Indicateurs minimalistes = actions essentielles
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Et toi, où en es-tu dans ton entreprise et dans ta vie ?
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Transcription de l'épisode
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Hello les amis, je suis trop content de vous retrouver pour ce 18e épisode de S'entreprendre. Et oui, nous sommes à 18, c'est la reprise, c'est la rentrée et ça fait plaisir. Nous sommes actuellement le 2 septembre. Et j'aimerais du coup partager, pour ceux qui découvrent le podcast, la petite intro. Du coup, c'est une nouvelle intro que j'ai mise en place il n'y a pas longtemps, donc l'épisode précédent, qui mérite d'être améliorée.
Mais pour tous ceux qui découvrent l'épisode, je suis Alexis Bouvet, CEO et cofondateur de Growth Hiring. Il y a 3 ans, avec Marilou et Hugo, qui sont mes chers associés, on s'est rendu compte qu'on pouvait utiliser les méthodes marketing et commerciales, et aussi du growth hacking, au service des recruteurs. L'objectif est de les aider à rencontrer les bons candidats et mettre en place les systèmes qui facilitent leur quotidien. On a donc créé une communauté qui s'appelle le Growth Hiring Club, on a mis en place des programmes de formation et des accompagnements sur mesure.
Growth Hiring, c'est aujourd'hui une équipe d'experts, une trentaine d'experts, sur le modèle de collectif de freelances. Pour l'instant, on a formé plus de 700 apprenants, on a accompagné plus de 80 clients et on a une communauté qui compte aujourd'hui plus de 4000 personnes, 4000 recruteurs, donc ça fait plaisir. Je me rends compte que l'entrepreneuriat au sens large, eh ben, c'est un des meilleurs leviers pour se connaître, notamment via cette aventure. Donc s'entreprendre soi-même est selon moi une philosophie de vie qui nous permet de nous améliorer chaque jour. Et c'est au travers de ce podcast et de mes aventures entrepreneuriales que j'aimerais vous partager chaque semaine mes apprentissages pour que vous aussi, vous puissiez vous entreprendre.
Merci à vous, merci à vous d'être là, de continuer à écouter ces épisodes ou à découvrir ces épisodes, et j'espère que, comme toujours, vous avez passé un bon moment. La structure est la suivante : actualité de la semaine et enseignements de la semaine. Et on est parti pour les actualités perso.
Actualité perso très simple : cette semaine, c'était semaine JO paralympiques. Donc on est allés avec des potes voir la piscine le vendredi soir et l'athlé le dimanche. C'était incroyable, c'était hyper émouvant de voir des athlètes de haut niveau comme ça, et surtout des personnes, bah, qui sont en situation de handicap, ça glorifie encore plus la chose. En tout cas, on voit toute la résilience sur les podiums lorsqu'il y a des remises de prix. Voilà, beaucoup d'émotions, c'était trop, trop cool.
Et également, bah, cette semaine, entraînement toujours triathlon. Là, c'est entraînement intensif, ça va être les semaines les plus intenses, car le triathlon approche. Ça arrive dans moins de 2 semaines, c'est le 15 septembre. Et on arrive du coup à des entraînements où je fais des entraînements brique, donc je vais par exemple faire du vélo pendant 1 h 30, puis après faire de la course.
Sur la partie pro, eh ben, il s'est passé tout simplement la reprise. Donc ça arrivait doucement mais sûrement. Donc reprise avec plein de calls, plein d'échanges avec nos clients, avec des potentiels clients, c'était trop cool. Il y a eu pas mal de news, notamment cette semaine, que je vous partagerai. J'ai l'impression que mon micro tombe, je vais le régler parce qu'après il s'éloigne et vous n'allez plus m'entendre, ça va pas du tout. Tac.
Je vous partagerai ça, mais du coup, on a eu pas mal de news niveau clients, mais ça sera réservé pour le podcast de cette fin de semaine plutôt, parce que là j'empiète un petit peu, vu qu'on est déjà lundi. J'ai pas pu le faire le dimanche, j'étais plutôt claqué. Mais voilà, ce lundi, déjà, il y a eu pas mal de news que je vous partagerai en fin de semaine, c'est la petite surprise. Et ça m'a laissé aussi le temps de réfléchir à tous les process, les nouveaux process sur la partie consulting. Donc c'est une nouvelle offre même, on va l'appeler Growth Hiring Partners, parce qu'on devient des partenaires de croissance sur le recrutement.
