← Podcast S'entreprendreÉpisode 17 · 25 août 2024 · 32:16

Faire une pause est une bonne chose pour son business

Passer à l'action

Et toi, où en es-tu dans ton entreprise et dans ta vie ?

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Transcription de l'épisode

Transcription automatique, peut contenir quelques erreurs.

Hello les amis, j'espère que vous allez bien. Je suis trop, trop content de vous retrouver. Vous vous rendez pas compte, ça fait trois semaines qu'aucun épisode n'est sorti. Aucun épisode n'est sorti, c'était volontaire : je suis parti en vacances et je me suis dit qu'il fallait absolument que je déconnecte tout, que j'aie l'esprit tranquille pour revenir après l'été avec plein d'énergie et plein de nouvelles idées. Donc contrat réussi, je suis très content, j'ai bien pu tout déconnecter.

Et donc c'est la reprise, les amis, c'est la reprise des épisodes de S'entreprendre, et nous sommes actuellement au 17e épisode. 17e épisode. Pour cette reprise, je me suis noté de préparer un petit texte d'introduction pour toutes les personnes, bah, qui suivent le podcast depuis le début, ou même toutes les personnes qui arrivent sur le podcast et qui découvrent le contenu, pour qu'ils comprennent, bah, qui je suis, qu'est-ce que je fais, pourquoi je fais tout ça. C'est parti, je vous le partage. Il se modifiera forcément au fur et à mesure des épisodes, mais voici le premier que je vous partage.

Donc pour me présenter, je suis Alexis Bouvet, je suis le cofondateur et CEO de Growth Hiring. Il y a 3 ans, avec Marilou et Hugo, on s'est rendu compte qu'on pouvait utiliser les méthodes marketing, commerciales et issues du growth hacking au service des recruteurs. Pas pour aller chercher des clients, mais pour aller chercher des candidats. L'objectif est tout simplement de les aider à rencontrer plus de candidats et de mettre en place les bons systèmes pour leur faciliter leur quotidien. On a donc créé une communauté qui s'appelle le Growth Hiring Club, on a mis en place des programmes de formation et des accompagnements sur mesure pour les entreprises qui nous demandaient de travailler avec eux.

Growth Hiring, c'est aujourd'hui une équipe de plus de 30 experts sous le modèle de collectif de freelances. On a accompagné plus de 80 clients, formé plus de 700 apprenants, et notre communauté compte aujourd'hui plus de 4000 recruteurs ou professionnels du recrutement. Je me suis rendu compte que l'entrepreneuriat au sens large, le fait d'être entreprenant, donc ça veut dire sur la partie professionnelle comme personnelle, est l'un des meilleurs leviers pour se connaître. S'entreprendre soi-même est donc une philosophie de vie qui nous permet de nous améliorer chaque jour. Et c'est à travers ce podcast et mes aventures entrepreneuriales que j'ai envie de vous partager chaque semaine mes enseignements, mes apprentissages, pour que vous aussi vous puissiez vous entreprendre.

Voici cette première version, j'espère qu'elle vous plaira. Je la modifierai sûrement au fur et à mesure, mais ça nous fait une belle introduction pour ce nouvel épisode de reprise d'après les vacances. Au programme du jour, ce que je vous propose, c'est toujours les actualités de la semaine, rapidement, perso et pro, et après les enseignements de la semaine. Donc là, ce sera plutôt les enseignements des deux, trois dernières semaines, et je l'ai très axé sur la partie vacances, en fait, tout simplement. Ça m'a fait du bien, j'ai pu prendre de la hauteur, prendre du recul, prendre du temps pour moi, et j'aimerais vous partager justement ce que ça m'a permis de, bah, découvrir, quels sont les enseignements que j'en ai tirés, que ce soit sur le business ou à titre perso.

Sans plus attendre, on commence. Actualité à titre perso : bah, retour de vacances. J'étais parti en Italie, je suis parti à Rome pendant une semaine, ensuite à Naples, à Bari, dans les Pouilles. Donc très, très sympa, c'était super cool, il faisait très chaud, de très bonnes pizzas. Les Italiens sont super sympas, très radieux je trouve dans leur manière d'être, et même leur langage, la langue est assez riche, mélodieuse, donc franchement c'était très, très cool. Ensuite, je suis parti aussi à Cannes, j'ai fait les Plages Électroniques, très sympa aussi avec des amis, et je suis rentré du coup la semaine dernière, tout simplement pour la reprise à Paris.

