Dire les choses dures, améliorez-vous de 1% chaque semaine, l'output permet de déterminer l'input
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Transcription de l'épisode
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Hello les amis, c'est le 12e épisode de S'entreprendre. On se retrouve encore pour un nouvel épisode, ça fait trop, trop plaisir d'être là. Franchement, je vous le dis à chaque épisode, mais c'est toujours un réel kiff de faire ce contenu, ces épisodes et ce podcast qui commence à prendre de plus en plus d'assurance. Donc ça fait trop, trop plaisir, et c'est un bon rituel, un bon moment. J'aime bien me retrouver avec moi-même et avec vous pour vous partager tout ça.
12e épisode, je vous partage la structure qu'on va aborder ensemble, qui est un peu la structure habituelle qu'on a l'habitude de voir et qui est la suivante : actualités de la semaine, qu'est-ce qui s'est passé sur la partie perso et pro, ensuite les enseignements de la semaine. J'en ai six à vous partager aujourd'hui, donc je pense que ce sera un épisode… On verra, on fait des petits pronos, on va faire des petites estimations, mais je pense que ça va durer à peu près 1 heure. On ne devrait pas dépasser 1 heure, ce qui, je pense, est un bon objectif. J'ai pas envie de faire des épisodes trop longs, trop à rallonge, aller directement sur le concret, être incisif et ne pas vous faire perdre de temps, vous qui écoutez sûrement déjà ce podcast en 1,2 peut-être, ou en 1,5 si vous êtes des consommateurs de contenu aguerris et vous aimez bien ça, ou sinon peut-être en 1 parce que vous êtes en train de faire autre chose, vous êtes bien concentré, donc vous avez besoin de plus de temps.
Enfin bref, cet épisode, je l'enregistre actuellement avec mon ordinateur. Je n'ai pas mon micro, mais j'ai fait mes petits tests juste avant et je crois que, bah, le son est vraiment pas mal. Genre, je suis bluffé par le son de mon ordi, et bah ça fait plaisir d'investir dans un bon ordi qui, mine de rien, génère un bon son. Donc ça, c'est trop bien quand on n'a pas de micro, donc franchement, au top. Je vous propose de rentrer directement dans le vif du sujet et commencer par les actualités de la semaine.
Cette semaine, à titre perso, les amis, toujours à Lisbonne, ça bouge pas. Donc là, ça fait quoi, ça fait deux semaines à peu près que j'y suis, je vais partir du coup dans 4 jours, 4-5 jours. Donc franchement, trop des bons moments, c'est cool. C'est vraiment le moment pour me poser les bonnes questions : est-ce que j'ai envie d'y vivre ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ? Donc je vais vous en parler juste après.
Toujours la course avec le triathlon, donc je m'entraîne beaucoup avec la partie triathlon, mais rien ne bouge spécialement, sauf que j'ai fait un point avec mon coach qui m'a dit que, bah, pour l'instant c'est plutôt bien. On était sur un rythme assez chill, c'était pour relancer la machine, et là on va s'attaquer à quelque chose d'un peu plus corsé. C'est-à-dire qu'on va commencer à courir à des allures qui sont l'allure que je vais viser pour ma prochaine course. Je vais faire un 10 km, tout simplement parce que j'ai envie de me tester sur cette distance-là pour voir quel est le temps que je vais pouvoir réaliser. Donc je vais aller chercher la perf là-dessus, et donc l'allure que je vise, c'est 4'30, donc on va commencer à courir en 4'30 dans certaines séances. Donc j'ai hâte, ça va faire plaisir.
Actualité aussi, c'est prise de décision sur deux choses. Les vacances, parce que mine de rien, c'est bien d'avoir les vacances, donc savoir où est-ce qu'on va partir avec ma copine. Donc ça va faire du bien, même de couper. Je pense qu'on va couper pendant 2 semaines, ça va être trop cool, et sûrement… donc là ça se concrétise, et ça va être sûrement un road trip en Italie. On va passer par plusieurs villes qui vont nous faire kiffer. Je les ai plus toutes exactement en tête, mais ce serait Rome, Naples, Alfa… non, ça c'est au Portugal. En gros, il y a toute une côte sur l'ouest de l'Italie qui est très sympa à faire. Il y a aussi Bari, une petite ville assez cool. Donc petit road trip de 3 semaines, donc ça serait l'objectif, à partir de fin juillet, début août. On espère ne pas avoir trop de monde.