Et donc cette nouvelle offre nécessite des nouveaux process, donc une nouvelle expérience, des audits, des questions qu'on va poser à nos clients. Et donc on a designé tout ça, et je suis plutôt fier parce que ça commence à avoir de la gueule, ça commence à être pas mal.
Enseignements de la semaine, c'est ça qui nous intéresse. C'est bien, je commence à faire des intros plus courtes : on est à 4 minutes, 4 minutes 40 d'intro. Ça reste pas mal, je pense qu'on va pouvoir faire encore mieux la prochaine fois pour aller direct sur la valeur. Les enseignements de la semaine, j'aimerais vous partager sept enseignements. J'en avais listé carrément 10, mais pareil, je vais en garder un petit peu pour la semaine d'après, pour pas que vous ayez tout d'un coup, ce serait trop vous donner de tout vous donner.
Premier enseignement : l'authenticité supérieure à toutes les techniques de vente. Deuxième enseignement : la valeur de quelque chose. Donc l'enseignement « la valeur de quelque chose », c'est plutôt la compréhension de qu'est-ce qui fait la valeur de quelque chose. Troisième enseignement : bien analyser la réflexion des autres pour ne pas déstabiliser sa foi. Quatrième enseignement : indicateurs minimalistes égale actions essentielles. Cinquième enseignement : arrêtez de passer du temps sur des décisions à impact faible. Sixième enseignement : repartir de zéro est mieux pour trouver des idées que d'optimiser l'existant.
Et le septième, qui fait écho aux JO, et je vous en parlerai à la fin, c'est le petit teasing de fin, même si je sais que c'est pas la seule chose qui vous maintient dans ce podcast, évidemment. Mais voilà, le dernier enseignement, c'est résilience face à la fatalité égale stoïcisme. Bon, ça, c'est les premiers titres que j'avais écrits, ils seront peut-être différents quand je les dirai par la suite, parce que j'essaie de les retravailler à chaque fois.
On est parti, les amis, avec le premier enseignement : l'authenticité est supérieure à toutes les techniques de vente. Je me suis rendu compte que souvent, on nous inculque plein de méthodes pour vendre. On nous dit : voici les 10 meilleurs conseils, il faut absolument dire telle phrase à tel moment pour pouvoir closer son deal ou pour comprendre son prospect, sinon ça va pas marcher. Hyper intéressant, je trouve ça bien d'avoir des personnes qui créent du contenu là-dessus, d'avoir des méthodologies, d'avoir des techniques, c'est évident.
Juste, ce qu'il ne faut pas oublier, selon moi, c'est cette partie authenticité, parce qu'il y a autant de manières de vendre que d'individus sur terre. Chacun a ses méthodes, chacun a son envie de transmettre, chacun a son discours, et c'est hyper important qu'on arrive à trouver cette authenticité. Donc avant, et donc je pense que c'est sûr qu'on le fait tous en vrai, avant d'aller chercher tous les hacks à droite à gauche, toutes les petites techniques, se dire : bah, quelle est vraiment mon authenticité ?
Reposer vraiment son discours et son pitch, avoir foi en ce qu'on vend, avoir foi en son projet si on est fondateur, et vraiment mettre sa passion et son corps et son âme dans son discours. Ça aura beaucoup plus d'impact que d'aller chercher des petites techniques à droite à gauche et de se focaliser là-dessus. Selon moi, ça, c'est plus de l'optimisation et ça vient après. Et en tout cas, on peut travailler les deux en même temps, mais le plus important, pour moi, c'est l'authenticité.
On peut prendre un exemple. Imaginons qu'on prend un exemple de vendeur de pulls, par exemple un magasin. Il y a un vendeur qui va vouloir vous vendre un pull. Paf, il va vous dire bonjour à l'entrée quand vous allez arriver, parce qu'il doit le faire, donc on va avoir un petit bonjour gêné. Ensuite, il va dire : « Bah, je suis disponible si vous voulez. » Son manager lui a dit : « 5 minutes après, il faut aller retourner voir le client, parce que, bah, peut-être qu'il aura besoin d'aide mais il n'a pas osé te le dire. »
Et le vendeur revient. Bref, il utilise pas mal de techniques, et on sent que, bah, il manœuvre un petit peu comme il doit faire selon le process, mais il n'y a pas une authenticité, en tout cas une manière de faire qui est réelle. À l'inverse, on a un vendeur qui est ultra authentique, ultra sincère, qui a juste envie vraiment d'aider les personnes qui rentrent dans ce magasin et leur conseiller les meilleurs vêtements, parce qu'il est passionné par la marque, il est passionné par les produits. Il connaît, il s'habille même de ces produits-là, peut-être depuis 3 ans. Il a été embauché parce qu'il est vraiment passionné par le truc.
