipline, au début c'est dur, c'est compliqué, mais une fois qu'on a réussi à choper l'habitude, eh ben ça devient un réel plaisir. Donc je suis en plein dedans et je suis content de vous le partager.

Cet épisode numéro 7 va traiter de plusieurs choses : des actualités de la semaine et également des enseignements de la semaine. Donc j'ai hésité, j'arrive pas à savoir quel mot donner à tout ça : est-ce que c'est enseignement, est-ce que c'est leçon, est-ce que c'est réflexion, est-ce que c'est pensée ? Enseignement, je trouve ça pas mal parce qu'il y a une notion d'éducation, une notion où j'ai compris quelque chose et j'arrive avec quelque chose en plus dans mon bagage. Pensée, ça selon moi c'est juste un truc qui n'est pas abouti et pas fini. Réflexion, c'est un peu pareil, et leçon, ça fait un peu trop scolaire. Donc je suis en hésitation, je suis chaud pour vos avis, mais en tout cas enseignement, ça me paraît plutôt pas mal.

Avant de commencer, je me présente rapidement et je présente le podcast en quelques phrases. Je suis Alexis Bouvet, CEO et cofondateur de Growth Hiring, une entreprise qui forme les recruteurs à toutes les techniques commerciales et marketing. On les aide tout simplement à avoir les armes pour aller chercher les bons talents sur le marché. Les armes, c'est-à-dire de meilleurs outils, de meilleures méthodes, de meilleures approches, tout simplement pour être meilleurs dans leur domaine et passer plus de temps avec les échanges candidats, avec l'expérience candidat, plus que sur les tâches à faible valeur ajoutée, chronophages et qui font perdre du temps.

Cette entreprise, je l'ai créée avec Marilou Girard et Hugo us, mes associés, mes chers associés que j'embrasse tout simplement. Je leur fais une petite dédicace empathique s'ils écoutent ce podcast, je pense que oui. Et également, aujourd'hui on est 24 dans la structure, donc 24 indépendants, on a un alternant avec nous, et on a décidé, on a choisi en tout cas pour l'instant, de naviguer avec le collectif de freelances, avec ce modèle-là qui nous convient très bien, avant de prendre les premiers CDI. En tout cas je vous en parlerai, c'est un peu dans les réflexions du moment, j'en parlerai peut-être pas aujourd'hui, mais dans les prochains épisodes.

Le but du podcast, tout simplement, c'est d'aider les entrepreneurs qui ont envie de s'entreprendre soi-même, qui ont cette quête au-delà de monter un beau business, la gloire, aider les gens, mais c'est aussi de s'entreprendre, de mieux se connaître, et tout simplement d'avoir une belle quête collective, que ce soit avec des associés ou une équipe, et aussi une belle quête individuelle. Je partage du coup mes actualités, que ce soit pro, perso, qui me permettent de grandir et de réfléchir à de nouvelles choses. Et j'aimerais vous partager du coup ces enseignements, donc les enseignements qui vont avec ces actualités de la semaine. Donc ce sont des petites réflexions, voilà, des petites pensées que je vous partage.

Donc là j'ai décidé de faire des enseignements. De temps en temps je vais avoir un sujet de prédilection que je vais partager, et ce sera réservé à dimanche qui arrive. Je repousse ce moment parce que j'ai envie de faire vraiment un épisode sur business et sagesse. Ça fait deux, trois fois que je dis, je l'annonce et je le repousse, parce qu'en fait c'est beaucoup plus de travail que prévu. Donc j'ai décidé de passer mon vendredi soir, donc le vendredi de mon anniversaire, tout seul chez moi, et me faire le plus beau cadeau, qui est bah d'être seul avec mes pensées et d'écrire cet épisode, et également le dimanche matin, donc le 26, pour continuer à réfléchir à cet épisode, pour au final le tourner dimanche. Donc je m'impose cette deadline, c'est dans mon agenda : dimanche, il faut que je vous sorte cet épisode business et sagesse.

Passons aux actualités de la semaine, trop cool de vous partager ça. Donc c'était la semaine dernière, donc là on est mardi, donc c'est la semaine précédente, j'essaie de refouiller dans ma mémoire. Et les enseignements, bah les actualités plutôt perso, tout d'abord : la reprise de la course, la belle course à pied, ça fait plaisir. C'est mon point faible au triathlon, donc c'est vraiment ça que je veux préparer. Donc j'ai mis en place une application qui s'appelle Kiprun, donc avec mon programme d'entraînement, avec un objectif de faire 4'30 le kilomètre.

Donc c'est un rythme de course, c'est-à-dire faire 1 km en 4 minutes 30, ce qui est beaucoup plus que ce que j'ai fait au triathlon. Au triathlon, j'étais à peu près à 6 minutes le kilomètre, ce qui est pas vraiment fou, mais j'avais la nage et le vélo juste avant, que j'avais enchaînés, donc ça se comprend quand même. J'ai pu faire du coup trois séances la semaine dernière, trois séances de sport, avec un test de VMA. Première fois que je fais un test VMA, ou en tout cas la dernière fois que je l'ai fait, c'était je pense quand j'étais au collège ou au lycée, où je faisais des allers-retours. Je sais pas si vous avez déjà eu ça : on fait des allers-retours jusqu'au moment où tu peux plus faire les allers-retours dans les temps impartis, et du coup là ça te donne ton test.

J'ai pas fait ça, moi. J'ai fait un test qui s'appelle celui de demi-Cooper. Donc l'objectif, c'est de courir pendant 6 minutes à l'allure maximum. Donc faut pas se cramer dès le début, c'est un peu ce que j'ai fait, mais il faut pas. Donc faut partir à une allure qu'on pense pouvoir tenir pendant 6 minutes, et une fois les 6 km passés, on voit la distance qui a été accomplie et on divise le tout par 100, et ce qui donne la VMA.

Typiquement, moi, j'ai pu faire l'exercice, j'ai fait en 6 minutes 1560 m, donc 1,5 km, 56 km, et ce qui me donne une VMA du coup à 15,6, ce qui est plutôt pas mal. En vrai, il y a des tableaux comparatifs du coup des différentes performances des VMA, et je suis à peu près dans le 3/4, un peu plus du 3/4 dans la tranche, donc c'est plutôt bien. Petite gorgée. Là je viens de finir un run d'ailleurs, je viens de rentrer à l'instant, là je pense il y a 15, 20 minutes, qui était très dur honnêtement. J'ai fait 1 heure, 1h05, et en fait c'était une allure progressive, donc j'étais à 5'50 je crois pendant 25 minutes, puis après je descendais jusqu'à 4'50, ce qui est pas non plus énorme, mais ça m'a quand même bien épuisé.

En tout cas c'est le début de mon entraînement et je sens qu'il y a du progrès à faire. Donc voilà, j'ai un peu le souffle court, la bouche un peu pâteuse, m'excusez du coup. Test VMA accompli, donc ça je suis content. J'ai pu faire des séances aussi avec mon collègue, avec Paul, qui m'a appris l'importance de s'entraîner avant la séance, donc toute la partie échauffement. En fait je me rendais compte que je faisais que courir, courir, courir, j'avais pas tout l'échauffement avant.

Donc l'échauffement, qui va être les talons-fesses, montées de genoux, jambes tendues, et cetera, qui permettent d'améliorer la technique en fait de course. Même là, ce que j'ai commencé à faire depuis trois séances, c'est de courir sur les pointes de pied. Donc avant, on voit, il y a deux techniques de course : soit on met d'abord le talon, soit on met directement la pointe. Le fait de mettre la pointe, ça permet d'aller plus vite, mais ça fait mal, mal, mal au mollet. Donc là ça fait je pense 4 jours que j'ai des courbatures aux mollets qui veulent pas du tout partir, et j'ai jamais eu aussi mal à mes mollets, mais c'est pour le mieux, parce que c'est ce qui va me permettre d'améliorer la performance.

