Triathlon Olympique, 3 mois et 3h13 d'effort
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Transcription de l'épisode
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Hello les amis, je suis trop content de vous retrouver pour cet épisode qui va être un peu spécial, parce que là on va parler du triathlon que j'ai fait hier. Donc là je suis en PLS total : j'ai mal partout, mal aux jambes, mal aux épaules, aux coudes, aux lombaires, aux chevilles, bref, ça craque et ça fait mal. Je suis enrhumé, je crois, toujours aussi enrhumé, je crois que ça doit faire trois semaines que je suis enrhumé, ça veut pas partir, c'est fou. Donc je dois sûrement parler du nez, ben je parle du nez plutôt. Je me suis fait un petit thé avec du miel pour essayer d'apaiser ma gorge, parce que même ma gorge, ça se ressent, j'imagine, vous l'entendez.
Donc je vais essayer de donner un maximum d'énergie, un maximum d'émotion, et essayer d'éviter de parler du nez comme je suis en train de faire là, et de vous partager l'expérience que j'ai vécue depuis trois mois au final, qui est la préparation du triathlon et la réalisation du triathlon hier. Vous expliquer comment ça s'est passé, quelles ont été les épreuves, est-ce que j'ai réussi, est-ce que j'ai pas réussi, à quels endroits j'ai galéré, quels endroits où c'était un peu plus simple. Voilà, je vous décrypte le triathlon, comment ça se passe, comment je l'ai vécu depuis sa préparation, même depuis l'idée où on a eu envie de s'inscrire, le pourquoi on s'est inscrit, qu'est-ce qui s'est passé à la prépa et qu'est-ce qui s'est passé hier.
Donc on n'a pas le format des actualités de la semaine. En tout cas, moi, je peux vous partager grosso modo, j'ai pas fait les enseignements, mais la semaine dernière, vu que là on est le lundi 6 mai, donc lundi 6 mai, là je viens de rentrer chez moi il y a quelques heures, je me suis jeté sur le micro dès que j'ai pu pour vous partager tout ce qui s'est passé. Mais j'étais la semaine dernière du coup à Lacanau. Je suis arrivé le lundi, j'ai rejoint Hugo, mon associé, qui a une maison là-bas sur place, et également, bah, Paul, mon coloc, avec qui j'ai l'habitude de vivre un peu toutes ces expériences un peu hors du commun, qui était déjà là-bas. Donc je les ai rejoints tous les deux, on a loué un Airbnb juste à côté de la maison d'Hugo parce qu'on avait d'autres amis qui arrivaient à ce moment-là, bah, pendant le weekend, et en gros on était sept personnes à faire le triathlon.
Donc on avait une belle équipe, en vrai c'était trop cool. Il y avait pas mal de gens aussi qu'on connaissait pas, je vous en parlerai juste après. Mais bref, je suis arrivé à Lacanau un petit peu plus en avance pour pouvoir repérer les lieux, faire le parcours du vélo, faire aussi la partie course à pied, continuer un petit peu à m'entraîner, tester aussi de me plonger dans le lac. Donc le triathlon, il y a de la natation.
Donc pour savoir aussi, le triathlon, je vous donne les distances : c'est 1,5 km de natation en eau libre. Donc nous, on a eu l'habitude de s'entraîner en piscine, et là on était en eau libre, donc il fallait absolument tester avec une combi comment ça allait donner, parce que c'est pas pareil. On avait 40 km de vélo, là un peu plus sur notre triathlon, je crois qu'on était plutôt à 43 ou 46, et finalement 10 km de course à pied. Donc grosso modo, ça fait beaucoup d'effort sur trois disciplines différentes, donc le fait d'arriver un petit peu en amont, c'était bien, histoire de repérer les lieux.
Qu'est-ce qui s'est passé d'autre ? Bon, on a passé des soirées entre copains, c'était cool, on était en bord de mer. Donc Lacanau, c'est à côté de Bordeaux, c'est à 45 minutes à pied, on est au bord de l'océan, donc franchement c'était top. Moi j'aurais bien voulu aller surfer, mais il y avait pas des conditions incroyables et il fallait se préparer et se préserver, donc c'était repos, c'était plutôt calme. Voilà globalement pour les actualités de cette semaine, là je pense qu'on va pas s'éterniser là-dessus et on va beaucoup plus parler du triathlon.
Commençons dès maintenant. Le triathlon, vous avez compris, trois disciplines. Moi j'ai fait un M, donc c'est une distance. Il y a plusieurs niveaux, hein, il y a le XS, S, M, L et Ironman, donc en fonction des tailles, évidemment, les distances sont différentes. Donc le mien, c'était 1,5 km de natation, 40 km de vélo, 10 km de course à pied.
Et donc cette idée, comment elle nous est venue ? C'est avec Paul, donc mon coloc, et puis aussi un pote d'enfance avec qui on fait beaucoup… bah, on voyage beaucoup ensemble, on fait beaucoup d'expérimentations. On aime bien expérimenter la vie ensemble et se lancer des défis, et on voulait avoir un challenge sportif. Notamment le triathlon nous a attirés. Paul a fait beaucoup de courses avant, moi j'avais fait un semi et le Paris-Versailles, donc 16 km, mais on n'avait jamais associé les trois disciplines en même temps, donc natation, course, vélo.
Voilà, c'était vraiment un défi qu'on voulait se lancer. Et cet été, donc c'était l'été 2023, on s'est dit : bah pourquoi pas regarder les triathlons qu'il y a ? On a regardé ce qui se faisait un petit peu, on est allé sur Internet et tout, et on a vu qu'il y avait un triathlon qui se faisait à Lacanau, donc qui a eu lieu hier, le 5 mai. Et Lacanau, bah, c'est l'endroit où Hugo a une baraque, donc voilà, tout est lié. Donc on s'est dit pourquoi pas, on se chauffe, on va essayer de chauffer Hugo, nous on s'inscrit.
Donc on s'est inscrits en octobre ou novembre, quand les places sont sorties, direct on s'est inscrits. À ce moment-là, j'étais avec Hugo au Maroc, et donc je lui ai dit : « Vas-y, on vient de s'inscrire avec Paul, est-ce que t'es chaud ? On le fait ensemble. » Donc il s'inscrit. On a essayé de chauffer des potes, donc lui il a chauffé des potes, moi aussi des potes, et bref, on s'est retrouvés à sept personnes, non, je crois qu'on était même neuf personnes inscrites pour le triathlon. On a créé un groupe Messenger pour se motiver entre nous, pour s'entraider, pour se partager un petit peu des bonnes pratiques, et donc là, globalement, ça s'est lancé comme ça.
On a payé notre place, c'est 80 balles la place, en tout cas qu'on a payé pour le triathlon. Et le pourquoi, c'était vraiment de se dire : bah comment on peut relever un défi en collectif, mais en même temps qui soit un défi individuel, qui donne envie de se dépasser, mais en même temps qui est pas forcément sur la perf, mais beaucoup plus sur l'expérimentation, de tester un nouveau truc qu'on a jamais fait et de le faire ensemble. Alors comment ça s'est goupillé ? Une fois que j'ai acheté ma place 80 balles, en fait, je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup de choses que je n'avais pas du tout prises en compte.
Typiquement, bah, tout le matos. Donc aujourd'hui, bah, là j'ai un vélo, je l'ai acheté 800 balles, je pense, entrée de gamme. Les vélos aujourd'hui, c'est entre 800 et 15 000 balles, donc j'ai vraiment pris entrée de gamme. Je l'ai acheté neuf, j'ai pas acheté d'occasion. Il y a beaucoup de sites qui font de l'occasion, bah il y a Le Bon Coin, et aussi, j'ai plus le nom en tête, mais des sites de sport spécialisés pour le matériel en tout cas d'occasion sur le sport. Ça peut aussi se louer sur place, mais voilà, moi je voulais avoir mon vélo et m'entraîner.