Sur la partie pro, il y a plein de nouveautés, plein de nouveautés. On a fait deux journées de tournage, bah, cette semaine qui vient d'arriver, avec Hugo et Marilou, donc deux journées intenses en studio. C'était vraiment une reprise hyper intense. On devait refaire toutes nos formations : on a fait des formations depuis le début de l'aventure Growth Hiring, on ne les avait jamais rechallengées, recréées, et cetera. Donc là, on s'est pris un moment vraiment que pour nous pour refaire tout ça de A à Z, avec un nouveau branding, en studio du coup, de manière beaucoup plus qualitative. Et franchement, c'était très intense, mais hâte de voir le résultat après le montage.

Nouveau branding du coup, on travaille dessus depuis février, donc ça fait un bail. On a mis du temps à avancer avec l'agence de branding, c'était très, très long, mais on arrive quand même à la fin de ce projet, qui devrait sortir normalement vers le 10 septembre. Donc franchement, j'ai hâte. À l'heure actuelle, là, on est le 26, non, le 25 août, donc ça devrait sortir dans 2 semaines à peu près, donc trop hâte de vous partager tout ça. On a mis en place aussi un nouveau site internet qui devrait sortir dans les mêmes environs, et également une nouvelle offre de consulting qui commence à avoir ses premiers clients, et du coup ça, ça fait trop, trop plaisir.

On a fait un petit dîner aussi avec Hugo et Marilou, parce que ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus, pour les retrouvailles, et c'était trop, trop intéressant. On a beaucoup parlé de nos ambitions perso, bah, de chacun, quelles sont nos missions de vie, les objectifs qu'on veut atteindre, et réaligner tout ça. En tout cas, avoir le savoir, la connaissance de ce que veulent faire les associés, c'est hyper important. Et aussi, bah, dans quelle cour, dans quelle catégorie on veut jouer, quel est notre jeu, bah, quelles sont les règles de notre jeu, et quel est le jeu qu'on veut affronter et jouer. Et surtout savoir quelle est la limite, où est-ce qu'on ne veut pas être et où est-ce qu'on veut être.

C'est-à-dire, est-ce qu'on veut créer une boîte tout simplement à 100 personnes, est-ce qu'on veut rester à taille humaine, quelle était l'échelle de notre branding, à quelle échelle on voudrait qu'on soit visible ou non. Donc voilà, c'était hyper intéressant, pareil, pour réaligner les objectifs des associés.

Enseignements de la semaine, plutôt enseignements des vacances, je vais appeler ça comme ça : les 7 enseignements. Donc on en a sept aujourd'hui. Le premier, c'est faire des pauses peut être la meilleure chose pour son business. Le deuxième, apprendre à s'ennuyer et s'émerveiller devant la vie. Le troisième, moment d'introspection pour se rappeler ses objectifs et ses envies. Le 4e, enlever la notion de temps pour être dans le moment présent. Le 5e, moins de réflexion pour plus de lâcher-prise. Le 6e, la vie est faite de nuances, il n'y a pas une bonne voie mais plusieurs. Et le 7e, les bonnes pratiques pour une bonne reprise.

On enchaîne sans plus attendre sur le premier enseignement : faire une pause est une bonne chose pour son business. En fait, je me suis rendu compte que, bah, lorsqu'on entreprend, on a souvent la volonté de travailler jour et nuit, et c'est un peu le jeu de l'entrepreneuriat. Évidemment, il faut travailler, et ça va demander énormément d'efforts, c'est comme ça, c'est le jeu. Mais on oublie souvent de se reposer, de prendre de la hauteur, d'avoir un petit moment où on va tout couper pour avoir plus d'énergie et plus d'idées.