Et aussi, bah là, il y a prise de décision : est-ce qu'on veut vivre à Lisbonne ou non ? Donc voilà, on a pas mal discuté. Moi, j'ai listé tous les critères qui sont importants pour moi pour aller chercher le bon lieu, donc je voulais vous les partager, parce que c'est important de se poser les bonnes questions : est-ce que ces choses-là sont validées là où vous êtes, ou s'il y a peut-être un autre endroit, si vous avez la possibilité de bouger, qui serait plus propice pour vous faire kiffer.
Les choses que j'ai listées, les choses les plus importantes pour moi : écosystème entrepreneurial. J'ai pas envie de me couper du monde. Aller par exemple en Martinique, c'était une des possibilités, mais du coup il y a un écosystème qui est un peu moins présent sur la partie entrepreneuriat, et donc Lisbonne coche bien ces cases. Le côté potes, social : est-ce que c'est facile de se faire des copains, est-ce qu'il y en a déjà sur place, est-ce que, bah, on se sent à l'aise avec les gens qui sont sur place ? Donc plutôt oui. Le fait d'avoir de la mer pas trop loin, parce que j'aime bien le côté ressourçant de l'eau, de la mer, de l'océan, surtout avec le surf.
Le côté nature : j'aime tout ce qui est, bah, vers les grands espaces, et cetera. Donc souvent, une ville un peu compressante comme Paris va pas forcément cocher cette case-là, bien qu'il y ait plein de choses aux alentours qui sont intéressantes. Mais malheureusement, lorsqu'on est dans le train-train quotidien de Paris, on prend pas le temps de relever la tête et d'aller sur ces espaces. Donc c'est peut-être faute de rigueur ou de découverte, mais en tout cas c'est pas le cadre idéal, en tout cas selon moi, Paris, pour aller voir la nature, bien qu'il y ait des choses intéressantes à côté.
Facile pour faire du sport : hyper important pour moi, courir, faire du vélo et de la course, et de la nage surtout, bon, vous l'avez compris. Manger un bon japonais : très important. Ça, c'est le petit rituel du dimanche soir, mais un japonais, ça fait toujours plaisir, donc c'est important d'avoir un bon japonais. Aujourd'hui, c'est pas encore validé à Lisbonne, donc il me reste encore quelques jours pour manger plein, plein de japonais et voir si c'est bien le bon endroit.
Pas trop loin de la France : j'ai pas envie de me retrouver à un endroit où je vais devoir, bah, prendre des avions longue distance, et cetera. Et bah, tout le bilan carbone quand même est hyper important. Bien qu'on voyage quand même pas mal, il faut quand même y prendre soin, donc vaut mieux trouver une destination qui est pas trop loin, et même avoir la possibilité de rentrer facilement. Un bon espace de travail, et le déplacement à pied qui soit faisable et facile. Je pense que c'est la saturation des transports parisiens, notamment du métro, où j'ai envie vraiment de retrouver ce que j'avais par exemple à Reims quand j'étais en études. On faisait tout à pied, c'était vraiment trop bien, et donc c'est quand même assez confortable.
Donc voilà, je vous invite à vous poser ces questions-là : quelles sont les choses hyper importantes pour vous en termes d'écosystème de vie ou de travail, et vous assurer que vous êtes bien à la bonne place. Et si oui, ou s'il y a juste des choses à améliorer, quelles sont les choses que vous pouvez améliorer ?
Avant de passer aux actualités pro, je fais la petite intro du podcast que j'ai toujours pas faite. Si vous êtes sur ce podcast et que vous le découvrez, c'est la première fois que vous écoutez S'entreprendre, et bah c'est tout simplement un podcast que j'ai créé pour, bah, partager mon aventure entrepreneuriale, partager mon aventure aussi personnelle vis-à-vis de, bah, tout ce que je vis en termes pro, et comment ça impacte ma vie perso. Le côté s'entreprendre est hyper important pour moi. Pour moi, l'entrepreneuriat, c'est un moyen de s'entreprendre soi-même, qui est au final… soi-même, c'est le plus gros projet, qui est le plus important dans notre vie, et l'idée, c'est d'entreprendre aussi pour les autres, dans un but d'aider les gens.
Je suis Alexis Bouvet, j'ai créé Growth Hiring avec Hugo et Marilou, donc on est trois associés. Notre objectif, c'est d'implémenter le growth, les techniques commerciales, marketing et du growth, au monde du recrutement. Donc on va aider les recruteurs à être dans les meilleures conditions, découvrir les meilleurs outils, avoir les meilleures méthodes pour aller trouver les meilleurs candidats. Aujourd'hui, on est 25-30 personnes à peu près dans la boîte. On est avec des indépendants, donc on travaille beaucoup avec des experts, des indépendants qui, bah, qui travaillent avec nous. Ça fait 3 ans qu'on a monté le projet, 2 ans exactement que la boîte est créée de manière légale, en gros.