J'ai acheté tout ce qui va avec pour la partie vélo : un casque, des lunettes, des gants, des gourdes, des pédales, des chaussures aussi pour le vélo. Parce que du coup, les vélos de route, ça s'appelle comme ça, ont des clips au niveau des pieds pour que, lorsque vous pédalez, vous faites un axe circulaire. Et sur un vélo normal, globalement, vous pouvez relever votre pied et le détacher, là il reste attaché, du coup ça permet de remonter, de faire un effort supplémentaire plutôt vers le haut avec la jambe pour aller plus vite. Et donc en fait, c'est une rotation circulaire en continu, et en fait vous pouvez à chaque fois mettre soit de la pression, soit tirer, vu que vous avez un clip.
Le vélo, qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Bah, il y a… des gants, je crois qu'on est plutôt… ah ouais, non, il y a la pompe pour gonfler les pneus, tout simplement. Il y a la roue de secours, en gros, c'est un… je suis nul sur les termes, c'est une valve, bon, j'ai plus le terme technique exactement, mais en gros c'est en dessous du pneu, il faut changer… ah, ça va me revenir, mais il faut changer du coup la roue en caoutchouc qui est en dessous, où on met la pression et l'air tout simplement. Et donc ça, si on crève le jour J, il faut pouvoir le changer, et donc ça, typiquement, il y a une pompe et une roue de rechange globalement.
Ensuite, natation, bah, bonnet de bain, lunettes et maillot, plutôt simple. Et la course, des chaussures, ben j'ai déjà mes chaussures, casquette, et globalement c'est tout. Mais au fur et à mesure, plus on avance, plus on se rend compte qu'il y a besoin d'une combinaison aussi pour la natation, sur place, donc faut la louer également. Il faut des gels pour se nourrir, avoir de la nutrition. Il faut aussi une trifonction, donc c'est une sorte de vêtement de sport que l'on utilise pendant le triathlon et qui permet de faire les trois sports, donc c'est ce qui s'appelle une trifonction et qui permet de, bah, faire natation, vélo et course.
En fait, quand on s'inscrit à un triathlon, en tout cas moi, je m'étais pas du tout rendu compte. Moi je pensais que je payais 80 balles et que ça allait tout régler. Et au final, je pense que ça m'a coûté, le triathlon en tant que tel, avec même les abonnements piscine et cetera, parce que du coup j'allais à la piscine deux à trois fois par semaine, je pense que je devais être aux alentours de 1 500 balles, plutôt 1 500 balles, vu que le vélo c'était déjà 800 balles. Donc en fait, c'est une somme qui est assez importante, que j'avais pas du tout réalisée, et pourtant je pense que c'est important d'en parler ici.
Mais que ce soit pas un frein pour se dire : je vais pas faire ce sport parce que ça coûte cher. Finalement, c'est étalé dans le temps, vu qu'une préparation ça prend du temps. Le moment où tu prends ta place, moi c'était en novembre, donc c'était il y a à peu près sept mois, on a le temps de voir les coûts venir, ça peut se lisser. Mais voilà, faut le prendre en compte, faut le savoir, mais il faut pas que ça conditionne cette décision. En tout cas, moi je sais très bien que si j'avais su que c'était 1 500 €, j'aurais peut-être été freiné, et je pense que j'aurais été dans le regret de pas l'avoir fait à cause de ce montant-là.
Donc je pense que voilà, faut le savoir, mais il faut pas que ça conditionne le choix de le faire, parce que l'expérience, c'est ouf. Donc première chose, le matos, ça coûte une blinde, voilà, on le sait, c'est un sport qui coûte cher. Ensuite, ça demande de l'entraînement, donc un plan d'entraînement. La plupart du temps, c'est sur trois mois, donc 90 jours, même ça se compte en semaines, donc douze semaines sur lesquelles on va s'entraîner. On va s'entraîner sur les trois sports, donc dans la semaine on va faire de la natation, du vélo, de la course, à des rythmes différents en fonction des semaines, évidemment, c'est pas monotone, les exercices aussi sont différents.
Et il y a aussi des jours de repos, donc on va essayer d'avoir un à deux jours de repos, parce que c'est hyper important. Sur l'effort, bah, on va faire de l'effort, on va dépenser de l'énergie, on va avoir des muscles qui vont se briser, voilà, on va avoir les fibres des muscles qui vont se briser, il faut que ça se répare. Donc il y a tout un système alimentaire, d'avoir des protéines et cetera pour, bah, mieux régénérer le muscle, et également se reposer, parce qu'évidemment, pour faire un bon effort, il faut être bien reposé.
Donc le plan d'entraînement, il dure trois mois. Moi, j'avais pris un plan d'entraînement sur Internet qui était libre d'accès, de Garmin, Garmin très connu pour les montres, et du coup ils ont fait des plans d'entraînement. Au début, j'avais pris un plan d'entraînement débutant, et après j'ai pris un plan d'entraînement intermédiaire, parce que, bah, c'était beaucoup plus pertinent, vu que j'avais l'impression que c'était un peu trop, pas trop simple, mais globalement que ça allait pas m'aider à créer vraiment le plan d'entraînement pour que j'y arrive très bien.
Ce qui était bien aussi, c'est que, bah, moi j'habite à Montreuil, donc dans l'est de Paris, et j'avais vraiment tout à proximité de chez moi. C'est-à-dire que j'avais la piscine qui est vraiment à, allez, 15 minutes à pied. Le vélo, je pense que j'étais, je suis sûr même, j'étais à 7 minutes, j'ai bien chronométré. Le vélo, j'étais à, bah, je suis à côté du bois de Vincennes, donc il y a une piste tout simplement, on peut faire des triangles, donc c'est faire des tours en fait, des tours, des tours, des tours dans la forêt, et chaque tour dure à peu près, je crois que c'est 4, 5 km. Donc voilà, il y a de quoi bien tourner. Et finalement, courir, mais il y a le bois de Vincennes aussi à côté, et des pistes d'athlétisme où on va pouvoir du coup faire des tours, faire du fractionné.
Quand j'ai commencé mon plan d'entraînement, je me suis rendu compte que les exercices étaient un peu différents. Il fallait calculer d'abord la VMA, ses zones de fréquence cardiaque, parce que du coup le plan va vous dire, bah par exemple : cours zone 1 pendant 4 minutes, cours zone 2 pendant 2 minutes, et cetera, et cetera. Mais du coup, il faut bien déterminer ces zones en amont pour bien établir le bon plan et savoir à quelle fréquence courir. Donc ça, je l'ai pas du tout bien fait au début, que ce soit sur le vélo, la natation ou la course, et du coup j'allais un peu au feeling.
Donc je me disais : bon bah, tu cours un peu plus vite, bon là il faut courir un petit peu moins vite. Sur le vélo, il faut faire 90 tours minute, donc c'est-à-dire des tours par minute, et en fait, si tu calcules pas ça, ou si t'as pas, bah, une sorte de boîtier par exemple sur ton vélo qui te permet de calculer le nombre de tours que tu fais ou la puissance que t'as mise dans ton effort, et ben globalement tu n'as pas de point de référence. Donc souvent, lorsqu'il y a des entraînements avec les 90 tours minute et cetera, on va aller en salle de sport pour s'entraîner. Moi, je l'ai fait qu'une fois en réalité, je me suis beaucoup entraîné plutôt à l'extérieur et je l'ai fait plutôt comme ça.
Et j'avoue que j'ai pas du tout été assidu sur ces indicateurs-là, qui sont, je pense, essentiels. Lorsque je referai un triathlon, évidemment, je prendrai ça en compte dès le début, et même là, j'ai bien envie de calculer tout ça pour me remettre un petit peu au sport, mais je vous en parlerai un peu à la fin, de la suite. Mon entraînement, il a commencé du coup en… donc là on est en mai, mars, février, donc c'était début février. J'ai commencé mon entraînement quand j'étais en Martinique, donc j'étais vraiment pas chez moi à ce moment-là.
