← Podcast S'entreprendreÉpisode 20 · 22 septembre 2024 · 30:04

Triathlon M de Dinard : objectif (quasi) atteint

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Transcription de l'épisode

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Hello les amis, bienvenue dans ce 20e épisode de S'entreprendre, ça fait plaisir. Et je suis désolé parce que j'ai failli à ma tâche, car je n'ai pas enregistré d'épisode la semaine dernière, tout simplement parce que c'était le triathlon de Dinard. Donc je faisais le triathlon M, distance olympique, de Dinard et du coup, bah, c'était le dimanche, donc j'ai pas pu tourner d'épisode juste après. Et puis après, j'ai eu une semaine assez intense de travail.

Donc comme vous savez, ce podcast est un passe-temps, c'est un hobby, c'est une passion, et donc je fais ça à côté de, bah, toutes les choses que j'ai l'habitude de faire dans la semaine. Et quand c'est trop intense, eh ben de temps en temps ça saute, malheureusement, c'est comme ça. J'aimerais bien avoir plus de temps pour faire ce contenu toutes les semaines, tout le temps et même tous les jours, mais de temps en temps ça saute, il faut l'accepter, je suis à l'aise avec ça. Mais bon, on va essayer quand même de maintenir ce rythme de un épisode par semaine, vous inquiétez pas, je reprends les bonnes habitudes.

Pour ceux qui découvrent le podcast ou pour ceux qui se souviennent plus pourquoi je fais ce podcast, je me présente rapidement. Je suis Alexis Bouvet, je suis le cofondateur et le CEO de Growth Hiring. Il y a 3 ans, avec Marius et Hugo, on s'est rendu compte qu'on pouvait utiliser toutes les méthodes marketing, commerciales et issues du growth hacking au service du monde du recrutement et des recruteurs. L'objectif est de les aider du coup à rencontrer plus de candidats qualifiés et de mettre en place les bons systèmes qui leur facilitent leur quotidien. On a donc créé une communauté qui s'appelle le Growth Hiring Club, mis en place des programmes de formation et des accompagnements sur mesure.

Growth Hiring, c'est aujourd'hui une équipe de 30 experts sur le modèle de collectif de freelances. On a accompagné plus de 80 clients aujourd'hui, formé plus de 700 personnes, et on a créé une communauté qui compte aujourd'hui plus de 4000 recruteurs. Je me suis rendu compte que l'entrepreneuriat, le fait d'entreprendre au sens large, est l'un des meilleurs leviers pour se connaître. Donc s'entreprendre, s'entreprendre soi-même, est une philosophie de vie qui nous permet de nous améliorer chaque jour. Et c'est à travers ce podcast et mes aventures entrepreneuriales que j'ai envie de vous partager chaque semaine mes apprentissages, pour vous aider vous aussi à vous entreprendre.

Ça me fait plaisir de vous retrouver. On est là pour un épisode qui va parler essentiellement du triathlon. Je vais vous faire un petit résumé de l'ensemble des enseignements que j'ai pu en tirer. C'était une épreuve assez intense, assez difficile, c'est 3 mois de préparation, et j'aimerais vous partager tout ça. Pour d'abord arriver sur les actualités, donc je commence toujours les épisodes de podcast avec les actualités de la semaine, pro, perso, et après on va enchaîner sur les enseignements.

À titre perso, donc vous le savez, triathlon de Dinard dimanche dernier, c'était top. J'ai vu ma grand-mère hier, ça m'a fait plaisir de la revoir, et c'est toujours, bah, pas mal d'enseignements et de sagesse, mine de rien, de voir les personnes plus âgées qui ont vécu pas mal de choses, et puis qui sont dans une autre phase de vie avec aussi pas mal d'enjeux ou de contraintes qu'ils peuvent avoir à leur stade à eux, en tout cas à leur stade de vieillesse. Et donc ça met toujours les pendules à l'heure, et je pense que ça fera l'objet d'enseignements pour la semaine prochaine, je garde quand même quelques enseignements dans mon sac.

C'est les derniers moments en, bah, ces semaines-là avec tous les copains, donc je revois pas mal de monde, je fais des dîners, des déjeuners aussi avec des potes, parce que je pars à Lisbonne dans 2 semaines, donc ça arrive très vite. Donc l'idée, c'est de voir un peu tout le monde avant. J'ai regardé le documentaire d'Inoxtag, qui était hyper inspirant, donc j'en parlerai un petit peu dans les enseignements. Mais j'ai vraiment aimé le message qu'il délivre, qui est d'aller à l'aventure, de faire des choses, d'entreprendre des choses, que ce soit entreprendre un business, mais plutôt d'entreprendre des actions, des projets, et finalement de sortir de nos chambres, sortir des écrans et de vivre la vraie vie.

