La perception de l'argent, vie harmonieuse, saisir le momentum
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Et toi, où en es-tu dans ton entreprise et dans ta vie ?
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Transcription de l'épisode
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Hello les amigos, j'espère que vous allez bien. On se retrouve pour ce 21e épisode de S'entreprendre. Le 21, on passe la barre du 20e, ça fait plaisir, et je suis content de vous retrouver parce que ça fait longtemps, ça fait 2 semaines. Je commence à prendre des mauvaises habitudes : 2 semaines que j'avais pas fait d'épisode, ça fait deux fois d'affilée, c'est pas bien du tout et c'est pas le rythme que je veux prendre, pour vous rassurer. Mais je vous avoue que c'est assez mouvementé en ce moment, je vous partage tout ça juste après l'intro.
Petite intro pour ceux qui rejoignent le podcast ou ceux qui se souviennent pas pourquoi ils écoutent ce podcast. Je suis Alexis Bouvet, du coup cofondateur et CEO de Growth Hiring. Il y a 3 ans, avec Marilou et Hugo, on s'est rendu compte que l'on pouvait utiliser les méthodes marketing, commerciales et issues du growth hacking au service du monde du recrutement. L'objectif est simple, c'est de les aider à rencontrer plus de bons candidats et de mettre en place les systèmes qui leur facilitent leur quotidien. On a donc créé une communauté sur notre temps libre qu'on a appelée le Growth Hiring Club, tout simplement pour partager notre philosophie et le mouvement, et on a mis en place du coup des programmes de formation et d'accompagnement sur mesure.
Growth Hiring, c'est aujourd'hui une équipe de 30 experts sous le modèle de collectif de freelances. On a accompagné plus de 80 clients, on a formé plus de 700, même maintenant 850 apprenants, ça augmente, et on a une communauté du coup de 4000 recruteurs. Je me suis rendu compte que l'entrepreneuriat au sens large, le fait d'entreprendre et d'être entreprenant, est l'un des meilleurs leviers pour mieux se connaître. S'entreprendre soi-même est une philosophie de vie qui nous permet de nous améliorer chaque jour, et c'est à travers ce podcast et mes aventures entrepreneuriales que j'ai tout simplement envie de vous partager chaque semaine mes enseignements, pour vous aussi vous donner envie de vous entreprendre et mieux vous connaître. Merci pour votre fidèle écoute, et on enchaîne tout de suite avec les actualités de la semaine dernière.
Les actualités de la semaine, j'en ai pas non plus 20 000 à vous partager, je vais le faire assez synthétique parce que j'aimerais qu'on passe plus de temps sur les enseignements que j'aimerais tout simplement vous partager. La grosse actualité de la semaine, c'est que je suis parti à Lisbonne. Je suis parti emménager à Lisbonne, ça fait des mois que je parle de ce projet, il s'est concrétisé, et je l'ai bien senti, je vous avoue, sur mes derniers jours, vu que c'était assez chargé. Donc on a rendu notre ancien appartement. Ce qui me fait plaisir, c'est que c'est des potes qui viennent de se marier qui ont repris cet appartement, donc ça veut dire qu'il n'est pas perdu dans la nature, on va pouvoir y retourner, donc c'était très cool.
Et on a fait notre déménagement du coup ce week-end, on a aidé aussi notre couple d'amis qui emménageait à emménager dans notre appartement, ils avaient plein, plein de meubles, et on est parti hier. Donc on est là, on est le combien, on est le lundi 07/10, donc lundi 7 octobre, et je suis arrivé du coup à Lisbonne avec ma copine hier. Donc on a commencé à emménager dans notre nouvel appartement, et bah c'est assez mouvementé, hein, c'est un peu comme le début de l'entrepreneuriat. Donc c'est vraiment en mode start-up, quoi : on builde les trucs, on achète les meubles qu'il nous faut, on travaille comme on peut, et cetera, dans un cadre... En vrai, on a plutôt bien géré, franchement c'est cool, ça fait plaisir, mais voilà, tout n'est pas encore setup comme il faut, mais ça ne saurait tarder.
Sur le plan pro, on a mis en place un nouveau tableau des OKR avec Marilou et Hugo, et ça, ça fait trop plaisir, parce que on a fixé les objectifs sur la fin du quarter. Chaque quarter, donc chaque trimestre, on fixe les nouveaux objectifs, et là on s'est rendu compte qu'il fallait qu'on se fixe des OKR, donc objectifs et résultats clés, c'est une méthode qui s'appelle OKR. Donc je vous invite à écouter, ah, je sais pas quel est l'épisode, je pense ça va être le 3e ou 4e où je dois en parler, doit y avoir écrit ça sur le titre. Et nous, on met en place cette stratégie et cette technique, et là on l'a redispatchée.
