← Podcast S'entreprendreÉpisode 15 · 21 juillet 2024 · 35:47

Faites-vous plaisir et sortez du plan

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Et toi, où en es-tu dans ton entreprise et dans ta vie ?

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Transcription de l'épisode

Transcription automatique, peut contenir quelques erreurs.

Hello les amis, bienvenue dans ce 15e épisode de S'entreprendre. Je suis trop content de faire cet épisode. Nous sommes le dimanche 21 juillet 2024, je suis actuellement en Alsace. Je suis parti en Alsace avec ma petite copine, ma Chikita, on va l'appeler comme ça dans les épisodes de podcast, ma Chikita, vu qu'elle est Alsacienne. Donc voilà, on est parti là-bas.

Ça me fait trop plaisir de faire cet épisode. Pour ceux qui découvrent le podcast, je vais faire des meilleures présentations. Donc là, je vais le faire un peu à l'arrache comme j'ai l'habitude de le faire sur les précédents épisodes, mais là ça va être encore mieux structuré en termes de présentation du podcast, et même me présenter moi-même, histoire de bien le faire.

Donc pour présenter le podcast, c'est un podcast que j'ai mis en place il y a quelques mois, là je crois que ça fait plus de 3 mois. L'objectif, c'est de documenter tout mon parcours entrepreneurial. Donc j'aurais pu le faire même il y a 5 ans plus tôt, mais vaut mieux tard que jamais. Et là, il y a encore de nombreuses années qui, bah, qui sont à venir, donc c'est pas du contenu perdu vu qu'il y en aura encore plein qui va être créé par la suite. Le but, c'est de documenter mon aventure entrepreneuriale personnelle avec ma vision justement de vie, ma philosophie de vie : que entreprendre, c'est s'entreprendre soi-même. Donc c'est porter des projets, mais aussi être entreprenant à titre personnel dans des projets persos, s'améliorer, mieux se connaître, pour tout simplement faire de meilleures choses et aider un maximum de gens.

Je suis Alexis Bouvet, je suis le CEO et le cofondateur de Growth Hiring, qui est une entreprise qui fait de l'accompagnement, de la formation et du consulting maintenant dans les entreprises, pour aider les entreprises à mettre en place l'ensemble des méthodes du growth marketing, growth hacking, au service du recrutement. Donc on s'est rendu compte avec Hugo et Marie-Lou, parce qu'on est trois associés, que bah toutes ces techniques-là pouvaient être au service des recruteurs et les aider à recruter davantage de talents plus facilement, avec les bons outils, avec les bonnes méthodes, et trouver des leviers un peu différenciants pour aller chercher de la croissance par le recrutement.

Aujourd'hui, on est une trentaine de personnes avec, bah, que des freelances. Donc on travaille avec énormément de freelances. On a accompagné plus de, je crois qu'on est bientôt à 80 clients maintenant, plus de 750 personnes, et ça fait 1 an et demi qu'on existe. Et on a clôturé, donc c'est le bilan comptable, il n'est pas fini, on clôture en juin, donc c'est déjà passé, mais ça a pas été finalisé officiellement, donc il y a pas les chiffres officiels. Mais je peux vous dire qu'on est à peu près aux alentours de 800 000 € de chiffre d'affaires annuel. Donc voilà, ça fait plaisir.

Et là, on va chercher un modèle de récurrence en mode agence avec des consultants qui sont placés chez nos clients. Bref, j'en détaillerai un peu plus plus tard. Mais aussi, ce qui fait qu'on est connu dans le monde du recrutement, en tout cas à notre échelle évidemment, c'est notre communauté de plus de 4 000 recruteurs. Donc on a fédéré 4 000 recruteurs qui ont envie de faire de la veille sur les outils du futur du recrutement, et notamment bah augmenter et booster le recrutement.

La structure est la suivante : je vous partage les actualités de la semaine, je vais le faire très rapidement maintenant, également les enseignements de la semaine. Donc c'est les deux grands sujets. Le format, il va être beaucoup plus court, beaucoup plus chirurgical, concis et précis. Le but, c'est pas de m'éterniser, mais que vous ressortiez avec un maximum de valeur en un minimum de temps, et surtout, bah, essayer de vous pousser, bah, pousser un peu la réflexion, vous donner des idées à travers mon parcours entrepreneurial. Et surtout, l'idée, c'est de vous aider à être de meilleurs entrepreneurs ou entrepreneuses. Vous êtes pas obligés d'être entrepreneur pour écouter ce podcast, même si une part des personnes qui écoutent ça s'apprête bien à entreprendre.