J'étais en Martinique, au Vauclin, c'est dans l'est de la Martinique. Je suis parti là-bas avec ma copine pendant un mois, on s'est dit qu'on allait travailler de là-bas. Donc c'était, en vrai, hyper, hyper sympa, parce que le rythme… je me calais du coup sur les horaires françaises, donc je commençais à 4 h du mat, donc je me levais très tôt. Par contre, 4 h du mat, je finissais à 14 h, donc heure locale, heure Martinique, 14 h, 15 h, et du coup j'avais toute l'après-midi pour faire ce que je voulais, donc aller à la plage, faire des balades, faire du kitesurf, voilà, aller au resto, faire ce que je veux.
Et donc ça permettait d'avoir des journées qui étaient ultra longues. Mes journées commençaient à 4 h du mat, elles finissaient du coup vers 21 h, 22 h, donc je me couchais très tôt par contre, mais j'avais l'impression d'avoir deux journées. Et je me demandais concrètement : mais qu'est-ce que je fais à Paris pour ne pas remplir une journée telle quelle ? Et qu'est-ce qui se passe en fait après 18 h 30, 19 h ? Souvent, j'ai l'habitude de sortir, de voir des potes et cetera, à droite à gauche, et là en fait je me retrouvais à la plage, faire du sport, des randonnées, être dans la nature, c'était incroyable.
Bref, tout ça pour dire que le début de mon entraînement a commencé dans ces conditions. Donc je me suis retrouvé directement à être dans de l'eau libre, on appelle ça comme ça, donc m'entraîner sur la natation directement dans la mer. Donc en fait, j'étais sur une plage du coup, et après je devais faire 1 km, 1,5 km pour arriver sur une autre plage. Donc là, dans l'océan, c'est pas du tout le même game qu'en piscine : il y a des vagues, il y a du vent, il y a des bateaux, faire attention.
Moi j'avais pas de bouée en plus. Normalement, il faut accrocher une bouée, là j'avais pas de bouée du tout, c'était pas du tout safe, et je recommande fortement de mettre des bouées pour la sécurité, très important. Il y avait des algues, il y avait aussi des rochers où il fallait faire attention. Et souvent, quand tu nages, bah tu nages, tu nages, tu nages, tu regardes pas du tout où est-ce que tu vas, souvent tu dérives très facilement. Et donc bah, c'est un peu tout le challenge de la Martinique pendant un mois, de faire la natation comme ça.
L'eau était bonne par contre, elle était très chaude, donc ça c'était très cool, et ça m'a entraîné déjà pour le triathlon, parce que le triathlon se faisait en eau libre et non en piscine, donc c'est quand même un avantage de s'entraîner en eau libre. Pour le vélo, j'ai commencé du coup à m'entraîner avec un VTT. J'avais pas du tout de vélo de route, j'avais pas commandé et cetera, je voulais pas le commander en Martinique, ça n'avait pas de sens parce qu'il fallait que je le rapatrie. Donc je me suis dit : bon ben, je vais essayer de choper des VTT sur place, des vélos de course à l'idéal.
Il y a une personne qui m'avait prêté un vélo de course, bah vélo de route, on appelle ça un vélo de route, mais moi j'utilise vélo de course pour vélo de route, mais bref, vous avez compris, en tout cas c'est les vélos qu'on utilise pour le triathlon. Et bah pas de bol, j'utilise le vélo, au bout, je pense, des deux premiers kilomètres, j'essaie les freins et les freins se pètent, et du coup, ben en fait, je peux plus du tout freiner. Donc je lui dis au gars : « Bon bah mon frérot, je vais te le rendre, je tiens à ma vie quand même. » Et du coup, je lui ai emprunté un VTT.
Donc je faisais des grandes balades jusqu'à la montagne du Vauclin en VTT, et bah c'est très différent, parce qu'on n'a pas la bonne posture, j'arrivais pas à mesurer bien les puissances, c'est pas du tout le même exercice. Mais bon, je me disais : dans tous les cas, ça travaille les jambes, donc go, on va partir là-dessus et on va s'entraîner en VTT. Et finalement, pour la course, ça, ben j'avais mes chaussures, j'avais tout le matos, donc c'était nickel.
Je me suis rendu compte après, quand je suis arrivé à Paris, que déjà je chamboulais mes habitudes. C'est-à-dire que là, en Martinique, c'était simple, j'avais mes habitudes du matin, donc j'ai l'habitude d'avoir un peu ma routine, morning routine, on va appeler ça comme ça. Je me suis pas du tout inspiré du livre, même si je recommande ce livre qui est très bien, Morning Routine, pour se mettre en action. Je pense qu'il y a beaucoup de choses à prendre, mais voilà, faut pas tout appliquer à la lettre et se dire : bah si on applique tout à la lettre et que ça marche pas pour moi, en fait il y a rien qui marche. Je pense qu'il faut prendre plein de choses de routines différentes et vous les approprier.
Et dans mon cas, bah, moi j'ai le sport le matin, où je fais un peu de renforcement musculaire, la méditation, la douche froide, lire de temps en temps. Bref, j'avais ma routine sur place et je faisais le sport l'après-midi. Je suis rentré en France, il fallait que je m'organise pour faire tenir, bah, toutes ces heures de… on se rend pas compte, mais toutes ces heures de sport dans mon agenda. Et en fait, moi j'avais très peur d'ailleurs de m'engager dans un défi sportif de trois mois, surtout qu'on est entrepreneur, on a, voilà, on a beaucoup de choses à faire, on a beaucoup de pression, on travaille beaucoup et on a beaucoup d'urgences aussi à gérer.
Là, je me demandais comment je pouvais mettre ça en place dans ma vie, alors que j'ai plusieurs projets, j'ai une copine, ça prend du temps aussi, j'ai envie de passer du temps avec mes potes, avec ma famille. Je me disais : wouh, ça va être chaud. Donc nécessité d'organisation : j'ai planifié toutes mes séances quand je suis rentré en France, et la plupart du temps je faisais mes séances le matin, donc à la place de mes habitudes que j'avais avant. Et en fait, ça m'a tout déréglé.
Par exemple, le lundi, quand j'allais à la piscine, et ben en fait ça pouvait prendre, je sais pas, 1 h, 1 h 30, mais par contre le mardi, quand je faisais du vélo, bah ça pouvait prendre 2 h, le temps d'avoir l'équipement, d'aller sur place, paf, c'est une sortie un peu plus longue, donc ça prend plus de temps. Du coup, je commençais pas du tout mes journées de taf au même moment, alors que moi j'adore avoir justement ce côté, ces cadrages de : je commence à taffer à 8 h, 8 h 30, je mange et cetera. Donc là, c'était un peu chaotique, mais en même temps organisé. Il y a cette notion que j'ai bien aimée, de accepter le chaos, s'organiser au maximum au jour le jour, mais accepter le chaos, et dans tous les cas ça va avancer, et ne pas être frustré. C'est un peu l'enseignement que j'ai tiré lors de mon retour en France.
Je me suis rendu compte aussi… donc je suivais tous mes entraînements, jusqu'au moment où, bah, il y avait d'autres projets qui ont pris plus de place et auxquels, bah, j'ai laissé de la place. C'est-à-dire par exemple, on a fait un coliving avec Nomade, donc c'est un projet qu'on a créé avec Marion Carnero et Kyan Palermo, où on organise des séminaires entre entrepreneurs. On est parti au Maroc, donc on était à Taghazout, et donc je suis allé sur place là-bas, et bah typiquement, j'avais pas piscine, j'ai pas de vélo, par contre je pouvais courir. Donc ça, la course, à chaque fois, c'est facile quand on voyage, mais piscine et vélo, c'est une galère.