Et donc je sais que moi, je ne prenais pas du tout de vacances sur mes dernières années d'entrepreneuriat. J'avais monté une agence marketing il y a à peu près 3 ans, une entreprise qui fait des costumes à base de matières recyclées, bref, je ne prenais pas forcément le temps pour moi de, voilà, tout simplement poser le business et faire totalement autre chose à titre personnel. Et là, les vacances, personnellement, moi, ça m'a énormément apporté. Ça m'a permis de, bah, reprendre un peu de la hauteur, de me rendre compte que j'avais besoin de me ressourcer, avoir mon esprit totalement sur off et déconnecter du business pour avoir tout simplement cet effet de reprise. Avoir l'envie de reprendre et pas être déjà en fin de course, comme dans un marathon où en fait tu es déjà en fin de course parce que tu as l'impression que tu as sprinté jusqu'au bout.

Donc hyper important d'avoir cette recharge. Je pense que la clé de succès d'un business est notamment liée à la santé mentale et physique des associés, en tout cas des fondateurs du business, des personnes qui sont à la tête. Et donc c'est indispensable de faire attention à sa propre machine, de faire attention à son propre bien-être, et selon moi ça passe par ça. On peut avoir une comparaison qui est, par exemple, le sport : souvent on va s'entraîner dur comme fer pour atteindre un objectif, pour une compétition, et c'est... enfin, il faut mettre en place le bon plan. Mais par contre, dans ce plan, il y a des moments de repos, il y a des pauses, sinon on se retrouve en surentraînement, et là arrive la blessure, ou tout simplement la fatigue physique qui fait qu'on n'arrive plus à s'entraîner. Et donc c'est la même chose pour le business : il faut éviter toute la partie burn-out, capter tous les signaux, et donc avoir du temps où il faut se reposer.

Deuxième enseignement : apprendre à s'ennuyer et s'émerveiller devant la vie. C'est quelque chose, je trouve, qui, bah, est hyper important, que j'ai beaucoup vécu aussi pendant les congés. Je suis parti du coup en Italie, il y avait plein de choses que je découvrais, on a fait du bateau, on a visité énormément de monuments, on a découvert énormément de choses de manière culturelle. Et j'ai tout simplement enlevé mes lunettes business et j'ai mis mes lunettes d'enfant, tout simplement pour découvrir un peu le monde d'un point de vue enfantin. Et je voulais réveiller justement cet enfant intérieur qui était hyper curieux, qui est hyper curieux, qui a envie de découvrir plein de choses, comprendre pourquoi, comment ça se fait, essayer vraiment d'être attiré par cette nouveauté.

Et c'est une chose qui est compliquée à mettre en place lorsqu'on est dans une routine quotidienne business. On va souvent mettre des œillères sur les choses qui peuvent nous défocus, on va être vraiment focalisé sur le business, sur les objectifs qu'on veut atteindre, et donc on atténue beaucoup cette âme d'enfant, cette curiosité, cet émerveillement de la vie assez candide. Donc je pense que c'est hyper important de réussir à raviver cette flamme-là dans le quotidien. Avoir des moments hors du taf, donc le matin, le soir, les week-ends, où on arrive à switcher, en tout cas à entretenir cet enfant intérieur qui, bah, ne demande qu'une chose, c'est d'apprendre. Surtout d'apprendre plein de choses qui ne soient pas forcément business, mais qui soient culturelles, apprentissage de connaissances.

Nous, on a beaucoup appris de comment c'est fait, comment a été créée Rome, l'Empire romain, Pompéi, voilà, toutes ces choses-là qui sont hyper intéressantes. Et en fait, qui remettent tout simplement une perspective qui est beaucoup plus grande, et on se rend compte qu'on est juste un mini pourcentage dans l'univers, et notamment dans l'échelle temps de la création du monde. En fait, les humains sont vraiment une infime partie, et donc ça, ça fait vraiment relativiser, et ça nous permet de reprendre beaucoup de hauteur sur la condition humaine.

3e enseignement : moment d'introspection pour se rappeler ses objectifs et ses envies. Bah, souvent, quand on va tout stopper justement et couper comme ça, bah, c'est le moment où on va se reposer. Bah, il y a moins de brouillard, il y a des choses beaucoup plus claires qui vont apparaître. C'est un peu comme si on était dans une eau trouble, comme dans un lac. Imaginons qu'il y avait un lac qui est votre lac de la vie : bah, c'est très troublé par le business, par tout ce qui doit avancer, et cetera. Et là, ça nous permet d'avoir quelque chose de beaucoup plus calme, une sorte de lac d'huile, et on y voit beaucoup plus clair, on voit chaque onde, et on comprend du coup, bah, la direction dans laquelle on va aller, nos peurs aussi, quelles sont les craintes qu'on va pouvoir avoir. Et donc ça, c'était intéressant de, bah, reposer justement ses envies, ses objectifs.