De base, on avait des OKR par équipe, donc on avait l'équipe sales, market, produit : respectivement, sales c'était Hugo, market c'était Marilou, produit c'est moi, et on avait pas d'OKR pour la boîte réellement. Là, on a un peu switché le modèle, vu que on voulait nous trois être en zone, donc sur la partie sales. Donc on veut vraiment tous les trois se mettre focus sur du commerce, parce que c'est le besoin du moment. Du coup, on a fait des OKR pour la boîte, donc rentabilité de la structure : comment faire en sorte d'avoir de la marge au maximum, générer un maximum de chiffre d'affaires et réduire les coûts pour avoir du coup plus de marge. Et des OKR par personne, et donc OKR pour Hugo, OKR pour Marilou, OKR pour Alexis, et 80 % de nos OKR sont similaires, vu qu'ils sont associés à la partie commerciale, et 20 % sont sur des projets structurants.
Cette manière de faire marche plutôt bien, en tout cas pour l'instant on est hyper alignés, parce que ça permet de bien réajuster les objectifs en fonction des besoins de la boîte et non en fonction des envies de chacun. Et donc bah là, on est à la deuxième semaine d'expérimentation, et pour l'instant c'est nickel, je vous tiendrai au courant. Aussi, juste pour rajouter sur ces OKR, on a rajouté un graphique qui fait qu'on arrive à voir l'évolution de nos OKR. C'est un peu le problème souvent : quand on tracke, on va tracker des choses, on va pas forcément bien analyser la donnée pour au final avoir un plan d'action concret et implémenté. Ou sinon, même si on analyse, en tout cas on mesure, on va pas avoir une vision assez globale ou assez impactante pour se dire « attention, là on est dans le rouge » ou « attention, là on n'est pas à l'atteinte des objectifs ». Donc là, on a réussi à le rendre beaucoup plus vivant avec du visuel.
Deuxième chose, c'est que bah notre stratégie marche, on arrive quand même à avoir beaucoup de nouveaux clients, donc c'est top. On arrive à générer, là on a généré 150K le mois dernier, 50K déjà sur ce début de mois, en termes de valeur commerciale. Donc c'est trop bien, parce que notre nouvelle offre marche, elle répond à un besoin, les gens sont hyper intéressés, et en fait on a des discussions beaucoup plus intéressantes, entre guillemets. Mais en tout cas, on discute avec des entreprises qui sont plus grandes que ce qu'on avait avant, et c'est une belle transition, en tout cas c'est un bon nouveau positionnement qu'on veut atteindre. Donc on discute avec du Mazars, Decathlon, Extia, et cetera, bref des structures où il y a des gros volumes de recrutement, donc entre 200 recrutements à l'année à 1000, 1500, bref des volumes qui sont assez intéressants, et là où ça fait un magnifique terrain de jeu pour nous, parce que c'est là où on peut exploiter aussi notre plein potentiel.
Assez parlé des actualités, et j'aimerais vous partager les six enseignements de la semaine, en tout cas des deux dernières semaines. J'ai synthétisé ça en six enseignements. Le premier, ça va être définir sa perception et relation avec l'argent, vaste sujet que j'aimerais vous partager. Le deuxième : élever ses standards augmente sa capacité à générer de l'argent. Le troisième : vie harmonieuse est supérieure à vie équilibrée, ou en tout cas est plus juste que vie équilibrée. Le 4e : accueillir le feedback permet de grandir plus vite. Le 5e : s'engager auprès d'un groupe de responsabilité permet d'aller plus vite aussi, j'ai pas mis de phrase derrière, mais en tout cas je trouve que c'est une bonne chose de le faire. Le 6e : provoquer les changements d'habitude et d'intention. Et le 7e : saisir le momentum. Le 7e, donc effectivement il y a sept enseignements.
Hop, on est parti. Désolé si je parle du nez, c'est une catastrophe : vu qu'on est en déménagement, j'ai plein de poussière et d'acariens qui me sont arrivés en pleine face, donc j'ai un mélange d'allergie et je suis en train de tomber malade encore, c'est quand même dingue cette histoire, il faut absolument que j'aille voir quelqu'un. Donc veuillez m'excuser si je parle du nez, et veuillez m'excuser aussi si j'articule pas beaucoup, parce que les nuits sont courtes en ce moment. Ça n'excuse en rien, mais ça vous donne un peu de contexte sur le fait que bah j'ai trop envie de faire ces épisodes-là. Il est 20h à Lisbonne, donc 21h à Paris, mais j'ai la force et la motivation de faire tout ça malgré le peu de sommeil du moment, et parce que ça me fait trop plaisir de partager tout ça avec vous. Je prends une petite gorgée d'eau et puis on est parti. Maintenant c'est plus des gourdes, en tout cas pour l'instant c'est des verres en verre.