Eh ben, il aura beaucoup plus d'impact, parce que c'est une personne qui va pouvoir transmettre sa passion, transmettre sa sincérité et créer de la confiance. Finalement, soyons authentiques, soyons nous-mêmes, soyons sincères, et ensuite rajoutons de la technique. Je vais prendre une petite gorgée d'eau avant de passer à l'enseignement numéro 2. Hop, hydratez-vous, c'est très important.
Alors, enseignement numéro 2 : la valeur de quelque chose. On se rend compte que dans différentes situations, la valeur de quelque chose va différer, ne va pas être la même. Comment ça se fait que la valeur de quelque chose change alors que cette même chose reste pareille ? Je me suis imaginé deux exemples. En fait, il y a deux prismes que je voudrais prendre justement sur cette thématique de la valeur de quelque chose.
Le premier prisme, c'est d'abord un exemple. Donc un exemple : vous avez soif et vous êtes, dans un premier cas, au restaurant. Vous êtes au restaurant, vous allez demander tout simplement une carafe d'eau. Cette carafe d'eau va vous être apportée, limite de l'eau du robinet, et vous attendez qu'elle soit gratuite. En tout cas, vous êtes au restaurant, il n'y a pas de sujet.
À l'inverse, vous êtes sur la plage, grand cagnard, il fait 40 degrés, vous avez hyper chaud, vous n'avez pas bu du tout de la journée. Et là, il y a une personne qui passe et qui vend des bouteilles d'eau. Et là, cette bouteille d'eau, à vos yeux, elle vaut beaucoup plus. En tout cas, vous êtes prêt à mettre beaucoup plus d'argent qu'au restaurant, parce que, selon vous, c'est gratuit, en tout cas vous n'avez peut-être pas ce sentiment d'avoir besoin de boire.
Et donc, dans ce deuxième cas, vous êtes sous le cagnard, il fait 40 degrés et il y a la personne qui vous propose une bouteille d'eau, et ben là, vous pouvez mettre 2 €, 5 €, 10 € pour avoir cette bouteille, alors que c'est exactement la même chose. Donc on se rend compte tout simplement qu'en fonction de la situation et de la douleur qu'on résout, le prix va tout simplement changer. Donc c'était intéressant d'avoir cette connotation-là, et puis on y reviendra juste après.
Deuxième exemple que je voulais avoir, pour avoir un prisme différent aussi de la valeur de quelque chose. Souvent, avant d'avoir un objet, avoir quelque chose, imaginons qu'on prenne encore cette bouteille d'eau, on peut prendre ce même exemple. Avant d'avoir cette bouteille d'eau, eh ben vous avez envie d'avoir cette chose-là, et cette valeur est à 70 %, imaginons, parce que vous l'imaginez, en tout cas vous désirez cette bouteille d'eau. Une fois que vous l'avez, la valeur qu'a cette bouteille est beaucoup moindre, parce qu'elle est avec vous, vous êtes habitué, vous avez déjà bu quelques gorgées d'eau, très bien. Et donc cette valeur diminue, la valeur de l'objet, de l'eau ou de la bouteille, diminue, donc descend par exemple à 25 %.
Et finalement, imaginez que vous perdez cette bouteille ou qu'on vous la vole. Eh ben, la valeur de cette bouteille va littéralement augmenter, parce que vous vous rendez compte de la nécessité qu'a cette bouteille pour vous, et la perte est quelque chose quand même horrible. Parce qu'imaginons que vous n'avez pas d'eau pendant les trois prochains jours, eh ben vous vous rendez compte qu'il faut absolument que vous retrouviez cette chose-là. Et donc, quand vous perdez quelque chose, c'est là où vous vous rendez aussi compte de la vraie valeur de quelque chose.
Donc on a, en fonction du temps, donc on va dire de l'expérience d'achat ou du désir, plus de l'habitude qui se crée, une grosse douleur qui se crée également et qu'on va vouloir résoudre. Donc tout ça pour vous dire que, selon moi, c'est hyper important de réfléchir à ce que sont pour vos clients des situations justement inconfortables, comme dans notre exemple 1. Quels sont les clients qui sont sous le cagnard et qui ont besoin de votre bouteille d'eau et de votre produit ? Ce sont ces personnes-là qu'il faut aller aider, parce qu'ils sont prêts à mettre beaucoup d'argent, alors que la personne qui est au restaurant, eh ben, elle a déjà accès à ce produit-là ou à un substitut, et donc ne va pas faire appel à vous, en tout cas n'est pas prête à mettre de l'argent.