J'ai lu un livre aussi qui était très intéressant, celui d'Ulysse Lubin, qui est « 1000 jours en quête de sens ». Donc je sais pas si vous le connaissez, mais c'est un créateur de contenu qui a tout simplement décidé tout d'abord de quitter son taf. Il n'était pas heureux, même s'il avait un peu le cadre un peu parfait comme on pourrait le penser : « J'ai mon CDI à Paris, j'ai une trentaine de paires de chaussures », il aimait bien rigoler avec ça. Bien qu'il ait tout ça, et qu'il ait le côté matériel, il n'était pas forcément heureux. Il s'est rendu compte qu'il n'était pas aligné avec lui-même, il avait besoin de retrouver du sens dans sa vie.

Donc il a décidé de quitter son CDI, se lancer des challenges à travers le monde et voyager autour du monde pendant 1000 jours à peu près, mais en tout cas c'est ce qu'il a fait. Et donc il documente toute sa quête, les choses qu'il a apprises, les challenges qu'il s'est fixés, et ça redonne aussi, pareil, une perspective totalement différente de pourquoi on fait les choses. Est-ce qu'on entreprend vraiment seulement pour aider les gens, voilà, nos clients ? Et ça, c'est une réalité, et c'est vrai, il faut. Mais il y a aussi un côté entrepreneuriat qui est apprentissage de soi, s'entreprendre soi-même, et je trouve que ce bouquin, bah, révélait beaucoup cette philosophie-là.

Ce que j'ai trouvé intéressant, c'est qu'il a aussi mis en place un atelier d'introspection. Donc c'est une trentaine d'exercices pratiques, ça s'achète en ligne, vous pouvez taper « Ulysse Lubin atelier introspection ». Et donc je l'ai acheté, et ça permet en fait de faire un constat sur sa vie actuelle, plus, bah, son passé, et puis ce qu'on a envie de mettre en place. Et ça m'a permis aussi de réaligner mes objectifs par rapport à ce que je voulais avoir et faire. Souvent, c'est des objectifs que je me mets de manière annuelle, mais voilà, les vacances, c'est quand même un bon moment pour reprendre un petit peu de hauteur, reposer ça et se replonger là-dedans.

Donc pour finaliser tout ça, selon moi, c'est hyper important d'avoir un endroit qui centralise vos objectifs perso. Justement, quelles sont vos quêtes, quels sont vos combats, et qu'est-ce que vous avez envie de mettre en place. Mettre aussi une to-do list perso : ça, c'est quelque chose que j'ai beaucoup négligé, je m'en suis rendu compte ces derniers mois. J'avais ma to-do list pro et c'était le nerf de la guerre pour moi, alors que, bah, le perso, c'est quand même la chose assez importante. Je sais que la frontière est très fine quand on est entrepreneur, mais j'aime bien quand même la segmenter, ça permet d'avoir, bah, déjà plus de clarté dans les propos.

Mais du coup, une to-do list perso pour savoir quelles sont les choses que vous voulez apprendre, faire, voyager, voilà, toutes ces choses-là sont hyper importantes, et ça doit venir aussi dans votre quotidien. C'est des choses que vous devez imbriquer dans ces journées qui sont bien chargées. Et finalement, avoir un rituel pour regarder de nouveau ces objectifs de manière récurrente : ça peut être tous les mois, tous les quarters, tous les 6 mois ou tous les ans. Je recommande quand même de le faire soit tous les mois, soit tous les trimestres, parce que ça permet justement de se rappeler les objectifs qu'on s'est fixés et est-ce qu'on est au bon endroit par rapport à ça.

Je vais prendre une petite gorgée et on va enchaîner sur l'enseignement numéro 4. J'avais oublié à quel point ça prenait de la salive. OK, enseignement numéro 4 : enlever la notion du temps nous aide à être dans le moment présent. Je pense que les ennemis du moment présent... Moi, je suis beaucoup à la quête de ce moment présent, selon moi c'est ici que réside le bonheur : le fait d'être juste heureux à l'instant T, bien avec soi-même et en harmonie, et vraiment plongé dans cet instant présent. Mais les ennemis de cet instant présent sont le passé et le futur.

