← Podcast S'entreprendreÉpisode 23 · 27 octobre 2024 · 25:58

Le pouvoir de se poser les bonnes questions

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Et toi, où en es-tu dans ton entreprise et dans ta vie ?

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Transcription de l'épisode

Transcription automatique, peut contenir quelques erreurs.

Hello les amis, bienvenue dans ce 23e épisode de S'entreprendre. Et oui, nous sommes au 23e épisode. Je crois que ça fait deux semaines que je n'ai pas sorti d'épisode, donc on est sur ce rythme-là, malheureusement, d'un épisode toutes les deux semaines. J'espère que ça va vous convenir, parce que j'ai l'impression que ça me va plutôt bien aussi. Malheureusement, je n'ai pas des trucs à dire toutes les semaines, en tout cas de moins en moins.

Il y a pas mal de changements aussi de mon côté en ce moment, donc j'ai l'impression que c'est le bon créneau pour continuer à faire ces épisodes, ce podcast, tout en kiffant et en vous partageant des enseignements qui sont pertinents. Et je ne veux pas vous en partager non plus chaque semaine quand il n'y en a pas. Je ne vais pas faire du contenu pour rien et blablater, en tout cas vous donner de la matière qui n'aura pas lieu d'être.

Actualité de la semaine. Déjà, semaine mouvementée, j'ai fait pas mal d'allers-retours entre Paris. Donc je suis allé à Paris cette semaine pour faire un événement pour Growth Hiring. On a fait un apéro avec les contributeurs de la communauté. Il y a pas mal de gens qui ont contribué, ils ne s'en rendent pas forcément compte, mais indirectement, au succès de la communauté et du mouvement Growth Hiring, notamment les partenaires. Je pense aux partenaires, je pense aux personnes qui sont intervenues dans nos académies, dans nos formations en ligne, je pense à toutes les personnes qui se sont formées aussi chez nous.

Donc voilà, on avait une trentaine de personnes qui ont répondu présent. Ça fait plaisir de voir tout ce beau monde, et surtout, ça nous rappelle pourquoi on fait les choses : c'est pour aider ces personnes-là. Donc c'était vraiment génial.

Qu'est-ce qui s'est passé d'autre ? Bah, tournage. Tournage, je n'en dis pas non plus beaucoup trop, mais après, franchement, j'aime bien vous partager un peu les backstages ici même, pour que vous ayez les infos en avant-première. C'est aussi l'intérêt de ce podcast. Donc on a fait la deuxième série de tournage du média Future of Hiring. On n'est pas encore 100 % sûrs sur le nom, il va peut-être changer, mais pour l'instant c'est comme ça que j'ai envie de l'appeler, Future of Hiring.

Et donc on interviewe plein de personnes qui parlent du futur du recrutement, comment ils voient le recrutement, comment ils l'ont vécu et comment redonner une dimension stratégique à cette fonction qui est souvent un peu mise de côté. Souvent, on a moins d'investissements qui sont faits sur le recrutement, souvent c'est les budgets qu'on va couper en premier, et pourtant, selon moi, ça a un rôle hyper clé dans les entreprises. On a fait du coup trois épisodes, c'était vendredi, donc hyper intéressant, hyper cool. Et ça va sortir, je pense, dans trois semaines, peut-être un mois et demi, ça dépendra de comment on arrive à bien produire les choses sur les prochaines semaines. Mais voilà, il y a pas mal de nouveautés qui arrivent dans ce média.

Perso, qu'est-ce qui s'est passé ? Eh bien là, je suis rentré à Lisbonne, donc là ça fait plaisir, je suis enfin, on va dire, chez moi, posé. Ça fait du bien de faire ses marques, trouver ses habitudes, cuisiner. J'ai fait du surf aujourd'hui, j'ai couru aussi ce matin. La prépa marathon, bah ça enchaîne, ça enchaîne, ça enchaîne. Là, je vais commencer à prendre le bon rythme de trois séances par semaine. J'en ai fait que deux cette semaine, c'est pas non plus génial.

J'ai pas bien tenu mes OKR. Il faut que je mette bien à jour ma gestion des OKR sur Notion. J'ai un template que je me suis fait pour suivre tous les objectifs que je me fixe et aussi les actions à mettre en place à chaque fois. Donc ça, il faut que j'y pense ce soir.