Premier enseignement : définir sa perception et relation avec l'argent. Vaste sujet où je me suis moi-même surpris à être sur un positionnement qui était pas le bon, en tout cas pendant longtemps. On a plusieurs définitions de l'argent. Moi, l'argent, je voyais ça comme quelque chose de bien, il y a beaucoup... il y a plus, bah, avant Vipassana. En vrai, c'est Vipassana qui m'a quand même pas mal changé, le fait d'avoir fait de la méditation pendant 10 jours en Inde, et cetera, et où les valeurs qui primaient, c'était justement ce moment présent, se contenter de peu et avoir une vie minimaliste.
J'ai de base quand même une vie assez minimaliste, j'aime pas beaucoup avoir beaucoup d'objets, je suis pas du tout attiré par les montres, les voitures, c'est pas du tout quelque chose qui m'attire, donc je me contente quand même de peu. Et l'argent, je trouvais ça quand même quelque chose de bien, d'être riche, en tout cas d'avoir beaucoup d'argent, mais je crois que c'est pas forcément Vipassana, en fait, c'est quand même ces quelques dernières années. Je me suis rendu compte que j'entreprenais pas pour l'argent, et du coup j'ai fait de l'argent quelque chose de mauvais, en tout cas j'ai catégorisé un peu les personnes qui recherchaient l'argent comme des mauvais entrepreneurs, entre guillemets, si je schématise. Et ce n'est pas bien du tout, je reviens sur mes propos.
Pourquoi ? Parce que la nuance, c'est que l'argent, c'est quelque chose qui est quand même bien, mais il faut juste pas le définir comme finalité. Chacun a une notion ou une perception de l'argent qui est différente. Moi, la mienne, c'est que je vois pas l'argent comme une finalité, mais ça veut pas dire que c'est mal d'aller chercher l'argent. Et je m'opposais beaucoup à ça et je me disais : bah tous les gens qui cherchent l'argent, ça veut forcément dire qu'ils en souhaitent la finalité. Et finalement, moi je vois ça quand même, l'argent, comme quelque chose de bien et comme un moyen. Entreprendre avec de l'argent, c'est quand même ne pas avoir de préoccupation, faire des choix qui sont drivés par sa mission de vie, par ses objectifs, et non juste par de l'argent court terme.
Et voir l'argent comme une ressource, comme dans des jeux. Je sais pas si vous avez déjà joué à des jeux comme Civilization, Age of Empires, c'est des jeux qu'il y avait sur PC à l'époque et qui existent toujours d'ailleurs. Et on va avoir du coup une quête, une civilisation qu'on va créer, qu'il va falloir nourrir, grandir, et du coup il va falloir avoir des ressources. Il y a plusieurs types de ressources, ça va être le bois, les minéraux, de l'argent, des cavaliers, de l'arsenal, et cetera, et cetera. Et en fait, si on voit l'argent pas comme une finalité mais comme un moyen qui nous permet d'atteindre nos objectifs et de faire grandir tout simplement bah ce qu'on construit, eh ben ça devient totalement plus intéressant.
Parce que, on va pas se mentir, entreprendre avec de l'argent, donc faire des levées de fonds ou avoir beaucoup de marge, permet de réinvestir ça dans par exemple les projets, et qui va mener à bien justement l'entreprise, en tout cas le projet. Le fait de pas avoir de l'argent, bah, réduit, on va dire, la vélocité par laquelle on va atteindre les objectifs qu'on s'est fixés, et peut aussi réduire l'ambition qu'on va se donner, parce que on a peu de moyens, en tout cas on a l'impression qu'on n'a pas les bons moyens, les bonnes capacités à aller chercher ça. Parce qu'une des capacités, c'est une capacité à créer de l'argent, avoir de l'argent et avoir cette ressource. Donc finalement, ma conclusion sur ce rapport à l'argent, c'est qu'il faut savoir pourquoi on veut créer de l'argent et avoir de l'argent, et à quoi ça va servir. Donc je trouve que c'est quand même une capacité qui est indispensable, de savoir créer et générer de l'argent.
