Augmenter son niveau d'exigence : faire moins mais mieux
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Et toi, où en es-tu dans ton entreprise et dans ta vie ?
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Transcription de l'épisode
Transcription automatique, peut contenir quelques erreurs.
Hello à tous les amis, j'espère que vous allez bien. Bienvenue dans ce 24e épisode de S'entreprendre. Je suis hyper content de refaire cet épisode, parce que ça fait là trois semaines que je n'avais pas fait d'épisode, 20 jours exactement. Ma dernière publication était le 17, non, le 27, si je ne dis pas de bêtises, 27 octobre.
Pourquoi un peu plus de latence ? Bon, je le dis à chaque épisode, mais bon, maintenant je vais arrêter de le dire, je pense. C'est que tout simplement, je préfère prendre un temps supplémentaire pour bien noter mes idées, avoir un rythme qui est moins soutenu. En tout cas, j'ai beaucoup de sujets que je dois traiter, beaucoup de projets où je dois m'investir, et bah ce projet est un hobby, et donc j'essaie de le faire sur mon temps libre au maximum. Et donc le maximum pour l'instant, c'est effectivement la récurrence que nous avons là actuellement, donc je vais essayer de tenir du une fois toutes les deux semaines. Voilà, j'arrête d'en parler à chaque début d'épisode, au moins vous avez l'info.
Et je suis content du coup de pouvoir vous partager plein de choses, parce que du coup, en ces deux, trois semaines, il s'est quand même passé pas mal de choses. Pour ceux qui découvrent le podcast, et bah l'émission S'entreprendre, je me présente rapidement : je suis Alexis Bouvet, je suis le CEO et le cofondateur de Growth Hiring. C'est une entreprise qui met à disposition des recruteurs toutes les techniques de growth, de marketing et de vente pour qu'ils puissent tout simplement recruter les meilleurs talents plus rapidement. Donc on a créé cette société il y a plus de deux ans, on a formé plus de 850 personnes, accompagné maintenant plus de 100 clients.
Et nous sommes un collectif, on peut appeler ça un collectif de 20 personnes, 20 experts, où nous intervenons maintenant dans le cadre de formation, mais aussi d'accompagnement sur mesure, où on va implémenter les solutions. Donc on a des consultants tout simplement qui vont dans les entreprises pour mettre en place les systèmes du Growth Hiring. Le but est tout simplement de recruter différemment. Notre vision, elle est simple : on veut devenir la discipline de référence et l'écosystème qui recrute différemment. Notre mission aussi, elle est simple, c'est d'aider chacun à trouver sa place dans ce monde, de grandir, et que chacun puisse contribuer au monde qui l'entoure. Parce qu'on est convaincus que bah chacun peut justement apporter une belle pierre à cet édifice, et que le recrutement aide notamment les personnes à changer de vie, à changer de trajectoire, et notamment à se trouver.
Vous avez vu, pour ceux qui connaissent le podcast depuis longtemps, j'ai changé l'intro. Je l'ai fait un peu à l'improviste, j'avoue, mais je pense que ça va beaucoup plus... Ben je vais la formaliser autrement que ce que je faisais avant, parce qu'on a fait une keynote il n'y a pas longtemps, donc je vous en parlerai dans les actualités de la semaine, pour exposer notre vision, notre mission et nos valeurs. Donc c'est peut-être quelque chose que je vais mettre dans les prochaines introductions.
Présentation faite. Finalité quand même, parce que pour finir quand même la présentation, c'est que l'objectif de ce podcast est de vous partager mes enseignements, mon aventure entrepreneuriale. Et surtout, bah moi je suis convaincu que entreprendre ou être entreprenant, donc on n'est pas obligé d'être entrepreneur, c'est aussi s'entreprendre soi-même, donc c'est-à-dire se développer et bah devenir une meilleure version de soi-même. Et ça passe notamment par ce que je fais là actuellement, donc c'est-à-dire vous partager mes enseignements, et j'aimerais vous faire bah vivre un petit peu ce qu'est mon aventure, en espérant que ça aide la vôtre.
Les actualités de la semaine. On commence par le perso : je suis actuellement au Maroc, notamment à Tamraght pour être plus précis. J'organise des colivings avec deux entrepreneurs, donc on organise ça avec Marion Carnero et Kilian Palermo. Donc ce sont des éditions, on va rassembler plein d'entrepreneurs au même endroit. Donc là on est repartis au Maroc, c'est notre petit spot à Tamraght, où on a un endroit où on va rassembler tout le monde, faire des activités, donc par exemple du surf, des ateliers, des masterminds, des sorties aussi ensemble, pour tout simplement bah passer du bon temps, faire des rencontres et grandir.
Donc là, ça fait déjà une semaine que j'y suis, je vais rester une semaine de plus avec des amis qui vont nous rejoindre. Donc on a pris une sorte de riad, je ne sais pas si c'est un riad, mais en tout cas une belle maison qui est très sympa, où on peut bien travailler, on a une bonne connexion internet, on est bien posés. Et c'est génial, parce qu'on est quand même dans un bon cadre. C'est aussi les avantages d'avoir un business qui se fait essentiellement en ligne.
Bonne reprise du marathon, donc préparation marathon. J'en ai parlé dans les prochains, dans les derniers épisodes, je commençais à m'y mettre, mais j'avais un peu de mal à trouver la jauge. Là, ça fait deux semaines que je tiens mes trois séances par semaine, notamment avec des allures un peu plus soutenues chaque semaine, et je tiens le coup, je tiens le rythme, et donc je suis très content de ça. Je suis content parce qu'on est lancés dans cette préparation marathon qui s'avère assez corsée, parce que ça dure quand même pendant six mois.
Régime alimentaire : effectivement, j'ai fait un régime alimentaire avec ma copine, parce qu'elle avait des sortes d'inflammations, donc elle avait du mal à digérer certains aliments. Et donc pour détecter quels sont ces aliments qui pouvaient impacter son système digestif, et ben il faut faire une sorte de redescente alimentaire, donc c'est-à-dire qu'on se prive de certains aliments comme les légumineuses, le lactose, le gluten et les viandes grasses, bref plein de choses. Pour la soutenir, je me suis dit que j'allais le faire avec elle, donc je me suis prêté à l'exercice. J'ai fait ça pendant trois semaines et j'ai réintégré l'ensemble des aliments. Donc ça, je ne l'ai pas très bien fait, moi j'étais pas trop sujet à ça, moi je l'accompagnais plus pour cette transition de descente alimentaire.