Mais je voulais quand même tester de me baigner, notamment dans la mer, et donc là j'ai fait une dinguerie qu'il faut surtout pas faire. Je suis parti du coup en mer à 6 h, 6 h 30, je suis parti avec mon bonnet et mon maillot de bain et mes lunettes, il y avait personne sur la plage. Je suis allé me baigner, je me suis baigné pendant 40 minutes dans les vagues, il faisait froid, c'était atroce. Je suis sorti, j'étais congelé, tout mon corps tremblait et cetera, et en fait j'ai fait une hypothermie, et pendant, je pense, 4, 5 h, j'arrivais pas à me réchauffer.
Je mettais trois couches de pull, trois manteaux et cetera, et j'essayais même de prendre des douches chaudes et je sentais même pas l'eau chaude. Donc grosse hypothermie, ça m'a bien refroidi du coup, sans jeu de mots, sur le fait de nager au Maroc. Mais en tout cas, il y avait pas de piscine, je pouvais pas me baigner dans la mer, en tout cas il fallait une combi, bref, c'était galère. Et sur la partie vélo, bah, il y avait une salle, mais c'était un vélo, franchement, la selle, il y avait la moitié de la selle qui existait, et l'autre moitié du coup, c'était du fer, du métal, ça faisait super mal, c'était horrible. Et par contre, je pouvais courir, donc j'ai privilégié la course, et encore, il y a beaucoup de séances que j'ai loupées.
Je suis revenu en France, je me suis remis dedans, où j'ai bien charbonné, mais en même temps j'avais pareil, je sais plus, des voyages, des trucs que je devais faire avec des potes et cetera, et donc il y a pas mal d'entraînements qui ont été loupés tout simplement pendant cette prépa. Tout ça pour dire que je me suis rendu compte que ces entraînements loupés ont eu un impact sur ma course, vous verrez, on en reparlera juste après, mais ça a eu un impact sur ma course par la suite.
Pendant cette période d'entraînement et de préparation, j'utilisais Strava. Donc Strava, hyper cool comme application. J'ai pris l'abonnement premium, je l'ai fait trop tard, je l'ai fait après le triathlon limite, qui est hyper intéressant pour suivre ses performances. Moi j'ai de base une montre qui s'appelle Kiprun, donc montre à ajouter du coup dans la liste des choses à acheter, et qui me sort toutes les stats, mais Strava centralise tout. Et puis il y a un côté réseau social avec ses potes, on peut voir du coup… moi je trouvais ça trop bien de voir ses potes dans un fil d'actualité qui réussissent des choses, où ils se sont dépassés, et t'as juste trop envie de les encourager.
En tout cas, ça met grave dans une bonne dynamique. À l'inverse, je trouve que si on va sur les réseaux sociaux et cetera, il y a un côté plutôt comparatif et positionnement, en mode : « Ah, sa vie, elle est mieux que la mienne. » À l'inverse, sur Strava, je trouve qu'il y a un côté : « Ah, il est chaud, il a dépassé son objectif, ça me donne envie de dépasser le mien. » Donc j'ai bien aimé Strava au début. Après, je trouvais que, bah, il y avait un côté où il y avait envie de dépasser, faire des perfs et cetera, et on regardait beaucoup aussi les autres, donc j'ai pas mal arrêté de regarder Strava. Mais ma montre était connectée à Strava, donc les données pouvaient aller dessus et se stocker sur l'application.
Je trouve aussi que pendant ce moment de préparation, j'avais plusieurs leviers de motivation lorsque j'allais m'entraîner, et donc ça, c'est intéressant de faire le parallèle un peu avec le business. Mais lorsqu'on va s'entraîner, c'est dur. Il y a des jours, on n'a pas envie d'aller courir, par exemple il pleut, il fait froid, on n'a pas envie d'y aller. Donc ça, c'est un peu comme une tâche compliquée qu'on doit réaliser. En fait, notre cerveau, il va trouver mille et une excuses pour pas y aller : je manque de sommeil, il fait froid, je peux retarder à demain, c'est pas grave, j'ai déjà loupé une séance, une deuxième, au final, qu'est-ce que ça change ?
Et en fait, ce cerveau, il faut réussir à regarder justement ses pensées de manière très objective, et comprendre les ennemis justement de cette mise en action sportive. Donc les ennemis, ça va être tout ce qu'on a cité : le côté flemme, repousser, et se dire que, bah, tout simplement, c'est pas le bon moment. Donc j'ai compris un peu comment fonctionnait le cerveau là. Et sur la partie business, ça m'a beaucoup appris, de voir les moments où, bah, dès qu'il y a une tâche qui est un peu compliquée, paf, je vais me mettre à aller boire de l'eau, ou je vais me mettre à switcher, aller sur autre chose.
Alors qu'à l'inverse, je pense qu'il faut regarder ça, comprendre pourquoi je switche et pourquoi je veux aller boire de l'eau, m'arrêter et me dire : attends mon gars, t'y arrives pas là parce que t'as pas découpé. Donc ça, c'est aussi ce que j'ai appris avec le plan d'entraînement : découper ta tâche. Ma tâche qui est très grande, d'aller faire un triathlon, découpe-la en entraînements spécifiques pendant trois mois, et en fait ton succès et ton objectif du jour t'amèneront à ton objectif final. Mais focalise-toi sur l'objectif du jour, et vois court terme.
À des moments, il faut voir court terme, court terme, court terme, pour avoir du résultat court terme et être satisfait, plutôt que se dire : bah waouh, je dois faire un triathlon, donc c'est très long et j'y arriverai pas du tout. Je sais pas si c'est clair : en gros, privilégier à fond la récompense court terme, en tout cas là-dessus, pour se motiver. Et faites attention du coup à ces détracteurs, en tout cas à vos pensées qui vont vouloir vous détourner de votre objectif final. Donc il faut avoir un plan très clair.
Je vais reprendre un petit peu de thé, j'espère que ça vous dérange pas trop. Je vous mets avec ma maladie, mais vous inquiétez pas, je crois que c'est pas du tout contagieux, en tout cas à travers un podcast, je pense que ça devrait aller. Petite gorgée de thé vert avec du miel pour apaiser la gorge, ça fait du bien.
Je m'étais aussi noté le fait de ne pas faire des séances deux fois d'affilée… je le dis mieux : de rater ses séances, je veux dire, deux fois d'affilée. C'est-à-dire, la première fois que tu casses ton contrat avec toi-même, justement, de ce plan d'entraînement. Donc tu t'entraînes, tu t'entraînes, tu t'entraînes, jusqu'au moment, et ça arrive, peut-être qu'il y en a où ça arrive pas, mais en tout cas moi ça m'est arrivé, je loupe une séance. Vient le moment fatidique où tu loupes une séance, ça peut arriver pour plein de raisons, hein : flemme, malade et cetera. Moi, je pense que je dois avoir cité… pas le côté flemme, parce que là-dessus je suis pas mauvais, mais c'est plutôt, je pense, je devais être malade, ou non, je devais reprendre l'avion pour revenir en France, du coup j'ai loupé la séance.
Et là, ce moment-là désacralise totalement ce contrat et te met en fait un astérisque à ce contrat, en te disant : mais en fait, là, j'ai l'impression que tu peux rompre le contrat et c'est pas grave, il y a pas de problème, il y a pas de conséquence directe. Par contre, la conséquence, tu l'as à la course, tu l'as au moment où tu craches tes poumons et là t'es dans la sauce. Mais sur le court terme, t'as pas de conséquence, et du coup il est très facile de se dire : bon ben en fait, je viens de louper une séance, c'est pas grave, au final c'est pas la mer à boire, pourquoi j'en louperais pas une deuxième ou une troisième ? Et ça devient beaucoup plus banal, en tout cas ça désacralise justement cette rigueur vis-à-vis de l'entraînement.
Donc très important de toujours se dire : je loupe une fois quelque chose, jamais ça arrive une deuxième fois. Et avoir toujours cette mentalité. On en a parlé, je crois, dans les épisodes précédents, de Atomic Habits, un livre qui parle des habitudes, et notamment ce fait de ne pas casser une habitude deux fois d'affilée, parce qu'une fois que vous la cassez trop, en fait, c'est fini, vous arrivez plus à y arriver.