Ma conclusion, c'est qu'une boîte, une entreprise, a besoin de capital, et ça c'est évident, ça tombe pas tout seul. C'est pas des assos, il y a des associations, ça existe, il y a des entreprises, elles ont besoin de capital pour vivre et créer de la valeur, et plus elles ont de la ressource, plus elles peuvent créer de la valeur. Donc ça peut être de la ressource humaine, de la ressource monétaire, capacité, skills, et cetera. Je pense que ça va être important aussi de comprendre sa relation avec l'argent, et à quoi l'argent va servir, et pour quelle cause l'argent sert. Et finalement, je pense que c'est aussi important d'aimer l'argent ou de tomber amoureux de ça.
Pourquoi ? Parce que l'argent est quand même une ressource qui est quand même indispensable dans beaucoup de situations, pro, perso, et donc c'est un avantage, en tout cas c'est une valeur, bah une plus-value, de aimer l'argent, en tout cas de ne pas le détester. Parce que le détester, bah c'est beaucoup plus compliqué d'aller vers quelque chose qu'on déteste. Donc voilà, tomber amoureux de l'argent pour les bonnes raisons, c'est ça la conclusion de cet enseignement numéro 1.
Deuxième enseignement : élever ses standards augmente sa capacité à générer de l'argent. Du coup, je me suis posé la question : générer de l'argent, quels sont les leviers qui vont nous donner envie de générer de l'argent ? Le premier que j'ai identifié, c'est la survie. On est obligé : imaginons qu'on est dans la nécessité de générer de l'argent, on n'a pas assez de moyens, on a besoin de nourrir notre famille, on a besoin de se loger, et cetera, on est dans la nécessité de créer de l'argent. Cette nécessité-là, je trouve qu'elle est intéressante, parce que elle met en action plus vite. Une personne qui est dans la nécessité, dans le besoin, va vite passer à l'action, parce que c'est une question de survie.
Par contre, cela peut poser un plafond de verre. C'est pas une généralité, c'est pas toujours le cas, mais c'est un risque. Donc imaginons que je suis habitué à un standard qui est faible, je vais atteindre ce standard qui est faible grâce à la survie. Donc j'ai besoin de générer de l'argent rapide, donc je vais plus vite que ceux qui n'en ont pas le besoin, de générer rapidement, mais par contre je peux atteindre un plafond de verre, qui est tout simplement mon standard, et je me dis : en fait, je suis très bien comme ça, et je me contente de ça.
L'autre levier qui va être intéressant du coup, lorsqu'on passe dans cette deuxième phase, ça va être d'élever ses standards pour augmenter sa capacité à générer de l'argent, une fois qu'on a atteint ce palier. Bah avec une vie... moi par exemple, j'ai une vie qui est assez minimaliste, comme je vous l'ai dit, j'ai pas forcément à avoir plein de beaux trucs, j'ai pas l'habitude de m'acheter beaucoup de choses, et cetera. Et j'ai aussi cette mentalité d'économiser, avoir une bonne façon de gérer mon argent, réduire mes coûts, c'est plutôt comme ça que moi je gère mon argent. Mais le fait d'élever ses standards et de se dire : bon ben en fait je vais prendre un appart qui est un peu plus cher, en fait je vais aller beaucoup plus au restaurant... Et évidemment, faut que ça serve à quelque chose, faut pas le faire pour rien, mais ça va servir par exemple pour mon bien-être, pour créer des relations, pour aller au resto, pour faire des rencontres.
Et ben on repart sur un état de survie, entre guillemets, mais sur un standard qui est un peu plus élevé. En fait, on a élevé son standard, et je suis dans l'obligation d'aller générer plus d'argent que ce que j'ai l'habitude de faire pour répondre à ce standard. Et donc c'est un autre levier, un autre moyen que j'avais pas forcément compris avant, mais qui est intéressant à analyser pour tout simplement améliorer sa capacité à générer de l'argent. Donc je pense que c'est important de définir ses objectifs, objectif de vie, objectif d'acquisition, objectif de ce qu'on veut avoir, être et faire, et voir, et mettre en face la ressource argent, quelle est la nécessité qu'on a. Et en fait, on se rendra sûrement compte qu'on a besoin de beaucoup plus d'argent que ce qu'on pensait.
Et au lieu de faire le schéma inverse, de se dire : bon ben en fait je gagne combien en ce moment ? D'accord, bon ben alors je peux me payer quoi ? Et en fait, cette réflexion-là part d'une ressource à l'instant T et part pas d'une source potentielle. Au lieu de partir... moi je préconise plutôt de partir de l'objectif, qui est ambitieux, élevé, et de se poser la question : quelles sont les ressources dont j'ai besoin, même en termes monétaires ? Donc élever ses standards de manière raisonnable, avec une intention alignée avec son style de vie et ses envies, peut être bénéfique, et en tout cas être selon moi une voie juste. Parce que j'avais peur que ce ne soit pas une voie juste, en tout cas que ce soit quelque chose qui ne soit pas aligné avec mes valeurs, donc j'ai réussi à aligner tout ça.