Sur la partie pro, focus en ce moment sur la partie commerciale de Growth Hiring. Donc on est tous en mode vendre, sales, pour pousser notre nouvelle offre. Donc ça commence à très bien marcher, les retours sont très bons, on commence à avoir les premiers audits, les premiers projets qu'on accompagne, donc ça c'est trop cool en termes opérationnels. Et surtout, ben, on a de très bons retours, et puis ça marche, quoi, donc c'est cool, ça fait vraiment plaisir. Je vous ferai un petit update pro à la fin du mois de septembre, je pense, je ferai un petit update du quarter, comme ça vous aurez tous les enseignements aussi.

Je vais voir en ce moment aussi pas mal de prospects en présentiel. Je trouve que c'est hyper cool parce que ça permet d'aller chercher vraiment ma zone de génie, qui est, bah, de connecter avec les gens, parler avec les gens, les écouter et dégager de l'émotion. C'est une chose qu'on a du mal à faire, en tout cas on arrive beaucoup moins à le faire en visio. Donc voir les gens en présentiel, mine de rien, ça a quand même de l'impact, donc c'est ce que je cultive en ce moment.

Je suis intervenu dans une émission qui s'appelle Patati Pat, donc c'est une émission RH, donc j'ai été aussi invité et ça m'a fait plaisir de retourner sur les plateaux. Et finalement, j'ai fait quatre tournages là cette semaine, notamment pour un média qu'on va lancer, je pense, mi-octobre, fin octobre, qui traite tout simplement des stratégies d'acquisition de talents et du futur du recrutement. On n'a pas encore le nom du média qui est acté. Hop, j'ai eu un petit appel, donc on va raccrocher, j'espère que ça n'a pas trop sonné dans vos oreilles. On va se mettre en mode avion, comme ça plus personne va nous embêter.

Voilà, du coup je disais, le média va traiter de stratégies d'acquisition de talents, du futur du recrutement, et le nom du média n'est pas encore acté, mais on a une piste. Je vous la partage en off, peut-être que ça changera, vous verrez. Et le nom qu'on a choisi, c'est Future of Hiring, pour tout simplement faire écho à notre volonté de construire le futur du recrutement avec les personnes qu'on interviewe et les personnes qui nous écoutent.

Les enseignements que j'aimerais vous partager cette semaine, en se basant évidemment sur le triathlon. Le premier, c'est être heureux tout en ratant ses objectifs ambitieux. Le deuxième, c'est être meilleur que soi-même, c'est mieux qu'être meilleur que les autres. Le troisième, chaque situation te permet de progresser. Le 4e, le goût de voir les choses en grand est bénéfique, on pourrait ajouter quelque chose à cette phrase, mais c'est vrai que j'ai mis que des titres. Le 5e, you are stronger than you think. Le 6e, s'entourer de personnes qui croient en toi. Et le 7e, être confortable dans l'inconfort.

C'est parti les amis, on est parti pour le 20e épisode de S'entreprendre, et on enchaîne avec le premier enseignement : être heureux tout en ratant des objectifs ambitieux. C'est un peu le constat que j'ai fait. Je vous en ai pas parlé dans les épisodes précédents, je suis allé à un séminaire qui est celui de Tony Robbins, donc un Américain sur le développement personnel. Bref, on peut l'appeler comme un gourou, mais en tout cas hyper intéressant, j'en ai tiré beaucoup de choses positives. Et notamment le fait d'être à l'aise avec le fait d'avoir des objectifs ambitieux, et de se dire que même si on a des objectifs ambitieux, on va tout mettre en place pour les atteindre, et pendant cette quête on sera heureux, bien qu'on les loupe.

Et donc c'est intéressant parce que le triathlon, pour vous le raconter rapidement, je me suis entraîné pendant 3 mois. J'en avais déjà fait un, donc 6 mois avant, donc c'était pas le premier que je faisais. Mais dans celui-là, par rapport au premier, je visais un chrono. Le premier, je me disais : bon, ben, il faut le finir déjà, si tu le finis ce sera très bien. Et là, pour le deuxième, je me suis dit : bon, le premier tu avais fait 3h13, là il faut que tu vises un meilleur temps. Et donc j'ai visé 2h45.