Et qu'est-ce que je peux vous dire d'autre ? On va bientôt clôturer le bilan 2000… bah, de cette année, parce que nous, nos clôtures se font en juin. Et on est allés chercher moins que ce qu'on voulait, parce qu'on a eu beaucoup de changements stratégiques, et du coup ce qui en découle. Et c'est intéressant, on en fera un point, je pense, bilan de fin d'année, pour vous montrer toutes les erreurs qu'on a pu faire, tous les succès aussi. Mais on arrive à peu près à un chiffre d'affaires de 700 000 € sur cette année 2024. Donc ce qui est pas dégueu, ce qui est plutôt propre, moins que ce qu'on voulait, mais qui nous donne aussi pas mal de perspectives pour l'année prochaine.
Pour tout, on a une communauté de plus de 4 000 personnes, on a aidé plus de 70 entreprises maintenant, formé plus de 750 personnes, et on est passionnés par le sujet. Et on essaie de créer une boîte qui est au service de notre vie perso. On arrive à avoir un bon équilibre et ne pas non plus tomber dans un entrepreneuriat qui met en péril notre vie perso. On a besoin d'avoir un bon équilibre, et vice-versa : avoir une bonne vie perso avec des beaux projets, des choses qui nous font grandir, qui peuvent alimenter notre boîte également. Voilà pour le petit pitch d'introduction du podcast pour ceux qui découvrent, et je continue sur les actualités sur la partie pro. Il y a eu, bah, quelques petites nouveautés que je vais vous partager juste après ma petite gorgée d'eau.
OK, actualités sur la partie pro. Cette semaine, encore une semaine intense. Je pense que je vais le dire chaque semaine, mais c'est vraiment le cas, et c'est pas facile avec le décalage. Donc il y a une heure de décalage, on se retrouve facilement à continuer de taffer, parce qu'on a l'habitude, à 18h, 19h, mais en fait c'est comme si on travaillait jusqu'à 20h heure France. Et bah vite, on se retrouve à se cramer sans le faire exprès, sans le vouloir. Donc semaine assez intense, mais ça fait plaisir.
Là, ce weekend, c'est plutôt repos, donc création de contenu. Donc j'ai passé la matinée hier à gratter l'épisode de podcast, ce matin à continuer de relire et de gratter les dernières choses que je voulais vous partager, et ce matin, bah, créer un peu de contenu. On s'est baladés aussi dans la ville de Lisbonne, un peu pour regarder quels sont les quartiers qui sont intéressants, quelles sont les choses, bah, où on peut se projeter, et pour voir si on voulait vivre. Donc ça a été un peu le sujet d'hier, et aujourd'hui, normalement, c'est surf. Et les amis, ça fait, je pense, bah, ça fait deux semaines qu'on est là à Lisbonne, j'ai toujours pas fait de surf. Je suis vraiment dégoûté, alors que vraiment c'était dans ma tête : premier jour où je suis arrivé, je me suis dit « let's go, tu vas à la plage et tu vas surfer », et bah j'ai toujours pas réussi. Donc j'espère qu'aujourd'hui ça va le faire et que les conditions seront là.
Actualité pro du coup : semaine intense, posts LinkedIn qui ont pas mal marché, qui ont cartonné. Notamment, j'ai fait des posts sur témoignages clients. Donc on a fait des interviews vidéo de nos clients qui témoignent de la qualité de nos accompagnements. Donc ça, ça fait vraiment plaisir. Les gens se sont déplacés, sont venus pour créer ce contenu-là avec nous, donc franchement je les remercie s'ils sont sur ce podcast et qu'ils écoutent. Donc ça, ça a plutôt bien marché, on a déjà généré aussi pas mal de leads grâce à ça.
On avait aussi la toolbox qu'on avait envoyée, donc le post a, bah, plutôt cartonné, moi de mon côté, parce qu'en termes de reach, on a réussi à aller chercher 45 000 à peu près, ou 50 000, donc ce qui est pas mal, avec 650 commentaires, donc ce qui est plutôt, franchement, propre. Et donc on a envoyé des messages après pour partager la toolbox et inviter les gens à rejoindre la communauté pour générer du lead. Il manque un peu de contenu, là je le ressens, top funnel, donc qui parle de mon aventure entrepreneuriale, qui parle du why de Growth Hiring, et cetera. Donc ça, je pense que c'est ce qui va guider ma réflexion et mes contenus là sur les prochaines semaines, pour en avoir en complément de ces posts LinkedIn-là qui marchent plutôt bien. Mais voilà, c'est des posts que j'ai pas encore. Et là, je commence à bombarder, franchement, sur mon rythme de publication, où on est à 4-5 posts par semaine, et franchement je vois les résultats : beaucoup de reach, beaucoup d'abonnés en plus. Donc franchement, il y a pas de secret, hein, la loi des grands nombres, ça marche.