Pour parler d'alignement et faire une transition parfaite sur ce troisième enseignement : l'alignement parfait selon moi, c'est la vie harmonieuse, à l'inverse de la vie équilibrée. On cherche tous l'équilibre pro-perso, je pense que c'est une quête constante : comment faire en sorte d'avoir un bon équilibre, donc c'est-à-dire travailler tant d'heures et avoir tant d'heures de travail, et que tout soit bien équilibré. Une vie équilibrée veut dire, à l'inverse, qu'on peut avoir une vie déséquilibrée. Donc déséquilibrée, c'est-à-dire que il y a un endroit où ça penche un peu plus, donc ça déséquilibre, imaginons que le travail prenne un peu plus le dessus en termes de temps. Ça veut dire aussi de la constance entre les piliers, c'est-à-dire qu'on a nos piliers, on a le même rythme, on a une sorte d'équilibre, une sorte de routine qui s'installe.
Et pourtant, les aléas de la vie font que notre vie doit être balancée, donc c'est pour ça que la notion d'équilibre me va pas trop. Je préfère parler soit de balance, ou soit d'une vie harmonieuse, d'harmonie. En guise d'exemple, moi il y a des moments, bah là par exemple c'est un moment très propice, il y a des périodes de taf qui sont très intenses en ce moment, et ça me va très bien. C'est pas pour autant que ça va impacter mon bonheur. Pourquoi ? Parce que je sais qu'il va falloir que je mette cet effort-là pour aller atteindre mes objectifs, et ça me va, je suis OK avec ça.
Ce sont des périodes, ce sont des cycles, c'est des mouvements, tout n'est pas linéaire, tout n'est que mouvement et nuance. Et donc en fait, ça nous fait des variations et des déséquilibres, en tout cas bah des balances, je dirais, des balances qui au final donnent une harmonie dans le tout. On peut avoir un autre exemple, une relation : imaginons une relation qui s'efface, qui se casse, une rupture, fait que bah ça va déséquilibrer pareil cette harmonie. Mais est-ce que c'est une mauvaise chose ? Pas forcément, à l'inverse, c'est quelque chose qui va passer par une période de balance, donc il va falloir passer plus de temps avec soi, moins avec les autres, être dans l'introspection, mais retrouver une autre harmonie dans la situation.
L'harmonie, si je prends la définition, c'est intéressant : l'harmonie, c'est la combinaison de sons agréable à l'oreille. Et donc ce que j'aime bien dans cette définition, c'est le mot combinaison de sons. Donc c'est la combinaison, on va dire, d'aléas ou d'actions mises en place, qui donne quelque chose d'agréable, une sensation qui fait qu'on est en harmonie, selon moi, avec ses objectifs, et qu'on est aligné avec ce qu'on veut atteindre. Et selon moi, c'est plus ça qu'il faut chercher. Il y a certains piliers de temps en temps qui vont être plus faibles, d'autres plus hauts, il faut accepter que ce soit comme ça, il faut pas aller à l'encontre pour rester dans une sorte d'équilibre, mais plutôt s'écouter et bien analyser cette énergie-là pour donner le bon effort au bon endroit, qui soit aligné avec ce qu'on veut atteindre.
4e enseignement : accueillir le feedback permet de grandir plus vite. Je sais pas s'il y a des petites notifications, si vous entendez, en tout cas j'en suis désolé. Accueillir le feedback permet de grandir plus vite, tout simplement. J'ai compris avec bah mes associés que moi, j'ai une culture de feedback qui est un peu différente. J'aime bien le feedback qui est direct, j'aime pas trop qu'on enrobe les choses. En tout cas moi, quand je demande un feedback, j'ai pas envie qu'on me dise « ça c'est bien, ça c'est top », et cetera, même si ça fait plaisir et ça flatte l'ego, très bien, et ça permet peut-être d'accueillir le feedback qu'on va nous donner derrière plus simplement, mais moi c'est pas forcément... en tout cas j'ai moins besoin de ce filtre-là, de cette chose-là.