Les actualités de la semaine. Première actualité, bah, je suis parti en Alsace. Donc franchement, c'est trop cool, là j'y suis depuis mardi, donc ça fait déjà 5 jours, donc je kiffe. Il fait beau, il fait chaud, et surtout on est dans la nature. Ça fait trop du bien de s'excentrer un peu des villes. Franchement, on passe du bon temps, donc je recommande à tout le monde de prendre un petit peu l'air dans nos contrées qui sont à l'extérieur des villes.

J'ai fait un trail cette semaine de 22 km, donc c'était pas du tout prévu, je vous en dis un peu plus après. Du coup, j'ai beaucoup souffert, mais en même temps j'ai trop kiffé. Je l'ai fait en moins de 3 heures, c'était l'objectif, donc objectif atteint, et franchement un pur plaisir. On était dans les Vosges, vraiment tout en haut, on voyait à 360 vraiment toutes les montagnes, c'était vraiment magnifique, et les forêts qui étaient à perte de vue. Donc franchement, c'était incroyable.

J'ai fait 2 heures de vélo ce matin. Donc la veille, donc hier, j'ai fait un trail, ce matin j'ai fait 2 heures de vélo. Bref, c'est une semaine ultra sportive, j'en ai pris plein la gueule, mais franchement c'est trop bien, je suis trop content et je sens que je progresse à fond. J'ai regardé Le Comte de Monte-Cristo au cinéma, ça c'était très sympa, et aussi je vous en reparlerai dans les enseignements par la suite. Et voici sur la partie perso.

Partie pro : là, on a une nouvelle direction du coup avec mes associés. On va aller chercher donc du consulting, donc c'est la nouvelle offre qu'on met en place. Donc pour ça, il faut contacter les bonnes personnes, donc on a créé des listes de prospection à aller chercher, donc dans notre réseau, dans notre communauté, dans les gens qu'on connaît d'abord et qui sont dans nos cibles. Donc voilà, nouvelle liste de créée. On a validé le plan de 90 jours et le business plan à 3 ans, donc c'est clair, toutes les planètes sont alignées, et ça, ça fait trop plaisir.

Et finalement, gros highlight aussi de cette semaine sur la partie pro : j'ai pris le temps de mapper toute l'organisation sur la partie produits et services qu'on délivre. Donc aujourd'hui, on travaille, comme on l'a dit, avec des consultants, des experts qui sont en freelance, et bah il y a des besoins tout simplement de ressources humaines, tout simplement, qui vont dans les entreprises et soit faire de la formation, soit du coaching, soit du consulting. Pour ça, il faut savoir quel est le bon nombre de personnes dont on a besoin, quelles sont les compétences dont on a besoin. Donc j'ai pu mapper tout ça avec, bah, l'ensemble des experts qu'on a actuellement, les futurs recrutements qu'on va faire, et aussi les nouveaux postes, qui sont les postes de customer success, qui sont hyper importants. Au-delà de seulement nos coachs et des consultants, il faut aussi des personnes qui s'assurent de la qualité de ce qu'on rend, qui ont la relation client encore plus forte. Et donc c'est parce que ça m'a permis de schématiser cet organigramme.

Voici les actualités, on les passe et on va aller directement aux enseignements de la semaine. C'est là où on a le plus de valeur. L'objectif des enseignements, c'est de vous partager ce que j'ai compris, appris, retenu de ces semaines, que vous pouvez retranscrire dans vos business ou dans vos vies perso, pro, ce que vous voulez.

On va voir sept enseignements aujourd'hui. Le premier, ça va être donner des trucs qui vous coûtent peu mais qui apportent beaucoup. Le deuxième, connaître ses propres saisons. Le 3e, la concurrence ne doit pas détourner de son why. Le 4e, savoir se faire plaisir et sortir du process. Le 5e, cultiver une approche chirurgicale. Le 6e, l'alignement des objectifs ne laisse plus place aux doutes. Et le dernier, le 7e, la vie des autres vous permet de voir ce que vous n'avez pas vu. Programme chargé, et on entame dès maintenant le premier enseignement.

Donner des trucs qui vous coûtent peu mais qui apportent beaucoup. Cet enseignement, je l'ai eu tout simplement parce qu'on est allé au marché cette semaine avec ma Chikita. Du coup, on est allé au marché, trop cool, franchement expérience de malade d'aller au marché, ça faisait longtemps que j'y étais pas allé. Et au marché, ben, on a plein de commerçants qui sont juste adorables, et franchement ça fait chaud au cœur de voir des personnes comme ça. Déjà, ils ont le smile, ils vous accueillent, ils ont leurs habitudes, ils kiffent ce qu'ils font, ils sont passionnés, donc ça, ça fait déjà trop plaisir à voir.