Donc j'ai pris un coach, je me suis renseigné, on m'a offert des livres sur le triathlon, bref, j'ai tourné quand même mon état d'esprit pour aller chercher ce chrono. J'avais peur qu'en mettant un chrono ambitieux, en tout cas un objectif à atteindre, bah si je l'atteignais pas, j'allais être tout simplement triste, tout simplement insatisfait, et du coup malheureux. Il s'avère que mon triathlon, bah je l'ai fait du coup le dimanche de la semaine dernière. Pour vous raconter un petit peu le triathlon, on était 1200 personnes, donc ça fait quand même pas mal par rapport au premier que j'avais fait, on était 500.

On commence par la nage. Donc la nage, c'était deux boucles de bouées, donc deux boucles qui devaient se faire d'à peu près 750 m, pour faire un total de 1500 m. Je suis parti, j'étais déjà un peu stressé, mon rythme cardiaque était un peu élevé parce que tout simplement mes lunettes étaient pleines de buée et de dentifrice. J'ai fait l'erreur de mettre du dentifrice la veille, je voulais enlever la buée, mais normalement on doit le mettre quelques secondes. Je l'ai laissé en fait sans faire exprès dans la salle de bain, et je m'en suis rendu compte tout simplement quand j'étais sur la ligne de départ.

Et donc en fait je me suis retrouvé avec des lunettes pleines de dentifrice. J'ai dû mettre de la salive dedans pour l'enlever, bref, c'était encore pire. Donc j'ai dû prendre ma trifonction qui était en dessous de ma combinaison pour essayer de les essuyer, et tout ça 30 secondes avant le départ. Bref, j'ai quand même réussi à avoir des lunettes plutôt clean, mais quand je suis parti, moi, j'étais un peu dans le jus de : bon, il faut que je voie dans l'eau. Je suis parti rythme cardiaque un peu élevé, mais ça s'est plutôt bien fait, la natation, c'était franchement... c'est là où j'ai pas forcément de point faible, je suis plutôt neutre.

Je suis ressorti de la natation, par contre j'avais la combinaison qui me serrait, qui était intensément serrée, et je n'arrivais pas à l'enlever, impossible de l'enlever. Normalement, il y a un petit scratch déjà là-haut, j'arrivais pas à l'enlever, et il y a aussi une petite ficelle qui pend normalement dans le dos, et j'arrivais pas à l'avoir. J'avais beau me faire des clés de bras à moi-même, j'arrivais pas à la descendre, donc j'ai dû demander à quelqu'un de me l'enlever. Mais voilà, pendant tout le trajet de la transition, donc entre la natation et le vélo, j'étais obligé de tirer ma combinaison au niveau de mon cou pour me laisser respirer.

On fait la transition, je prends le vélo. Le vélo, bah c'est là qu'est plutôt mon point faible. J'ai essayé de viser entre 30 et 32 km/h. J'ai fait du coup les 40 km, donc c'est 40 km, il y avait un peu de dénivelé, un peu de montée et de descente, et beaucoup de virages. On était pas mal dans la nature, dans les champs, mais aussi dans les villes ou les villages, ce qui était assez différent du premier triathlon, où c'était vraiment quatre lignes droites. Et donc là, on était quand même sur pas mal de virages à droite, à gauche. Je finis le vélo sur une moyenne du coup à 29,7 km/h, donc moins bon que ce que j'espérais.

Et donc là, j'ai fait la transition du vélo à la course. Là pareil, il faut enlever ses vêtements, il faut enlever, bah, ses vêtements... sa trifonction, donc c'est une sorte de costume que l'on a pour les trois sports, on le garde évidemment, mais on doit enlever ses chaussures de vélo, on doit enlever son casque, ses lunettes, et cetera, pour s'habiller pour la course et faire 10 km. Ces 10 km, c'était deux boucles, donc deux boucles de 5 km. Et là pareil, il y avait des montées, des côtes qui étaient hyper dures et franchement qui étaient vraiment sadiques, parce que tu arrives souvent en fin de course sur la partie course à pied, et donc là tu es quand même assez épuisé parce que tu as la natation et le vélo dans les jambes, et là tu dois courir quand même 10 km.