Donc importance de l'entraînement en amont pour améliorer la technique, et aussi de la récupération juste après. Donc une fois qu'on a fait la séance, souvent on va courir encore 10 minutes avec une allure vraiment très très modérée, ce qui permet de faire redescendre l'acide lactique et du coup de ne pas avoir de courbatures dans les jambes. Je me suis inscrit du coup à une course de 10 km le 7 juillet, et je suis content de m'être inscrit. Et je me suis inscrit dans un objectif d'aller chercher de la performance, et je me suis rendu compte du coup que je revenais un peu sur ce que je me disais avant.

Par exemple, j'avais déjà fait un semi-marathon, j'avais pas fait 10 km mais un semi-marathon, et j'avais des potes qui allaient pour la performance, et je comprenais pas ça, je comprenais pas pourquoi. Moi dans ma tête, c'est : bah tu vas pour l'effort, pour la quête, pour le kiff d'avoir fait 20, 21 km, et tu t'en fous de la performance, c'est pas grave, t'en as pas besoin, et surtout faut pas conditionner le succès de ta course à de la perf. Et en fait, en m'inscrivant à ce 10 km, moi mon objectif c'est d'améliorer le penchant de mon triathlon qui est pas bien, qui est la course, et du coup je suis obligé d'aller chercher un objectif de perf, parce que c'est mon objectif. Là j'ai compris que lorsque je fais deux fois une course que j'ai déjà faite en termes de distance, eh ben ce qui va te driver, c'est évidemment la quête, l'atteinte de l'objectif qui est de finir, mais prend un petit peu plus le dessus la performance. Et du coup je me suis vraiment inscrit à cette course pour aller chercher ce 4 minutes 30.

J'ai pris aussi un coach sportif, un coach triathlon, un mec qui habite au UK, qui navigue entre UK et Canada. Le mec, ça fait 10 ans qu'il fait du triathlon, il s'appelle Guillaume. Le bon Guillaume, je lui ai pas encore répondu à son mail, mais s'il entend tout ça, je vais m'inscrire très très vite. En gros, il propose un entraînement, un accompagnement à 100 balles par mois. En fait il va planifier l'ensemble de mes entraînements sportifs, donc il va avoir un peu le rôle de Alfred dans Batman.

Donc c'est le mec qui va être un peu dans toutes les opérations, gérer tous les plannings, et cetera, et après moi je vais exécuter. Dès que je loupe par exemple une séance ou que j'ai besoin d'une intensité différente, bah c'est lui qui va tout orchestrer. Je peux lui demander n'importe quoi sur la nutrition, sur la technique, lui demander des recommandations, il est là pour m'aider. Je peux faire autant de séances que je veux, et tout est en visio. Donc je pense que ça correspond bien à mon rythme de vie, de voyage un peu partout, donc je suis super content d'avoir ça.

Et je trouve que le fait d'avoir un coach, que ce soit dans le sport ou dans le business ou dans d'autres disciplines, il y a quand même une notion déjà de suivi de sa performance et aussi de redevance. En fait on a un côté de redevance vis-à-vis de la personne, on doit lui montrer qu'on a agi et qu'on a généré du résultat. Et c'est pareil dans le business : à un moment on avait des coachs, et d'ailleurs je pense qu'on va reprendre ça, des coachs business, où on leur montrait du coup nos plans d'action, les OKR qu'on avait remplis, les indicateurs qu'on avait réussi à atteindre, les objectifs à atteindre, et ça nous drivait à chaque fois tous les trimestres pour faire encore mieux. Donc je conseille d'aller chercher des coachs business, ou dans toute discipline que vous voulez approfondir, ça vous aidera grandement.

Et si vous trouvez pas une personne qui peut vous coacher, vous mentorer, il y avait un truc que j'avais fait qui était vraiment pas mal, c'est du sparring mentoring. C'est-à-dire avoir une personne qui est à peu près au même niveau que vous, le mieux c'est qu'elle soit un petit peu plus avancée, mais au même niveau que vous, et vous faites des points réguliers, toutes les semaines, toutes les deux semaines ou tous les mois, pour vous tenir au courant de comment vous avez avancé chacun sur vos objectifs. Et ça c'est génial, parce que ça permet déjà de créer des belles amitiés, des belles relations, et d'avoir ce sentiment de redevance avec quelqu'un d'autre.

Sur la partie habitudes, je suis content, j'ai repris mon application Way of Life. Ça faisait longtemps que je l'avais abandonnée, parce que j'avais le rythme triathlon. Et du coup je voulais vous lister un peu la semaine, un peu comment je l'ai passée, parce que c'est la première fois que j'ai bien retracké tout et que c'était la reprise, donc je voulais vous partager un petit peu tout ça. Sport le matin : donc j'ai repris le sport tous les matins, c'est 5 jours sur 7, je le fais la semaine pour l'instant, donc 5 sur 5. Exprimer ma gratitude : donc ça je le fais pendant mes méditations ou à la fin de mes méditations, et malheureusement j'ai pas autant médité que ce que je voulais, j'ai médité quatre fois sur 7, donc gratitude plus méditation, on est à 4/7, donc il manque un petit peu là-dessus, il faut améliorer ce penchant-là.

Poster sur LinkedIn : ça a diminué drastiquement, j'ai eu peu de temps pour créer ce contenu-là sur LinkedIn. En tout cas je prends plus de temps à créer sur ce podcast, parce que ça me fait beaucoup plus kiffer. Ça veut pas dire qu'il faut que j'abandonne LinkedIn, je vais juste diminuer l'objectif que je me suis fixé et mettre ça du coup à deux ou trois sur 5. Et la semaine dernière j'étais à 2/5, donc je vais le passer plutôt à 3, je veux dire du coup ce serait 2/3 ou 2 sur 2, je suis encore en hésitation.

Lire : j'ai bien repris la lecture, donc ça c'est nickel, j'ai lu 4 jours sur 3, donc c'est plus que ce que je voulais. Et j'ai entamé du coup le numéro 2, le livre numéro 2 de L'Âme du monde, donc c'est un peu le livre que je vais vous partager dimanche. Donc je suis à l'épisode 2, qui est assez cool, bon, qui radote un petit peu les concepts que j'avais vus précédemment, mais qui est quand même pas mal. Boire de l'eau : très important, c'est bien de s'hydrater, et du coup je veux boire 2 l d'eau par jour, et donc ça j'ai réussi 7 jours sur 7, donc ça c'est nickel.

Ne pas boire d'alcool : donc normalement j'ai que des semaines vertes là-dessus, et là j'ai eu 4 sur 7, parce que je me suis fait avoir par un EVG d'un pote. Du coup bah j'étais obligé de flancher, en tout cas je me suis fait avoir par la pression sociale. Bien que je me suis rendu compte que c'est pas forcément la pression sociale qui m'a eu, mais c'est plutôt moi : je choisis les moments où j'ai envie de boire un petit peu. Après, je me mets jamais dans des états où je suis pas du tout en contrôle, et du coup voilà, j'ai bu un petit peu, quelques bières, modérément. Dormir avant minuit : pareil, c'est là où ça faillit à cause de l'EVG, où ben je suis à 4/7, il y a 3 jours où j'ai dormi après minuit.

Ce que j'ai rajouté à mes habitudes de la semaine, c'est Duolingo. J'ai téléchargé l'application pour apprendre le portugais, parce que je pars à Lisbonne du coup en juin pendant un mois, pour potentiellement y vivre à partir d'octobre. Donc j'ai rajouté ça à la liste des habitudes. Voilà un peu pour le tour des habitudes et du perso. Je voulais vous partager aussi un peu ce qui s'est passé sur la partie pro avec Growth Hiring, et pour entamer ça, je vais vous prendre une petite gorgée.

Voilà. J'espère que ça marche bien, j'ai l'impression que mon enregistrement était à deux doigts de sauter, et si ça a sauté, ben je ferai un petit cut. Ça sera la première fois que je ferai un cut dans mon épisode, mais si c'est pour le bien de la communauté, c'est important. Growth Hiring, sur la partie pro, les différents penchants, les actus un petit peu. Sur le sales : mise à jour du pipe et relance.