Quoi d'autre ? Je me suis mis aux échecs. Je sais pas pourquoi, je me suis pris de patience sur un retard d'avion. Il y avait un retard d'avion, donc je me suis dit : qu'est-ce que je peux faire ? Et je me suis remis aux échecs. Pourquoi ? C'est parce qu'Inoxtag en a parlé dans son interview avec Do It Yourself, avec Matthieu Stefani.

Donc ils ont fait une interview hyper intéressante, franchement je vous recommande de l'écouter, elle m'a beaucoup touché. J'ai revu plutôt le documentaire depuis cette interview, pour le revoir d'un œil neuf avec ma copine, donc franchement, cool. Et donc je me suis mis aux échecs, et on en parlera dans les enseignements que j'ai envie de vous partager.

Enchaînons directement sur les enseignements, belle transition. Qu'est-ce qui s'est passé, qu'est-ce que j'ai pu constater dans ce monde, les amis, pendant cette semaine, voire ces deux dernières semaines ? Donc il y aura combien… il y aura cinq, non, six enseignements que j'ai envie de vous partager. Le premier : tout seul, on ne fait rien. Le deuxième : alimenter la flamme. Le troisième : garder son enfant intérieur. Le quatrième : s'intéresser aux autres. Le cinquième : allier l'utile à l'agréable. Le sixième : le pouvoir de se poser les bonnes questions.

On est parti, on enchaîne tout de suite sur le premier enseignement : tout seul, on ne fait rien. Souvent, il y a cette question qui se pose. Donc oui, je pense qu'on peut parler direct entrepreneuriat : entre entreprendre tout seul ou entreprendre avec d'autres. Donc il y a différentes choses qu'on peut mettre derrière. Il y a par exemple entreprendre en freelance, monter son entreprise en étant solo founder, ou entreprendre du coup avec d'autres personnes en tant qu'associé.

Même en étant freelance, est-ce qu'on veut être seulement tout seul ou déléguer avec d'autres personnes ? On passe dans la catégorie un peu deux, comme on disait, solo founder. Je pense que c'est important de se dire que tout seul, on a un plafond de verre qui est nous-même, qui nous limite. Après, il y a des gens qui font de très grandes choses tout seuls, mais souvent ils ne sont pas forcément tout seuls, ils ont l'air d'être, dans la phase visible, tout seuls.

Je pense à des artistes, des rappeurs, ce genre de choses par exemple. Ils ont du gros succès, ils connaissent beaucoup de gloire, ils ont réussi à toucher beaucoup de monde, mais ils ne sont pas tout seuls. Et c'est souvent ça, en fait, qu'on ne remarque pas d'un point de vue extérieur. Et je pense qu'il faut avoir conscience que pour atteindre des objectifs et des projets ambitieux, pour mener à bien sa quête, souvent il va falloir embarquer les personnes sur son bateau plutôt que d'être tout seul dans sa grotte. En ne s'ouvrant pas aux autres, en faisant les choses seulement par nous-mêmes, souvent on se prive d'un potentiel, du coup, qui va avoir plus d'impact.

Et par contre, ce n'est pas donné à tout le monde. C'est-à-dire qu'il y a des personnes qui sont très bien toutes seules, et il y a un plafond de verre qui va arriver, mais c'est pas grave. Ça se trouve, elles s'y retrouveront en termes de quête, en termes de rythme de vie, en termes de finances, et ce n'est pas forcément l'objectif de passer à l'échelle. Mais par contre, si on veut passer dans une autre catégorie, où on fait les choses avec d'autres personnes, là je pense à l'entrepreneuriat essentiellement, eh bien ça nécessite de passer de l'aspect technicien, d'être très bon dans ce qu'on fait techniquement, à un aspect plutôt leadership.

Et donc là, on doit avoir une autre compétence, une compétence de management, de commercial : vendre, vendre son projet, vendre ça à son équipe, vendre une vision, leader les choses, plutôt qu'un technicien tout seul. Et c'est souvent là où on va avoir des personnes qui ne vont peut-être pas jouer le bon jeu, et donc se retrouver à devenir leader ou manager alors qu'ils sont très bons techniciens et qu'ils sont très heureux comme ça. Donc c'est important de se poser la bonne question là-dessus. Mais dans tous les cas, je pense qu'il faut retenir qu'on ne fait rien tout seul, ou en tout cas qu'on peut faire beaucoup plus à plusieurs. Ça va peut-être moins vite, c'est peut-être un peu plus lent, mais on a beaucoup plus d'impact.