Et le petit plus, c'est que bah on va voir le boucher, hop, il nous donne deux saucisses en plus en disant : « Ah mais vous connaissez pas ces saucisses ? » On leur dit : « Non mais c'est bon, ça suffit, on a déjà pris ce qu'on voulait, c'est pas la peine de rajouter. » « Ah mais c'est pour moi », qu'il fait, tac, « je vous mets deux saucisses en plus de volaille. » Et il nous over-deliver, en gros il nous offre, bah, des produits en plus. Pareil, on va sur un autre stand, un chinois, pareil, il nous met des nouilles en disant que voilà, il vient de sortir cette nouvelle recette, il veut nous en mettre en plus, pareil, il nous les offre. On va voir la fermière, où on a pris du poulet avec des patates, c'était incroyable aussi, et ben elle nous met full sauce en plus sur ce qu'on a commandé.

Bref, dans chaque stand, on a une expérience de malade avec des gens qui nous ont offert plus que ce qu'on espérait. Ils ont over-delivered, et pourtant ça leur coûtait très peu. En tout cas, à nos yeux, ça rapportait énormément, apportait énormément. Même moi, je me disais : « Bah le pauvre, il aura pas vendu ses deux saucisses plein pot, du coup il les aura juste données. » Mais en même temps, lui, ça lui coûte pas tant que ça par rapport à tout ce qu'il a l'habitude de vendre.

Et ce qui est génial dans cette façon de faire, bah, c'est que ça marque. Moi, ça m'a touché, ça m'a marqué. On se dit, on retient ça en fait de l'expérience, et on se dit : « Bah je vais aller chez ce commerçant parce que déjà il est bon, il a de la bonté, il est gentil, il va nous apporter de la valeur en plus. » En tout cas, il l'a fait de manière très naturelle et désintéressée. Et ce que je trouve très bien, et ce qu'ils ont fait de manière très subtile, en tout cas l'un, le boucher, il nous a dit : « Ah mais vous inquiétez pas, c'est pour moi, et puis vous nous direz du coup la prochaine fois ce que vous en avez pensé. » Et donc ça donne un côté de rétention qui est hardcore et qui donne envie de revenir chez eux, qui est génial.

Et donc tout ça, ça m'a fait penser, sur la partie business, c'est un peu ce qu'on essaie de faire à chaque fois : apporter de la valeur, donner du contenu gratuit, mettre en relation des gens, avoir un accès par exemple plus longtemps sur nos vidéos. Nous, on a des vidéos qui sont en ligne. Voilà, vous pouvez totalement donner des choses qui vous coûtent peu mais qui apportent beaucoup aux gens et qui vont marquer. Donc moi, ce que je recommande, c'est vraiment de penser long terme. Pensez pas court terme en se disant : « Bah merde, j'ai perdu X et du coup ça va me faire ça de moins en marge si je l'ai pas vendu directement. »

Penser long terme, créer des relations, apporter de la valeur aux gens. On est là pour aider, vraiment, le premier sens des business qu'on fait, quand même, au-delà de la partie chiffre d'affaires et capitaliste évidemment, il y a un why profond qui est d'aider les gens. Faut pas donner non plus à tout va les choses en disant : « Bah je vais donner tout le temps, tout le temps. » Et au final, faut quand même bien compter les chiffres. Donc voilà, j'incite pas non plus à tout le temps tout donner, c'est pas le but, mais à donner de manière désintéressée aussi quand même, et juste d'apporter de la valeur aux gens.

Deuxième enseignement, les amis : connaître ses propres saisons. Je me suis rendu compte, là, depuis ce début de semaine, que je suis dans une saisonnalité. J'ai pas encore trouvé des noms dans les saisonnalités, mais une saison plus calme, plus chill. Et en fait, ça m'a fait penser au podcast que j'avais fait avec Guillaume Auch, qui était intervenu, et il avait parlé, bah, de la vision, de comment avoir des objectifs ambitieux, et cetera, et parlait aussi de son lifestyle et de son mode de vie.

Et il m'expliquait que il avait un mode, le monk mode. Je crois que ça vient de Dragon Ball Z, c'est une sorte d'espace-temps, une sorte de salle du temps qui est totalement décorrélée du temps normal. Et lorsqu'on est dans ce monk mode, en fait, le temps à l'intérieur passe ultra vite, mais à l'extérieur reste le même. En gros, dans cet espace, par exemple, 1 an est égal à une minute dans la vie réelle. Et bref, il expliquait que il avait des saisonnalités, et notamment un de ces moments dans l'année, il va en Afrique du Sud et il se met dans ce focus-là où il apprend plein plein plein de choses, et après il revient.

Et bref, ce qui m'avait touché, c'est que il avait réussi à savoir quelles étaient ses saisonnalités. Donc ces moments où il va être ultra productif, ultra rigoureux, ces moments où il va partir être beaucoup plus créatif, aller chercher la vision, d'autres moments où il va être plus relax, d'autres moments où il va être beaucoup plus en mode charbon, d'autres moments il va voir des gens. Et donc il y a des sortes de saisons qui se créent.