L'entraînement nécessite aussi de renoncer à certaines choses. Tu renonces à du temps avec tes potes, ou du temps à chiller devant Netflix, ou du temps de sommeil, du temps de taf. Bref, quand tu choisis de t'entraîner, de te lancer un défi comme ça, c'est du temps que tu prends, et du coup tu renonces à d'autres choses. Donc ça, faut voir aussi si vous êtes prêts à renoncer à d'autres choses, et surtout à quoi, qu'est-ce qu'on va prioriser. Est-ce qu'on priorise du coup, bah, le taf, les potes, le sport ? Et du coup, faut être prêt à faire ce sacrifice-là.
Surtout si on s'entraîne et que c'est le premier triathlon, globalement on est en exploration, et du coup, bah, faut beaucoup se renseigner, faut beaucoup chercher, regarder des tutos, aller à droite à gauche, demander à des gens qui savent pour, bah, pour y arriver. Donc toujours savoir, voilà, quelles sont les conséquences qu'il y a derrière ce choix-là. Et c'est pareil en business : si vous choisissez, je sais pas, de vous focaliser sur un objectif qui est améliorer le produit pendant ce mois-ci, c'est-à-dire que vous renoncez… si je prends mon exemple, moi je fais du produit et aussi de la partie vente. Si je fais plus de produit et que ça représente 70 % de mon temps au lieu de 30 % avant, je renonce à de la partie commerciale, et du coup à du CA qui va se générer sur la boîte. Donc voilà, bien mapper à chaque fois, avant de faire des choix et prendre des décisions, les conséquences.
Autre enseignement que je me suis mis : renforcement musculaire, hyper important, je l'ai pas du tout assez fait pendant l'entraînement. Même, je me suis beaucoup entraîné de manière linéaire. Donc par exemple, j'allais à la piscine, je me disais : bah il faut que je cours, faut que je nage 1,5 km, donc je fais que nager, nager, nager, nager. Et en fait, à la piscine, par exemple, pour améliorer sa technique… donc d'ailleurs, je recommande de prendre un coach pour la natation, hyper important.
Et même que ce soit business, en fait, il y a beaucoup de parallèles qu'on peut faire, et c'est pour ça que je parle de cet épisode où je parle beaucoup de sport, mais l'idée, même si vous faites pas de sport, je pense que vous pouvez trouver des points assez évidents, même sur d'autres disciplines, mais avec le business. Un coach va vous permettre du coup d'avoir la bonne méthode de natation et de vous faire prendre des bonnes habitudes, parce qu'une fois qu'on a une mauvaise habitude, on le sait, c'est très dur de s'en défaire. Un coach, je l'ai pris beaucoup trop tard, j'ai dû le prendre, je pense, au bout du deuxième mois, et il m'a réglé un peu ma technique de nage, mais c'était pas encore ça.
Et la natation, du coup, quand je m'entraînais, je faisais 1,5 km ou 2 km et cetera, et cetera, et je m'entraînais pas du tout à faire juste avec les bras, utiliser des palmes, ou utiliser des trucs qu'on peut mettre sur les doigts, c'est des sortes de plaquettes globalement, et qui permettent du coup de pousser avec les bras et d'aller beaucoup plus vite, et de sentir à quel moment en fait on a la poussée de l'eau et qui nous fait avancer. Et donc ça, on peut pas le détecter, en tout cas pas assez, seulement avec nos mains, donc on a une plaquette qu'on met sur les bras pour vraiment sentir ce mouvement-là et s'améliorer.
Et en fait, je me rendais pas compte qu'il y avait énormément de choses autour que seulement nager, nager, nager, ou courir, courir, courir. Pareil, je faisais que des runs où je courais, je faisais pas du tout de fractionné, j'améliorais pas forcément le cardio. Toute cette partie renforcement musculaire, pareil, je le faisais pas du tout, et vous le verrez, je l'ai ressenti le jour J. Je regarde en parallèle un petit peu mes petites notes, parce que je me suis mis des notes pour rien oublier : varier les efforts pour progresser, donc ça, c'est ce que je viens de dire.
Et la dernière note que je m'étais mise, c'est l'alimentation. On peut pas se lancer dans des défis sportifs sans faire attention à notre alimentation, c'est un tout. Donc ça, c'est hyper important de le prendre en compte. Pareil, je l'ai pas assez… je pense que je l'ai fait un petit peu, mais pas assez pris en compte : bah quelles sont les protéines qu'il faut manger, animal, végé, comment il faut manger le matin aussi. Il faut avoir des petits déjeuners très riches, moi j'ai pas l'habitude de manger le matin, donc voilà, je devais un peu me forcer le matin à manger des bananes par exemple, du pain et des œufs pour avoir des protéines. Mais voilà, l'alimentation, hyper important d'avoir une bonne hygiène alimentaire. Également, éviter de fumer, boire, pour ceux qui fument et boivent, évidemment ça vous aide pas du tout pour préparer une course.
On arrive plus ou moins à la fin de l'entraînement, en tout cas de cette première partie du podcast. Vous inquiétez pas, il y en a pas 20 000, la deuxième partie sera plutôt le triathlon en tant que tel. Mais l'entraînement s'est plutôt bien déroulé, je pense que j'ai dû faire 70 %, peut-être un peu plus quand même, allez, je dirais 75, 80 % des entraînements. Je me suis pas bien mesuré en termes de performance initiale, sur ma VMA pour la course, sur mes zones sur la partie vélo, et je crois qu'il y a aussi une VMA sur la partie natation. Donc là, j'y suis allé un petit peu au doigt mouillé.
Je faisais des entraînements aussi de temps en temps avec Paul, on en a fait très peu quand même, je crois qu'on a dû en faire deux, trois. J'ai dû en faire aussi un petit peu avec Hugo, mais sinon c'était vraiment des entraînements solo. Donc ça, j'avais pas trop de mal à me motiver à partir tout seul, mais je trouve que c'est pas mal d'avoir toujours un compagnon de route dans tous les projets que vous avez à faire. Par exemple, même dans l'entrepreneuriat, si vous montez un projet, vous êtes solo, vous avez un associé, c'est bien d'avoir aussi une autre personne qui entreprend et qui monte des business, et d'échanger chaque semaine, d'avoir un groupe de partage.
Et ça, ça permet, je trouve, de se motiver et d'avoir un système d'accountability, ça s'appelle comme ça, en gros c'est un système de responsabilité. Et par exemple, chaque semaine, vous donnez des nouvelles sur comment vous avancez sur vos objectifs, où est-ce que vous en êtes, et essayez de cadrer ça pour vous assurer en fait de vous tirer vers le haut. Donc nous, on avait ce groupe d'accountability avec, bah, mes potes et cetera, même si c'était un effort individuel, on va dire. On se partageait un petit peu nos perfs, on le voyait sur Strava.
On n'avait pas forcément des plans d'entraînement qui étaient similaires, donc ça permettait aussi de pas trop se comparer. Parce que si on a un plan ultra cadré qui est exactement similaire, on a plus facilement tendance à se comparer à des personnes qui nous ressemblent énormément, et du coup de voir les mini-optimisations et les ajustements, que une personne qui va faire un plan qui est totalement différent. Donc ça allait vraiment là-dessus. Le matos, on était plutôt bons. J'ai acheté ma trifonction une semaine avant l'événement sur Amazon, 30 balles, parce qu'il fallait que je sois livré vite.
Et on arrive la veille du triathlon, donc c'est-à-dire le samedi 4 mai, à Lacanau, avec tout le groupe de potes, pour se préparer pour le jour J. Là, c'est la veille, grosse pression, on n'arrête pas d'en parler, on parle au resto, on se fait des petites blagues et cetera, à droite à gauche. On prépare nos affaires, faut préparer tout le matériel que j'ai cité, faut bien manger, manger des pâtes, des pâtes, des pâtes, des pâtes, je crois qu'on n'a jamais autant mangé de pâtes pendant une semaine. Faut bien se reposer, donc on s'est couchés tôt.