On peut prendre un exemple comme les équipes de foot. Les équipes de foot, si on avait seulement Mbappé qui était tout seul en attaque, et qu'il n'y avait personne pour lui faire une passe, ou qu'il n'y avait pas de défenseur, ou pas de goal même dans son équipe, eh bien il perdrait quand même tous les matchs. Voilà, il ne faut pas oublier qu'il y a une équipe qui est là pour aller sur cet objectif global. Et surtout, se poser la question : pour atteindre mon objectif et pour atteindre ce que j'ai envie de mettre en place, quelles sont du coup les bonnes personnes avec qui échanger, recruter, ou même à qui déléguer pour y arriver ?

Deuxième enseignement : alimenter la flamme. On a tous au fond de nous une flamme intérieure, une flamme en nous qui nous donne envie de déplacer des montagnes, de croire en nos rêves, de faire de grandes choses, d'avoir l'envie de se bouger, de se mettre en action. Et de temps en temps, cette flamme, elle va être grande. Souvent, elle va être grande quand il y a des succès, qu'on a de l'espoir, de l'envie, de la confiance, de l'engouement. Et de temps en temps, elle va se réduire.

Elle va se réduire quand on a du doute, du manque de confiance en soi, des défaites, des échecs. Toutes ces choses-là vont réduire cette flamme. Et c'est important de la garder en vie, cette flamme, si c'est bien la bonne flamme, si c'est bien sur le bon bûcher, si c'est bien au bon endroit. Et pour ça, il faut savoir justement quelles sont les bûches qu'il faut que l'on mette pour alimenter cette flamme.

Est-ce que c'est du plaisir dans ce qu'on fait ? Est-ce que c'est… effectivement, se poser les questions, en fait : qu'est-ce qu'on va pouvoir mettre dans cette flamme qui s'éteint pour l'alimenter, pour tout simplement qu'elle revienne comme elle était avant, ou même encore plus grande ? Et donc je n'ai pas forcément de finalité ou de réponse à ça, mais c'est plutôt vous qui avez forcément la réponse par rapport à votre flamme à vous, votre flamme intérieure. Quels sont les éléments que vous pouvez rajouter à cette flamme pour qu'elle grandisse ? Donc je pense que c'est important de se rappeler de cette flamme-là et de ne pas l'éteindre.

Troisième enseignement : garder son enfant intérieur. Je pense qu'on a tous vécu ça, en tout cas moi j'ai été victime de ça. Le fait de m'être mis en action rapidement, d'avoir voulu grandir aussi très rapidement, j'ai vite mis de côté mon enfant intérieur. C'est-à-dire que quand j'étais au lycée, en école de commerce, j'ai énormément aimé faire la fête, rigoler, être avec mes potes, avec mes amis, et cetera, faire des bêtises, faire n'importe quoi. Et ça, je me suis très vite assagi quand je suis rentré en troisième année d'école, où j'ai commencé à entreprendre et à créer mes premières boîtes.

Et donc j'ai vite mis de côté cet enfant intérieur pour laisser place un peu à l'entrepreneur, la personne qui est sérieuse, qui a mené à bien ses actions. Et c'est très bien, et je pense qu'il y a énormément de positif. Je ne serais pas là où je suis actuellement, et je n'estime pas être à un niveau élevé, mais en tout cas j'estime que je suis à un endroit où je suis satisfait de moi-même. Ça, je pense que c'est plus important. Et je pense que ça a eu énormément d'impact positif, en tout cas dans ma vie, d'avoir mis de côté cet enfant intérieur.

Par contre, il faut savoir le remettre à certains moments. C'est-à-dire qu'il ne faut pas l'oublier, cet enfant intérieur. Il est là, il est au fond de soi, il est au fond de nous. On a tous cette âme d'enfant qui est là et qui a envie de prendre le dessus sur la situation, c'est-à-dire d'avoir cette curiosité, cette envie de découvrir l'autre, cette envie de s'extasier devant les choses, de garder de la légèreté, d'avoir un côté un peu joueur au final. Et je pense que c'est important de cultiver ça. C'est quelque chose qui nous rend heureux, c'est une partie de nous qu'il faut apprivoiser, qu'il faut laisser transparaître au bon moment, et je trouve que ça redonne beaucoup de légèreté.