Moi, aujourd'hui, je l'ai pas encore assez expérimenté. J'ai beaucoup été sur du travail très linéaire, donc c'est-à-dire il faut investir le même effort de rigueur, de temps et d'énergie, de taf, tout le temps, de manière constante. Et si tu fais ça, bah globalement, tu laisses peu de chance au hasard, et du coup, bah, tu arriveras forcément, en faisant les mêmes choses de manière régulière, à y arriver, globalement à aller chercher tes objectifs.

Et ce que je trouve pas mal dans les saisonnalités, là je suis en train de le découvrir, c'est que là je sais que je suis dans une période où on a beaucoup cravaché, beaucoup charbonné, et là j'ai beaucoup plus besoin d'aller chercher de la créativité, des idées, et de m'inspirer de plein de choses à droite à gauche pour l'implémenter dans mon business, et peut-être être moins dans le mode exécution. Et ça vient aussi en corrélation avec les vacances qui arrivent évidemment. Mais du coup, j'ai trouvé ça intéressant de bien connaître ses saisonnalités soi-même. Parce que imaginons que vous êtes dans une saisonnalité où vous avez envie d'être moins productif, où vous avez besoin de plus de créativité, être dans l'exécution freinera cette partie-là de vous, vous fera moins plaisir. En tout cas, vous prendrez moins de plaisir dans ce que vous faites, et finalement ce sera beaucoup moins bénéfique.

Attention, je mets un point d'attention : ça veut pas dire que dès que vous avez envie d'être créatif, défocus, il faut le faire. Faut pas du tout, c'est pas ça le message, il faut se tenir au plan. Mais évidemment, faites en fonction de vous et de vos saisonnalités. Moi, je sais que avec mes associés, c'est Marie-Lou notamment qui fait pas mal ça, qui a 2 mois ultra focus charbon, et ça charbonne genre H24, et c'est intense, et elle a un mois où elle est plus chill, elle va voyager à droite à gauche, voir des potes. Et elle a un cycle plutôt de 3 mois. Donc intéressant aussi de réfléchir au cycle de chacun de vos associés et des personnes avec qui vous travaillez.

3e enseignement : la concurrence ne doit pas détourner son why. Cette semaine, du coup, je suis parti voir le film Le Comte de Monte-Cristo avec Pierre Niney. Il était vraiment incroyable, je vous recommande de le voir. En tout cas, le film, moi, il m'a mis une grosse claque, et ça m'a donné aussi envie de lire le livre, que j'ai pas du tout lu, d'Alexandre Dumas. Mais bref, je vais pas vous raconter toute l'histoire, et attention, je vais pas tout spoiler quand même.

Mais ce qu'il faut retenir, c'est que le Comte de Monte-Cristo, dans le film, en fait, il va avoir une vengeance, qui est que globalement, en gros, il a été dénoncé à tort. On l'a accusé de quelque chose qu'il avait pas commis, il s'est retrouvé 12 ans en prison, il a perdu la femme qu'il aimait, c'est un de ses amis qui est sorti avec elle, qui a fait un enfant, et cetera. Et bref, il a eu une envie de vengeance énorme, qui est devenue son but dans la vie, qui était de se venger et de venger les personnes qui ont été touchées par les personnes qui l'ont trahi globalement. Donc sa quête, c'était la vengeance.

Et tout à la fin de ce film, il arrive du coup à accomplir sa vengeance, mais il vit à la fin malheureux, entre guillemets. En tout cas, il peut plus rester avec sa bien-aimée, parce que son âme a été trop tachée par la vengeance et il sait qu'il pourra pas apporter du bonheur et du plaisir à cette personne, et du coup il s'isole.

Et ça m'a fait penser à The Family. Et donc là, moi, je connais pas tous les rouages, toute l'histoire, et j'ai pas envie de me mêler à ce genre de choses. Mais l'histoire qu'on retient quand même de The Family, c'est que, bah, Oussama Ammar est parti. Globalement, les associés ont voulu vraiment mettre en place tous les moyens pour faire tomber Ammar, l'ont attaqué, ont fait du contenu pour le descendre, il y a des avocats, bref. Et ils ont même utilisé les fonds de The Family pour financer tous les avocats. Et bref, ils ont détruit un peu l'histoire et l'aventure qu'ils avaient créées.

Et ça m'a fait beaucoup penser au Comte de Monte-Cristo, dans le sens où la quête de The Family à l'origine, qui était, bah, d'aider l'écosystème entrepreneurial français, d'aider les gens à entreprendre, d'apporter les clés tout simplement à des personnes pour qu'elles puissent réaliser leurs rêves, est devenue une guerre contre Oussama Ammar au final. Et je trouve ça hyper dommage que le why, du coup, soit devenu tout simplement une vengeance.