Je pense que c'est un gros enseignement, là, c'est qu'on le fait pas assez : comment obtenir un maximum de réponses à son pipe, que ce soit un oui ou un non. Aller chercher tous les deals et aller chercher le discours : ben voilà, j'appelle toutes les personnes avec qui j'ai échangé, j'ai eu une bonne discussion, et j'aurais aimé savoir si on veut avancer ensemble, ou sinon je clôture le dossier, et comme ça au moins je suis fixé de mon côté, je vous embête pas. Mais aller chercher vraiment ce non, pour finalement avoir une réponse définitive à l'affaire. Et mine de rien, ben j'ai appelé, j'ai réussi à refixer trois rendez-vous avec des deals que j'avais un petit peu mis de côté. Donc je pense que c'est un très bon réflexe à avoir, au lieu d'aller chercher de nouveaux deals constamment, constamment, constamment, et faire de l'acquisition, ce qui peut fatiguer.

L'importance d'avoir de la visibilité sur son pipe : je pense que c'est essentiel de pouvoir se dire combien de personnes j'ai en rendez-vous, par exemple la semaine prochaine ou sur les prochaines semaines, combien de personnes j'ai en phase de closing, et savoir concrètement quel est le volume d'affaires qui va tomber. Ça permet d'avoir du predictable revenue, donc ça c'est Aaron Smith qui a créé ça, qui a implémenté ça chez Salesforce, mais de comment on va réussir à prédire le revenu. Et ça évite les mauvaises surprises, le mois d'après, de se dire : mais je comprends pas pourquoi il y a pas du tout de vente. Et en fait on peut l'anticiper et le voir sur le pipe s'il est bien mis à jour. Donc ça c'est toujours l'enjeu, comment réussir à bien mettre à jour son pipe, donc ça je vous invite à le revoir de manière constante.

Appeler les clients pour fixer les déjeuners : ça c'était aussi un peu l'objectif de la semaine dernière. Pareil, aller chercher de nouvelles ventes, mais sur des clients existants, faire de l'upsell, plus facile qu'aller chercher de nouveaux deals. Donc là c'est un peu mon rôle, je vais avoir ce rôle d'élevage. Donc il y a les chasseurs, donc les sales qui vont aller chercher du business, c'est ce que je fais aussi, mais il y a aussi les éleveurs, qui vont élever on va dire l'ensemble du troupeau, et qui sont en fait nos clients, s'assurer qu'ils ont envie encore de travailler avec nous.

Sur la partie produit, on a recruté une nouvelle personne, et ça me fait extrêmement plaisir, parce que je vois une perspective énorme avec ce nouveau membre dans l'équipe, c'est un product ops. Pour expliquer, chez Growth Hiring, moi j'ai un rôle où je gère le produit, c'est-à-dire je gère l'ensemble des coachings que l'on met en place, également notre plateforme e-learning et toutes les ressources qu'on va créer pour nos clients pour les aider. Donc typiquement des messages d'approche qui vont être personnalisés ; on va les aider à créer des outils IA pour créer des messages d'approche aussi personnalisés ; par exemple, on va créer des outils IA qui vont leur générer des requêtes booléennes ; on va créer des prompts ChatGPT, donc une trentaine de prompts qu'on a créés aujourd'hui pour faciliter le quotidien du recruteur. Bref, en fait on a je pense une centaine de ressources au total qu'on a mises en place, qu'on a diffusées du coup dans notre académie, mais il faut continuer à enrichir ce contenu et faire de la veille pour rester numéro 1 sur notre marché.

Du coup, tout ce travail-là, ça demande du temps, et ce temps-là, vu que là aujourd'hui je suis plutôt focalisé sur la partie commerciale pour faire rentrer des deals, eh ben j'ai moins de temps à dédier là-dessus. Pourtant c'est tout aussi important de satisfaire nos clients et de créer une nouvelle roadmap produit, et surtout faire en sorte que tout ce qui se passe dans le produit, tous les retours et les expériences clients qu'on va pouvoir avoir, donc toutes les vidéos en fait des coachings où nos clients nous partagent leurs résultats, le nombre de rendez-vous qu'ils ont réussi à obtenir, le nombre d'entretiens avec des candidats, le nombre de placements qu'ils ont réussi à faire, ben ça, ça a une valeur qui est énorme, qui est en interne et qu'on a du mal à diffuser. Et donc il faut en faire des business cases, des vidéos, des testimoniales qu'on va diffuser avec le marketing pour faire venir davantage de clients. Donc ça, on a commencé à créer les premières briques, mais j'avais besoin d'une personne en plus pour m'aider là-dessus, et c'est Stan qui nous a rejoints sur ce sujet.

Feedback pour nos coachs et levier pour avoir des effets waouh : ce que je me suis noté, c'est comment je vais pouvoir aider au maximum. Du coup on a des coachs qui vont former nos clients, et comment je vais pouvoir les aider au maximum, un peu comme le rôle de mon coach sur la partie triathlon. Moi, devenir un peu le Alfred de nos chers coachs, qui sont les Batman et qui vont du coup aider nos clients, et moi orchestrer tout ça, les aider, et trouver des effets waouh à chaque fois. Et finalement, j'ai réussi à finaliser l'optimisation du process académie. Donc c'est un process tout simplement qui permet d'onboarder les nouvelles personnes de la promo Academy, donc c'est une offre interentreprises, on forme du coup des recruteurs d'entreprises différentes, donc là c'est la deuxième promo qui vient d'être lancée d'ailleurs aujourd'hui, donc il fallait finaliser le process pour que tout soit bien nickel.

Le mood général : je me suis fait une petite note sur le mood général de la semaine dernière, grosse détermination. En fait je me suis rendu compte que les deux dernières semaines, donc les deux semaines après le triathlon, j'étais un peu dans une phase de flottement. C'est-à-dire que je devais reprendre un rythme, j'avais plus le triathlon pour me driver, j'avais une baisse d'énergie, je devais récupérer aussi tout simplement après l'effort, soit physique ou mental, et j'étais beaucoup moins dans le mood. C'est-à-dire que j'ai été focalisé bah sur la création de contenu. Moi ça me fait trop kiffer de faire ces épisodes de podcast, du coup ça me prend de la charge mentale et du temps, et je dégageais plus d'énergie par exemple à penser à ma création de contenu qu'à penser à comment la boîte allait s'améliorer et continuer à grandir.

Et en fait je me suis rendu compte que j'étais beaucoup moins skin in the game, où j'avais beaucoup moins les pensées pour over deliver, pour maximiser ma performance sur la boîte. Et tout simplement, ça c'est dû à un niveau d'exigence que je me suis mis qui était beaucoup plus bas, où j'avais en fait juste envie bah d'avoir du temps libre pour ma réflexion et pour mes pensées. Donc c'est génial, je trouve que c'est bien d'avoir des phases comme ça, c'est important, mais il faut pas que ça reste trop longtemps. Et donc la semaine dernière, c'était le gros moment bah de redémarrer. Aussi, je bougeais beaucoup, j'allais à droite à gauche, là c'est le dernier weekend du coup, là, l'EVG que je viens de faire, où j'ai bougé.

Là, ce weekend, je vais être posé chez moi tranquillement, je vais fêter mon anniversaire avec les amis proches à la maison et faire un petit barbecue des familles, et donc ça, ça va me faire du bien et ça va pouvoir me permettre de me ressourcer, de me recentrer sur moi. Je vous avais fait une liste, j'avais préparé ça, mais je me suis dit, là je me rends compte que ça va peut-être prendre un peu trop de temps, mais une liste des objectifs que je me suis fixés cette semaine sur la partie business. Je peux peut-être vous les lister rapidement en 5 petites minutes, je pense que ça pourra vous donner des idées de choses à faire dans votre quotidien. J'essaie de pas trop blablater dessus, mais en vrai je pense que c'est bien de vous partager ça, comme ça peut-être que ça vous donnera des petites idées.

Comment je gagne ma semaine : ça c'est un rituel qu'on a mis en place du coup avec mes associés. Tous les lundis matins, on met une note sur comment je gagne ma semaine, et le suivi de la semaine dernière. Donc on reprend la note du comment je gagne ma semaine de la semaine d'avant, voir si on a bien tout checké, si on a réussi ou pas, et si on n'a pas réussi, bah remettre ça dans sa to-do et essayer de trouver des solutions pour y arriver.