Souvent, il y a le stress, donc il y en a qui ont dormi peut-être seulement 3 h, 4 h. Moi, j'ai plutôt bien dormi, donc 7 h de sommeil. Et vient le matin, on se lève : riz, poulet, œuf au petit déj, jamais fait ça, c'était pas mauvais. On prépare nos gourdes, nos gels, parce que du coup il faut des gels pendant l'effort. C'est… je sais pas comment dire, c'est un liquide qui va te permettre d'avoir de l'énergie pendant l'effort. Faut le prendre cinq fois, donc une fois avant la natation, une fois après la natation, une fois pendant le vélo, après le vélo et pendant la course. Ensuite, il y a des pâtes de fruits qu'il faut prendre au début, que j'oublie quelque chose… la combinaison globalement.
Bref, on prend tout le matos et on va au départ. Donc là, au départ, on met nos vélos, parce qu'il y a des endroits de transition en fait. Entre chaque discipline, on va retourner à un point de départ qui est un point de transition, sur lequel il y a toutes nos affaires. Par exemple, quand on va sortir de la natation, et ben voilà, bah, à ce moment-là, lorsqu'on sort de la natation, on va aller sur le stand où il y a les vélos, enlever sa combinaison, prendre le vélo et cetera.
Bref, on arrive à l'endroit où on doit se rendre pour commencer. Donc on est sur la ligne de départ, on est sur la plage, tous en combinaison, maillot de bain en dessous, bah trifonction, lunettes, bonnet. On est tous là, alignés avec les potos, on se fait des gros câlins en se souhaitant d'y arriver. Il y a Hugo au loin, du coup, mon associé, qui nous filme, parce que lui, je rappelle, il s'est blessé deux semaines avant l'événement au karting, il m'est rentré dedans et il s'est fait mal. Donc force et honneur à lui, qui a pu nous supporter, en tout cas être le meilleur supporter de ce triathlon.
Et là, coup de sifflet, paf, on va tous dans l'eau, ça court, ça court, ça court, paf, ça plonge. Après, on a toujours un peu pied, donc on continue de courir, courir, on replonge, tac, on fait une sorte de dauphin pour prendre un petit peu de vitesse, et là, bah, tu nages, tu nages, tu nages le crawl. On était 500 sur la ligne de départ, donc on se prend facilement des coups de pied, des coups de coude, il y a des gens qui nagent à côté de nous, qui vont de travers, qui nous coupent la route, c'est un énorme bordel.
Le début, c'est vraiment dur, parce que moi, je pense, j'ai dû m'arrêter trois, quatre fois, parce que j'allais dans la mauvaise direction, parce que quelqu'un me touchait, parce que, bah, je galérais, je prenais la tasse. On est en eau libre, et même il y a des gens qui font remuer l'eau à côté de toi, donc tu te prends de l'eau dans la gueule, et du coup ça devient très compliqué. Mais t'avances, tu nages, tu nages, tu nages. Il y a toute une ligne droite, ensuite tu vas à gauche, et après re à gauche, qui te refait une ligne droite pour retourner du coup juste à côté du point de départ.
Moi, sur la natation, j'étais plutôt confiant. J'ai fait quelques brasses au niveau des bouées, j'ai frôlé les bouées, je me suis vraiment retrouvé solo. Souvent, en fait, tu vas suivre le nageur de devant, qui va te donner un peu le cap, mais toi il faut que tu lèves un peu la tête à chaque fois pour regarder si c'est bien au bon endroit. Donc ça, c'est très compliqué à faire comme mouvement, parce que ça t'enlève un petit peu de ta position initiale, donc tu dois faire ça. Moi je le faisais pas assez bien, mais en tout cas je me retrouvais tout le temps collé aux bouées, et du coup je les ai frôlées, je les ai touchées, j'ai dû toucher trois bouées.
Et du coup, ce qui me permettait d'être à chaque fois tout seul sur ma ligne, où les autres, ils étaient un peu dans le peloton à se regrouper. Du coup, moi ça me faisait aussi des distances qui étaient beaucoup plus coupées, plus courtes. Je sais pas si c'est un bon conseil de faire ça, mais en tout cas, moi, ça a plutôt bien marché. Je suis sorti de l'eau, je crois que j'ai mes temps en tête, mais globalement, j'ai dû mettre… j'essaie de trouver ça sur Strava, hop, je prends mon téléphone, qui a 2 %, c'est pas énorme, on va voir si ça va tenir le coup. Ouais, j'ai fait ça en 32 minutes, et allure moyenne 1'57, donc ce qui est plutôt pas mal.
Donc je sors de l'eau, j'enlève ma combi, transition, je dois prendre mon vélo. Et là, hyper galère, là, la combinaison, elle te colle. À chaque fois, tu dois passer le coude, le coude droit, le coude gauche, les genoux, les chevilles, bref, je pense que j'ai dû perdre au moins 5 minutes juste sur la combinaison. Après, tu dois mettre une petite veste, moi j'ai mis un gilet, en gros, pour le vélo, pour me couper du vent, parce qu'il y avait pas mal de vent. Ensuite, tu prends ton vélo, tu mets ton casque, tes lunettes, moi j'ai oublié mes lunettes, tu mets bien tes gels, tu prends tes gourdes et cetera.
Tu sors avec ton vélo, tu cours, tu cours, tu cours avec ton vélo jusqu'à une zone où là tu peux monter dessus. Donc là, tu commences à monter sur ton vélo, et là tu pédales, tu commences à bombarder. Et là passe du coup la deuxième étape, le vélo. Le vélo, je savais que c'était pas forcément mon point fort, mais je pensais pas non plus que c'était mon point faible, et ben j'avais totalement tort.
Sur les entraînements, vous vous rappelez, il y a pas mal de fois où j'ai loupé les sessions de vélo, notamment quand j'étais au Maroc et cetera, quand j'étais avec mes potes. Globalement, il me manquait des kilomètres, donc je pense que j'ai pas du tout assez mangé de kilomètres. Et du coup, quand je me suis retrouvé au vélo, déjà la transition natation-vélo : en fait, tes jambes, tu les bougeais pas tant que ça, tu bougeais beaucoup ton haut du corps, et là c'est l'inverse. Donc il m'a fallu déjà 3, 4 km pour bien capter, me remettre dans le mood et avoir les bons mouvements et les bonnes sensations sur le vélo.
Il y avait quelques petites montées au début, mais je sais que c'était pas mon point fort, et je me rends compte en fait que c'est le point fort, en tout cas, que les gens sont plutôt bons là-dessus. Souvent, les triathlètes viennent du cyclisme ou de la course. En fait, ils sont très bons en cyclisme ou en course, ils font des marathons, ils disent : bah j'ai envie de me mettre un challenge qui est le triathlon, et souvent ils sont pas très bons en nage. Et donc là, je me suis retrouvé à me faire dépasser des dizaines et des dizaines et des dizaines de fois.
J'avais l'impression d'être vraiment au ralenti, j'ai l'impression que je freinais, quoi, et eux ils bombardaient, j'ai l'impression qu'ils avaient des moteurs, et ils me dépassaient, me dépassaient, me dépassaient. Et moi, c'était dur, quoi, j'avais mal aux jambes, dès que je mettais de l'effort j'avais l'impression que c'était lourd, et en plus je me disais : mais wouh, il me reste après 10 km à pied. Donc là, moi j'avais 40 km à vélo à faire, même un peu plus du coup, parce que le parcours était un peu plus long. Donc je… paf, je vois même des potes à moi, là, du coup, avec qui on faisait le triathlon, qui me dépassent.