Évidemment, dans les business dans lesquels on est, on n'est pas encore à ce stade-là, mais ça met aussi en perspective sur la partie concurrence. Il y a beaucoup d'entreprises qui vont se focaliser sur la concurrence et qui vont se dire : « La concurrence, il faut, bah, il faut la faire tomber, il faut prendre des parts de marché, il faut leur mettre des bâtons dans les roues. » Et du coup, ça devient l'objectif et le but de l'entreprise, plus que de se focaliser sur son produit, sur aider les gens, sur sa mission et son why. Donc c'est ça qui m'a alerté, à me dire : attention à ne pas regarder la concurrence et à agir pour la détruire, mais regarder la concurrence juste pour avoir des idées, comprendre comment ils se positionnent, voir comment nous on peut se positionner différemment, mais pas être en réaction et avoir en ligne de mire cette concurrence sur nos objectifs. Donc attention à faire en sorte que la concurrence ne détourne pas votre why.

4e enseignement : savoir se faire plaisir et sortir du process. Je vous ai parlé tout à l'heure du trail que j'ai fait, là, de 22 km. C'était pas du tout prévu, j'avais pas du tout prévu ça. J'avais prévu hier de faire une sortie de 2 heures de vélo, c'était dans mon plan d'entraînement pour le triathlon. Et le truc, c'est que la veille, j'ai vu un pote, ça faisait longtemps qu'on s'était pas vus, et il m'a parlé justement du triathlon qu'il allait faire, bah, du trail qu'il allait faire. Il m'a dit : « Est-ce que ça te chaufferait de venir ? » J'ai dit : « Bah c'est chaud, là c'est la veille, moi j'avais prévu de faire 2 heures de vélo, en vrai ça va pas être possible, c'est mort, je suis mon plan. » Donc je lui ai dit ça, on s'est quittés.

Et pendant que je rentrais, sur le retour, ça a cogité dans ma tête, et je me suis dit : en vrai, si tu fais du sport, c'est quoi tes motivations ? Déjà, c'est t'améliorer, c'est d'être meilleur, améliorer tes performances, avoir un bon lifestyle, et aussi de vivre des expériences un peu hors du commun, soit avec des gens, soit tout seul, mais vivre des expériences. Le trail, j'avais jamais fait, et surtout je voulais partager ce moment-là avec ce pote-là. Et je me suis dit : trop dommage que je me contraigne seulement parce que j'ai un entraînement de 2 heures de vélo le lendemain qui était dans mon plan, et juste je voulais pas sortir de mon plan.

J'ai un petit peu évalué les conséquences. En gros, je pensais, qu'est-ce que... en gros, choisir, c'est renoncer. Donc si je choisissais de faire ce trail, je renonçais à quoi ? Ces 2 heures de vélo, mais que je pouvais faire le lendemain, je pouvais le décaler dans mon entraînement. Bref, c'était pas trop grave. Donc je lui ai pas dit, mais en gros je me suis inscrit le soir même au trail, j'ai pris ma place. Et je m'étais pas entraîné pour le trail, mais bref, je m'entraînais pour le triathlon, donc je me suis dit que je pouvais le faire.

Et donc le matin, je lui ai dit : « Vas-y, je suis chaud, on y va, et tout, viens me chercher et puis je viens avec toi. » Et donc on a fait le trail ensemble. Expérience de malade, c'était la première fois que je faisais ça, comme je vous ai expliqué, vue de ouf, et tout, franchement effort de fou, zéro regret, au contraire, j'étais trop content d'avoir pris cette décision. Et ce matin, j'ai fait mes 2 heures de vélo, donc j'avais décalé comme prévu. J'en ai chié parce que j'avais 22 km dans les jambes de la veille, mais j'ai tenu mon plan, qui était de le décaler, et c'est pas trop grave de sortir justement du process.

Donc la conclusion un peu de tout ça, c'est quand on entreprend ou quand on fait des choses en général, et ben on a notre plan, on doit le suivre. Et moi, je suis une personne, et je sais pas si ça parle à tout le monde, mais moi je suis une personne qui est très acharnée sur les objectifs, sur le process, pas sortir du truc, pas sortir du cadre, ne pas m'autoriser à penser à d'autres choses ou à avoir des idées parce que ça me défocus. Donc moi, je suis dans cette philosophie-là. Et en fait, de temps en temps, il faut savoir sortir du process pour se faire kiffer et se faire plaisir. Ça, c'était quelque chose qui me faisait plaisir, et du coup je me suis autorisé à le faire.