Objectifs clés de ma semaine actuelle. Premièrement, avoir trois dossiers déposés qui passent auprès de l'OPCO. Donc nous, on est organisme de formation, donc on a des dossiers qu'on passe en financement, qui financent une partie de nos formations, et donc faut faire accepter ces dossiers. Donc souvent ça rallonge les cycles de vente, qui prennent du coup 2 mois de plus qu'une vente classique. Trois nouvelles demandes de financement : donc c'est un objectif d'avoir trois personnes qui sont chaudes d'avancer avec nous, et commencer les process pour créer les dossiers.

Fixer cinq rendez-vous avec le pipe : donc c'est un peu le travail que j'ai fait la semaine dernière de relance du pipe, et là j'aimerais fixer 5 rendez-vous. Et fixer 5 rendez-vous avec la nouvelle target, qui sont les ESN. Donc là on est en exploration de marché : aujourd'hui on travaille essentiellement avec des cabinets de recrutement et des entreprises en général, mais c'est plutôt des cabinets, on a accompagné une soixantaine de cabinets. Et donc là on va chercher une nouvelle target, qui est les ESN, qui ont des enjeux similaires.

J'ai mes objectifs, maintenant j'ai mon plan d'exécution. Mon plan d'exécution, ça va être de faire un mail de relance pour relancer tous les lost et leur partager bah les financements qui sont possibles actuellement, parce qu'il y a des nouveaux financements qui sont sortis, donc là faut relancer tout le monde. Créer trois posts LinkedIn cette semaine pour mettre en avant un apéro, on va faire un apéro du coup cette fin de semaine, plus on a sorti un nouveau module de formation, qui est une formation sur l'IA pour les recruteurs, donc faut mettre en avant tout ça avec des posts. Demander des recommandations de clients qui ont fini avec nous, ou appeler des clients pour aller fixer des déjeuners et faire des upsells.

Créer un dashboard bien clair, bien clean, pour avoir mes indicateurs sales de mon pipe, parce que là j'ai fait une reprise de mon pipe et je me suis rendu compte que le suivi était pas bon, et l'analyse de la performance était pas bonne non plus. Ça c'est dû au fait que bah on a changé un peu les scopes, où moi j'ai vraiment pris le leadership sur la partie cabinets, où Hugo, mon associé, allait explorer la verticale du coup ESN. En fait on s'est un peu renvoyé la balle sur les responsabilités et on savait plus trop comment driver tout ça. Donc là je vais refaire ce dashboard pour que ce soit tout nickel.

Déléguer la mise à jour de la praise sales market : ça je pense ça peut vous inspirer. En fait on a fait un OCE très simple pour l'instant avec tous les clients qu'on a accompagnés, donc 60 logos d'entreprises. Dans ces logos, bah dans ces fiches clients, on a mis du coup les types de profils qu'ils ont l'habitude de recruter, leur site internet, la taille des entreprises, et on va faire tout plein de business cases pour expliquer bah leur situation initiale, leurs enjeux, comment nous on a réussi à les aider, quels sont les résultats qu'on a réussi à obtenir, et à l'idéal une petite vidéo du client qui témoigne du succès de la mission. Donc on est en train de faire ce gros travail, mais ce qui donne de la preuve sociale au maximum et qu'on va pouvoir diffuser un peu partout : on va pouvoir diffuser ça sur LinkedIn, on va pouvoir diffuser ça dans les funnels marketing ou sales, donc dans les boucles de mails, on va pouvoir diffuser ça pendant les propales clients.

Donc je pense que c'est un contenu qui est indispensable. En fait, on s'est mis en action assez tard, c'est-à-dire qu'on a commencé à le faire une fois que les coachings étaient passés, et du coup on avait pas de la donnée en amont. On aurait dû demander par exemple... on avait pas le nombre de personnes contactées, les taux de réponse, le nombre de personnes recrutées, et cetera. En tout cas, ça, on le demandait pas au début de l'accompagnement, ni à la fin. Donc là on a dû revoir tous les process pour s'assurer qu'on a bien ces informations à chaque nouveau coaching, donc ça, ça permet d'alimenter justement des business cases.

Relance du pipe : trois relances du pipe cette semaine, donc on réitère sur le pipe actuel. Faire les propales : j'ai cinq propales à faire pour des clients. Faire un point avec Thomas, donc Thomas qui gère aussi la partie cabinets avec moi, pour l'aider sur ses closings, pour s'assurer qu'il arrive à faire ses premiers closings. Donc il est arrivé il y a un mois, un mois et demi chez nous, donc là l'idée c'est d'avoir les premières victoires pour qu'il puisse monter en compétence, être content et rester avec nous.

Revoir tous les exercices de l'Académie : donc notre Académie, il y a plein d'exercices qu'on a mis en place, il faut bien les revoir, les mettre en forme sur un Word, parce qu'on était sur Notion, du coup c'était compliqué en termes d'expérience utilisateur. On va retourner des vidéos : on voulait retourner tout le produit, finalement on a dépriorisé ça, on l'a mis en juillet. Pour tourner des vidéos VSL : donc VSL, c'est une vidéo qui va expliquer concrètement son entreprise, ce qu'on fait, mais plus en mode apport de valeur, sur une landing page, et qui a un objectif de conversion. Donc on va créer cette VSL, donc là on a déjà les premières briques, j'ai fait un tournage moi solo dans une salle, et là on va aller en studio pour tourner tout ça, et donc ça va nous permettre d'avoir plus de demandes entrantes.

Ensuite, on va faire des tournages d'interviews clients, donc il va falloir trouver la dernière personne. Donc on a déjà deux clients qui sont chauds pour faire le tournage en studio avec nous pour témoigner des résultats. Point sur les coachings, pour m'assurer que tous les coachings se passent bien. Brief pour la mission de Stan, qui m'accompagne sur le produit. Brief pour le lancement de l'Académie de François, qui vient de s'effectuer aujourd'hui.

Et je crois qu'on est plutôt pas mal. Ça m'a pris 5 minutes top chrono, mais j'espère que ça vous donnera des petites idées, et je sais pas s'il y a des trucs qui sont assez similaires avec ce que vous faites, peut-être sur la partie commerciale, mais voilà, en tout cas je trouve que ça apporte de la valeur et du concret par rapport aux tâches du quotidien. Je prends une dernière petite gorgée d'eau et on va passer aux enseignements de la semaine, ça me fait plaisir. J'ai préparé six petits enseignements que j'aimerais vous partager et qui, j'espère, vous apporteront de la valeur. Petite gorgée d'eau.

Mes enseignements de la semaine : on va prendre un petit peu plus le temps, et plus de respiration, plus un moment solennel sur ce que j'ai pu apprendre, ce que j'aimerais vous partager. Première chose, ça c'est plus une réflexion : est-ce qu'il faut se détacher de ses objectifs pour être un entrepreneur heureux ? Et spoiler : eh ben il faut pas totalement le faire. Ce qu'on entend beaucoup, et ce que j'ai beaucoup entendu dans les livres que j'ai pu lire ou même dans mon expérience en Inde, où j'ai fait un stage de méditation pendant 10 jours, souvent on dit : il faut se détacher des choses pour pas se rendre malheureux.

Le fait d'être attaché par exemple à un objet, une belle maison, obtenir une voiture, obtenir une nouvelle paire de chaussures, eh ben c'est un peu conditionner son bonheur à l'obtention de cette chose. Et en fait, désirer quelque chose, c'est faire un contrat avec soi-même d'être malheureux tant qu'on l'a pas. Et dès qu'on l'a, ben c'est une sorte de bonheur éphémère qu'on obtient et qui nous apporte une satisfaction instantanée, mais pas du tout pérenne dans le temps. Le fait d'être détaché des choses, je trouve que c'est bien sur la partie business dans une certaine mesure. Si on est détaché des choses, on va moins se mettre la pression, en tout cas on va moins avoir le gros poids sur les épaules de la pression business, et du coup avoir peut-être une charge mentale plus libérée sur du temps perso ou même pendant la partie pro.