Donc j'ai essayé de tenir l'allure, qui était assez convenable, et surtout c'est là que tout se joue, vu que c'est la fin. Et j'ai réussi à tenir une allure à peu près de 5 minutes au kilomètre, qui était un peu en dessous aussi de mon objectif. Et finalement, j'ai passé la ligne d'arrivée, donc ça c'est top, parce qu'il y a quand même pas mal de gens qui encourageaient. Je l'ai fait avec pas mal de potes, on était six potes, et on avait des potes qui étaient là aussi, il y avait ma copine, donc il y avait beaucoup d'encouragements qui nous permettaient de nous dépasser.

Et j'arrive à la ligne d'arrivée. Mon objectif était de faire 2h45, et je fais 2h46. Horrible, horrible, horrible. Une minute, ça paraît rien, mais c'est beaucoup quand même sur une course, même si c'est sur 2h45. Mais au final, je me suis dit, bah, j'avais peur justement d'être déçu si j'atteignais pas cet objectif, mais honnêtement, j'ai vraiment tout donné pendant la préparation et pendant l'effort, ce qui fait qu'en fait j'ai pris du plaisir pendant toute cette partie-là, et le fait que j'aie pas atteint cet objectif, c'est pas grave. Et j'estime ne pas l'avoir atteint parce que c'était vraiment 2h45, même si on peut se dire bon, 2h46, pareil, non, c'est pas atteint. Mais j'ai pris énormément de plaisir, j'ai kiffé et j'ai aucun regret, je n'ai pas l'insatisfaction du fait d'avoir raté mon objectif.

Donc c'est un peu la conclusion qui mène à ce premier enseignement, qui est que même si on se met des objectifs ambitieux, ça nous permet d'aller mettre les efforts pour aller les atteindre. Et si on n'atteint pas l'output, en tout cas si le résultat n'est pas là, mais que les inputs, donc c'est-à-dire toutes les actions qu'on a pu faire en amont, ont été faites et bien calibrées, eh ben il y a pas de regret à avoir, et c'est juste un enseignement, ou en tout cas des axes d'amélioration pour la prochaine fois. Donc mettons-nous des objectifs ambitieux, et même si on les atteint pas... même s'il faut le faire, mais si on les atteint pas, il faut quand même se satisfaire de l'effort fourni.

Deuxième enseignement les amis : être meilleur que soi-même, c'est mieux qu'être meilleur que les autres. Souvent, on va se comparer les uns aux autres, donc c'est ce qui nous arrivait aussi dans notre groupe de triathlon. Donc on était six potes, donc à chaque fois on regardait qui faisait quel temps, et cetera, et puis il y avait des concours, bah il y avait des paris qui se faisaient entre les personnes. En fait, on se rend compte qu'en se focalisant sur les personnes, on se compare par rapport à quelque chose où on ne maîtrise pas le plein potentiel.

Si on se compare par rapport à soi-même, eh ben c'est beaucoup plus simple de s'améliorer ou d'avoir vraiment une courbe de progression, et avoir quelque chose, on va dire, vraiment de cohérent, par rapport à se comparer à une autre personne, où on risque du coup de tomber dans le côté très compétitif, très compétition, et vouloir aller chercher l'objectif pour les mauvaises raisons. Moi, j'ai peur, en me comparant à d'autres, aussi d'avoir des mauvaises pensées, alors qu'à l'initial, moi, j'aimerais juste que mes potes, ils réussissent et qu'ils fassent leurs objectifs et leur temps, et pas me dire : j'ai envie qu'il fasse moins bien que moi et que je sois devant lui. En tout cas, c'est pas l'esprit que j'ai envie de véhiculer.

Et donc c'est pour ça, je trouve que ça biaise aussi un petit peu et que ça tourne vers un esprit de compétition qui peut être, selon moi, en tout cas pas malsain, mais en tout cas néfaste. En tout cas, je trouve, c'est pas le bon esprit à adopter, et je préfère du coup me comparer à moi-même. Donc je pense, c'est la réflexion à avoir, c'est comment penser à être meilleur que soi-même, c'est le plus important. Et quand ça fait sens, je pense que c'est bien de se comparer aux autres quand même, notamment pour dépasser des objectifs plus ambitieux qu'on se serait mis soi-même.