Imaginons que je taffe et il y a un truc que je veux absolument faire, je dis n'importe quoi, créer une nouvelle landing page pour une offre qu'on va sortir. Et ben ça, c'est pas dans le plan, je dois pas le faire, mais ça me ferait kiffer de le faire. Et si je le fais, par exemple, je sais pas, le soir, je me tape un délire, je me dis : « Ah, j'ai vraiment trop envie de le faire, mais non, vas-y, en fait faut pas, et tout, repose-toi. » Et ben imaginons que je le fais parce que ça me fait kiffer et ça me fait plaisir, j'aurais quand même avancé sur la boîte, je me serais projeté sur la landing, sur les messages, sur plein de choses qui permettent aussi d'avoir de la matière pour la suite. Je serais sorti du process, mais ça m'aurait fait kiffer.

Et c'est ça aussi, la quête entrepreneuriale, c'est prendre du plaisir dans ce qu'on fait. Donc c'est important de savoir sortir du process. Attention, pareil, je mets des pincettes : pour moi, il faut quand même rester focus 95 % du temps, et pas céder à ce qui nous fait plaisir, et plutôt agir là où il faut être. Mais voilà, il faut s'autoriser aussi des petits écarts pour se faire plaisir, c'est important.

5e enseignement : cultiver une approche chirurgicale. On est en train d'explorer une nouvelle cible, donc on s'adresse à des personnes qu'on avait pas forcément contactées, soit des personnes de notre réseau, soit des personnes que l'on connaît pas. Et là, on va aller chercher une approche qui est beaucoup plus chirurgicale, parce que on connaît pas encore bien notre persona, les messages d'approche aussi qu'on va utiliser, les pains. On est vraiment en mode exploration, et donc pour ça, faut aller chercher des approches ultra personnalisées et de manière chirurgicale. Quand je dis chirurgicale, c'est avoir de la précision dans son approche.

La personne qui m'inspire beaucoup là-dessus, pareil, c'est Marie-Lou, mon associée. Hop, je vais prendre un petit peu d'eau, j'ai besoin d'une petite gorgée d'eau. C'est mon associée Marie-Lou, qui a quand même un truc qui est assez impressionnant, c'est qu'elle arrive à créer des relations ultra fortes, et surtout arriver avec une approche ultra bien pensée, en se mettant à la place des gens, en prenant le temps de rédiger ses messages, avec une approche ultra qualitative qui montre qu'elle a un intérêt sincère, pas un intérêt mais une envie sincère d'échanger avec la personne, et qui donne envie de répondre.

C'est un peu ce que j'ai essayé du coup cette semaine. Et à titre d'exemple, j'avais écouté un podcast sur une personne qui travaille chez Mazars, si je dis pas de bêtises. Elle s'appelle Charlotte G..., je sais plus exactement, j'espère que j'écorche pas trop son nom et qu'elle écoutera pas du coup ce podcast. Et elle a fait un épisode où elle explique les enjeux de recrutement qu'elle a chez Mazars, qu'elle a 2 millions de budget, elle doit recruter 1 500 personnes par année, et cetera. Bref, elle a expliqué tous ses pains.

Et Mazars, c'était dans la liste des personnes qu'on voulait contacter. Donc j'ai tout simplement retrouvé son adresse mail, je lui ai fait un mail ultra chirurgical en expliquant que j'avais écouté son podcast, que j'avais bien compris l'ensemble de ses problématiques, donc tous ces pains qu'elle nous avait évoqués, également toutes les réponses que nous on pouvait apporter par rapport à ces problématiques qu'elle pouvait avoir. Et également, j'ai donné un contenu en plus que j'ai créé, sur une toolbox, qui, bah, lui apportait de la valeur. Et du coup, je me suis dit : voilà, en bonus, pour vous prouver la pertinence et mon envie sincère de vous aider, voici un contenu que je vous partage en plus.

Elle m'a pas répondu au mail. Le lendemain, je l'ai appelée, elle m'a dit : « Je suis vraiment désolée de pas avoir répondu, mais très chaude qu'on échange. » Et du coup, j'ai booké un rendez-vous pour la semaine prochaine. Tout bête, mais avoir une approche ultra chirurgicale, passer un petit peu de temps, permet d'avoir déjà un rendez-vous, avoir des bons comptes, mais surtout ça donne une autre dimension à l'appel. Donc c'est-à-dire que la semaine prochaine, j'arrive déjà avec des éléments concrets, elle a capté mon expertise, et elle sait que j'ai vraiment envie de l'aider et que je pars pas de zéro.