Deuxième chose : créer un produit qui apporte énormément de valeur, donc une bouteille d'eau qui vraiment apporte quelque chose d'hyper important, et lorsqu'on ne l'a pas, eh bah, ça crée un manque énorme. Eh ben, ça fait en sorte que votre produit devient indispensable pour le client, et donc ça permet d'avoir du coup des clients de manière récurrente. Donc voilà, j'ai trouvé ces deux concepts hyper intéressants pour se poser la question : quelle est la valeur de mon produit ou de mon service, et comment trouver les bons clients ?
Troisième enseignement : ne brisez pas votre foi. La foi, la croyance : évidemment, on a tous des croyances, on a tous foi en des choses. Il y en a qui vont avoir foi en la religion, foi en eux, foi en un univers, donc là on parle plus de spiritualité, ou foi en une personne qui vous accompagne. Voilà, il y a beaucoup de croyances qu'on va pouvoir avoir, et il y a certaines personnes aussi qui vont vouloir détruire ces croyances.
Imaginons qu'on parle d'un entrepreneur. Il monte un projet, il va en parler autour de lui, à ses parents, à ses amis, à sa famille. Lui, il a foi en ce qu'il dit, il a foi en son projet, en ses capacités à le réaliser. Il y a beaucoup de détracteurs, des personnes qui vont dire : « Non mais toi, t'es pas capable de faire ça. Non mais tu peux pas faire ça. Ah mais t'as pas fait attention à ça. Mais attention, ça, ça existe déjà, donc tu peux pas lancer ton truc. » Et donc il y a beaucoup de choses ou de personnes qui vont ébranler votre foi.
C'est important, donc l'idée derrière, c'est de se dire : faire attention. Croyez en vous et avancez, mais voilà, ne soyez pas dupe. Prenez en compte l'ensemble des éléments qu'on vous partage, donc des personnes qui vont dire des informations qui sont cohérentes, il faut bien les vérifier, donc il faut prendre ces informations avec des pincettes. Donc il y a plein de choses qui vont arriver à vous, donc il faut que vous ayez une sorte de bulle de protection, donc toutes ces choses rebondissent un petit peu sur vous, et vous, vous faites rentrer dans cette bulle-là certains éléments qui vous paraissent pertinents, qui ont été prouvés, qui ont des statistiques, et que vous pouvez intégrer à vos croyances et à votre foi.
Attention à ne pas prendre tout comme une éponge, et du coup laisser éclater cette bulle-là et que tout traverse cette bulle, parce que vous risquez tout simplement de mettre à mal vos croyances et partir du coup sur des croyances seulement d'autres personnes, et qui iront tout simplement au détriment de ce que vous voulez mettre en place.
Donc il y a un autre exemple que je voulais vous partager, qui illustre bien ce phénomène-là, c'est la philosophie du philosophe Pascal. C'est intéressant, j'ai pas exactement tout le contexte, et je crois que c'était peut-être en 1800 quelque chose, j'ai pas envie de dire de bêtises. Je ferai un épisode dédié à la philosophie d'ailleurs, appliquée à l'entrepreneuriat, parce que je suis en train de finir un livre qui est Philocomics, qui présente 10 philosophes français, et bah, même pas français forcément, mais 10 philosophes qui ont impacté la philosophie avec une approche du bonheur. Et du coup, je vais faire un épisode là-dessus.
Tout ça pour dire que Pascal est un de ces philosophes, et ce qui était intéressant, c'est qu'il faisait une thèse qui était tout simplement que, que Dieu existe ou non, donc là on parle de connotation religieuse, c'est pas grave, parce que toutes les personnes qui croiront en Dieu auront, bah, une vie qui est plus heureuse que les personnes qui ne croient pas en Dieu. Et du coup, il disait tout simplement : croyez en Dieu. Pas forcément, on s'en fiche s'il y a un paradis, pas paradis, si c'est vrai ou pas vrai, mais si vous avez foi en Dieu, vous aurez une bonne conduite et vous ferez les choses bien. Et donc c'était intéressant, parce que lui, il utilisait cette foi pour conditionner les personnes à être de bonnes personnes et à être heureuses.