Donc c'est-à-dire, par exemple, moi je vais vouloir améliorer mon temps, donc à 2h45 là, et le mettre à par exemple 2h35, en me disant : bah je peux le faire par rapport à moi, par rapport à mes objectifs. Mais si je sais que j'ai un pote qui fait 2h30, eh ben je peux essayer de m'aligner à ce 2h30 pour un peu challenger mon objectif et aller un peu plus loin. Donc dans certaines circonstances, je trouve ça quand même pas mal pour mettre la barre un peu plus haute.

3e enseignement : chaque situation te permet de progresser. J'ai entendu cette phrase dans un podcast qu'a fait David Laroche sur son média Paradox. Donc il a une chaîne YouTube qui s'appelle Paradox, il avait interviewé Mike Horn, qui est un explorateur, et je recommande vraiment d'écouter cet épisode parce qu'il était vraiment hyper inspirant. Il y a quelque chose qui est assez intéressant qu'il a dit, c'est que de temps en temps, on peut avoir peur de se jeter dans le bain, de faire des choses, par exemple passer à la télé, passer sur une émission. En fait, c'est des choses qui sont un peu inconfortables, et on a peur de se lancer.

Mais quand on tourne son esprit dans un autre état, et dans l'objectif de se dire : bah en fait, c'est pas grave si cet exercice je sais pas le faire aujourd'hui, même si je le loupe, après avoir fait mon passage par exemple à la télé de 10 minutes, eh ben j'aurai appris quelque chose, j'aurai progressé. Et en fait, ça fait voir chaque situation, chaque étape de sa vie, comme une opportunité de progresser, et pas comme une frayeur ou quelque chose qui nous fait peur, qui nous impose et qui peut nous stresser. Et même si on loupe, on aura progressé. Et en fait, ça permet de tourner aussi la chose d'une manière très positive à chaque fois. Donc j'ai bien aimé cette tournure de mindset, en tout cas cet état d'esprit, de se dire que les situations arrivent pour une bonne raison et qu'il faut à chaque fois en tirer le meilleur, et que chaque situation nous permet de progresser.

4e enseignement : le goût de voir les choses en grand. Le triathlon, Tony Robbins, le séminaire, le documentaire d'Inoxtag, qui est hyper intéressant, qui s'est lancé un challenge de faire l'Everest en un an. Donc de base, les préparations pour faire l'Everest sont à peu près de 5 ans, mais il s'est mis un challenge, il l'a annoncé sur sa chaîne YouTube. Je suivais pas du tout ce youtubeur avant, et je suis tombé sur une vidéo qu'il avait faite avec l'ascension du Mont-Blanc, et donc ça faisait partie de sa préparation. Et donc j'ai un peu suivi son aventure, et là il y a le documentaire qui est sorti, qui a fait, bah, beaucoup de bruit, et donc je l'ai regardé.

Et c'est hyper inspirant, à quel point, bah en fait, il s'est mis un objectif hyper ambitieux et il a mis en place les moyens pour atteindre son objectif, donc avec des coachs, avec le matos, avec toutes les préparations, il a mis en pause ses projets, bref, il a fait pas mal de sacrifices pour atteindre son objectif. Et je pense que c'est une bonne leçon de se dire que, bah, le goût qu'on peut avoir de réaliser l'impossible nous pousse à nous mettre dans des zones qui sont totalement hors de là où on a l'habitude d'être, donc des zones d'inconfort, et qui nous permettent de mieux nous connaître. Si on s'était pas mis ces objectifs ambitieux, irréalistes, impossibles, eh ben en fait on n'aurait jamais fait ce trajet, ce travail sur soi-même, et on se serait jamais vu ou connu dans ce genre de situation, ce genre de challenge hyper dur mentalement et physiquement.

Et donc, bah, ça m'a redonné goût à cette vision des choses en grand, de dire qu'en fait on pète toutes les barrières, il y a plus de limite, et on ose rêver grand, et on ose le faire parce qu'on sait qu'on va mettre en place les moyens pour y arriver. Et si on loupe l'objectif, on se rappelle de l'enseignement numéro 1 : c'est pas grave, parce qu'on aura kiffé tout le trajet, tout le parcours, et on aura été heureux.

5e enseignement : you are stronger than you think, avec cet accent incroyable d'anglais. C'est une phrase que m'a filée mon coach triathlon la veille de mon départ. Il m'a dit justement cette phrase, bah il m'a filé un brief tout simplement sur la journée, pour me dire : voilà le parcours et voilà ce qu'il faut faire. Et à la fin, cette petite phrase : you are stronger than you think. Et en fait, je me suis répété cette phrase pendant le triathlon, et je me suis rendu compte qu'elle faisait sens, notamment quand j'avais des pensées négatives, ou en tout cas des pensées qui me détournaient de mon objectif.