Donc hyper important de mettre en place ce genre d'approche sur des personnes qui sont, selon moi, sélectionnées. Et on se dit que, bah, ces personnes-là, ça vaut le coup qu'on scale pas la chose. Même au début, je conseille pas de scaler et de faire quelque chose d'automatisé, et cetera, mais d'aller chercher vraiment une approche chirurgicale. Mais on peut pas le faire non plus pour tout le monde, donc faut bien sélectionner ces personnes-là, regarder son réseau, le réseau de son réseau.

Et moi, ce qui m'aide beaucoup à rédiger ce genre de messages, qui peuvent être très longs, c'est de faire une commande vocale. Donc je fais une commande vocale sur le Mac, donc en fait vous pouvez dicter tout simplement, et ça marche trop bien, parce que ça me permet de rédiger des messages ultra ultra rapidement. Je relis après les fautes, ou les fautes de frappe plutôt, qu'a faites la dictée. Mais en fait, je parle là comme je suis en train de le faire, ça m'écrit mon message, et franchement c'est trop bien, parce que ça écrit aussi comme je parle, donc ça a un côté très humain et moins, on va dire, formel, comme on peut l'avoir dans des mails qu'on écrit directement sur clavier.

Il nous reste deux enseignements, les amis, et on passe au 6e, l'avant-dernier : l'alignement des objectifs ne laisse plus place aux doutes. Je vous l'ai expliqué un petit peu dans les épisodes précédents, si vous vous souvenez pas, je vous redirige vers l'épisode 14 ou l'épisode 13. Et en fait, je me rends compte avec un peu de recul que c'était une période de flou, c'était une période qui était galère. En fait, on était dans la tempête et je me rendais pas compte. C'est-à-dire que, bah, on se repose un petit peu des questions sur le business model, sur la vision de la boîte, sur la stratégie, où est-ce qu'on va être dans 3 ans, et en fait on se rend compte qu'on naviguait à vue.

Si on prend un exemple, une métaphore du bateau, celle-là je l'aime vraiment bien. Imaginons, sur un bateau, vous avez un cap de base, vous voulez aller sur une île, vous avez un objectif, et en fait tout ça s'écroule parce qu'il y a une énorme tempête. Une énorme tempête, il y a du vent partout, il y a de la pluie, vous voyez rien, il y a du brouillard, vous naviguez à vue. Et en fait, c'était vraiment la situation dans laquelle on était il y a, je pense, trois semaines, et ça pendant quand même quelques semaines, voire quelques mois.

Et le fait d'être comme ça, en fait, de naviguer à vue, c'est ultra frustrant, parce que d'un coup tu mets un coup de pagaie à droite, un coup de pagaie à gauche, tu sais pas trop où tu dois aller, pourquoi tu le fais. Et du coup, t'as des doutes sur, bah, l'objectif de ta boîte, tu as des doutes sur qu'est-ce que je dois exécuter pour aller chercher les objectifs, parce qu'ils sont un peu vagues, est-ce que je crois à cette vision-là. Bref, il y avait des grosses remises en question, qui fait que, bah, ça crée de l'instabilité sur le bateau.

Ce qu'on a fait du coup avec Hugo et Marie-Lou, c'est qu'on a pris le temps de bien reposer ça. Regarder, si je reprends la métaphore qu'on est sur un bateau, regarder la carte, se dire quel est notre cap, regarder la boussole, où est-ce qu'on va, se rendre compte que la météo, bah, ça va aller quand même mieux, qu'il va y avoir des éclaircies, et de mettre les efforts pour ramer, mettre les voiles, hisser les voiles dans la bonne direction. Une fois qu'on s'est alignés sur la direction, sur où est-ce qu'on voulait aller et comment le faire, et ben là, la tempête, les amis, elle est finie, elle est finie, elle est finie. Il y en aura plein d'autres, qui seront différentes, mais en tout cas la tempête du brouillard, du flou et du « on ne sait pas où on va », elle est terminée.

Et là, c'est tellement jouissif, c'est tellement mieux d'avoir un cap, un horizon, et surtout ça permet de prendre les bonnes décisions et de s'assurer que c'est aligné avec l'objectif. C'est-à-dire que dès qu'il y a une action qu'on veut mettre en place, dès qu'on a une nouvelle idée, ou dès qu'on a des choses qu'on veut faire, on se demande : est-ce que c'est aligné avec la vision ? Est-ce que c'est aligné avec les objectifs ? Oui, non, c'est binaire, c'est très simple. Il y a évidemment des nuances, mais la plupart du temps, c'est quand même assez limpide et assez clair.

Et même les idées, ça permet de générer des idées qui convergent vers cet objectif. Et donc même la communication, les idées qu'on a ensemble sont beaucoup plus pertinentes et vont vers le bon endroit. Donc patience, les amis, prenez le temps d'établir la vision, le plan, avant d'exécuter. Ça, c'était l'épisode de la semaine dernière, et je remets cette petite synthèse-là parce que c'est ultra ultra important.