Et donc c'est aussi un moyen que vous pouvez utiliser : avoir foi en quelque chose de manière très forte. Attention, ne partez pas dans des fois aveugles, sauf si celles-ci sont positives et amènent des choses qui sont importantes. Je dis n'importe quoi : la maladie. On peut tous être atteints de maladie, et donc on peut avoir foi en sa guérison, et en fait au fait que, bah, par exemple, je dis n'importe quoi, le traitement qu'on a va nous guérir. Et donc ça, ça peut être une foi qui est positive, bien que ce soit peut-être pas scientifiquement prouvé ou qu'il y ait des chances que ça ne marche pas, ça vous permet vraiment d'avoir quelque chose de positif et de combattre cette maladie.
Finalement, je vous recommande du coup d'analyser les croyances que vous avez, toutes les fois que vous pouvez avoir, faites-en des alliés, tout en restant l'esprit ouvert et en écoutant évidemment autour de soi pour se construire un avis qui est propre.
Quatrième enseignement : indicateurs minimalistes égale actions essentielles. Je me suis rendu compte, surtout chez Growth Hiring, qu'on adore tout tracker. Je pense que c'est notre aspect data, growth, et cetera. On adore tracker la donnée, avoir plein d'indicateurs. Je sais pas si c'est parce qu'on se sent peut-être plus intelligents ou quoi, mais voilà, on aime bien avoir ce côté contrôle, data, tracking. Et j'ai remarqué que ça mettait en place un phénomène chez nous, et notamment deux gros problèmes.
Le premier, c'est qu'avoir trop d'indicateurs crée tout simplement un brouillard, et ça ne permet pas d'avoir la bonne priorisation. Et donc on se retrouve à avoir des indicateurs qui ont la même importance. Certains indicateurs, par exemple le nombre de rendez-vous fixés, sont hyper importants sur la partie commerciale pour aller chercher un montant généré chaque mois, par exemple, en termes de revenus. Par contre, un autre indicateur, le nombre de clients qu'on a accompagnés ce mois-ci, c'est peut-être pas un indicateur qu'il faut suivre par semaine, mais plutôt par mois. Et donc il y a certains indicateurs qui se perdent un petit peu dans la masse, au lieu de se focaliser sur une North Star Metric, donc en gros un indicateur clé qui fait notre étoile du berger et qu'on doit suivre et optimiser.
Et le deuxième problème, c'est qu'on passe plus de temps à tracker, parce que du coup il y a plus d'indicateurs, qu'à analyser et même mettre en place des actions en face. Et donc ça, c'est un peu le serpent qui se mord la queue, c'est-à-dire qu'on va tracker plein de choses, qui nous permettent de, bah, avoir cette envie de tracker en continu, mais au final, on ne va pas jusqu'au bout d'analyser et mettre en place des actions. Je schématise, évidemment qu'on fait une partie de ça, mais avec trop d'indicateurs, on se rend compte, bah, qu'on perd en efficacité là-dessus. Et même les actions qu'on va mettre en place, eh ben, vu que nos indicateurs ne sont pas priorisés, nos actions ne sont pas non plus priorisées en fonction des besoins de la boîte.
Ce qu'on a mis en place et qui peut vous inspirer, c'est de rechanger les indicateurs pour avoir seulement une North Star Metric par pôle. On a divisé la boîte par pôles aujourd'hui, donc il y a un pôle market et produits. Donc on est chacun gérant d'un pôle, mais on agit chacun aussi sur tous les pôles. Mais avoir une North Star Metric par pôle, c'est hyper important. Et deuxièmement, réduire le nombre d'indicateurs pour se concentrer seulement sur l'essentiel.
Cinquième enseignement, les amis : arrêtez de passer du temps sur des décisions à faible impact, et passons plus de temps du coup sur des décisions à haute valeur ajoutée. Pareil, phénomène que je me suis rendu compte du coup chez Growth Hiring : tous les jours, nous, on passe énormément de temps à prendre des décisions. C'est évident, en tant que porteur de projet, créateur de boîte, directeur, manager, ce que vous voulez, on passe du temps à prendre des décisions, et c'est un fait et c'est normal. Et souvent, on passe beaucoup de temps sur des décisions à faible impact.