Donc faire attention à ce que l'aspect, on va dire, travail, le personnage que vous avez, ou on va dire la posture ou le statut que vous devez avoir, n'impacte pas trop, n'empiète pas trop sur cet enfant intérieur. Et du coup, d'avoir un peu plus de légèreté dans des situations où la bêtise est présente, la bêtise humaine, où il y a de l'humour, où il y a tout simplement des choses simples de la vie qu'il faut savoir apprécier, et de ne pas être trop sérieux ou de ne pas être dans le jugement, ce genre de choses, parce que ce n'est pas aligné avec votre posture dans d'autres situations. Donc je pense que c'est important. En tout cas, j'invite à se rappeler de son soi et de son enfant intérieur d'avant. C'est-à-dire qu'à l'époque, vous étiez ignorant, vous étiez tout simplement extasié devant toutes les choses, l'envie de faire des bêtises peut-être, et de faire des choses que vous n'auriez pas l'habitude de faire.

Moi, j'aime bien me dire : comment je peux sortir du cadre et faire quelque chose qui, en fait, me donne envie, que mon enfant intérieur a envie de faire et que, on va dire, mon Alexis d'aujourd'hui va restreindre ? Je prends un exemple. J'étais parti en Inde l'année dernière et j'étais sur un quai, il y avait une sorte de port. Je visitais, j'étais à Mumbai, je visitais un peu les alentours. Il y avait un bateau qui s'apprêtait à partir avec des touristes, avec des gens, et je ne savais pas du tout où il allait.

Et je me suis dit : bah pourquoi pas ? Tu sais quoi, tu n'as rien à faire aujourd'hui. J'étais là en visite, j'étais tout seul, je m'étais dit que j'allais me faire un voyage tout seul. Prends ce bateau, prends un ticket, et tu verras, tu verras où tu vas. Tu t'en fous, tu t'en fous d'où tu vas, laisse place à l'inconnu, au mystère, et regarde. Donc j'ai pris un ticket et je suis parti, et franchement, j'ai trouvé ça incroyable. Ça avait le goût d'aventure, c'était tout ce que j'aimais.

Bon, je dis ça, il s'est avéré que j'ai fait seulement 30 minutes, c'était juste un tour du port, vraiment à côté, et puis après c'était un retour. Mais moi qui rêvais d'aventure et d'aller sur une autre rive, et cetera, bon, j'ai vite fait demi-tour. Mais l'idée était là, et l'envie, et l'aventure aussi. Et donc c'est ce que j'invite à faire : c'est de se dire, bah, quelle est un peu la chose qui sort de mon quotidien que j'ai envie de faire aujourd'hui ?

Quatrième enseignement, les amis. Petite gorgée d'eau, mon rituel, hop. Enseignement numéro 4, quatrième enseignement : s'intéresser aux autres. Je pense que ça, c'est quelque chose aussi qui arrive souvent aux personnes qui sont focalisées sur leurs objectifs, sur ce qu'elles ont envie d'atteindre, ce qu'elles ont envie de faire. Et donc elles sont obnubilées par le fait de s'améliorer, de trouver les bonnes solutions, et ça laisse peu de place à l'ouverture d'esprit et à l'accueil des autres personnes.

Et donc on se retrouve très vite à être focalisé seulement sur soi, sur soi, sur soi, et on en oublie de découvrir les autres. Et je pense qu'on le voit quand on se rend compte que des personnes autour de nous, en fait, on ne les connaît pas bien, en tout cas pas assez. Et je pense que c'est important de se demander : est-ce que je connais vraiment les personnes qui m'entourent ? Est-ce que je connais leurs amis, leur situation initiale, leurs rêves, ce qu'ils ont envie d'accomplir, les échecs qu'ils ont subis, les gros succès, les succès dont ils sont fiers ?