Pensée très simple : je sors de la natation, j'ai la combi qui m'étouffe, j'arrive plus à respirer, et je me dis : mais là, en fait, je vais pas y arriver, je vais pas y arriver, c'est trop compliqué, là j'ai perdu du temps, c'est mort. Pensée que j'ai pu avoir aussi après le vélo : après le vélo, j'ai pas fait mon temps, j'étais en dessous du kilométrage que je voulais, je vais pas y arriver. Pensée que j'ai eue aussi pendant la course, quand je vois les énormes côtes qu'on nous infligeait, je me disais : wouh, mais là je vais pas tenir. J'ai des crampes dans les deux jambes, donc au 5e kilomètre j'ai pris quand même deux grosses crampes énormes au niveau des cuisses, et là pareil j'ai douté, je me suis dit : mais en fait je vais peut-être même pas le finir.

Et en fait, toutes ces pensées, c'est notre mental qui nous joue des tours, qui veut chercher juste du confort et qui va nous détourner justement de notre objectif. Et donc il faut aller réussir à chercher à hacker un peu ce mental pour se mettre des pensées plus positives, en tout cas entraînantes, pour aller vers l'objectif. Et au final, cette phrase est très vraie : you are stronger than you think. Donc à chaque fois, tu as tes pensées, tu penses que tu peux pas le faire, tu peux pas y arriver, et en fait tu te rends compte que ton corps, il peut aller quand même plus loin que ce que tu penses. En tout cas, on peut dépasser ses limites. Attention, il faut prendre soin de soi, il faut pas se blesser, mais on est souvent plus fort que ce que l'on pense.

6e enseignement : s'entourer de personnes qui croient en nous. Ça, c'est quelque chose qui m'a beaucoup marqué lors du triathlon, et aussi lors de la conférence de Tony Robbins, et aussi lors du podcast qu'a fait David avec Mike Horn. C'est un peu ces trois moments qui m'ont fait sortir cet enseignement-là, qu'il est important de s'entourer des personnes qui croient en nous. Il y a des personnes qui vont pas croire en vous. Vous avez des projets, des objectifs, des ambitions, des rêves, et ces personnes sont des Détraqueurs, ils vont tout simplement vouloir vous tirer dans une réalité, vous dire que ce n'est pas possible, que vous pouvez pas y arriver, que c'est pas faisable, ou qu'une circonstance extérieure, en tout cas une chose extérieure, va vous empêcher d'y arriver : tout simplement le marché, le machin, l'économie, et cetera.

Et je pense que c'est très important de s'entourer des gens qui croient en vous, donc naturellement faire le tri plutôt avec les personnes qui croient pas en vous, donc moins les côtoyer, ou peut-être ne pas écouter en tout cas ce qu'ils disent, et essayer d'écouter ou de s'entourer des personnes qui croient fondamentalement en vous. Mais comment faire pour qu'ils croient en vous ? Il y a des gens qui vont naturellement croire en vous parce qu'ils sont naturellement dans cette optique-là. Il y en a d'autres qui vont être peut-être un peu plus sceptiques et qu'il va falloir alors convaincre. Mais c'est pas forcément les convaincre de croire en vous, c'est plutôt avoir une aura, en tout cas véhiculer cette confiance en vous, cette confiance naturelle, qui fait que les gens vont se dire : bah je crois en lui, parce que j'ai foi en cette personne, je sais qu'elle a foi en elle et je sais qu'elle va y arriver.

Si vous-même vous croyez pas en vous et en l'atteinte de vos objectifs, vous pouvez pas espérer et attendre des autres qu'ils croient en vous. Donc s'entourer des bonnes personnes qui croient en vous, c'est déjà éliminer les personnes qui croient pas en vous, et c'est vous-même mieux croire en vous, en tout cas croire en vous de plus en plus, pour avoir cette aura et faire en sorte d'embarquer toutes les personnes autour de vous et qu'elles croient en vous. Donc ça, ça peut arriver dans le sport, dans les projets, ça peut être dans des relations. Je pense que c'est important d'arriver à avoir foi en soi pour que les gens aient foi en vous.