Et donc bah là, j'ai commencé à réintégrer les aliments, et vous ne vous rendez pas compte à quel point le pain, ça m'avait manqué, et le sucre. Je me suis rendu compte que j'étais très addict au sucre, donc c'est une addiction que je pense qu'on a quand même beaucoup. Et bah du coup, ça m'a fait du bien de pouvoir me rendre compte quels étaient les éléments où il y avait du sucre, et aussi bah réguler cette addiction au sucre. Donc voilà, je suis en reprise tranquillement. Ça fait plaisir parce que je suis beaucoup moins privé, parce que c'est un peu frustrant d'aller au restaurant par exemple avec des amis et être privé d'un aliment ou d'un dessert. Donc là ça fait plaisir, mais je suis plus modéré.
Je me suis mis aux échecs. Donc en ce moment, c'est un peu ma petite lubie du moment, les échecs en ligne. Donc j'ai téléchargé Chess.com, je fais des parties à droite à gauche avec des amis ou des personnes en ligne, et franchement je trouve ça hyper intéressant, ça améliore la strat. Et je me suis aussi rendu compte du gap que j'avais en affrontant un ami, qui est Paul tout simplement. On a joué ensemble et je me suis rendu compte que j'étais vraiment nul, et donc je partais vraiment d'un point bas. Et je me suis dit mais... J'avais déjà regardé des tutos, je m'étais entraîné, et cetera, donc je pensais avoir une base solide. En fait, pas du tout, j'ai gagné aucune partie, c'était hyper frustrant.
Et donc petit message à tous ceux qui commencent des nouvelles choses, des nouvelles disciplines, ou qui sont en train d'apprendre des nouvelles choses : c'est normal, c'est la première phase, de prendre conscience qu'on n'est pas bon et qu'il y a un gap, et du coup de mettre en place les actions pour s'améliorer. Donc voilà, je continue à m'entraîner pour le battre.
Finances perso : j'ai refait un point sur mes finances personnelles. Je pense que c'est un sujet qu'on aborde très peu, en tout cas je l'ai très peu abordé dans ce podcast. On va en parler rapidement, mais ça ne va pas être le sujet d'aujourd'hui. Mais les finances perso, ce qui est important pour moi, c'est quand même d'avoir bah ce levier d'avoir un matelas de sécurité, et même de l'argent qui fructifie sur d'autres leviers que bah sur un compte bancaire. Ça ne fructifie pas du tout, et même on perd de l'argent avec l'inflation. Et donc il faut faire fructifier cet argent pour tout simplement avoir plus de cette ressource qui est l'argent.
Et donc ce que j'ai mis en place, c'est que j'ai mis en place de l'investissement en récurrent via de la cryptomonnaie, en DCA ça s'appelle, donc c'est la récurrence, on va pouvoir investir par exemple tous les mois. Et donc j'ai pu mettre en place ça avec Finary, que je recommande, c'est Mir qui a créé cet outil-là. Et j'utilise Finary pour du coup l'ensemble des investissements, et ça me permet de centraliser l'ensemble des transactions sur la même plateforme et de piloter tout simplement bah l'ensemble de mon patrimoine. Donc voilà, j'ai fait ce gap où j'ai transféré mes cryptos sur les... sur les Binance, Coinbase, et cetera, et je vais tout mettre sur Finary. Et aussi j'ai mis en place du coup des versements automatiques en ETF, donc c'est en cours, pour investir en ETF tous les mois. Évidemment, je le dis dans ce podcast, mais ce ne sont pas des conseils financiers, mais voilà, c'est juste des choses que je vous partage, que moi j'ai pu mettre en place, et je pense que c'est intéressant et important de se pencher sur ces sujets.
Sur la partie pro : génial, je suis très content parce que tout avance bien chez Growth Hiring. On avance franchement, on avance super bien, le MRR augmente. Donc je ne vous partagerai pas les chiffres dans cet épisode. Pour l'instant, j'ai pris une petite pause sur ce sujet de partager tous les chiffres. Je pense qu'il y a des choses qui sont très liées à la strat, des choses qu'on ne peut pas forcément dévoiler, et je pense que je vais rester, en tout cas dans les prochains épisodes, un peu plus secret là-dessus, le temps qu'on arrive à avoir bah quelque chose de partageable entre guillemets, vu qu'on est en construction. Et surtout que ça impacte beaucoup la stratégie, et que je n'ai pas envie que tout le monde sache tout ce qu'on a en tête et tout ce qu'on veut mettre en place. Et ben je préfère rester un peu moins partageur sur ce sujet. Mais le MRR avance très bien, le chiffre d'affaires augmente, donc c'est vraiment trop cool.
Et la nouvelle offre consulting pareil, où là on a des consultants qui vont dans les entreprises, marche bien. Donc c'est un modèle hyper intéressant, et on a du coup déjà sept ou huit clients qui ont signé sur cette nouvelle offre, et les résultats sont incroyables, donc ça fait vraiment plaisir.
On a sorti une keynote sur le futur du recrutement. Donc on a fait pas mal de bruit pour attirer beaucoup de gens, pour expliquer nous notre vision du futur du recrutement : que le futur du recrutement est quelque chose qu'il faut qu'on construise aussi avec d'autres personnes, avec les recruteurs qui nous accompagnent, avec les personnes qui croient en ce qu'on fait et aux piliers du Growth Hiring. Donc on a partagé aussi ce rebranding de notre marque, enfin qui est sorti avec bah des couleurs un peu plus sombres pour montrer un peu notre expertise, le bleu qui va représenter le growth et un peu le fait de recruter différemment, un diamant qui va symboliser les pépites, donc les profils qu'on va aller chercher, les talents, et également le talent que chacun a en soi. Donc on est convaincus que chacun a un talent et a ce diamant en soi qu'il est important de cultiver.