Ces choses-là, selon moi, déterminent les personnalités des personnes qui nous entourent. Les actions que font les personnes déterminent, selon moi, ce qu'elles sont, évidemment, mais leur passé, leur présent et leur futur aussi. Et souvent, on ne va pas se poser la question de qui sont ces personnes-là, et d'aller chercher vraiment des discussions un peu plus profondes. Donc je pense qu'il faut ouvrir un peu son esprit et se demander : quelles sont les choses que je ne sais pas sur ces personnes-là et que j'aimerais savoir ?

Je ne sais pas si vous pensez, vous, à des proches, à des personnes avec qui vous travaillez peut-être au quotidien, et être capable d'avoir une sorte de synthèse dans sa tête, de se dire : bon, bah effectivement, cette personne-là vient de là, elle a tant de personnes dans sa famille, voici un peu ses frustrations du moment, et quels sont ses rêves. Et je pense que c'est une qualité qu'il faut garder. Et ça ne veut pas dire qu'il ne faut plus être focalisé sur ses objectifs et ses ambitions, mais ça nous permet, selon moi, d'aller accueillir et d'ouvrir son spectre à d'autres choses qui vont pouvoir alimenter justement votre vous et son soi intérieur.

Cinquième enseignement : allier l'utile à l'agréable. Et celui-là, il fait plaisir, franchement, celui-là il fait plaisir, parce que je me suis rendu compte qu'il y a certaines choses que je fais dans mon quotidien qui allient l'utile à l'agréable. Par exemple, faire du sport, courir : j'adore ça, ça me donne de la dopamine. Je crois que c'est de la dopamine, l'hormone qui est générée lorsqu'on fait du sport. Et bref, on kiffe ça, c'est une sorte de drogue, et en même temps c'est assez utile parce que ça nous met en bonne forme et ça nous permet de décompresser, de penser à autre chose. Et donc on arrive à allier l'utile à l'agréable.

Pareil, là, je me suis découvert une passion pour les échecs. Trop bien, franchement. J'apprends de nouvelles choses, j'apprends une nouvelle discipline. Je ne savais pas du tout qu'on pouvait jouer comme ça, et les stratégies qu'il y avait. Et je pense que ça m'aide beaucoup en termes de réflexion, c'est-à-dire de voir tous les schémas, d'anticiper deux, trois, quatre coups en avance, d'avoir une stratégie que je suis. Et je pense que ça va beaucoup m'aider sur le business.

Donc intéressant, ce constat-là. Et je me demande à chaque fois quelles sont les choses que je peux mettre en place pour allier utile et agréable. Donc il y a sûrement des choses, vous aussi, de votre côté, qu'il serait important, intéressant de faire, et que vous pouvez faire du coup d'une manière plus agréable, en tout cas en jouant un peu plus.

Et le sixième enseignement, les amis : le pouvoir de se poser les bonnes questions. Je lis un livre en ce moment qui est « Progresser à pas de géant ». Il se peut que j'en aie parlé dans le dernier épisode, c'est-à-dire que ça fait deux semaines que je suis dessus et je suis qu'à la 100e page. C'est une catastrophe, je ne lis pas du tout assez, et je pense que ce soir je vais bien, bien lire pour rattraper mon retard. Mais je suis tombé sur un passage qui était très intéressant, notamment sur le pouvoir de se poser les bonnes questions.

Je pense qu'on a tous beaucoup de questions auxquelles on n'a pas forcément de réponse, et surtout des questions qu'on se pose tous les jours. Tous les jours, on va se poser des questions, on ne s'en rend pas forcément compte. Et je vous mets au défi de vous concentrer, en tout cas de conscientiser l'ensemble des questions que vous allez vous poser le lendemain de cet épisode. Et ça vous permettra de voir quel type de questions vous posez. Il y a des bonnes questions, il y a des questions qui sont, on va dire, mauvaises, en tout cas des questions qui sont soit sans importance, qui sont neutres, ou soit même négatives.

Je prends un exemple. Imaginons que vous n'arrivez pas à faire quelque chose, je ne sais pas, une tâche qui est compliquée, vous devez rendre un projet, bref, vous n'y arrivez pas. Plusieurs questions peuvent vous atteindre. La première, par exemple : pourquoi je suis nul, pourquoi j'y arrive pas ? Deuxième question… je pensais en avoir trois, mais en fait il n'y en a que deux. Deuxième question : qu'est-ce que je dois faire pour y arriver ?