Et je m'en suis rendu compte parce qu'on a refait l'ensemble de nos vidéos, de nos modules de formation e-learning. On a fait un brief pour le monteur, et en gros, on a débattu pendant 10 minutes sur est-ce qu'il fallait que du coup il y ait une vignette qui soit mise en place sur les vidéos, donc une vignette de nous qui parlons pendant que ça fait une démo d'un outil par exemple. Et du coup, on se demandait : est-ce que cette vignette, ça doit être un rond ou est-ce que ça doit être un carré ? Et on a débattu dessus, et en fait, on se rendait compte qu'on se prenait la tête, mais pour rien du tout. Ça, on s'en fout que ce soit rond ou carré, le résultat ou l'impact est minime.
Et donc j'ai commencé à conscientiser toutes les décisions qui prenaient du temps et qui servaient à rien, et en fait, il y en a plein. Il y a plein de sujets où on va débattre, et donc maintenant, on met en place un peu des no-go en disant : bon, ça, ça sert à rien, on switch, et c'est pas grave, limite on n'a pas trouvé la réponse, ou on a acté un truc par défaut, et c'est pas grave, parce que l'impact que ça va avoir pour le business, eh ben, il est moindre. Donc, selon moi, il faut faire attention à ces petites décisions qui ont peu d'impact, en tout cas les prendre le plus rapidement possible, et tout simplement se faire confiance.
Il y a des décisions, on n'est pas obligé d'être plusieurs, on peut juste se faire confiance tout simplement et dire à son associé : « Franchement, je te laisse carte blanche, peu importe, je te fais confiance, et vas-y, pleine balle. » Et donc c'est un peu ce côté-là qui est assez important : faire confiance à chacun, que chacun ait confiance aussi en son jugement, et qu'on prenne le temps sur des décisions qui sont importantes.
Sixième enseignement : repartir de zéro est mieux pour trouver des idées qu'optimiser l'existant. Je me suis rendu compte aussi que lorsqu'on veut optimiser des choses, donc ça nous arrive plein de fois, optimiser une propale, optimiser des process, optimiser un site internet, il y a plein de choses qu'on veut optimiser, la question qu'on ne se pose pas, c'est : est-ce que le projet en lui-même a besoin d'être seulement optimisé, ou est-ce qu'il a besoin d'être repensé ? Et c'est un peu ce constat-là aussi que je me suis fait, c'est que ce qui marche aujourd'hui ne marchera pas forcément demain. Et donc seulement optimiser les choses au lieu de les repenser, ça peut être de temps en temps une erreur, et de temps en temps, c'est peut-être bien, parce qu'il ne faut pas investir trop de temps lorsqu'on doit repenser quelque chose.
Donc on peut prendre un exemple, l'exemple d'une proposition commerciale. Ça nous arrivait du coup d'avoir une proposition commerciale qu'on a l'habitude de faire, et on se rendait compte qu'on avait des objections, qu'il fallait l'optimiser. Mais l'optimiser, c'était pas le bon angle. En fait, il ne fallait pas optimiser, il fallait repenser la proposition en tant que telle. Donc optimiser cette proposition, c'était perdre du temps, c'était s'éloigner du résultat qu'on voulait aller obtenir, donc c'était pas la bonne approche.
Alors que lorsqu'on veut obtenir un résultat qui est que, bah, notre taux de conversion de nos propales doit être supérieur à 50 %, alors qu'aujourd'hui il est seulement par exemple à 25 %, eh ben là, il faut repenser la propale. Et donc, dans ce cas-là, quand on va repenser la propale, selon moi, il faut repartir de zéro. Donc imaginons, nous, on utilise un outil qui s'appelle Trumpet pour faire les propositions. Donc là, selon moi, il faut vraiment sortir du système, c'est-à-dire oublier Trumpet, prendre un Notion ou une note, et noter exactement ce qu'on veut voir dans notre proposition : ce qui est important en termes de pitch, ce qui est important en termes de data, le contexte, les objectifs, notre proposition, notre méthode, le tarif. Voilà, les wow effects, le côté émotionnel, toutes ces choses-là doivent ressortir sur ce document.
Ensuite, une fois qu'on a validé ça entre les associés, on va pouvoir prendre un support qui est peut-être différent. Donc par exemple, on est repartis de zéro pour la proposition, on a pris un Canva pour avoir plus de liberté d'expression et de design, par exemple, sur la proposition. Et donc le fait de sortir de la boîte, sortir du système, repenser les choses avec des supports totalement différents permettait d'avoir une créativité beaucoup plus intéressante, avoir des idées qu'on n'aurait pas trouvées naturellement, et surtout avoir un rendu final qui génère de l'émotion et qui a de l'impact. Et donc j'ai trouvé ça hyper intéressant.