Et je pense que c'est mauvais sur du moyen long terme, et évidemment faut mesurer les choses, car être trop détaché de ses objectifs que l'on se met, eh ben ça nous enlève la bonne pression qu'on pourrait se mettre, qui est nécessaire au final pour atteindre ses objectifs. Le résultat de tout ça, c'est qu'on peut se retrouver frustré sur du moyen long terme, en se disant : bah en fait, j'avais un objectif que je m'étais mis, j'ai relâché la pression, en tout cas je me suis détaché de cet objectif, et au final je l'ai pas du tout atteint, et je suis détaché parce que du coup ça me rend pas malheureux, je me dis bon bah ok, fine. Mais par contre, sur les prochains mois, prochain semestre, et cetera, eh ben je vais me rendre compte que je vais être dans le regret. Je vais regretter le fait de pas avoir mis l'effort nécessaire, ou l'intensité nécessaire, ou la volonté nécessaire pour aller chercher cet objectif qui me rend heureux aujourd'hui.

Donc je pense qu'il y a toute une réalité, qui est qu'il faut pas se mettre la pression évidemment, une pression négative, mais il faut aller chercher la bonne pression, la pression positive, qui va tout simplement vous faire agir et vous mettre en action. Vous mettre en action et vous faire agir sur les choses qui ont la réelle importance, qui vont générer de l'impact pour votre business, et qui au final vont vous rendre beaucoup plus serein d'esprit, parce que les résultats sont bons. Si on se retrouve totalement détaché au final de ses objectifs, au final ce qui se passe, c'est qu'on perd l'engagement. Et ça peut même créer un déséquilibre selon moi entre la force de travail que l'on va avoir et la motivation des associés dans un projet. C'est-à-dire, imaginons qu'il y a une personne qui soit plus démotivée ou détachée des objectifs que les autres, on va ressentir le fait que bah tout simplement il y a une force négative qui va nous tirer plus vers le bas, et ça nous donne moins la volonté de nous dépasser.

Et je pense que c'est beaucoup plus simple de démotiver les gens que de les motiver. Donc dès qu'il y a une personne qui est défaillante, eh ben faut vite la rallier du coup à la cause, pour pas qu'elle soit tout simplement plongée dans ce cercle vicieux. Lorsqu'on est détaché aussi, il y a une métaphore ou un comparatif qu'on peut faire, c'est un peu comme l'amour ou les gens. Moi je me suis pas mal posé la question en revenant de Vipassana, de mon séjour de méditation : on nous disait beaucoup, bah voilà, il faut être détaché des choses pour pas souffrir, et notamment être détaché des gens. C'est-à-dire votre petit copain, votre petite copine, vos amis, votre famille, c'est des personnes que vous chérissez, que vous aimez, et si vous voulez ne pas être malheureux de leur départ, si tout simplement ils quittent ce monde et ils meurent, tout simplement, ou d'une séparation, si vous rompez du coup avec la personne avec qui vous êtes, ou des amis qui partent et qui font leur chemin, ça peut rendre malheureux.

Et c'est tout ce côté attachement qu'on va pouvoir avoir vis-à-vis des personnes, et du coup eux, ils disent beaucoup qu'il faut vivre détaché des gens pour ne pas être malheureux. Et moi, du coup, sur cette phrase-là, j'ai longtemps un peu hésité, en me disant : mais est-ce qu'on peut vraiment aimer les gens sincèrement et pleinement tout en étant détaché ? Est-ce qu'on peut vraiment aimer nos amis, notre famille, être pleinement épanoui dans les relations si on vit avec détachement, et du coup sans amour ? Et du coup, la conclusion que j'ai à ça, et je pense que c'est le parallèle parfait sur les objectifs, c'est que je pense qu'il faut savoir aimer, il faut savoir être attaché à ces choses-là, et savoir s'en détacher au bon moment. C'est-à-dire savoir que dans la ligne du contrat, il y a un petit astérisque qui dit : effectivement, tu t'attaches à cette personne, tu aimes cette personne, mais sache que tout a une fin, rien n'est impermanent, il se peut que cette personne parte demain.

Un exemple aussi que j'ai lu dans un livre, c'était une maxime, ou une histoire, un conte, qui disait qu'il y avait une femme, une mère de famille, qui avait perdu son enfant, qui avait 4 ans. Perdu son enfant : son village se fait ravager et son enfant est mort dans la bataille. Elle est allée voir le Bouddha avec son enfant complètement mort dans ses bras, elle était en larmes complet, aller voir le Bouddha, elle a dit : « Bouddha, Bouddha, s'il vous plaît, s'il vous plaît, mon enfant est mort, il faut absolument le ressusciter, et je sais que vous êtes capable de faire des miracles, s'il vous plaît, s'il vous plaît, je vous en supplie. » Bouddha essaie de lui expliquer avec tous les mots qu'il pouvait que c'était pas du tout dans ses cordes, et que ça serait de l'ordre du miracle, et que ce n'est pas possible. Rien à faire, parce que cette femme était désespérée, déboussolée, elle venait de perdre son enfant, voulait rien entendre.

Bouddha lui a dit : « Ok, très bien, je peux faire quelque chose pour vous. Apportez-moi du coup un grain de riz, apportez-moi des grains de riz de personnes d'un foyer de votre village qui n'a pas connu la mort, apportez-moi du coup ça, et puis moi je ferai en sorte que votre enfant ressuscite. » Toute contente, elle va voir l'ensemble des foyers de son village en disant : « Bah voilà, j'ai vu le Bouddha, il va pouvoir ressusciter mon enfant, j'ai juste besoin de grains de riz. » Les villageois s'empressent, disent : « Bah tenez, vous pouvez en prendre une tonne, des tonnes, autant que vous voulez. » Et après, elle dit : « Mais voilà, il manque juste une chose, je voulais savoir, est-ce qu'il y a une personne qui est décédée finalement dans votre famille ? » Et chaque villageois partage et dit : « Oui, effectivement, j'ai un oncle ; oui, j'ai ma mère ; oui, j'ai une sœur qui est partie, évidemment, finalement, dans mon foyer. »

Elle fait tout le village, voit toutes les personnes, et au final un retour bredouille à la fin de la journée. Elle va voir le Bouddha et lui dit : « Bon, j'ai compris la leçon : effectivement, c'est quelque chose qui arrive, c'est la vie, et on peut rien y faire. » Et je pense que c'est un peu cette conclusion qu'il faut avoir, en tout cas sur les êtres humains, c'est qu'il y aura toujours une fin à une relation, une fin à une amitié, une fin à une relation familiale. Il faut l'accepter, il faut savoir que c'est dans le cadre du contrat et c'est comme ça. Il faut savoir aussi se détacher justement de ces drames, de ces choses, pour ne pas être malheureux.

Donc dans le business, le bon moment, selon moi, c'est le moment où on peut plus agir. C'est-à-dire, on est attaché à ses objectifs, on est attaché à sa boîte, il y a des moments où en fait on ne peut plus agir, ça sert à rien de cogiter. En fait on rumine, on rumine, on rumine, on prend la charge mentale, mais en fait on n'arrive pas à aller chercher de l'action, des pensées construites et concrètes. Et donc là, je pense que c'est à ce moment-là qu'il faut savoir se détacher.

Deuxième enseignement : ne pas faire de son incapacité la norme. Donc ça rejoint un peu ce que j'ai dit : lorsqu'on est détaché de ses objectifs, eh ben il se peut qu'on ne maintienne pas le niveau d'exigence qui est nécessaire pour la santé de la boîte, notamment dans une période de croissance. Au début, lorsqu'on est au début de la structure et de l'activité, aller chercher, je sais pas, deux, trois rendez-vous par semaine, c'est nécessaire et suffisant, en tout cas pour faire tourner la boîte. Une fois qu'on grandit, qu'on arrive à être 24 personnes, en fait il y a un standard où il faut pas aller en dessous, quoi. C'est-à-dire, il va falloir aller chercher dix rendez-vous par semaine minimum, et si on n'atteint pas cet objectif, ben en fait c'est sonnette d'alarme pour la boîte.

Et en fait, ce côté standard, on l'a compris un peu trop tard, à se dire : bon bah en fait il faut aller chercher ces 10 rendez-vous par semaine. Mais on était à 6, on était à 5, on était à 4, et on acceptait ça. Et plus on perd du coup des rendez-vous chaque semaine, plus ça se cumule, et en fait on compensait pas non plus les semaines d'après. On arrivait à 10, on était content, mais en fait il fallait rattraper les 5, les 6, les 7 des semaines précédentes. Donc je pense que c'est important de maintenir un niveau d'exigence et de prendre en main ses responsabilités.