Ce rebranding, il est assez fort parce qu'il montre aussi un nouveau positionnement. Là, on va rentrer dans une nouvelle catégorie, on va se positionner comme un acteur de référence pour recruter différemment, et que dès qu'une entreprise a des gros enjeux de recrutement, elle a envie de faire appel à nous. Donc très important de marquer le coup avec cette keynote. Chose pas 100 % réussie selon moi, je vous le partage juste après, mais en tout cas c'est un gros tournant. Le fond qu'on a créé, la mission, la vision de la boîte et les valeurs qu'on a pu diffuser sont hyper clairs pour nous et nous permettent de vraiment aller dans la bonne direction.
Création d'un système de récurrence sur Google Agenda. Moi, j'ai mis en place pas mal de nouveaux systèmes. Là, je suis en train de tester Motion, qui est un agenda automatisé. Donc ça, c'est intéressant d'avoir cette to-do list qui vit dans son agenda pour être sûr d'exécuter de la bonne manière, et de coupler ça avec Google Agenda. Je vous en parlerai un petit peu plus en détail après, et je pense qu'on est pas mal, en vrai.
Et aussi une nouvelle prez : nos propales sont beaucoup plus qualitatives avec la nouvelle brand, et surtout s'attachent aux codes des entreprises qu'on cible, donc c'est-à-dire des grosses ESN, des cabinets de conseil, des grands groupes aussi avec qui on échange. Je pense à la Société Générale, SNCF, BNP, Accenture. Voilà, clients aussi qu'on a pu accompagner, comme Accenture.
Finalité de ces actualités : bon, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vus, donc j'ai passé un petit peu de temps sur ces actualités, mais en soi tout va pour le mieux. Le mindset est incroyablement bon, je vous partagerai aussi un de ces derniers enseignements là-dessus. Mais c'est un régal de vous repartager encore ces enseignements et de repartir sur un nouvel épisode.
Les enseignements de cette semaine, en tout cas de ces deux, trois dernières semaines. J'en ai 1, 2, 3, 4, 5, 6, six enseignements. Le premier : les actions doivent être à la hauteur du résultat voulu. Le deuxième : augmenter son niveau d'exigence pour soi et pour les autres. Le troisième : réactivité, qualité et canal sont les graines d'une bonne relation. Créer des systèmes solides pour laisser place au chaos. Challenger, recadrer et encourager crée des changements significatifs. Et finalement, voir la vie comme un jeu pour être meilleur que la veille. On est partis pour le développement de ces six enseignements.
Premier enseignement : les actions doivent être à la hauteur du résultat voulu. Je pense que le bon exemple est justement cette keynote qu'on a mise en place. Donc vous avez compris, c'était un moment fort, un gros tournant pour Growth Hiring. Et qu'est-ce qui s'est passé ? C'est que bah on a beaucoup travaillé là-dessus, beaucoup travaillé sur le fond, mais en fait on s'est rendu compte le jour J, lorsqu'on était en tournage... Donc c'était un live qu'on a fait sur LinkedIn, il y avait plus de 200 personnes qui étaient en live, il y avait 800 inscrits au total, et après il y a beaucoup de gens qui ont regardé le replay parce qu'ils n'ont pas pu être dispo. Et je crois qu'à l'heure actuelle, on est à plus de 500 vues à peu près. Donc hyper impactant, les stats sont intéressantes, c'est génial, on a fait aussi une quarantaine de leads. Donc voilà, les stats sont au rendez-vous.
Par contre, je trouve que le message qu'on voulait faire passer, qui était bah de rentrer, et c'est ce qu'on est en train de faire, de rentrer dans une nouvelle catégorie et de passer un cap, un nouveau chapitre au sein de Growth Hiring, n'a selon moi pas été exécuté de la meilleure des manières. Pourquoi ? Parce que le rendu final était moins bon que ce que j'espérais. En gros, on voulait faire une keynote, donc une keynote un peu à la Steve Jobs, donc c'est-à-dire on a un écran derrière nous, on a envie de bah déployer notre vision, notre mission, nos valeurs, et cetera. Donc on a été en studio pour avoir une personne en régie qui va du coup nous filmer, nous plus notre présentation. Et à l'initial étaient prévus trois caméras, un switch entre le partage d'écran et nous qui parlons, et une qualité on va dire optimale.
Le fait est que le jour J, en fait, bah la personne qui était là, je ne sais pas ce qu'elle a foutu, mais en gros elle n'a pas réussi à avoir les trois caméras, n'en avait qu'une, elle n'a pas réussi à faire le switch de caméras aussi entre la présentation et nous-mêmes. Donc ce qui faisait que c'était assez figé, et aussi on avait une qualité qui était moins bonne que ce qu'on espérait. Ce problème-là, on a un problème technique dans ce cas-là, mais surtout c'est un problème selon moi de répétition. Donc c'est-à-dire qu'on aurait dû répéter déjà notre fond, notre texte. On sentait que bah on l'avait préparé on va dire il y a quelques jours et qu'on ne l'avait pas répété.
Sur la partie forme, selon moi du coup, on n'était pas à la hauteur du message qu'on portait et de la diffusion qu'on voulait faire, à cause des problèmes techniques que j'ai évoqués. Et ce qui a donné un rendu selon moi qui était à, je dirais, 70 % par rapport à ce qu'on aurait voulu avoir, qui était plutôt à 110 %. Et ça, ça m'a beaucoup frustré. C'est aussi le retour qu'on a eu des personnes avec qui j'ai pu échanger, qui ont regardé la keynote. Beaucoup, en vrai la majorité des gens étaient vraiment hyper agréablement surpris de ce qu'on avait fait, positionnement clair, et cetera, et le message selon moi pouvait être encore plus impactant.
La problématique, c'était un manque de préparation, un manque d'avoir pris le temps simplement de répéter. Et en fait, je trouve que ça met en avant, selon moi ça peut donner une image de manque de considération ou de professionnalisme, alors que c'était bah l'inverse en termes de message qu'on voulait faire passer. Du coup, il y a un décalage, il y a une dissonance entre les deux, et donc ça m'a beaucoup frustré. Et ça m'a fait me dire que quand on veut passer un cap et qu'on va faire encore plus de qualité, un rendu ultra qualitatif, et ben il faut qu'on ait des actions à la hauteur du résultat qu'on va avoir.