Donc maintenant, je me pose la question à chaque fois : est-ce que ça, ça nécessite d'être seulement optimisé, ou vraiment d'être repensé ? Je pense que c'est important de se demander si, pour arriver justement au résultat, il y a besoin d'optimiser l'existant ou non. Et si on doit l'optimiser, c'est tant mieux, parce qu'en vrai, on se facilite la tâche et ça prend moins de temps. Si on ne doit pas l'optimiser, bah là, selon moi, il faut repartir de zéro en ayant en tête l'essentiel : c'est quoi les choses essentielles, limite en les priorisant, qui doivent apparaître dans ce projet-là, qui marchent déjà dans l'existant, et qui pourraient marcher en termes d'idées. Lister les nouvelles choses que l'on peut apporter, et essayer de changer le support.
Ça, franchement, c'est ultra game changer, changer le support, parce que ça vous permet de booster votre créativité. Imaginons, je dis n'importe quoi, vous réfléchissez à un problème mathématique en étant dans un métro, et à l'inverse, vous réfléchissez à un problème mathématique quand vous êtes dans une salle de classe avec un prof de mathématiques et un tableau blanc. Eh ben là, on change d'endroit, on change d'environnement, et ça permet d'avoir, bah, quelque chose qui est plus proche de la réalité. En tout cas, on se met dans la meilleure condition pour y arriver.
Septième et dernier enseignement : résilience face à la fatalité, tel un bon stoïcien. Je vais la refaire parce qu'elle est importante : résilience face à la fatalité, tel un bon stoïcien. Comme je vous ai raconté tout à l'heure, la semaine dernière, c'était semaine JO paralympiques, donc hyper inspirant, hyper inspirant. Frissons partout, dans le dos, dans le cou, dans l'avant-bras, sur les doigts, bref, partout, parce qu'on voit des sportifs qui font des prouesses qui sont incroyables.
On sent qu'ils ont mis des années, ils ont mis leur corps, leur âme dans, bah, dans ces disciplines, dans cette passion qui les anime et qui leur donne vraiment, bah, un but. C'est vraiment une mission de vie. Et je pense qu'il y en a beaucoup qui doivent avoir cette mission de vie d'inspirer d'autres personnes qui sont en situation de handicap, et montrer qu'en fait, on peut y arriver, on peut passer au-dessus et trouver une autre manière de vivre.
Ça m'a rappelé en fait tout simplement des principes du stoïcisme. Pareil, je pense que je ferai un épisode dédié au stoïcisme, parce que les sujets philosophiques, le stoïcisme, et cetera, c'est des sujets qui m'intéressent pas mal en ce moment, que j'aimerais documenter et surtout appliquer à l'entrepreneuriat. Mais c'est le fait que, bah, ces personnes-là ont fait face à la fatalité qui leur est arrivée, donc un accident, ils en ont fait quelque chose de bien, en tout cas de positif.
Ce que dit le stoïcisme, c'est : on n'a pas de contrôle sur les phénomènes, mais on a le contrôle sur notre perception de ceux-ci. Donc par exemple, le phénomène d'un handicap : il y a un accident, on n'a pas le contrôle, c'est comme ça, c'est la vie, c'est des choses qui arrivent, c'est injuste, mais c'est comme ça. Pourtant, on peut faire en sorte que ce handicap devienne une opportunité, ou qu'on en fasse une bonne chose, en tout cas pour soi. Donc il y a des choses qui ne dépendent pas de nous, comme ce genre de chose, il y a des choses aussi qui dépendent de nous, et toutes ces choses-là, il faut en faire quelque chose de positif.
Donc, selon moi, il faut différencier du coup ces choses qui sont hors de notre contrôle, qu'on ne peut pas contrôler, et les choses qui le sont. Et dans tous les cas, il faut se rappeler que, bah, c'est vraiment cette perception que l'on a qui va vraiment impacter, que nous-mêmes on peut contrôler. En fait, que ces situations soient hors de notre contrôle en termes de cause ou qu'elles le soient, eh ben, dans tous les cas, on peut avoir un contrôle dessus en termes de perception et d'action. Donc ça, j'ai trouvé ça assez fort, et ça permet vraiment, je pense, d'affronter toute la vie si on pratique ce genre de philosophie, en tout cas d'état d'esprit. Je pense que ça peut vraiment tout changer.