Donc ça, ça met un coup au moral, parce que tu dis : ouais, bah trop cool, bien joué pour lui, mais t'es en mode : ah merde, moi il faut que je cravache. Et j'avoue que le vélo, c'était dur, en plus il y avait du vent de face. J'ai fait du 30 km/h, donc ce qui est pas non plus dégueu, ce qui était plutôt ce que je visais, mais je me rendais pas compte à quel point… mais en fait, les gens qui sont bons, ils font du 35, 40, quoi. Et du coup, bah, là j'ai perdu énormément de temps, j'avais mal aux jambes et j'avais peur en fait de pas avoir assez de jus pour la course.
Donc j'ai continué comme ça sur 35 km, je buvais de la gourde, je mettais des gels, voilà, je m'alimentais. Les derniers kilomètres, j'ai fait plus léger, parce que c'est ce qu'on m'avait conseillé : entre le vélo et la course, il faut relâcher pour pas que, bah, tout simplement, tes jambes, elles soient complètement foutues sur la course, et avoir l'énergie. Donc j'arrive à la fin du vélo tant bien que mal, avec, bah, tous les gens qui m'ont dépassé. Je pense que j'ai dû dépasser deux personnes, franchement, c'était ridicule, j'ai perdu énormément de temps là-dessus.
Je suis allé à la transition, et là, transition, je dois changer du vélo à la course, donc c'est plutôt simple, hein : je dois enlever mon casque, mettre mes chaussures, aller courir. Et là, tu sentais… j'ai, bah, Hugo qui m'encourageait, qui était là : « Allez, allez ! », qui me filmait. J'ai regardé la vidéo, là, il y a deux jours, et je prends tout mon temps, je suis tranquille, je suis là, je bois de l'eau, je prends mon gel. Vraiment, j'étais en mode j'ai pas envie d'y aller, je retardais le moment à fond, je voulais vraiment me poser, j'étais crevé.
Et là, je me suis dit : ouh, là, il faut que j'aille chercher 10 km, quoi. Je prends les gels, je prends mes chaussures, je prends ma casquette, paf, j'enchaîne et je commence à courir. Et là, je sens que c'est dur, là je sens que c'est super dur, parce que j'ai 40 km dans les jambes, j'ai 1,5 km de natation avant, et c'est pas du tout la même course que quand tu fais un petit 10 km quand tu t'entraînes. Et ça, je me suis rendu compte aussi : les transitions, donc faire des briques, je crois que ça s'appelle comme ça, des transitions lorsque tu t'entraînes, pendant ton entraînement, ça te permet de bien capter ces moments-là. En fait, c'est cet effort qui est différent sur les muscles.
Je me retrouve à courir 1 km, 2 km, je regarde mon allure, je commence à déprimer. Moi, je visais une allure de 4'50 le kilomètre, donc 4 minutes 50 pour faire 1 km, et j'étais à 5', 5'15, 5'30. En fait, je me rendais compte que j'arrêtais pas de perdre, perdre, perdre de la vélocité, et je commençais à avoir mal. J'ai mal au tibia, aux muscles du tibia, j'avais mal aux adducteurs, j'avais mal aux mollets, en fait, j'avais mal aux lombaires, en fait j'avais mal partout.
Et du coup, je suis arrivé à un moment où je me suis posé la question : OK, rappelle-toi pourquoi tu fais ça et c'est quoi ton objectif. Mon objectif principal, c'était déjà de finir le triathlon, et ça, c'était, je pense, 90 % de mon objectif, finir le triathlon. Et un 10 % un peu caché était de faire le triathlon en dessous de 3 h. Et du coup, je me rappelais ça, je me suis dit : OK, là, ton objectif principal, c'est finir le triathlon, déjà, si tu fais ça, t'es hyper content.
Est-ce que le 10 %, aller chercher en dessous de 3 h, vaut le coup de te blesser, de te mettre dans le mal, et au final, bah, ça se trouve, d'avoir, je sais pas, deux semaines de récup ? Ça se trouve, si t'y arrives pas, d'être déçu, et du coup de faire en sorte que ce 10 %, si tu te mets ça en objectif de fin pour tout donner, et ben ça prenne plus de place, ça prenne du 20, 30 % de ton objectif, et du coup si tu l'atteins pas, t'es déçu. Et du coup, en fait, j'ai revu un peu mon ambition à la baisse, même si mon ambition initiale, c'était seulement de finir le triathlon. La performance, en tout cas le chrono, je l'ai mis de côté. Je sais pas si c'est une bonne chose, une mauvaise chose, mais on va voir ça ensemble.
J'ai mis ça de côté, et en fait ma course a été totalement différente. Je commençais à regarder le paysage, je voyais le lac, je voyais les gens qui couraient, je voyais mes potes que je croisais, parce que du coup il y avait un aller-retour à faire et eux étaient devant moi, et du coup on se faisait des checks. Je regardais la nature, je regardais le par terre, le ciel, et en fait je ressentais tout, et en fait tout devenait beaucoup plus paisible. En fait, je prenais beaucoup plus le temps, j'étais dans une sorte de petite balade, tranquillement, à mon allure qui était ridicule, mais j'avançais, j'avais mal, mais je profitais.
Et j'ai fait ça sur 2 km, 3 km, 5 km, et pendant tous ces kilomètres-là, je me suis demandé : est-ce que là, tu te mets dans une position où tu baisses ton exigence, et du coup en fait t'es juste dans un état de faiblesse et t'acceptes ce truc alors que t'aurais pu faire plus ? Ou à l'inverse, t'as eu raison de le faire, pour pas te blesser, et juste de kiffer et de profiter ? Et du coup, j'ai fait le lien, pareil, sur le business. Souvent, on va se mettre des objectifs assez ambitieux, par exemple aller chercher 3 millions de chiffre d'affaires cette année, c'est un objectif qu'on s'était fixé.
Ces 3 millions de chiffre d'affaires cette année, c'est notre objectif, c'est comme mon objectif, par exemple, sur le triathlon, faire 3 h. Plus t'avances dans les mois, plus ça charbonne, plus ça travaille, plus tu te rends compte que ton objectif… t'es un petit peu en dessous. Et du coup, est-ce que tu gardes cet objectif, mais du coup tu mets l'effort qui est très conséquent, au risque, bah, de prendre du temps sur ta vie perso, être fatigué, trop travailler, faire un burn-out, donc typiquement sur le triathlon, bah, courir, te faire mal, te blesser ? Ou est-ce que tu mets cet objectif un petit peu plus bas, au lieu d'aller chercher les 3 millions, tu vas chercher les 2, et du coup tu vis plus paisiblement, tu profites plus, tu vis différemment, t'as peut-être moins de pression, et au final tu prends peut-être plus de plaisir ?
Donc c'est ce que je me suis demandé tout au long de cette course. J'avoue que je n'ai pas de réponse, mais en tout cas, moi, j'ai la sensation que sur cette période-là, en tout cas dans ce cas bien précis, j'ai bien fait de me mettre cette pression en moins et de seulement vouloir kiffer le moment présent et kiffer cette course, et avoir comme seule victoire de finir ce triathlon. Comme on pourrait le faire dans le business, en disant : en fait, j'aimerais juste faire 2 millions au final, pas 3 millions, et je kiffe la route qui est autour, parce que c'est mon premier 2 millions.
Et après, effectivement, si je fais un deuxième triathlon… je me disais : mais attends, si tu refais un autre triathlon, est-ce que tu réfléchirais pareil ? Et là, je pense pas. En tout cas, si je fais un triathlon de la même intensité, en tout cas avec le même niveau, donc un triathlon M, je pense que je chercherais beaucoup plus la performance que seulement la victoire, en tout cas le fait d'avoir fini, parce que j'ai un comparatif, je sais quels sont mes temps, je sais où est-ce que je peux m'améliorer, alors que là je voulais juste finir.