Donc de temps en temps, on va se fixer des ambitions ambitieuses ou des résultats qu'on va obtenir, mais on oublie la quantité de travail ou la qualité du travail qu'il faut fournir en amont. Et bah il y a la phrase par exemple qu'on connaît tous de Spider-Man, qui est « un grand pouvoir nécessite de grandes responsabilités », et je pense que là on peut l'associer plutôt à un grand résultat, ou un grand output, ou un grand projet nécessite de grandes responsabilités, ou en tout cas de grandes actions. Je pense que c'est ce qui nous a manqué, et je trouve ça hyper dommage, parce que surtout c'est un momentum, donc c'est un moment dans une phase, et ben on a loupé le coche selon moi, où on aurait pu être encore plus impactants. Et on aurait pu passer peut-être une journée chacun en plus, mais qui aurait eu un effet de levier, ou en tout cas une image perçue beaucoup plus grande.
Et donc pour les prochaines fois, vraiment, en tout cas dans notre situation, vu qu'on veut professionnaliser la brand, être beaucoup plus qualitatifs dans tout ce qu'on fait, être chirurgicaux, et ben il faut beaucoup plus préparer et être soigneux, surtout quand ça impacte les autres. Ça, c'est ce que je me suis aussi... Je me suis rendu compte que bah dès que ça impacte d'autres personnes, dès que ça concerne d'autres personnes, et ben il faut être encore plus qualitatif, parce que ça va être du ressenti, de l'émotion générée chez d'autres. À l'inverse, lorsqu'on va mettre en place des systèmes chez nous en interne, il se peut que le projet ne soit pas ultra qualitatif ou soit fait un peu dans la notion du 80/20, donc c'est-à-dire faire les 20 % d'effort qui génèrent les 80 % des résultats.
Et ça, c'est très bien, je pense que dans l'état d'esprit entrepreneurial, il faut aller tendre vers ça. Mais lorsqu'on veut créer une émotion qualitative ou des choses qui impactent d'autres personnes, et ben là on est obligé de faire l'inverse, en tout cas aller chercher une exigence beaucoup plus importante. En résumé, on est dans un switch, nous, dans un tournant où il faut faire moins mais mieux. Donc faire moins d'événements mais beaucoup plus qualitatifs, faire moins de webinars mais beaucoup plus qualitatifs, et aller chercher du coup une qualité beaucoup plus importante, notamment par rapport à la cible qu'on vise.
Deuxième enseignement : augmenter son niveau d'exigence pour soi et pour les autres. Pour faire suite à ce qu'on a dit, je me suis rendu compte que le niveau d'exigence qu'on se met soi va être assez représentatif du résultat qu'on va obtenir. Souvent, l'exigence, on la voit comme une mauvaise chose, donc c'est-à-dire qu'on se dit : il ne faut pas que je sois trop exigeant avec moi-même, faut que je me laisse aller un petit peu, faut pas que je sois trop dur. Donc souvent, moi, on m'a dit ça, parce que j'ai ce côté où je suis assez rythmé par mes objectifs, par mes routines, par ma discipline que je m'impose, et c'est des choses qu'on peut vous dire.
Selon moi, il y a une nuance là-dedans qu'il faut avoir. Donc c'est-à-dire qu'il faut être exigeant selon moi avec soi-même et avec les autres. Donc c'est-à-dire que si on est exigeant avec les autres et pas avec soi-même, je pense qu'on fait fausse route, parce que vaut mieux d'abord être exigeant avec soi-même et montrer l'exemple pour que les autres puissent suivre. Et après, l'exigence avec soi-même, ça ne veut pas dire qu'il faut s'autoflageller ou se torturer. C'est-à-dire qu'il faut être exigeant et être juste par rapport à ce qu'on veut atteindre, mais par contre, si on n'atteint pas, s'il y a une erreur, s'il y a des problématiques, c'est pas quelque chose qu'il faut ruminer dans sa tête de manière constante. Mais c'est plutôt de se dire : bah comment je peux améliorer ça, comment je peux faire mieux et comment je peux atteindre l'objectif ?
Du coup, ça va amener sur le dernier point, qui est de voir les choses comme un jeu, qui permet de retourner cette exigence vraiment avec des choses positives, c'est-à-dire en termes de résultats et d'output, et qui permet d'avoir une légèreté on va dire dans l'exécution, et surtout de comment on voit les choses avec soi-même. Si on prend un exemple, par exemple d'un montage vidéo qui va impliquer plusieurs personnes, et ben le fait d'être exigeant sur la qualité du message d'invitation qu'on va faire aux invités, la qualité du brief, la qualité du brief aussi pour les monteurs, le studio, à quel point il va être bien ficelé, qualitatif et chirurgical sur la manière d'être agencé, permet d'avoir un rendu, même dans la manière d'être, la manière d'interviewer, dans la qualité des rushs, dans le montage, qui va être beaucoup plus pertinent et exigeant. En tout cas, ça laisse moins place à l'erreur si vous-même, en tant que gestionnaire de projet, vous êtes exigeant.
Donc je pense que c'est important de déterminer aussi le niveau d'exigence qui est nécessaire, parce que de temps en temps, ça sert à rien d'être trop exigeant sur certaines choses. Ce qu'on disait, on peut laisser certains projets être moins exigeants, surtout sur des projets plus internes. Et dès que c'est des projets qui concernent d'autres personnes, qui sont externes, qui vont être visibles, qui vont être du contenu par exemple, il faut être exigeant. Et je pense qu'il faut mettre la responsabilité d'un niveau d'exigence élevé, donc c'est-à-dire bah être encore plus dur, plus juste là-dessus, pour s'assurer d'atteindre ce qu'on veut.
Réactivité, qualité et canal sont les graines d'une bonne relation. On est à 24 minutes les amis, ça va durer peut-être un peu plus que d'habitude, mais ça fait plaisir parce qu'on passe un bon moment. Je prends une petite gorgée d'eau et on est partis pour le troisième enseignement. Alors, réactivité, qualité et canal sont les graines d'une bonne discussion.