On arrive au 7e enseignement. C'est dingue, on arrive à faire des épisodes qui sont même plus courts, plus concis. Je sais pas si c'est trop concis, n'hésitez pas à me dire, mais en tout cas je trouve que c'est pas mal d'avoir un contenu court, rapide, efficace, straight to the point, comme ça vous sortez avec de la valeur maximum, au lieu que je raconte toute ma vie et tout à chaque fois. Mais au moins vous avez une partie de ma vie, et surtout de la valeur pour vous.

7e enseignement : être confortable dans l'inconfort. Ça, c'est pareil, pendant la conférence qu'avait faite Tony Robbins, il avait parlé de six besoins élémentaires que chacun avait, et en fait nos vies sont assez guidées par ces six besoins élémentaires. Je les répète. Le premier, ça va être toute la partie contribution, donc contribuer à quelque chose qui nous dépasse. Le deuxième, c'est dans mon ordre à moi, mais ça peut être dans un ordre différent en fonction des personnes, le deuxième c'est la partie évolution : évoluer soi-même, que ce soit en termes de compétences, en termes de situation, avoir vraiment une évolution constante. Le troisième, ça va être la certitude, donc le fait d'avoir des routines, d'être en sécurité.

Le 4e, ça va être l'importance, donc c'est-à-dire avoir un côté important aux yeux des autres, un statut que l'on va mettre en place, une sorte, bah, d'ego. Le 5e, c'est l'incertitude, donc c'est tout ce qui va être justement la variété des choses, faire des choses variées dans sa vie. Et le 6e, c'est l'amour, et donc recevoir de l'amour et donner de l'amour. Ces six besoins, ce sont six besoins qu'on a envie de nourrir constamment et qui dictent nos actions en fonction.

Et donc un de ces besoins est la certitude, et c'est vrai que si on a un besoin de certitude constant, on risque de vivre malheureux. Pourquoi ? Parce que le fait d'avoir besoin de certitude, c'est d'avoir besoin de contrôler les choses, de s'assurer que tout se passe bien, et ne pas aimer l'imprévu et l'imprévisible. Et le truc, bah, c'est que la vie, elle est quand même assez imprévisible, on a beaucoup d'aléas, il y a beaucoup de choses qui vont pas se passer comme prévu. Et si on est focalisé sur ce besoin de certitude constant, on risque, bah, justement d'être malheureux, parce que la vie est faite d'incertitude.

Donc ça m'a permis de tourner un peu la chose à l'inverse : comment on fait en sorte d'être confortable, justement d'avoir de la certitude dans l'incertitude, d'être confortable dans ce côté justement incertain. Et je trouve que c'est typique, la compétence d'un entrepreneur, d'aller casser un peu ses systèmes, casser les routines, de pouvoir être hyper adaptable, s'adapter à chaque situation et à chaque problème, trouver des solutions. Et je me suis rendu compte que, bah, ça c'était un peu mon kiff à moi, en tout cas être confortable dans l'inconfort. C'est dès que je me mets dans une situation qui est pas confortable, mais en fait j'aime ça, j'aime me challenger, j'aime trouver des solutions, j'aime me dépasser. Et je pense que c'est une chose qui est assez intéressante pour aller vivre des expériences, en tout cas ça permet d'ouvrir les chakras et de vivre des expériences un petit peu hors norme.

Les amis, on a fait 29 minutes d'épisode, ça me laisse une petite minute pour vous remercier, pour tous ceux qui nous écoutent, franchement ça fait plaisir. Je dis « nous » comme si on avait 10 personnes dans ma tête, mais pour tous ceux qui m'écoutent. Pour l'instant, je n'ai pas une équipe, je fais ces épisodes dans ma chambre chaque semaine, où je vous publie ça directement, il y a pas de montage, donc c'est vraiment authentique à 100 %. Et du coup, bah, merci, merci pour ceux qui écoutent, merci pour ceux qui s'entreprennent, qui veulent tout simplement avoir des objectifs ambitieux, mieux se connaître.

Et je vous dis, bah, à la semaine prochaine. Normalement, je devrais bien faire cet épisode, même si j'ai un mariage, je viens d'y penser, d'un pote, donc il se peut que je rentre dimanche très tard, donc ce sera peut-être le lundi. Mais en tout cas, je vous souhaite un très bon weekend, très bonne soirée, nous sommes le 22 septembre de mon côté, et on se retrouve à la semaine prochaine. Ciao !