Et donc j'ai trouvé cette réflexion hyper intéressante, et c'est ce qui m'a permis, bah, de vraiment kiffer jusqu'à la fin, de finir la ligne d'arrivée hyper content, de retrouver tous mes copains, et vraiment un sentiment de soulagement… pas de soulagement, mais je dirais plutôt de fierté, de passer cette ligne d'arrivée, d'avoir fait ces trois mois d'efforts, de l'avoir fait avec tes copains en collectif, donc un effort collectif, mais aussi un effort très individuel, de t'être motivé, de t'être bougé le cul, et au final de passer une ligne d'arrivée. Ça peut paraître tout con, mais je trouve que c'est l'accomplissement de, bah, tous les mois d'efforts, tous les mois de travail, tous les mois de réflexion, et même de se prouver à soi-même que tu peux le faire.
Je pense que je l'ai pas fait non plus pour me dire « tu peux le faire », mais plus pour vivre l'expérience. Mais en même temps, il y a toujours cette notion de : est-ce que tu vas y arriver, est-ce que t'as assez confiance en toi pour le faire, et est-ce que t'as le mental pour ? Et je pense que c'est important de faire des choses qui sont compliquées, des choses qui sont difficiles à atteindre, pour que, lorsque tu arrives à atteindre ces choses-là, à faire ces victoires-là, le point d'ancrage que t'as mis… donc moi, mon point d'ancrage de base, c'était faire un semi-marathon, c'était le plus dur que j'ai fait. Là, j'ai fait un triathlon, et là je me dis : mais pourquoi pas faire encore plus ? Et en tout cas, tu mets un point d'ancrage encore plus haut.
Et donc ça permet en fait d'avoir ce côté pouvoir illimité, et de se dire qu'en fait tout est possible, tout est réalisable, avec un bon entraînement, avec des bonnes conditions. Donc effectivement, faut tout ce qu'il y a autour, mais c'est faisable et c'est possible. Et ça, j'ai trouvé ça très beau, parce que je trouve qu'on le retrouve dans beaucoup de choses dans la vie du quotidien : créer une famille par exemple, créer un bon univers pour ses amis, pour sa famille, créer un projet, aider un client. Toutes ces choses-là, bien décomposées avec un plan d'attaque bien précis, où on se dit que ça va être une montagne pour y arriver, une fois qu'on y arrive, bah ça met de la confiance et on a envie d'en faire encore plus. C'est un peu la leçon que je tire de ce triathlon.
Ce que ça m'a permis aussi de réaliser, c'est qu'en fait on peut prendre le temps de faire toutes ces choses-là, il faut pas se priver de les faire. C'est un univers que j'ai découvert, que j'adore. Je trouve qu'il y a un côté où tu rencontres aussi des personnes. Du coup, j'ai rencontré des personnes qui font des half Ironman, qui se dépassent, qui sont justement dans cette dynamique-là, donc tu rencontres des gens formidables, et ça te donne envie du coup de recommencer. Donc là, pour la petite histoire, on va sûrement se refaire un triathlon à Dinard, cette fois-ci peut-être un M, ou un half Ironman à Lisbonne en octobre.
Ça, c'est un peu la suite. Je pense que c'est hyper important de penser à la suite, parce que là je suis encore tout feu tout flamme, ça vient d'arriver, c'était hier, et j'arrive pas encore, je pense, à bien réaliser que c'est fini. Je le réaliserai quand, bah, je m'entraînerai plus comme avant, quand j'aurai passé une semaine sans faire de sport, et ça, je pense qu'il faut pas du tout que ça arrive. D'ailleurs, je pense que je vais reprendre le sport dès demain, donc toute ma routine du matin, que j'avais un peu mise de côté, en tout cas qui était assez chaotique, j'ai envie de la retrouver.
Et continuer à faire du sport, peut-être en fin de journée, pour le plaisir, mais avec l'objectif de me donner un nouveau challenge. Parce que le fait d'avoir un triathlon, le fait d'avoir un challenge, bah mine de rien, ça te met quand même en action, et ça te rappelle un why, un pourquoi tu fais du sport, qui est beaucoup plus fort que, bah, seulement « il faut que je fasse du sport le matin ». Donc ça te permet de te motiver davantage et de te mettre en action.
Les enseignements que je tire de ce triathlon, pareil, j'ai pris quelques petites notes. J'ai 1 % de batterie, donc ça va être bientôt la fin de l'épisode. Je pense aussi : à quel point tu connais ton corps pour pousser sans te blesser. Je pense que c'était un peu la limite, moi, que j'ai eue à la fin de ce triathlon, c'était de me demander : bah est-ce que là, par exemple, je peux continuer à courir, et en fait ça va passer et je vais pas me faire mal, ou à l'inverse je vais me faire mal ? J'ai jamais eu de blessure, en tout cas pas pendant l'effort, donc je sais pas du tout. En fait, je connais pas encore mon corps assez, donc je pense qu'il faut peut-être essayer de le pousser un peu plus.
Les transitions, j'ai grave perdu du temps. Donc là, c'est plus des conclusions opérationnelles sur le triathlon, comment je peux l'améliorer, mais j'ai perdu énormément de temps et de place, et le vélo et la course, il faut absolument que j'améliore ça pour le prochain, donc triathlon M Dinard. Et je pense avec la même équipe, on a une équipe trop cool, des gens qu'on connaissait pas forcément, des potes de potes, et franchement on a trop, trop kiffé, donc je pense qu'on va garder ce même noyau pour se refaire des triathlons, Ironman peut-être à Lisbonne.
Continuer le sport, ce que je disais, il faut que je me remette à reprendre les exercices du matin, et surtout ne pas s'arrêter. Je pense que c'est une dynamique qui est lancée, il y a un moment top, où après, si on arrête et on s'essouffle, en fait on va rentrer dans une sorte de blues. Souvent, on a ça quand on fait des compétitions : on a fait tourner notre vie autour de cette compétition pendant des mois et des mois, et au final ça se finit, et en fait on ne trouve plus de sens dans ce qu'on fait au quotidien. Donc je pense que ça va être important de retrouver un autre challenge vite pour continuer à kiffer, en tout cas, le sport.
Là, j'ai l'impression que je verrais plus ma vie sans sport. Ça me fait du bien, ça me permet d'être dans le moment présent, ça me permet d'écouter des podcasts, ça me permet de me dépasser, ça me permet d'être en bonne condition physique, d'avoir de la gratitude envers moi-même quand je finis. Et je trouve que ça donne justement cette confiance en soi, cette fierté et cette satisfaction, qui te donnent en fait le pouvoir d'aller chercher encore plus, même dans les choses du quotidien qui sont annexes au sport.
Donc je pense que c'est vraiment quelque chose à faire, que ce soit le sport, l'art ou des projets autres que l'entrepreneuriat. Ça permet déjà d'éclaircir un petit peu son esprit, et surtout, bah, de se donner de la force sur les autres thématiques de sa vie, sur les autres piliers que l'on gère de sa vie. Je pense que ce sera la nature d'un podcast aussi, où je parlerai des différents piliers qu'on a dans notre vie. Et ça permet, bah, du coup, de gagner la confiance en soi au maximum, et là, j'ai pas le deuxième mot… c'est la confiance en soi et, bon, j'ai pas le deuxième mot, mais c'est l'image qu'on se donne à soi-même globalement.
Je vous laisse sur ces belles paroles, parce que là je suis à la fin de mon énergie, je suis crevé, il faut que je me mouche en plus, et faut que je mange parce que j'ai la dalle. J'ai dormi 3, 4 h parce qu'on a fait la fête hier pour fêter la fin du triathlon, je le ressens. Et ben, je vous dis au revoir, bonne nuit, bon run, bon début de journée, en fonction d'où et quand vous écoutez cet épisode. Et les prochains épisodes traiteront sûrement d'un livre que j'ai lu sur la sagesse, je vous en dis pas plus, et je vous concocte des petites thématiques assez douces. À très vite, ciao !