Et en fait, lorsqu'on est rythmé par une vie de business, eh ben, on a souvent cette temporalité qui nous ronge l'esprit. C'est-à-dire, on va avoir un meeting qui va arriver à telle heure, on sait que demain il faut qu'on mette ça en place, qu'est-ce qu'il faut que je mette en place, qu'est-ce que je dois faire. Voilà, c'est un peu les réflexions qu'on a de manière constante dans nos esprits d'entrepreneur. Et mettre de côté la temporalité... c'est-à-dire, quand j'étais en congé, il n'y avait pas de sujet, de points que je me fixais, je regardais très peu mon téléphone, j'avais vraiment tout coupé. Et je voyais du coup la vie plutôt comme un fleuve tranquille, et je me laissais bercer et porter par la vie, plutôt qu'être rythmé par quelque chose que je m'étais imposé.

Et donc ça, j'ai trouvé ça assez fort, et je trouvais que ça m'enlevait justement cette charge mentale de « je dois mettre ça en place, qu'est-ce que je dois faire demain, qu'est-ce que j'ai mis en place avant », et cetera, et ça me permettait justement de cultiver ce côté instant présent. Et je me suis demandé comment je pouvais mettre ça en place dans mon quotidien en termes business. Parce qu'évidemment, il faut garder ces meetings-là, on ne va pas pouvoir dire, bah, les meetings, les plages horaires... La temporalité, le temps, c'est quand même une sorte d'unité de mesure qui nous permet, bah, d'avoir un support universel par rapport à d'autres personnes, donc évidemment ça ne va pas se supprimer.

Mais je me suis dit que ça pouvait être intéressant d'avoir des plages horaires beaucoup plus définies de deep work. Donc imaginons, je sais pas, 2 h, 3 h où je n'ai rien d'autre, et donc là je peux vraiment être plongé dans une tâche, dans des moments où j'ai ce flow, vraiment cette sensation d'instant présent, même dans ce que je fais au quotidien. Et je pense essayer aussi au maximum d'enlever cette contrainte temps, que ce soit en fin de journée ou les week-ends. Souvent, moi aussi, je vais avoir ce côté à regarder l'heure, à être vraiment rythmé. Même là, aujourd'hui, on est dimanche, j'ai été beaucoup rythmé aujourd'hui, à me dire à quelle heure il faut que j'enregistre ce podcast, ça va prendre combien de temps, qu'est-ce que je vais pouvoir faire avant, après. Et donc là, je repars dans mes mauvais défauts, et donc je pense qu'il faut vraiment essayer d'enlever cette échelle-là le plus possible lorsqu'on peut, pour vraiment cultiver cet instant présent.

5e enseignement : moins de réflexion pour plus de lâcher-prise. Bon, c'est pas du tout l'objectif de ce podcast, parce qu'on est quand même pas mal dans la réflexion et dans le partage d'enseignements. Mais pareil, je me suis rendu compte qu'en revenant de vacances, j'avais beaucoup plus l'esprit léger. J'avais de la légèreté qui s'était accumulée, parce qu'il y avait vraiment moins de pression, moins de charge mentale, moins de choses à penser. Et au final, j'ai un peu cultivé, on va dire, une envie de, bah, une action sans réflexion.

C'est-à-dire que je vais beaucoup plus faire confiance à mon instinct, à mes intuitions, je vais moins me prendre la tête. En fait, c'est surtout ça, c'est moins se prendre la tête sur des choses. Imaginons qu'il y a un message que j'ai envie d'envoyer, eh ben en fait, je vais l'envoyer comme moi, avec mon cœur, avec ma passion, j'ai juste envie d'envoyer ce message-là. Et je me fais confiance sur le fait que si je l'écris avec le cœur, avec la passion, avec mon intuition, bah ça marchera. Il n'y a pas besoin de revenir dessus trois, 4, 5, 6 fois, et en fait ça nous évite de nous prendre la tête, ça nous permet vraiment d'avancer sur des choses qui sont concrètes, et il n'y a pas de sujet.