Et j'ai remarqué que certaines personnes, à l'inverse... moi, quand je donne un feedback qui est quand même très direct la plupart du temps, après je fais des efforts et j'essaie quand même d'enrober, mais c'est même pas... je sais même pas si c'est une bonne chose. J'aime bien donner des feedbacks qui sont quand même directs. Pourquoi ? Pour aller droit au but, à l'essentiel, et qu'on me dise directement les choses qui vont permettre de m'améliorer. Le fait est qu'il y a beaucoup de gens qui ne reçoivent pas bien le feedback. Je sais pas si c'est un problème de la personne qui donne le feedback ou de la personne qui va le recevoir, je pense que c'est un mélange des deux.
En tout cas, vous avez plus intérêt à travailler votre... en soi, ça peut être les deux. En tant que manager, de bien donner le feedback, évidemment c'est important, mais aussi, si vous prenez que vous-même, et que dans le prisme de grandir vous-même, vous avez plus intérêt à cultiver votre capacité à accueillir le feedback, qu'il soit bien enrobé ou qu'il soit direct. Parce que c'est en emmagasinant plein de feedbacks et en ayant plein de points de vue différents que vous grandirez et vous irez beaucoup plus vite. Ce qui est aussi propice, c'est du coup de demander beaucoup de feedback : plus on a de feedback, plus on a de possibilités d'être proche de la vérité.
Imaginons une personne qui met un avis sur un restaurant, il a donné un feedback, ça se trouve il a trouvé ça pas bon du tout, c'était un mauvais jour, et il a mis une note de 1, et du coup ça a pourri totalement la note Google de ce restaurant. À l'inverse, s'il y a eu 36 000 avis, bon, il y a quand même pas mal de chances que ce soit proche de la vérité. Ça veut pas dire que ce soit la vérité absolue. C'est pour ça que multiplier les chances, en tout cas les interlocuteurs, permet d'avoir plus de feedback, d'être proche de la vérité, mais ça veut pas dire que c'est la vérité. Donc c'est là aussi, il faut savoir dissocier un feedback et de l'info qui permet de voir quelque chose qu'on n'avait pas vu, mais faire confiance à son propre jugement et son discernement pour prendre la bonne décision.
5e enseignement : s'engager auprès d'un groupe de responsabilité. On a des objectifs qui sont ambitieux, on a envie de faire des choses qui sont grandes, on s'engage auprès de soi-même, mais s'engager auprès des gens permet d'aller à un niveau supérieur selon moi, ou en tout cas différent, par rapport aux objectifs qu'on veut atteindre. Pourquoi ? Tout simplement parce que s'engager envers soi-même, c'est, on va dire, la réputation qu'on a avec soi-même, et entre guillemets ça ne tient qu'à vous-même. C'est-à-dire que vous pouvez avoir une mauvaise réputation vis-à-vis de vous-même, bon, c'est que vous-même, ça atteindra votre confiance en vous, ce qui est déjà quand même quelque chose de très important, mais il y a pas d'autres acteurs qui sont concernés. En tout cas, on voit un jugement qui peut être moins direct, parce que on peut mettre ça de côté.
À l'inverse, lorsqu'on s'engage auprès d'autres personnes, en fait on a le jugement des autres qui nous impacte en plus, et on a des conséquences négatives qui peuvent arriver vis-à-vis d'autres personnes, c'est-à-dire que les autres personnes n'ont plus confiance en nous, disent qu'on est pas fiable. On a une réputation qui est à tenir, et du coup bah celle-ci va être entachée. Expérience qu'on a faite il y a pas longtemps, suite au séminaire de Tony Robbins : donc on est parti avec... on était cinq au total, donc cinq entrepreneurs de l'incubateur, on est parti là-bas, et au retour, bref, on était énergie puissance 10 000, et on a gardé notre groupe WhatsApp. Et sur ce groupe WhatsApp, on se partage tous nos enseignements de la semaine, un peu comme je le fais là, bon, on le fait de manière un peu différente, mais les objectifs qu'on va atteindre, où est-ce qu'on en est sur ces objectifs.
D'ailleurs, ça pourrait être intéressant que je fasse un épisode là-dessus où je vous partage mes objectifs. Comme ça, ça m'engage envers vous, de me dire bah je dois vous dire mes objectifs chaque semaine, et donc là, lorsque j'énonce mes objectifs, que je les ai pas atteints, et ben là c'est honte à moi et je suis obligé de revenir dessus. Donc ça c'est intéressant, ça peut être un bon exercice, mais nous on le fait déjà sur ce groupe WhatsApp, et je trouve ça pas mal, parce que ça permet de mettre tout le monde dans le même bateau, avoir ce groupe de responsabilité. On est responsable envers des autres de leur partager du coup bah les objectifs qu'on atteint, où est-ce qu'on en est, et si on les a pas atteints.