Je ne sais pas vous, mais moi, grand défenseur de la productivité et du temps, j'étais très attaché à ne pas avoir de notifications, ne pas trop communiquer sur LinkedIn par message par exemple, sur mes SMS, sur mes WhatsApp, sur mes mails. Et j'avais l'impression que c'était beaucoup de bruit, donc il y avait beaucoup de gens qui sollicitent à droite à gauche, beaucoup de bruit, beaucoup de distraction, et du coup ça m'éloignait de l'exécution de mon plan. Ça, c'était mon constat. Donc j'avais coupé toutes les notifications, je batchais, donc c'est-à-dire que j'avais deux moments dans la journée pour répondre à mes messages, et dans, je pense, 50 % des cas, ces créneaux avaient l'habitude de sauter, parce que j'étais beaucoup plus focalisé sur l'exécution de mon plan, et donc je prenais beaucoup moins de temps à répondre à l'ensemble des personnes.
Je me suis rendu compte que ce focus que je pensais m'imposer était en fait un mauvais focus. En tout cas, je mettais un focus beaucoup trop important à cet endroit-là, alors que les communications avec les personnes, les relations, échanger avec les gens, que ce soit du perso ou du pro, selon moi est la chose la plus importante dans la vie, pour plusieurs raisons. Je pense que c'est ce qui nous crée des bons moments, des bonnes discussions, ce qui nous fait apprendre, ce qui nous fait aller beaucoup plus vite, ce qui peut nous rendre beaucoup plus heureux, ce qui nous permet d'aider les autres. Donc il y a énormément de vertus à ça, et j'avais beaucoup bloqué avec les communications en me disant : en fait, tu vas être trop sur ton téléphone, tu vas être absorbé, et en fait tu vas être distrait et défocus.
Et je me suis rendu compte, là depuis un mois et demi je pense, de l'importance des relations, et justement de leur impact que ça pourrait avoir sur ma vie perso, sur mon bien-être, et aussi sur le business. Et donc j'ai cultivé, j'ai un peu cassé mes systèmes en laissant porte ouverte à plus bah de communication. Moi, je me suis plus pris au jeu, donc au-delà de mes créneaux, bah en fait je suis beaucoup plus souvent sur mon portable à répondre à des messages, j'essaie d'être beaucoup plus réactif. Voilà, j'essaie de mettre de l'effort là-dessus, et j'ai déterminé trois choses qui étaient importantes selon moi pour avoir des bonnes relations et entretenir ça.
La première, c'est la réactivité. Je pense que la réactivité, c'est quelque chose qui est ultra précieux, très valorisé. Je ne sais pas si vous connaissez Guillaume Moubeche. Pour moi, c'est un très bon exemple selon moi sur la réactivité des messages. Guillaume, c'est un très bon entrepreneur qui est à la tête de lemlist, bref, il a plein de projets, il est hyper sollicité, mais pourtant vous pouvez lui envoyer un message dès demain sur WhatsApp, il vous répondra dans la journée, et il prendra le temps de vous répondre. Et moi, je trouve ça assez fou, parce que dans ma tête, je pense qu'il doit recevoir une cinquantaine, centaine de messages par jour. Il prend le temps de répondre à tout, et je me dis : mais comment il peut faire ça, comment c'est possible ? Alors qu'il gère une boîte, je ne sais plus combien elle est valorisée, bref, c'est démentiel, avec un nombre d'employés aussi énorme, et en fait cette personne prend le temps de répondre à tous ses messages.
Je pense qu'il y a certains stades de boîte, donc effectivement peut-être qu'il a un moment où il a beaucoup délégué, il a plus de temps là-dessus. Mais ce que ça m'a fait me dire, c'est que le fait d'être hyper réactif, comme il est hyper accessible, et d'avoir ce côté bah sincère dans son approche, fait qu'on a directement confiance en lui. En tout cas, moi, j'admire énormément la qualité des discussions que je peux avoir avec lui, et surtout bah à quel point il considère l'autre, à quel point l'autre a en fait une place importante dans sa vie, dans son agenda, dans ses priorités. Donc je pense que la réactivité est une chose hyper clé, en tout cas c'est hyper précieux. Et à l'inverse, lorsqu'on envoie un message à des personnes qui ne répondent pas du tout, en tout cas pas tout de suite, au bout de quatre jours, cinq jours, une semaine, deux semaines, comme moi j'avais l'habitude de faire, je me mets totalement dans le lot, et ben je trouve que ça impacte la confiance et c'est moins agréable. En tout cas, je trouve que ça fait de la personne en face une personne moins fiable.
La qualité de la discussion. La qualité, ça va être bah prendre le temps de répondre au message, donc c'est-à-dire pas seulement dire « oui, ok », mettre un pouce ou ce genre de choses, donc répondre, et aussi répondre avec une approche qualitative. Donc c'est-à-dire bah aider la personne si elle a un besoin, aller vraiment en profondeur pour l'aider, rédiger un message qui soit bah bien écrit, bien fait, pas en mode texto, et avoir vraiment une discussion, un échange qualitatif. Je trouve que ça fait vraiment la différence. Donc avec de la sincérité, de l'authenticité et une bonne écriture.
Et finalement, le dernier, qui est celui qui m'a le plus surpris je pense durant ces dernières semaines, c'est le canal. Donc c'est trouver le meilleur canal en fonction de la personne. Ça paraît simple, mais il y a beaucoup de personnes qui ne prêtent pas attention, en tout cas qui ne font pas l'effort, excusez-moi, de s'adapter au canal de la personne qu'on a en face. Il y a des personnes en face de nous qui vont préférer le téléphone, qui vont préférer le SMS, qui vont préférer LinkedIn, qui vont préférer WhatsApp. Je me suis rendu compte que beaucoup des personnes avec qui j'échange, j'ai un meilleur fit en tout cas sur WhatsApp. Donc c'est-à-dire que WhatsApp, j'arrive à rentrer dans leur vie, on va dire plus intime, plus de confiance, parce que WhatsApp, on a les amis, on a la famille, on a des groupes, et aussi on a un peu de business qui commence à arriver, donc ça fait déjà quelques années.