Le côté responsabilité, je pense que c'est indispensable pour tout fondateur d'entreprise, et encore plus pour un CEO, un dirigeant. C'est : comment je fais en sorte d'être responsable de tout ce qui se passe, et que s'il y a une action qui n'a pas été mise en place, s'il y a un résultat qui n'a pas été atteint, c'est ma responsabilité. C'est ma responsabilité, même s'il y a des personnes en dessous de moi. Petite citation que je voulais vous partager, de Yannick Terrien : on peut déléguer les tâches, mais pas les responsabilités. Et ça, je trouve que ça donne une dimension qui est tout autre, où lorsqu'on est responsable de quelque chose, on se doit de mettre en place les bonnes actions, et être imaginatif, parce qu'on a un devoir d'accomplir ça, et puis on a une redevance envers les associés, et même envers soi-même, d'accomplir tout ça.

C'est quelque chose que j'ai appris aussi au triathlon : en fait, le résultat qu'on va obtenir, c'est quasi égal à la somme de nos actions. La réussite, au final, c'est le résultat, en tout cas au triathlon, c'est ce que j'ai compris, c'est le résultat d'un plan bien défini, de son exécution, de sa capacité à faire son sport, et des conditions qu'on va avoir le jour J. Sur le business, je pense qu'il y a un facteur chance, et en tout cas tout ça nous permet... en tout cas on a plein de leviers sur lesquels on peut agir dans cette équation. Dans cette équation, si je reprends : le plan à bien définir, eh ben moi c'était mon plan d'entraînement ; dans son business, ça va être un plan concret sur 3 mois par exemple. Ça, on a la maîtrise dessus, de bien définir son plan et de le revoir.

Son exécution : comment on va réussir à faire tous nos entraînements de sport ; pareil dans le business, comment on va faire en sorte d'exécuter l'ensemble des tâches qui vont faire atteindre les résultats. Ses capacités : donc c'est ses capacités mentales ou la capacité de son entreprise, physiques du coup sur la partie sport, et son entreprise, donc la somme des compétences des membres qui la composent. Et les conditions le jour J : donc ça, sur le sport, c'est plutôt sa condition physique et les conditions du temps, et dans le business, ce sera plutôt le facteur chance. Et donc tout ça, on peut le maîtriser, en tout cas on peut avoir des leviers pour maîtriser des parties de son équation, et le fait de se responsabiliser nous permet d'agir là-dessus.

Troisième enseignement : il faut maintenir la cadence tout en déléguant. Si je reprends notre exemple sur la partie commerciale, on a voulu déléguer très rapidement la partie cold call, c'est-à-dire la prospection téléphonique. Bah ça prend du temps, c'est un peu chiant, il faut sortir de sa zone de confort, c'est pas forcément agréable d'appeler les gens, de les déranger. On a fait ça pendant 4, 5 ans avec mon associé Hugo, parce qu'on avait des boîtes aussi avant, du coup c'est quelque chose qu'on voulait déléguer. Très bien, on délègue, on va trouver des freelances, on a trouvé 4, 5 freelances qui pouvaient faire du cold call pour nous.

Déjà, trouver une personne qui peut faire ta tâche, ça veut dire que tu vas forcément perdre de la qualité sur la performance. Tout dépend si c'est un expert ou non : si c'est un junior, c'est certain, et si c'est un expert, eh ben on peut quand même perdre en qualité, parce qu'il y a pas l'âme et la motivation du fondateur qui vend sa boîte, qui vend son corps, son âme, et qui en parle comme si c'était son bébé. Déléguer cette partie-là, donc c'est un risque, mais en même temps c'était nécessaire pour se concentrer sur d'autres tâches. Les erreurs qu'on a faites, c'est que, déléguer le cold call, eh ben avant de maintenir, de continuer à maintenir la cadence des rendez-vous par semaine qu'on avait l'habitude d'atteindre... eh ben le temps de montée en compétence des équipes a pris par exemple un mois. Donc ça veut dire que pendant un mois on était à des performances inférieures, donc 2, 3, 4 rendez-vous par semaine et non 10, et on a accepté ça.

Le fait d'accepter ça, c'est en fait accepter un chiffre d'affaires qui est beaucoup moins élevé, en tout cas une performance commerciale plus faible, pour se dire : bah en fait on fait en sorte de créer un process long terme qui va tenir dans le temps. Et en fait on accepte un mois et demi de montée en compétence des équipes. Et le fait de déléguer, ça veut pas dire... au final c'est la grosse leçon, c'est que ça veut dire qu'il y a du temps de montée en compétence des équipes, mais nous il faut qu'on s'assure de la cadence, qu'on s'assure qu'on arrive à maintenir ce niveau de rendez-vous, donc 10 rendez-vous par semaine, et que même il faut onboarder les équipes, et du coup il y a encore plus de temps passé à onboarder plus maintenir la cadence. En fait, c'est un mois et demi, on délègue pas quelque chose pour nous dégager du temps, mais c'est un mois et demi où on passe deux fois plus de temps à onboarder plus à maintenir la cadence. Et c'est là où on a fait une erreur, c'est qu'on n'a pas du tout fait ça, on a juste onboardé.

Deuxième chose, ça veut pas dire qu'il faut juste maintenir la cadence : selon moi, il faut aussi over deliver. C'est-à-dire que le standard qu'on avait de 10, eh ben en fait on aurait pu le faire passer à 15, tout simplement si on continuait à notre rythme à faire du coup des appels, plus avoir une force supplémentaire qui va appeler aussi pour nous. Je pense que c'est important de maintenir cette cadence avant de déléguer. Un exemple concret : imaginons qu'on prenne une famille, un père et une mère qui ont l'habitude de cuisiner pour le foyer, ils ont deux enfants, et cuisinent et cuisinent. Et les enfants, pour le bien de l'éducation, doivent apprendre à cuisiner et à faire les plats du coup de la famille tous les soirs.

Donc les parents leur apprennent, mais le temps que les enfants arrivent à bien capter la recette, à faire des bons plats et qui soient digestes, eh ben ça va prendre peut-être un mois, 2 mois, voire même quelques années. Et donc il faut que les parents soient prêts à évidemment prendre le relais, bien les aider à monter en compétence sur le sujet, et surtout bah créer des bons plats et se nourrir avec des plats qui sont convenables, des bonnes recettes. Parce que je pense que si on fait confiance juste aux enfants, on risque de mal bouffer pendant quelques mois.

Quatrième enseignement : le process passe d'une obligation à un outil pour satisfaire le client. Je pense que c'est une grosse leçon que j'ai apprise sur la partie produit. Pour vous expliquer un petit peu la phase par laquelle on est passés : en décembre 2023, on a eu une trentaine de nouveaux clients, donc gros boom, beaucoup de clients, on a fait beaucoup d'acquisitions, on était très bons sur la partie commerciale, et on a eu 30 nouveaux clients. On était trois, Hugo, Marilou et moi, à faire les coachings, et concrètement on pouvait pas du tout supporter cette charge de travail, qui était de prendre 10 coachings chacun, parce que du coup on développait pas la boîte long terme, en tout cas on créait pas les bons process pour avoir d'autres gens qui puissent bah faire ces coachings-là à notre place.

Ce qu'on a fait, c'est qu'on a créé du coup les process, on a recruté une quinzaine de coachs qui ont pu prendre ces coachings-là, et du coup à raison en moyenne de deux coachings par coach. Ça a nécessité un énorme travail en amont de bien détailler l'ensemble des process, donc un truc assez complet, carré, sur Notion, donc c'est l'outil qu'on utilise sur la gestion de projet. Et au fur et à mesure, je me suis rendu compte que créer des process, c'était bien, en tout cas il fallait les suivre, mais les personnes qui suivent les process sont plus focalisées sur la réalisation du process et le côté « bah regarde, j'ai bien coché toutes les cases » que sur la satisfaction client. Donc en gros, c'est un peu le biais qu'on peut avoir, le biais de vouloir bien faire, mais bien faire vis-à-vis de l'employeur plus que vis-à-vis du client.