6e enseignement : provoquer les changements d'habitude et d'intention. Je sais pas si vous avez des moments dans votre vie... ça peut être une bonne question à se poser : quels sont les moments marquants dans votre vie qui ont changé radicalement votre manière de voir les choses ou vos habitudes ? Vous pouvez prendre un petit temps, 10 secondes, 15 secondes, pensez à des changements brutaux qui vous ont radicalement changés. Moi, il y en a quelques-uns qui me viennent. Ça peut être des drames, donc les décès familiaux, ça m'est arrivé, ça arrive dans chaque famille, c'est comme ça, c'est la vie. Ça peut être des événements joyeux, une nouvelle étape, une école qui se finit, un nouveau projet, ça peut être aussi un projet qui s'arrête, ça peut être une rupture.
Il y a pas mal de gros moments dans la vie qui nous ont fait prendre conscience de certaines choses et qui ont créé une sorte de momentum, en tout cas d'électrochoc, qui nous ont fait réaliser qu'il fallait se mettre en action et changer les choses, en tout cas changer notre manière de faire, changer notre manière d'agir. Ou qui nous ont impactés aussi négativement, qui nous ont pas fait prendre conscience qu'il fallait changer, mais qui nous ont changés sans qu'on le veuille. Je pense que ces momentum précis, ils sont ultra précieux, parce que c'est ce qui nous permet de donner de la force, de l'énergie, de la motivation de changer, une sorte de prétexte, une sorte de why, et de se dire : bon ben en fait, cette action-là, cet événement-là m'oblige à changer ma manière de faire, tout simplement parce que je veux pas que le reste de ma vie soit comme ça.
Je dis n'importe quoi : imaginons que vous avez un ami qui décède parce que il a eu un cancer des poumons, et ben en fait ça vous donne une prise de conscience réelle en face de vous, que en fait on peut mourir du cancer du poumon à cause de la cigarette, et donc ça vous donne envie d'arrêter de fumer, par exemple. Ça peut être une rupture qui vous fait un électrochoc, et souvent, dans les ruptures, bah les personnes vont beaucoup plus par exemple aller à la salle, avoir plus de temps pour eux, beaucoup plus lire, se développer, et avoir une vie qui est beaucoup plus tournée vers soi, parce qu'elle est moins partagée, mais du coup mettent en place des bonnes habitudes, en tout cas pour soi. Je trouve que ces moments, ils sont ultra précieux, et il faut peut-être les créer.
Je me pose la question du coup si on a la possibilité de les créer de manière artificielle, donc c'est-à-dire de se lancer un défi, de se lancer des challenges, d'aller chercher justement des histoires, des storytellings à droite à gauche, être ouvert d'esprit pour récolter un maximum de ces événements, ou en tout cas de ces électrochocs, des personnes qui sont passées par ces événements-là. Ça peut être à travers des vidéos, des films. Moi, j'aime bien les films qui m'inspirent, parce que il y a toujours une histoire où on voit la personne qui était par exemple en prison pendant 12 ans. Là, par exemple, c'est le film du Comte de Monte-Cristo : pendant 12 ans, il est en prison, il a envie de se venger, et cetera, mais il y a toute une sorte de résilience. Et je me dis : wouh, il y a des personnes comme ça qui passent 12 ans en prison et qui arrivent à sortir, j'imagine ce qu'elles doivent vivre, et en fait ça me donne un élan de passer à l'action.
Donc je me demande s'il y a pas des triggers comme ça, des déclencheurs qui nous permettent de passer à l'action : se lancer un challenge, s'engager envers soi-même, lancer un nouveau projet, créer juste un groupe de responsabilité avec d'autres entrepreneurs, pour justement créer ces momentum pour passer à l'action.
Le 7e enseignement, les amis, le dernier : saisir le momentum. Il y a certaines choses que je mettais de côté, par exemple répondre à un email, fixer un deuxième rendez-vous avec un prospect, je le mettais par exemple dans 2 semaines parce que mon agenda était booké, répondre à un message LinkedIn, un appel qu'on faisait, et ben de répondre quelques jours plus tard. Et c'est surtout en fait via la communication, quand j'y pense, qu'il y a des momentum. En fait, dès que ça impacte d'autres personnes, il y a des momentum qui se créent. Imaginons bah une personne qui nous répond à un mail, un mail qui est important : moi, dans mon esprit, j'avais plein de choses sur ma to-do list qui étaient beaucoup plus importantes que ça, mais il y a un momentum qui se crée.