Et je trouve que WhatsApp crée un climat de confiance. On a une petite photo de profil, un peu photo personnelle en plus, et les gens sont beaucoup plus réactifs. Et je trouve que ça laisse beaucoup plus place à de l'échange qui est moins professionnel ou formel, et je trouve que ça crée des points de confiance. En tout cas, ça crée une relation qui est beaucoup plus rapide, et qui permet de se dire : bon, en fait, cette personne-là est dans mon cercle proche. Donc WhatsApp, maintenant, je le cultive à fond, j'adore ce canal, et ça me permet aussi pareil d'être très réactif et d'échanger avec les gens comme si c'étaient des proches.
Application au quotidien : moi, je me rends compte que j'ai envie de prendre un maximum de temps maintenant pour créer des relations et cultiver les relations existantes, cultiver mon jardin. Donc c'est-à-dire qu'on a chacun son jardin, qui est relationnel, avec des graines qu'on a plantées. Donc par exemple les graines dont je parlais, qui sont la qualité de la relation, la réactivité et le canal, et bref, toutes ces petites graines qu'on plante dans notre jardin de relations, et ben elles vont fructifier, elles vont donner des choses qui sont agréables, des fruits, et cetera, et surtout bah des très bonnes discussions, des très bons échanges, et quelque chose de... un jardin fructueux. Il y a aussi étendre son jardin, on va dire, donc planter encore de nouvelles choses. Ça, c'est bien, mais selon moi il faut aussi savoir bien cultiver son jardin existant.
Et je pense qu'il ne faut pas le faire par intérêt. Donc c'est-à-dire que le but, c'est vraiment de se rendre compte, et là c'est encore plus évident maintenant pour moi, bah à quel point en fait les relations, elles sont hyper sincères. Moi, j'ai l'impression que c'est vraiment un des why de pourquoi chacun vit aujourd'hui, quoi. On est très liés avec les autres, on a besoin d'aider les autres, on a besoin d'être aidés par les autres, et je trouve que c'est bah un phénomène qui est vraiment génial, en tout cas de pouvoir échanger avec autant de monde. Surtout aujourd'hui, on est dans une ère où on peut se connecter très facilement aux gens. On est très vite sollicités aussi, mais il y a quand même un accès très facile à l'ensemble de ces opportunités, ces connexions et ces relations.
Quatrième enseignement : créer des systèmes solides pour laisser place au chaos. Les systèmes, ce que j'appelle système, c'est des briques, des process que vous avez pu mettre en place et qui vous facilitent votre quotidien, peuvent tourner tout seuls, automatiser des choses, ou qui vous permettent tout simplement d'avoir une bonne ligne directrice. Donc des systèmes, ça va être une routine, ça va être des outils automatisés, ça va être, ouais, tout simplement des mécanismes qu'on va mettre en place pour se rendre la vie plus facile.
Selon moi, il y a beaucoup d'avantages. Ça nous permet d'avoir un bateau qui est solide, des fondations hyper solides lorsqu'on est dans la tempête. Donc il y a des moments où ça va être compliqué, dans notre vie perso, dans le business, dans plein de choses, mais on a ces systèmes qui sont bah par exemple, dans mon cas, faire du sport trois fois par semaine, faire de la méditation tous les matins, faire des techniques de respiration et d'étirement aussi tous les matins, faire ma to-do list, avoir mes projets bien segmentés, avoir mes moments où je travaille et d'autres moments où je prends plus de temps pour moi. Voilà, il y a plein de systèmes qu'on va pouvoir mettre en place. En tout cas, moi, c'est des systèmes qui me vont très bien.
Ça me permet aussi de générer des effets de levier selon moi. Donc c'est-à-dire par exemple, le fait de méditer tous les jours, tous les matins, bah ça me permet d'avoir un esprit beaucoup plus clair, beaucoup plus serein, et affronter la vie entre guillemets de manière très souple, tel un roseau, et ne pas casser comme un chêne. Ce que ça permet aussi, ça permet d'avoir de l'impact sur le long terme. Donc le fait d'avoir plein de petites actions qu'on met en place à petite échelle, donc chaque jour, fait qu'on aura des gros effets cumulés plus tard. Je n'apprends rien là-dedans.
Mais par contre, il y a quand même des dangers, donc ça, c'est important de bien les retenir, je pense. C'est de mettre le focus au mauvais endroit. Donc c'est-à-dire avoir des systèmes où on a des tâches récurrentes, par exemple des routines récurrentes, fait que bah on peut ne pas laisser place à du défocus ou à du chaos, qui sont selon moi des bonnes opportunités ou des choses qu'il faut saisir. C'est le même exemple que je prenais tout à l'heure, où je ne laissais pas place à de l'opportunité, à des échanges, parce que j'avais mes systèmes qui étaient mis en place. Et en fait, ça m'a fait défaut. En tout cas, je me suis rendu compte que je suis passé à côté de plein de choses, plein d'ouverture d'esprit, plein d'opportunités, parce que j'ai mis des œillères sur des choses.
Et je me rends compte qu'il y a plein de choses où j'ai des convictions là-dessus, je me suis mis des œillères, par exemple être sur Instagram. Je pense que c'est pas une nouvelle chose, je suis plutôt content de ça, et de ne pas regarder des réels, scroller des choses. Pourtant, il y a quand même des nuances. Donc c'est-à-dire que j'ai bien eu cette discipline-là de ne pas aller sur les réseaux sociaux, en fait je m'en fiche un peu de ça, mais par contre je passe à côté de certaines actualités que je pourrais regarder sur ces réseaux, et cetera. Donc faire attention, parce que ça peut mettre le focus au mauvais endroit.
Ça peut être aussi un piège, donc être piégé dans son système et se dire, ne pas le remettre en question, et en fait se dire : bon, en fait, il faut que je coure, il faut que je médite tous les matins 10 minutes, 15 minutes, et il n'y a pas d'autre solution. Et en fait, ça va, on va dire, fermer un peu l'esprit, et peut-être qu'on va se retrouver facilement piégé dans son système.
Je pense que le fait d'avoir des systèmes peut créer un FOMO, donc un fear of missing out, du système des autres. Donc c'est-à-dire par exemple le mien, celui que je vous expose, peut-être qu'il crée chez vous un sentiment de : « Ah ouais, c'est vrai que moi je fais pas ça. Ouais, j'aimerais bien faire ça. Ah ouais, ça pourrait être cool. » Et en fait se dire : bah mon système, il est nul et il faut que je le change absolument. Attention à ça. Je pense que c'est bien effectivement de remettre en question son système, mais ça ne veut pas dire qu'il faut calquer le système des autres, parce que le système des autres n'est pas forcément le bon système pour vous. Donc c'est là aussi qu'il faut avoir de la nuance.