Et là, par exemple, je m'en suis rendu compte, le résultat reste le même. J'ai envoyé par exemple quatre messages vendredi dernier, donc il y a trois jours, et j'ai regardé tout à l'heure : il y a trois personnes sur les quatre qui m'ont répondu. Et en fait, c'est des personnes avec qui je voulais absolument échanger. J'ai même pas relu les messages, juste pour les fautes d'orthographe, mais je ne me suis pas demandé, en fait, ou posé la question : comment je dois tourner ce message, est-ce qu'il faut que j'aie une accroche à ce moment-là, et cetera, est-ce que je mets ce call to action-là. Pas prise de tête, vraiment parler avec le cœur, avec nos tripes, et ça marchera.

En tout cas, c'est comme ça que j'ai envie d'avancer beaucoup plus. En tout cas, j'ai envie de lâcher prise, avoir vraiment mon âme qui soit plongée dans mes tâches, dans ce que je veux proposer au monde, et pas besoin de réfléchir 1000 fois, et vraiment passer à l'action. Donc selon moi, il faut garder de la légèreté dans ce qu'on fait, c'est hyper important. Laisser aussi cet enfant, bah, intérieur reprendre le dessus, bah, de prendre des risques, de moins réfléchir avant d'agir. Souvent, en fait, c'est ça, hein, les enfants, quand on les voit, ils ne vont pas du tout avoir la réflexion, ils sont hyper authentiques, et donc c'est un peu cette authenticité, je pense, qu'il faut continuer à utiliser.

Et aussi faire des actions, selon moi, qui sortent du cadre, donc des choses un peu extraordinaires par rapport à notre ordinaire à nous. Donc par exemple, ce que j'aimais bien faire, parce que j'avais fait une fois, j'étais parti en Inde, et pendant que j'étais en Inde, il y avait des bateaux qui partaient, c'était sur un port. Et du coup, naturellement, ce que j'aurais dû faire, c'était juste visiter le port, puis après un autre endroit un peu touristique pour aller visiter à droite à gauche. Et en fait, je me suis dit : bah, pourquoi pas faire un peu un yes man, quoi, dire oui un peu à tout, avoir cette curiosité qui nous anime, et se dire : bah, là, je suis sur ce port, il y a plein de bateaux qui partent. Donc il y avait des sortes de bateaux de croisière, je savais pas du tout où ils allaient, et je me suis dit : bah, let's go, je prends un billet et je prends ce bateau, et je verrai où il m'emmène, et rien de plus.

Et donc ça, ça permet vraiment d'avoir ce côté : j'enlève le côté objectif, je dis oui à la vie, je me laisse porter et je vois ce qui se passe. Et je trouve ça assez intéressant d'essayer de cultiver ça. Attention, il y a des choix stratégiques à faire, et cetera, mais je trouve ça intéressant de le faire, voilà, d'essayer de continuer à utiliser cet enfant intérieur, un peu cette curiosité, et surtout, bah, laisser place à l'imprévu.

6e enseignement, les amis, 6e enseignement : la vie est faite de nuances, il n'y a pas une bonne voie. Ça, je sais pas si vous vous rendez compte, mais on reçoit des conseils de partout. Même là, tout ce que je vous partage, ce sont des enseignements, ce sont les miens, ils n'ont de valeur que par rapport à ce que vous, vous arrivez à percevoir et à appliquer dans votre quotidien. Mais je trouve qu'on est bombardé de conseils, bombardé de concepts, et ça peut poser problème. C'est-à-dire qu'on va être un peu comme des éponges à appliquer les choses.

Donc moi, par exemple, j'avais fait une erreur sur le focus. Tout le monde me disait : il faut être focus, faut être focus, faut faire qu'une offre, et cetera. C'est vrai dans certains cas, comme c'est faux dans d'autres. Par exemple, au début de son activité, eh ben, il ne faut pas forcément être focus selon moi, il faut expérimenter plein de choses, voir ce qui prend. C'est comme si on avait plein de cannes à pêche : on met plein de cannes à pêche à l'eau et on voit celle qui tire, et ben celle-ci, on va continuer à l'utiliser, ou en tout cas aller sur ce spot-là, parce qu'on voit que ça mord. Et donc le focus n'est pas forcément roi dans ce contexte-là.