C'est-à-dire que il y a, imaginons, un lead, un lead qui intervient chez vous, qui veut vous contacter et travailler avec vous. Je me dis : mais en fait, j'ai plein de trucs sur ma to-do list qui sont hyper importants, bon, je lui répondrai dans 2 jours, 3 jours, 4 jours. Plus vous passez de temps, plus vous perdez du temps, entre guillemets, sur votre réponse par rapport à ce lead, moins vous avez de chances que cette personne vous réponde. J'ai plus les statistiques en tête, mais à l'idéal il faut répondre dans les une ou 2 heures, et au pire des cas vraiment le lendemain, mais sinon, limite, le lead il est KO.
Et en fait, il y a plein de momentum comme ça que j'avais pas forcément identifiés et qui se retrouvent par exemple dans des messages qu'on m'envoie. On va m'envoyer un message d'une personne avec qui je veux absolument échanger, en fait je vais pas mettre 3 jours à lui répondre, je vais directement voir le message. Donc j'essaie de plus en plus de voir mes communications, parce que c'est là où il y a des momentum qui se créent, et du coup lui répondre directement, même avoir une conversation comme du SMS. On s'envoie des textos avec une personne que vous voulez absolument rencontrer, ça crée un lien, ça crée quelque chose qui est fort. Et donc ces momentum, je pense que maintenant c'est important de les identifier et de les reprioriser par rapport à ce qu'on a à faire.
Par exemple, autre exemple : imaginons que j'avais un premier rendez-vous avec un prospect, il est hyper intéressé, il est hyper chaud, je regarde mon agenda, paf, je vois que c'est que dans 2 semaines où je peux lui accorder 45 minutes pour lui faire une propal. Et ben ça, c'est pas possible, ça, j'ai pas le droit de dire c'est dans 2 semaines. La personne, elle veut travailler avec nous, il y a un momentum, il y a un besoin qui est à l'instant T. Ça se trouve, dans une semaine, en fait cette personne, elle va se dire qu'elle n'a plus de besoin, ou elle va trouver une autre personne qui fait ce qu'on fait, mais j'en doute, mais voilà, va peut-être trouver une autre solution. Ce momentum, faut le saisir, et du coup faut direct déprioriser certains rendez-vous, certains échanges qu'on avait, pour mettre ce rendez-vous en priorité.
Voilà les amis, on a nos sept enseignements de cette semaine. C'est vrai qu'au final, je crois que je fais six ou sept à chaque fois, comme s'il y avait un enseignement par jour, ce qui n'est pas le cas tout le temps, c'est un peu des réflexions qui viennent au fur et à mesure des journées. Mais si je résume les sept enseignements : définir sa perception et relation avec l'argent, pour s'assurer de voir ça comme une ressource, pas comme une finalité, et d'aimer générer de l'argent, parce que c'est quelque chose qui peut être à votre avantage tout au long de votre vie. Deuxième enseignement : élever ses standards augmente sa capacité à générer de l'argent. Vie harmonieuse est supérieure, ou en tout cas différente, d'une vie équilibrée.
Accueillir le feedback permet de grandir plus vite : être vraiment ouvert à ça, l'embrasser, embrasser le feedback, le demander, c'est hyper important, ça vous permet de voir les choses que vous n'avez pas vues, il faut mettre son ego de côté, il faut accepter, c'est comme ça. 5e enseignement : s'engager auprès d'un groupe de responsabilité vous permet d'être encore plus responsable, pas seulement de la réputation que vous avez avec vous-même, mais de votre réputation par rapport aux autres. 6e enseignement : provoquez les changements d'habitude et d'intention, provoquez-les de manière intentionnelle. 7e enseignement : saisir le momentum, pour ne pas perdre... je sais pas quel serait le mot, pour pas perdre la flamme, en tout cas ne pas laisser s'éteindre cette flamme, c'est une petite lueur qui s'offre à vous, saisissez-la.
Les amis, merci encore pour vos écoutes, ça me fait trop plaisir si je peux apporter de la valeur à d'autres personnes, d'autres entrepreneurs, des personnes qui partagent ces mêmes quêtes que nous, de connaissance de soi, de s'entreprendre, d'être entreprenant, pas forcément entrepreneur, mais entreprenant. Partagez les épisodes, ça me ferait trop plaisir, c'est comme ça que je me rémunère, entre guillemets : c'est plutôt le kiff que les gens écoutent ça, c'est vraiment ça mon énergie, en tout cas mon carburant. Je fais ça à titre vraiment de kiff et de passion, donc si j'arrive à toucher le plus de gens possible, ça me fait encore plus plaisir. Les amis, prenez soin de vous, hésitez pas à me contacter si besoin. Je vous souhaite une bonne soirée, une bonne journée, un bon après-midi, en fonction de quand vous écoutez ce podcast, et à la semaine prochaine. Ciao !