En plus de ça, les personnes qu'on a recrutées, c'était pas des juniors, c'est des personnes qui sont expertes dans leur métier : experts en sourcing, experts en formation, en coaching, experts en growth. Et du coup, suivre un process, bah ça les cantonnait dans une case, ils avaient moins de terrain d'expression, ils se sentaient moins libres d'exprimer leur créativité pour répondre aux clients. Donc je me suis rendu compte que déjà, le fait d'avoir des juniors ou des experts, le process sera différent. C'est-à-dire que le junior, il lui faut un process pour qu'il dépote, il exécute comme un robot, il met ça en place, il met ça en place, et il y a pas de question à se poser, et ça permet d'avoir un niveau de qualité qui est à hauteur de 80 %. Sur un expert, il faut le process, mais le process devient en fait un outil, un guide, et tout simplement une feuille de route pour que l'expert sorte du process et apporte les meilleures solutions pour les clients.

D'autant plus, on est sur un business de service, nous, donc on va aider les clients à trouver la bonne solution, et donc les coachs vont avoir un rôle de conseil, et donc il faut évidemment sortir du process à ce moment-là. Donc au final, le process est là pour aider le client, aider le coach, et pour que le coach sorte du process pour satisfaire au maximum le client. Et je pense que le process, il faut qu'il soit pensé étape par étape. Donc au début, avoir les premières briques, donc d'abord faire, dans notre cas par exemple, une dizaine de coachings nous-mêmes, c'est ce qu'on a fait. Si vous êtes dans d'autres types de business, faites 10 fois l'offre que vous offrez à vos clients avant de la déléguer ou avant de la processer, ça vous permet de voir toutes les failles et plein de cas particuliers.

Une fois que vous avez ça, vous faites une première brique de process, mais vous validez du coup avec les personnes qui vont utiliser le process. Le gros problème qu'on va avoir aussi, c'est de créer un process et de pas du tout impliquer les personnes qui vont l'utiliser, ce qui est une grosse erreur, parce qu'on a l'impression, en tant qu'utilisateur, que... oui, je commence à galérer sur l'articulation, je pense que c'est le fait d'être à 22h15, d'avoir la dalle. J'ai faim, j'ai mangé des lasagnes pour tout vous dire, et je sens mon ventre qui se creuse et mon énergie qui est de plus en plus diminuée, et ça impacte directement mon articulation. Tout ça pour dire que les process, il faut absolument impliquer les personnes qui vont l'utiliser, parce que l'utilisateur va avoir l'impression qu'on lui impose quelque chose, et lorsqu'on se fait imposer quelque chose, bah du coup on n'est pas acteur de l'idée. Il faut absolument impliquer les gens pour qu'ils puissent s'approprier tout ça.

Ensuite, le revoir : un process, c'est quelque chose qui s'alimente, quelque chose qui s'enrichit, qu'on va pouvoir revoir au fur et à mesure pour délivrer la meilleure qualité. Et c'est toujours ça le problème : faut avancer à deux vitesses. C'est-à-dire que le process existant, il faut qu'il reste existant comme il est, pour pas qu'il y ait trop de changements, notamment s'il y a plusieurs utilisateurs. Moi je prends mon cas, une quinzaine de coachs. Ça c'était l'erreur qu'on avait faite aussi : dès qu'il y avait des nouveautés sur le process, on les communiquait, du coup on communiquait chaque semaine des nouveautés, des nouveautés, ce qui fait que les gens étaient plutôt perdus sur un process qui n'arrêtait pas de changer.

Alors que le process, il faut le maintenir existant, qu'il continue comme ça, et après avoir une version qu'on travaille en sous-marin, et puis après la présenter le moment venu en mode refonte, comme si c'était une refonte de site. Ça paraît évident quand je le dis là, mais c'est clairement une erreur qu'on a faite. Donc voilà, sur cette partie process, j'espère que ça vous aidera à y voir plus clair.

Cinquième enseignement : vivre avec intention permet de faire attention. J'ai pas trouvé mieux, c'est un peu enfantin, mais vous allez comprendre l'idée derrière. Déjà, la définition d'intention : souvent je le voyais, « c'est quoi votre intention ? », je sais plus dans quoi j'ai vu ça, mais j'ai du mal à le définir. J'ai pris une définition qui me parle plus ou moins, mais c'est : la disposition d'esprit par laquelle on se propose délibérément un but. Donc en gros, l'idée, c'est d'avoir un but dans ce qu'on fait, avoir une intention derrière la tête. Donc ça peut être positif comme négatif : une intention positive, ça va être une intention de bienveillance ; une intention négative, ça va être de parler à quelqu'un par intérêt, par exemple.

Vivre avec intention, ça permet de se rappeler pourquoi on fait les choses. Et dans le business, c'est hyper important, lorsqu'il y a une réunion, lorsqu'on accomplit une tâche, lorsqu'on a un plan qui est bien défini, de se demander : mais pourquoi, pourquoi je fais ça ? Pourquoi je tracke ces indicateurs ? Pourquoi j'écris chaque semaine comment je dois gagner ma semaine ? Pourquoi on fait ce meeting-là, et c'est quoi le résultat que l'on attend ?

Je pense que ça permet de s'assurer qu'on est bien sur les bons sujets, sur les bonnes discussions, et de ne pas se perdre, et vraiment réfléchir au livrable, à l'output de tout ça, et ce avec quoi on veut ressortir. Et ça permet du coup déjà d'avoir des schémas de pensée qui sont différents, de recadrer bah les discussions, et de s'assurer de travailler sur les bonnes tâches. Si je prends un exemple : imaginons que vous avez un objectif de sortir une nouvelle landing page. Vous avez un cas numéro 1 où la landing page, vous la sortez parce qu'il faut faire l'acquisition très vite. Nous, c'était notre cas : il fallait qu'on ait beaucoup de gens qui viennent dans notre promo, qui commençait cette semaine, et on avait une deadline à respecter.

Dans ce cadre-là, il fallait qu'on délivre vite la landing page, qu'elle sorte rapidement, qu'on aille pas aller chercher les détails et qu'elle soit exécutée rapidement. Deuxième cas : il y a besoin de refaire une landing page, mais il y a besoin de faire une nouvelle landing page parce que l'ancienne n'était pas du tout, en tout cas pas terrible, il y a besoin de revoir tout le copywriting. Il y a pas besoin de deadline là-dessus, en tout cas on n'est pas pressés. Dans ce cadre-là, bah là on va prendre beaucoup plus le temps, on va être tatillon sur l'ensemble des détails et aller chercher vraiment l'optimisation du 80 % au 100 %. Dans les deux cas, on doit faire une landing page, l'intention est totalement différente, et du coup faut traiter le projet aussi différemment.

Attention à pas vivre trop avec intention dans la vie perso. Je dis vie pro, vie perso, après on en parlera, mais un entrepreneur a souvent pas trop de barrière entre les deux, en tout cas tout est un tout, mais je pense que c'est pour mieux comprendre un peu la structure de ma pensée, et c'est parlant d'avoir un côté vie pro, vie perso. Mais vivre avec intention dans sa vie perso, c'est-à-dire mettre un but dans les choses que l'on fait... Imaginons qu'on va voir des amis : de temps en temps, c'est bien de ne pas avoir de but et de pas se dire : bah en fait je vais voir telle personne parce qu'elle va pouvoir m'apporter ci ou ça. Ou : je vais voir telle personne tout simplement pour être heureux, ou pour passer du bon temps et un bon moment. Mais ça, c'est évidemment pour ça qu'on fait ça, mais il faut pas mettre une intention derrière, ou en tout cas une attente, parce que ça peut devenir néfaste.

Et c'est bien de vivre sans intention, de se laisser aussi emporter par la vie et de ne pas avoir d'attente, ce qui permet d'avoir du lâcher-prise. Et c'est quelque chose qui est, je trouve, très compliqué en tant qu'entrepreneur, vu qu'on a tout le temps l'envie d'optimiser son temps, l'envie d'aller chercher la performance, d'avoir de l'impact, aller chercher les bonnes infos, aller trouver les bonnes relations. Et de temps en temps, en fait, faut juste lâcher prise et ne pas avoir d'intention, pour être dans le moment présent et vraiment kiffer pleinement en fait la chose telle qu'elle est, l'accepter telle qu'elle est. Et on passe au sixième enseignement.