Et le fait d'avoir un système très rigide peut ne pas laisser place à de l'imprévu, ou un phénomène de sérendipité, j'aime bien l'appeler. Donc c'est-à-dire le fait de bah par exemple échanger avec plein de gens, ou faire des actions un petit peu aléatoires, et ben en fait ça nous revient d'une manière ou d'une autre, ou en tout cas ça crée d'autres opportunités qui peuvent être pertinentes. Et en fait, c'est ce phénomène entre guillemets de semer plein de graines partout, et qui est quand même assez contradictoire par rapport à un système rigide. Et même dans votre système, ça se trouve, il y a des moments où vous pouvez justement laisser de la place à ce phénomène de sérendipité.
Selon moi, pour créer du coup le bon système, c'est important de bien se connaître, bien connaître sa personnalité. Est-ce que vous êtes plutôt du matin, plutôt de l'après-midi ? Qu'est-ce qui est important pour vous en fait dans votre système à mettre en place ? Est-ce que c'est avoir de la routine ? Est-ce que c'est justement, comme moi, laisser plus de place à d'autres choses ? Quels sont vos objectifs, qu'est-ce que vous voulez atteindre ? Donc ça, ça va vraiment déterminer le système que vous allez vouloir créer.
Ensuite, créer le bon système en fonction de vous, c'est hyper important, et s'inspirer des autres mais pas les copier. Donc trouver la bonne formule par rapport à vous. Et donc là, c'est que de l'itération : donc on s'inspire des autres, on teste, on voit ce qui marche. Et après, même quand vous avez atteint un stade qui est un peu plus avancé, vous allez pouvoir détecter ce dont vous avez besoin, et vous-même en fait faire votre propre analyse des choses que vous recherchez. C'est un peu moins de copier ou imiter les gens, mais c'est beaucoup plus se dire : bon, en fait, j'ai une problématique bien précise par rapport à mon système, comment je trouve une solution ?
Je pense que c'est aussi important de l'optimiser en continu et de le challenger. Donc se dire : bah ce système-là, est-ce qu'il est toujours d'actualité ? Est-ce que bah je ne peux pas l'optimiser ? Et là, c'est ce que je commence à faire quand même beaucoup plus. Là, j'ai remis en question beaucoup mon système, où j'avais mis ma to-do list, mon agenda, et cetera. Donc là, j'ai trouvé un système qui me permet d'avoir mon agenda et ma to-do list au même endroit, et de faire vivre mes créneaux sans avoir un duplicata de saisie. Donc c'est Motion, donc l'outil que j'utilise.
Qu'est-ce que j'ai mis en place d'autre ? J'ai mis en place bah du coup mes routines, qui sont toujours bah actuelles et qui ont varié un petit peu, notamment le sport, qui sont bien trois fois par semaine. J'ai mis aussi en place un questionnaire que je vais faire chaque fin de journée en me demandant bah qu'est-ce que j'ai pensé de ma journée, donc sur une note de 1 à 10, quelles sont les choses que je peux améliorer, quelles sont les choses qu'il faut que j'arrête de faire, et je crois qu'il y a un dernier truc, quelles sont les idées que je peux avoir pour être meilleur demain. Donc voilà, c'est tous les systèmes que j'ai. Je recommence à... donc j'ai réouvert un peu les chakras, j'optimise. Donc c'est important vraiment d'optimiser en continu. Attention, parce qu'on peut se perdre aussi dans la suroptimisation, passer trop de temps là-dessus au lieu d'agir. Donc voilà, faut bien faire la balance entre les deux.
Cinquième enseignement : challenger, recadrer et encourager crée des changements significatifs. Quand on travaille avec des personnes, donc autour de nous, c'est hyper important de les aider à être, on va dire, les meilleures versions d'elles-mêmes, en tout cas faire en sorte qu'elles atteignent leurs objectifs et qu'elles soient fières d'elles. Et je pense que dans ce cas-là, on a plusieurs manières d'aider les autres à être justement les meilleures versions d'eux-mêmes, et selon moi il y a trois manières.
La première, qui est de challenger. Donc on peut prendre l'exemple d'un prospect, une personne que vous avez au téléphone, en face de vous, en visio. Elle a une problématique, elle a des sujets, mais elle n'est peut-être pas sur les bons sujets, elle n'est peut-être pas sur les bonnes réflexions. Et donc l'idée, ça va être de la challenger et de demander : bah ok, c'est-à-dire, pourquoi vous parlez de ça ? Mais d'accord, mais pourquoi ça, c'est important pour vous ? Et en fait, de faire rentrer ces personnes-là dans des zones inexplorées, des portes qu'elles n'avaient pas ouvertes, et tout simplement leur montrer des choses par elles-mêmes, en les challengeant, qu'elles n'auraient pas réalisées. Donc ça, c'est selon moi un premier levier.
Le deuxième : recadrer. Recadrer les personnes, donc c'est-à-dire vous avez une personne en face de vous, vous savez qu'elle a par exemple ces objectifs-là à atteindre, mais les actions qu'elle met en place ne sont pas les bonnes pour atteindre ses objectifs. Et donc là, ça ne va pas, parce que les objectifs ne sont pas atteints, et donc là on va devoir recadrer la personne pour lui dire : attention, là tu fais fausse route, là tu n'es pas du tout au bon endroit. Donc ça m'est arrivé avec par exemple une amie qui avait bah une sales dans son équipe. Ça faisait un mois et demi que cette personne n'avait pas vendu, et donc ça n'allait pas. Et si elle laissait cette personne-là agir de la même manière, et ben en fait elle n'allait pas du tout atteindre les objectifs.