Il y a plein d'autres sujets où on peut partir plus sur les habitudes. Dans les habitudes, on nous dit par exemple : il faut pas boire d'alcool, faut pas fumer, faut pas manger de sucre. Donc là, c'est ce que j'essaie de faire, d'ailleurs, je me fais une sorte de cure de sucre, parce que je sens que c'est une addiction que j'ai, dont je n'avais pas forcément conscience. Mais dès qu'il y a du sucre, mon cerveau, il pète un câble, il a tout de suite envie de le prendre, et puis surtout il ne s'en lasse pas, quoi, il veut absolument reprendre.

Et je me suis rendu compte que lorsqu'on a des habitudes, bah pareil, on nous dit : il faut pas prendre de sucre. Donc faut tester. Donc là, par exemple, je vais tester pendant, je sais pas, une semaine, 2 semaines, 3 semaines, et après ça me permettra en fait d'avoir supprimé l'addiction et d'avoir le contrôle là-dessus. Mais ça veut pas dire qu'il faut plus du tout que je prenne de sucre de ma vie, c'est juste que j'ai éradiqué une addiction pour laisser place à une sorte de vie dans le juste milieu. C'est-à-dire, quand je sens que j'ai besoin par exemple d'énergie pour une compétition sportive, évidemment il faut que je prenne du sucre. Quand je sens que mon énergie est plus faible, je vais prendre du sucre. Quand j'ai envie de me faire plaisir, tout simplement, eh ben, je vais prendre quelque chose avec du sucre, et c'est OK, mais juste faire attention à ne pas en avoir trop.

Et donc c'est pareil pour les concepts. Pour moi, les concepts, il ne faut pas appliquer bêtement les choses qu'on nous dit, il faut les comprendre, et en fonction des situations, eh ben, vous prenez le concept qui vous intéresse. Donc il y a plein de personnes qui donnent... Moi, que je suis par exemple : thé au lion naval ravi k ousama, des philosophes, Vipassana. Voilà, il y a plein de sujets, moi, qui m'attirent et qui ont leur art de vivre, qui ont leur vision, qui ont leurs conseils pour vous donner, entre guillemets, la bonne direction. Et ben, pour moi, il faut construire sa propre philosophie à soi, en s'inspirant des philosophies des uns et des autres, pour voir si on est raccord, pas raccord, déjà se faire son avis à soi.

Et en fonction des situations, donc c'est là où il y a de la nuance, eh ben vous pouvez utiliser un concept ou utiliser l'inverse de ce concept, en fonction de la situation. Et donc ça, c'est un peu ce que j'ai appris, on va dire, ces deux, trois dernières semaines : c'est vraiment de se dire comment je peux utiliser l'ensemble de mes connaissances comme une boîte à outils qui me permet de trouver les bonnes décisions et les bonnes solutions dans ma vie.

Dernier enseignement, dernier enseignement, le 7e : les bonnes pratiques pour une bonne reprise. En fait, je me suis rendu compte que couper pendant 2, 3 semaines, eh ben, c'est dur. Déjà, c'est dur de le faire. Ensuite, une fois que c'est fait, bah c'est bon, mais après c'est dur de revenir. Donc c'est dur de revenir parce qu'on repart sur, bah, un rythme qui était intense. Je m'impose quand même une rigueur assez forte sur, bah, mes habitudes, sur mes routines, et sur ce que je dois délivrer dans la journée, dans la semaine.

Et donc de passer tout simplement d'un moment de flottement, où on se laisse porter par la vie avec notre enfant intérieur qui jaillit et qui se fait kiffer, eh ben là, quand on revient, on a l'impression de le remettre un peu en cage, et du coup ça devient un peu difficile. En tout cas, la volonté est vraiment mise à l'épreuve. Donc selon moi, voici les bonnes pratiques que je me suis listées pour vraiment bien enchaîner la reprise, et que vous aussi vous puissiez vraiment vous dire : bah, comment je peux, après des congés, après une pause, repartir bien, et pas culpabiliser et me dire : là, ça se trouve, en fait, je suis plus du tout fait pour entreprendre, je vais vraiment pas y arriver, c'est compliqué d'avoir cette énergie, pourquoi mon énergie, elle baisse, et cetera. C'est des choses qui sont tout à fait normales, pas de pression là-dessus, et c'est juste comment on revient dans le game de la bonne manière.