Sixième enseignement : il faut, selon moi, évidemment ça n'engage que moi, connaître ses extrêmes pour vivre dans le juste milieu. On parlait justement de pro et perso, et on parle beaucoup d'équilibre entre vie pro et vie perso, et je me rends compte que le mot équilibre, c'est peut-être pas le mot qui est le plus adapté. Je l'avais vu notamment aussi dans un livre qui s'appelle La Semaine de 4 heures, de Tim Ferriss, que je vous conseille de lire fortement, et qui m'a beaucoup aidé à vouloir optimiser l'ensemble des différents penchants de ma vie, et déléguer, et passer moins de temps justement sur les tâches à faible valeur ajoutée pour le business, et passer plus de temps sur les choses qui ont du sens. Et on illustrait le fait que la vie pro et la vie perso n'étaient pas un équilibre linéaire.

C'est-à-dire, par exemple : je travaille de 7h ou de 8h, on s'en fout, à 19h, et du coup il faut que j'aie tant de temps pour ma vie perso, et du coup d'avoir un peu cet équilibre toujours qui est le même, de manière linéaire. En fait, je pense que, d'autant plus pour les entrepreneurs, c'est plutôt une balance : c'est comment je balance ma vie pro et ma vie perso par rapport à mes objectifs. Les objectifs que je dois atteindre, par exemple à titre perso, le triathlon, ou ma famille, mes amis, les voir, et cetera, et également mes objectifs professionnels, qui me demandent un effort constant évidemment, mais de temps en temps un effort plus fort, plus important, parce qu'on va avoir de la saisonnalité peut-être sur la structure, parce qu'il y a des moments où bah il y a besoin d'éteindre des incendies, il y a besoin de travailler beaucoup plus tard parce qu'il y a un truc à rendre le lendemain, en tout cas on a une deadline. Il faut accepter, selon moi, ces balances.

Et la gymnastique, je trouve, et en tout cas la compétence que doivent avoir les entrepreneurs, c'est comment j'arrive à passer d'un état d'esprit à l'autre très rapidement, à capter justement cet équilibre et l'accepter, et de savoir que bah là je vais avoir des temps un peu plus lâches, un peu plus tranquilles, je vais pouvoir me reposer, me ressourcer, et des moments avec une intensité énorme, parce que j'ai des objectifs à atteindre et que je suis ambitieux. Dans tout ça, il y a un juste milieu à trouver, et je pense qu'en tout cas, personnellement, je me suis rendu compte que c'est en vivant dans les extrêmes que j'ai réussi à comprendre mon juste milieu et mon rythme.

Pour reprendre nos exemples de taf : quand j'étais en première année d'école de commerce, j'ai fait un stage de 6 mois. J'avais un prêt étudiant à rembourser, parce que du coup j'avais mon école que j'avais financée en partie par mon prêt étudiant, et j'avais cramé la moitié de mon budget étudiant en 6 mois je crois, ou 1 an, du coup ça allait pas du tout, et il fallait que je retrouve de l'argent. Il y avait mon stage de 6 mois qui faisait le taf. Par contre, bah je venais de casser la voiture de ma maman, j'avais fait un accident dans un arbuste, rien de grave, et du coup bah je devais rembourser la voiture, et tout le salaire du stage allait dans la voiture, donc ça allait pas du tout aider mon prêt étudiant. J'ai dû trouver du coup un taf à côté : je suis allé taffer au McDo les weekends, plus en restauration à l'Atelier des Chefs pendant la semaine.

J'ai tenu ce rythme hyper intense, parce que du coup je sortais aussi, je me disais : mais il faut absolument que j'aie une vie perso, que je sorte et que je voie mes amis. Du coup j'étais dans les extrêmes, je faisais que travailler, que sortir, et cetera. J'ai tenu ça pendant 5 mois et demi, mon stage il a duré 6 mois, et en fait l'avant-dernière semaine, j'ai totalement craqué. Craqué, c'est-à-dire que j'avais plus d'énergie. Je sortais du coup d'un lendemain où j'étais en restauration, il était 7h du matin, j'allais au travail, en plus quand j'allais à mon stage, c'était à 1h30 de chez moi, 1h30 aller plus 1h30 retour.

Et là, ce matin-là, j'étais vraiment fatigué, fatigué de la veille, fatigué de l'accumulation, j'étais vraiment robotique. J'allais dans le tram, j'avançais, j'allais dans le métro, j'avançais, et j'étais vraiment sans énergie. Je suis arrivé au taf, je me suis assis sur mon fauteuil, et là j'étais devant mon PC et je pouvais plus bouger, plus bouger, une larme à l'œil, et en fait je pouvais plus rien faire, j'étais vraiment sans énergie, j'ai commencé à m'effondrer. Mon patron du coup m'a vu, m'a demandé ce qui se passait, je lui ai dit : je sais pas. J'arrivais plus à parler, j'étais vraiment sans énergie complète.

Et du coup il m'a pris un Uber et je suis rentré chez moi, et je suis resté à peu près 4 jours dans ma chambre, au lit, cloué au lit, on m'a porté à manger. J'avais du mal à parler, j'étais fatigué, j'étais crevé, en fait j'étais en batterie faible. On pourrait appeler ça un burnout, c'était pas forcément un burnout psychologique, mais plutôt un burnout physique, où en fait mon corps n'avait pas du tout tenu. J'ai vécu dans cet extrême où j'ai taffé énormément. Ça m'est arrivé aussi quand j'ai commencé à entreprendre : je faisais des nuits blanches, j'avais l'habitude d'énormément travailler tous les weekends.

Et c'est en connaissant ces limites-là, et en voyant les effets néfastes que ça pouvait avoir sur ma vie, que je me suis rendu compte des signaux auxquels il fallait que je fasse attention : dès que je commençais le matin à être un peu aigri, à fleur de peau, que je commençais à être fatigué, que lorsque je travaillais sur des tâches, j'y allais à reculons. Mais en fait, c'est tous les signaux que j'ai compris en étant dans l'extrême, dans cet extrême qui m'a appris justement tous ces signaux-là. Si je prends l'extrême inverse, c'est lorsqu'on travaille pas du tout, et ben on voit le manque de motivation, ou quand on fait que dormir, et cetera, on voit qu'on est fatigué, encore plus fatigué, limite déprimé d'être dans l'inaction. Et selon moi, en tout cas par mon expérience, c'est en étant dans les extrêmes et en connaissant mes limites que j'ai réussi à vivre dans le juste milieu, et à savoir quel est le bon équilibre, en tout cas la bonne balance à aller chercher. Donc je recommande pas de faire des burnouts évidemment, mais je recommande tout simplement de bien s'écouter et de voir justement ces limites-là, de voir ces signaux, les identifier, pour s'assurer que vous êtes bien dans le juste milieu.

J'espère que cet épisode vous aura plu, un peu différent : des actualités de la semaine plus des enseignements. Moi, j'ai grave kiffé, ça me fait trop plaisir de bah me poser, là je me suis bien posé pendant 1 heure, 1h03, pour bien gratter tout ce que je voulais vous dire. J'ai fait des bullet points, j'espère que ça s'entend pas trop que je regarde un peu mes bullet points, mais c'est pour être sûr de pas oublier d'informations et tout vous partager. J'ai tellement hâte de faire du coup l'épisode de dimanche. J'espère que je vais pas le reporter, parce que franchement j'aurais honte, vraiment, j'aurais honte de ne pas le sortir.

Mais j'ai vraiment pris toutes les dispositions pour le sortir et le faire, et vous partager cet épisode sur le business et la sagesse, et tout ce que j'ai pu comprendre, apprendre, et faire le parallèle entre bah tous ces concepts-là et le business, et qu'est-ce qui est applicable ou pas applicable aussi, et comment il faut réfléchir face à ces différentes situations. Je vous en dis plus dimanche, et je vous souhaite une bonne journée, bonne fin de journée, bon sport en tout cas, ça fait du bien, la vie, c'est important.