Et je crois que la phrase d'Albert Einstein est : « La folie, c'est de penser que l'on peut atteindre de meilleurs résultats en faisant la même chose. » Bon, c'est plus ou moins ça, faudrait que je retrouve la vraie citation, mais en gros, l'idée c'est bah il faut aider les gens à faire autrement, en tout cas travailler autrement pour atteindre les bons résultats. Et donc bah la personne du coup qui n'avait pas atteint ses objectifs, bah ma pote, qui est à la tête de cette boîte, bah l'a recadrée en lui disant : bah là ça ne va pas, factuellement ça c'est pas possible, là les actions mises en place ne sont pas les bonnes, et je ne sais pas ce qu'on va pouvoir faire, mais je pense que si ça ne marche pas, en gros si tu n'arrives pas à atteindre les objectifs, malheureusement on va devoir se séparer de toi. La semaine d'après, la personne du coup a closé quatre nouveaux deals, et ces résultats, ils n'ont pas été atteints depuis trois mois, quatre mois. Et donc le fait de mettre un recadrage, en tout cas de dire les vrais mots, les mots justes, et ben ça a permis de déclencher en cette personne l'envie de bah d'atteindre ses objectifs.
Et finalement, encourager. Ça, c'est un peu ce que j'ai appris aussi cette semaine. J'étais en compagnie de Lucas, de Net and Connect. Il a créé un business club, il y a plein d'entrepreneurs, de dirigeants qui vont faire du padel. Donc c'est un système un peu particulier, du networking en faisant du padel, et en ayant bah un peu ce côté bah échange, networking après. Donc il associe les deux. Et ce qui est intéressant, c'est que ben il a de nature, Lucas, un côté empowerment. Donc il va vraiment aider chaque personne en disant : « Mais si, tu peux y arriver, mais cet objectif, tu peux l'atteindre. »
Je suis allé par exemple courir avec lui. Lui a fait un marathon et a fait aussi un Ironman, qui sont des objectifs que je vais atteindre. Et je lui dis : bah moi, mon objectif par exemple, c'était faire 3 h 30 au marathon, donc c'est-à-dire avoir une allure de 4'59 ou 4'58. Et en courant avec lui et en faisant du fractionné, il m'a dit : « Mais c'est pas possible, tu peux pas te donner cet objectif-là, il n'est pas du tout assez ambitieux. Franchement, tu peux faire 3 h 15 largement, tu cours limite beaucoup mieux que moi », et cetera. Et bref, il m'a grave empowered, il m'a beaucoup encouragé.
Et ce qu'il a fait m'a permis de mettre un autre point d'ancrage que celui que moi-même je m'étais fixé, qui était 3 h 30, que je trouvais déjà ambitieux. Et en fait, il m'a mis un autre point d'ancrage, qui a de l'importance, parce que je trouve que lorsqu'il vient de l'extérieur, il a beaucoup d'impact et de poids, et en tout cas c'est beaucoup plus facile à intégrer que lorsqu'il vient de l'intérieur. Quand ça vient de l'intérieur, tu dis : bah je me fie à ce que moi je sais de moi-même et de ma capacité, que j'estime, qui est de faire 3 h 30. Lorsqu'une personne extérieure te dit : ben en fait, tu peux faire 3 h 15, et ben en fait, ça te brise entre guillemets la croyance que tu avais, et tu te fixes un autre point. Donc ça, j'ai trouvé ça assez fort, et c'est quelque chose qu'on retrouve beaucoup en management, je trouve : bah de pouvoir encourager les personnes, leur briser leurs barrières, leurs croyances limitantes, et leur fixer des barrières qui, selon vous, de manière sincère, sont atteignables pour elles.
Sixième enseignement. Je pense qu'on est bientôt à la fin, on est à 45 minutes. Sixième enseignement : voir la vie comme un jeu pour être meilleur que la veille. Ça, je pense que c'est le mindset que je retire de ces trois dernières semaines. C'est qu'on peut facilement se mettre la pression. Donc là, je me suis mis quand même une bonne pression, c'est aussi pour ça que je n'ai pas fait d'épisode. On peut se démoraliser, on peut se démotiver, c'est des choses qui arrivent. On peut être dans un cycle de pensée qui est un peu négatif, c'est des choses aussi qui arrivent. Ça ne m'est pas trop arrivé là, mais je sens des moments où je peux avoir de la faiblesse là-dessus.
Et ce que je trouve intéressant, en tout cas là, le système que je me suis mis en place, c'est de me dire, avec notamment ce formulaire chaque fin de journée : comment je peux être meilleur que la veille ? Et chaque journée, je me réveille en me disant : mais comment je peux faire mieux que la veille ? Et au début, j'avais intellectualisé ça en me disant : ok, les gens me disent ça, mais très bien, c'est intéressant. En fait, en le faisant... Et moi, je vous invite sincèrement à tester, tester le fait de se dire chaque matin : ok, comment je fais en sorte que cette journée, elle soit meilleure que la veille, que je sois vraiment une meilleure version de moi-même, et que je donne tout en fait, que je sois au maximum, que je puisse donner aux gens, que je fasse rire les gens, que j'apporte de la valeur aux gens, que je sois discipliné, que j'atteigne les actions que je me suis imposées aujourd'hui, que je prenne du bon temps pour moi, que je prenne du temps pour moi. Comment je peux être meilleur que la veille ?
Et en fait, cet état d'esprit un peu de joueur au final, parce que ça peut sembler très rigide, très dur, et en fait je trouve que si on le couple avec un état d'esprit joueur, un peu de play hard, work hard, et bah je trouve que bah on prend beaucoup de plaisir dans cette quête. Et finalement, je trouve que ça nous fait beaucoup progresser. En tout cas, là, j'ai beaucoup progressé en deux, trois semaines avec cet état d'esprit.
Je vous laisse avec ce dernier enseignement. Je vous résume, je vous rappelle les six enseignements qu'on a vus rapidement. Donc le premier : les actions doivent être à la hauteur du résultat voulu. Augmenter son niveau d'exigence pour soi et pour les autres. Réactivité, qualité et canal sont les graines d'une bonne relation. Créer des systèmes solides pour laisser place au chaos. Challenger, recadrer, encourager crée des changements significatifs. Voir la vie comme un jeu pour être meilleur que la veille.
Je vous laisse, je vous souhaite un bon weekend, une bonne journée, une bonne matinée ou une bonne soirée. On se retrouve très vite pour le 25e épisode. Ciao !