Je pense que c'est important qu'on se rappelle pourquoi on fait les choses. Donc se remettre ses objectifs, ses motivations profondes, pour avoir une motivation intrinsèque dans ce qu'on fait, et de se dire, bah, que la tâche du quotidien, qui peut paraître ridicule ou pas importante, en fait elle fait partie d'un tout, d'un objectif de vie, d'une mission de vie que vous avez. Et du coup, ça a du sens de se mettre, bah, au charbon, au travail, pour avancer.

Deuxième chose : mettre en place des rituels petit à petit et retrouver des victoires. Donc par exemple, moi, j'avais cassé toutes mes routines pendant les deux semaines, et donc là il faut que je reprenne l'ensemble de mes routines, des habitudes que j'avais créées. Et donc là, ça va me prendre un petit peu de temps, pas énormément, parce que j'avais déjà créé des schémas que je vais reprendre facilement. Mais ça demande petit à petit d'avoir des victoires, et pas vouloir tout reprendre d'un coup, parce qu'on risque vite d'avoir, entre guillemets, des échecs et de s'autoflageller, et se dire : ah bah, j'y arrive pas, et cetera. Et du coup avoir une courbe plutôt négative. Donc vraiment petit à petit aller chercher des petites victoires.

Rechallenger sa to-do list. Moi, je me suis rendu compte que j'ai une to-do qui est assez grande, qui est aussi créée par produits, parce qu'on a différents produits : on a un produit de formation, de coaching et aussi de consulting. Et ces tâches-là, en gros, je les avais mises avant de partir, et du coup, quand je reviens, j'ai l'impression que je suis un peu biaisé par les tâches que j'avais déjà créées, et je vais créer ma to-do list en fonction de ces tâches-là. Et donc je pense que c'est pas la bonne chose à faire. Je pense que chaque jour, là, ce que je vais essayer de faire, je vais essayer de noter sur mon iPhone, de manière très simple, c'est quoi les choses essentielles pour le business à l'instant T qu'il faut que je mette en place.

Et donc c'est un peu mes actions urgentes, essentielles, et celles-ci, je les intègre à ma to-do list, et puis après je vois les actions supplémentaires que je peux mettre en place. Parce qu'après, sinon, si je suis que les choses que j'avais mises sur ma to-do list à l'époque, eh ben en fait, je me retrouve à faire des tâches un peu inutiles, les P2, P3 qui remontent, en fait c'est pas du tout les plus importantes. Et pour trouver ces nouvelles tâches, selon moi, il ne faut pas être biaisé par les tâches qui sont déjà écrites, parce que du coup ça nous bride un peu la créativité. Donc personnellement, je trouve que ça me bride, et je préfère partir d'une feuille blanche pour reconstruire ma to-do.

Bien préparer ses journées : pour être bon dans l'action, faut une bonne préparation, ça, c'est évident. Et finalement, se conditionner mentalement pour tout. C'est ce que je me suis mis, parce que, bah, souvent ça passe par le psycho. Comment, lorsque je commence ma journée, je me dis : en fait, je suis un guerrier, je vais tout défoncer, et la to-do, on va la plier, et surtout on va bien exécuter. Comment aussi on va se dire que, bah, toutes les victoires qu'on a, on essaie, bah, justement de les répéter, tous les échecs ne sont que des opportunités. Et avoir vraiment cette mentalité-là, je pense que c'est important de l'entretenir, de bien se conditionner pour une reprise, pour s'assurer d'avoir quand même les bonnes victoires, et puis, bah, bien avancer, et puis reprendre le business comme il se doit.

Voilà, les amis, j'espère que cet épisode vous aura plu, ce 17e épisode. On est repartis pour un rythme hebdomadaire, donc on continue les enseignements de la semaine. J'espère que ça vous aide à vous poser les bonnes questions, que ça vous partage des enseignements, simplement les enseignements d'un entrepreneur qui kiffe ce qu'il fait, qui est porté par ses directions, par ses objectifs et ses missions. Et j'espère que vous aussi, vous l'êtes. Et en tout cas, moi, je vous souhaite une bonne fin de journée, bon début de journée si vous m'écoutez le matin, et je vous dis à très vite. Ciao !