Donc ces deux questions, ces deux moments à l'instant T que vous pouvez utiliser… La première est néfaste, absolument, parce qu'en fait elle vous met dans une position où vous ne cherchez pas du tout de solutions. Et la deuxième question vous permet tout simplement d'aller chercher quelque chose de beaucoup plus bénéfique. Et en fait, on se rend compte que dans toutes nos journées, il y a plein de fois où on a des questions qui sont mauvaises, en tout cas négatives, il y en a d'autres qui sont neutres et d'autres positives.

Et donc il y a une liste de questions que je me suis mise. Souvent, les questions qui commencent par « comment » sont les bonnes questions : comment faire ça, comment améliorer ça. « Comment », c'est plutôt une question qui va chercher des solutions. Et voici une liste de questions que je vais essayer de tenir tous les matins et tous les soirs, dans un petit carnet, pour me poser les questions suivantes.

Qu'est-ce qui me rend heureux actuellement ? Qu'est-ce qui pourrait me rendre plus heureux encore ? Deuxième question : qu'est-ce qui me stimule ? Troisième question : quelles sont les choses dont je suis fier ? Quatrième question : en quoi je suis reconnaissant ? Cinquième question : quelles sont les activités qui me procurent de la satisfaction ? Sixième : qu'est-ce que je me suis engagé à accomplir ? Et la septième : quelles sont les personnes que j'aime ?

Je pense qu'on peut rajouter d'autres questions, mais voilà, c'est celles-ci, qui sont très tournées d'ailleurs, je le vois, plutôt bonheur, reconnaissance, et ouais, accomplir, satisfaction. Donc à tester. Il y a peut-être d'autres questions qu'on peut se poser, mais je trouve que ça met dans un bon mood dès le matin, ça, c'est en vrai, ça c'est cool. Donc je n'ai toujours pas testé, je vous dirai au prochain épisode si c'est bien.

Et les questions du soir, c'est-à-dire plutôt la fin de journée : qu'est-ce que j'ai donné aujourd'hui ? C'est-à-dire, à qui j'ai donné, à quel point j'ai contribué au monde. Qu'ai-je appris ? Est-ce que j'ai appris des choses intéressantes ? Donc ça, ça me permettra de faire mes épisodes d'ailleurs, ça me mettra des enseignements. En quoi cette journée contribue à ma qualité de vie ? Et quatrième question : qu'est-ce que je peux améliorer demain ? Celle-ci, je pense que c'est la plus puissante d'ailleurs.

Et la question aussi que je dirais du matin, que je n'ai pas forcément mise, qui serait du « comment » : comment je peux gagner ma journée ? Ça, on le fait souvent. Donc : comment je peux être fier de ma journée et me dire que je suis sur les bons sujets, ou comment je peux atteindre mes objectifs ? Ça, ça marche bien aussi.

Voilà les amis, je vous repasse les six enseignements pour que vous les ayez bien en tête. Tout seul, on ne fait rien. Deuxième : alimenter la flamme. Troisième : garder son enfant intérieur, très important celui-ci, je pense que le bonheur réside là-dedans. Quatrième enseignement : s'intéresser aux autres. Cinquième : allier l'utile à l'agréable. Et le sixième : le pouvoir de se poser les bonnes questions.

Je vous laisse sur une dernière petite note un peu philosophique, un petit déplacement, une petite question pour vous, qui est : quelle est la question que vous devriez vous poser tous les matins qui rendrait votre vie beaucoup plus facile, ou en tout cas qui vous permettrait d'atteindre ce que vous voulez ?

Voilà les amis, nous sommes sur le 23e épisode. J'espère que vous prenez toujours autant de plaisir que moi à faire ces épisodes-là. Je suis sur le son de mon Mac, je pense que dès les prochains épisodes, je serai bien posé avec mon setup. Là, c'est franchement… vous ne vous rendez pas compte à quel point je suis heureux d'être au bon endroit. Je sens que je suis au bon endroit, dans la bonne ville, j'ai le bon appart, le bon bureau, le bon setup, ça va dépoter sur les prochaines semaines. Donc j'ai hâte de vous partager tout ça. Prenez soin de vous et je vous dis à très vite. Ciao.