J'aimerais vous partager du coup un sujet philosophique. Si vous pouvez répondre en mettant un avis en commentaire, sur LinkedIn, comme vous voulez. Je pense que c'est important de se poser ces questions, et peut-être qu'à chaque épisode, je mettrai une petite question, un petit sujet philosophique, parce que ça m'intéresse d'avoir votre point de vue, et je trouve que c'est intéressant de se poser ce genre de questions pour vous-même. Voilà, ça vous fera des petits devoirs.
Le sujet que je voulais vous partager, c'est : si vous n'aviez pas la pression de l'argent ou de la rentabilité, est-ce que vous feriez ce que vous faites ? Je pense que c'est une très bonne question. C'est pas moi qui l'ai trouvée, mais c'est plutôt en échangeant avec quelqu'un qui s'appelle Joshua, j'ai plus son nom de famille, mais il va créer une sorte de temple de l'entrepreneuriat, et notamment il veut partager tous ces sujets philosophiques et de spiritualité. Donc on échange pas mal, et ça va devenir, je pense, il ne le sait pas encore, mais mon mentor philopreneur.
C'est un peu ce que je cherchais, je cherchais pas mal de philosophes, bah, de personnes qui font de la philosophie et qui ont entrepris, et du coup j'ai utilisé ce mot, philopreneur, je trouve que ça sonne bien. J'ai pas du tout cherché, je suis tombé sur Joshua par hasard grâce à une rencontre, et ça a tout de suite matché. Il a un projet qui est génial : il veut du coup fédérer les entrepreneurs et les aider à créer un bel écosystème d'apprentissage, d'état d'esprit et de spiritualité. C'est vraiment ce qui rallie ma mission de vie, qui est de créer, bah, une école de l'entrepreneuriat dans 3, 4 ans. Je sais pas exactement comment ça va se matérialiser, mais l'objectif final, c'est vraiment d'aider les entrepreneurs à s'épanouir, s'émanciper et surtout à trouver ce bonheur intérieur, très important.
Et du coup, cette question m'est venue : est-ce que, bah, si on n'avait pas cette pression d'argent, et qu'en fait on devait travailler gratuitement, est-ce qu'on ferait ce qu'on fait ? Et je pense que si la réponse est oui, ah, c'est une bonne chose, c'est-à-dire que vous êtes au bon endroit. Si la réponse est non, eh bah, il faut bien se reposer la question, quoi. Après, évidemment, c'est pas parce que la réponse est non que ça veut dire qu'il faut quitter ce qu'on fait, mais il faut avoir conscience que du coup, il y a d'autres facteurs qui font qu'on fait ce qu'on fait, donc par exemple l'argent. Et du coup, si on n'avait pas ce côté argent, bah, on ferait peut-être totalement autre chose, et ça nous permet de nous éveiller sur les choses qu'on aimerait exploiter.
Et moi, je me rends compte en me posant cette question, c'est pour ça que je mets un peu de temps, que, bah, moi, ce qui me fait kiffer en fait, c'est vraiment d'aider les autres, trouver un moyen d'avoir un contact humain et de faire en sorte que les gens soient heureux, quoi. Et donc ça se retrouve dans mon entrepreneuriat ou même dans le contenu que je fais : le but, c'est d'aider. Mais je trouve qu'il manque encore cette dimension physique, aller voir les gens, et même aider sur des sujets beaucoup plus terre à terre, donc d'éducation, se nourrir, en tout cas des besoins vraiment primaires, et surtout pour les personnes qui en ont ultra, ultra besoin. Donc j'ai l'impression que voilà, c'est un petit peu les notions qui m'égaient et qui m'éveillent avec cette question.
Voilà, c'en est tout pour cet épisode. N'hésitez pas à me dire votre réponse par commentaire ou sur LinkedIn également. Mettez un petit 5 étoiles sur Apple Podcasts, ça fait toujours plaisir. En vrai de vrai, ça m'aiderait beaucoup à faire connaître le podcast. Et surtout, partagez-le, ça, franchement, c'est trop cool. Il y a de plus en plus de gens qui écoutent, je vous partagerai des stats prochainement.
Je me suis pas vraiment trop penché sur le sujet, parce que je voulais vraiment le faire en mode hobby, donc me détacher de toute la partie data, diffusion, et cetera. Donc j'aimerais que ce soit naturel et que ça se fasse en referral. Donc si vous pouvez le partager à quelqu'un et que ça peut aider quelqu'un, faites-le. Gros bisous, prenez soin de vous et à très vite. Ciao !