7e enseignement, le dernier : la vie des autres vous permet de voir ce que vous n'avez pas vu. Cette semaine, je me suis penché sur le produit, donc comment améliorer l'expérience utilisateur de nos clients, et notamment avoir un système de pilotage de customer success. Savoir quels sont les clients qui sont contents, pas contents, quelles sont les notes qu'on a de satisfaction, comment on va pouvoir alimenter la roadmap produit, comment on va pouvoir avoir un process encore mieux, parce que du coup ils sont quand même assez rodés, mais encore mieux en termes d'utilisation pour nos coachs. Bref, il y a tout un espace plutôt administrateur et expérience à mettre en place, que je voulais créer avec un Airtable et un Softr. Donc voilà, c'est tous les systèmes, process, qu'on met en place avec Stan aujourd'hui.

Et donc j'ai fait appel à mes chers associés pour leur demander. Je leur ai expliqué ma vision du produit par rapport à tout ce que je vais mettre en place : « Qu'est-ce que vous, vous en pensez ? Est-ce que c'est aligné avec là où on va ? Quelles sont les idées que vous pouvez me donner ? Et aussi, quelles sont les idées, selon vous, qu'il faut pas que j'exploite, ou il faut pas que j'exécute ? » Parce que je me connais, je peux exécuter des choses très rapidement, mais ça peut être aussi de la mauvaise direction, donc c'est un peu le double tranchant.

Et ce qui était intéressant, c'est qu'ils m'ont donné, bah, tous les deux leur retour sur les choses où il fallait que je fasse attention et les choses où il fallait pas que je mette de l'effort. Moi, j'avais ma vision aussi des choses, et donc leur avis, leurs points d'attention, par rapport à ma réflexion et ma vision des choses à moi, faisaient une somme d'informations qui fait que ça m'a permis d'aiguiller et d'ajuster, et d'aller dans la bonne direction.

Donc ce que je retiens, c'est vraiment : n'hésitez pas à demander l'avis des autres pour qu'ils puissent vous partager des points de vue, des feedbacks, un angle que vous, vous avez pas forcément vu, qui vous permet d'avoir de l'information complémentaire et surtout de prendre la bonne décision. C'est pas parce que Hugo ou Marie-Lou m'ont dit de faire ça que je vais faire ça, qu'il faut que je fasse ça, parce qu'il faut pas que j'applique non plus à la lettre les choses bêtement, il faut penser par soi-même. Mais ça me donne de l'information en plus pour savoir si ce point d'attention-là, il nécessite d'avoir, bah, du coup plus d'attention, et du coup il faut pas que je le fasse, ou à l'inverse il faut que je le fasse.

En gros, ça me permet d'avoir une vision plus globale, d'avoir plus d'informations, et moi de prendre quoi qu'il arrive les bonnes décisions, vu que je suis la personne qui est owner de la chose, qui a le plus d'informations suite à leur retour. J'espère que c'est clair, vu que je suis allé dans quelques méandres, mais globalement : demandez l'avis des gens, récoltez un maximum d'informations, vous êtes la bonne personne pour prendre la décision, et faites-vous confiance avec toutes les infos.

On arrive à la fin de cet épisode. Je vous ai promis des épisodes qui sont plus courts, j'espère que ça fait le taf et que vous appréciez ces formats qui sont plus straight to the point. Je vous résume les sept enseignements qu'on a vus aujourd'hui. Le premier, donner des trucs qui vous coûtent peu, qui apportent beaucoup de valeur aux gens, donc over-deliver, over-deliver. Connaître ses propres saisons, donc savoir quels sont les rythmes entre charbon intense et un peu plus souple. Attention à la concurrence, elle doit pas détourner votre why, rester focus.

Savoir se faire plaisir et sortir du process, attention, pas du tout tout le temps, mais savoir le faire quand même, parce qu'il faut se faire kiffer, c'est important. Cultiver une approche chirurgicale pour créer des belles relations et surtout avoir une approche hyper personnalisée. L'alignement des objectifs ne laisse plus place aux doutes, donc prenez bien le temps de définir ça avec vos associés, même avec vous-même, pour être sûr que vous êtes dans la bonne direction. Et finalement, le dernier, la vie des autres vous permet de voir ce que vous n'avez pas vu, mais ne vous permet pas de prendre la bonne décision. Je finirai là-dessus pour que ça ait du sens.

Merci à vous les amis, merci d'écouter ce podcast. N'hésitez pas à le partager, mettre une note, vous connaissez la chanson, j'ai pas envie de rabâcher là-dessus. Ça fait plaisir : plus c'est écouté, plus ça apporte de la valeur, mieux c'est, et plus ça me fait kiffer. Je vous dis à très vite, prenez soin de vous. Ciao !