Événement cette semaine, où je suis allé faire un aller-retour en France. Franchement, honte à moi, c'est horrible, j'ai pris un avion pour faire un aller-retour sur une journée. Franchement, c'était horrible en termes de prise de conscience écologique. Je me suis dit : « Mais c'est pas possible, tu peux pas faire ça. » Malheureusement, je m'étais engagé à participer à cet événement, j'avais pas vu que c'était sur mon voyage à Lisbonne, et du coup, bah, je pouvais pas du tout annuler, parce qu'on avait déjà communiqué dessus, je m'étais engagé, il fallait qu'ils retrouvent quelqu'un d'autre, c'était une galère.
Du coup, je l'ai fait, j'ai fait l'aller-retour. Ça me permet aussi d'avoir cette expérience que certains entrepreneurs vivent au quotidien, de faire des allers-retours comme ça dans la journée. Je me suis rendu compte : bah, c'est cool pour ton ego, parce que ça flatte un peu ton ego, tu te dis « OK, bah je suis dans cette dimension », et mine de rien, c'est pas du tout ce que je veux. Je veux pas du tout faire ça, c'est horrible. Donc grosse culpabilisation écologique, et je me suis promis de pas refaire ça, donc voilà, en tout cas de dire non la prochaine fois.
Mais j'ai quand même bien fait de dire oui, parce que c'était un très bel événement. Il y avait une dizaine d'experts dans le monde du recrutement. On a parlé marque employeur, expérience candidat, RecOps. Voilà, il y a plein de sujets qui sont sortis qui peut-être vous parlent pas si vous êtes pas dans le monde du recrutement, en tout cas qui nous parlent pas mal, et qui sont assez alignés avec notre vision du futur du recrutement. Donc hyper cool d'y participer. C'était une journée complète où il y avait que du live, donc les 10 intervenants sont passés dans la journée. Et ça, c'était vraiment une qualité Netflix, la production était incroyable. Il y avait une régie avec, je sais pas, une dizaine de personnes, j'avais jamais été sur un tournage aussi conséquent, il y avait des moyens. Donc c'était très cool, et très bonne ambiance, très bien accueilli, donc encore merci aux organisateurs, à Talent, qui nous ont invités.
Et finalement, qu'est-ce qu'on a d'autre, actualité ? Oui, cette semaine, là, on a posé la vision, on a fait les ateliers. Donc je vais pas vous parler maintenant du résultat, parce que c'est encore en construction, mais c'est sur la bonne voie. Donc chacun a pu gratter son petit atelier sur la vision, avec plein de questions qu'on avait listées, chacun, auxquelles il fallait répondre. Et demain, donc lundi… j'ai pas ma montre… donc lundi 24 juin, donc aujourd'hui on est dimanche 23 juin, on a un point avec notre coach business qui s'appelle Rémy, Rémy Rivas, qui nous accompagne depuis le début, mais qui suit à chaque étape clé de Growth Hiring un peu l'évolution.
Donc on a un point avec lui, qui va nous aider à recadrer. Évidemment, faut pas espérer des gens qu'ils nous donnent la bonne réponse à chaque fois, faut qu'on arrive à penser par nous-mêmes, évidemment. Mais voilà, ça nous permet d'avoir un point de vue extérieur, de synthétiser aussi toutes les données qu'on a pu récolter depuis ces, bah, ces trois derniers mois, ce plan de 90 jours qui arrive à la fin, vu qu'on arrive à la fin de juin, et de synthétiser ça et de savoir quelle est la bonne direction dans laquelle on va.
Bon, les amis, c'est pas mal, il y en a quasiment 16 minutes sur les actualités, c'est déjà beaucoup. J'espère que ça vous fait pas trop chier, et qu'on va, sans plus attendre, du coup, passer sur la partie enseignements, qui est peut-être celle qui vous intéresse le plus, bien que je trouve que les actualités de la semaine donnent pas mal d'enseignements qui sont un peu cachés, que je vous laisse vous approprier évidemment.
Les gros enseignements de la semaine qu'on va voir, je vous les liste. Première chose : dire les choses dures est toujours plus facile que ce que l'on croit. Deuxième : prendre soin de ses piliers est le plus important, et soi-même, donc le pilier soi-même, la confiance en soi, est le plus important. Déterminer l'output pour pouvoir avoir le bon input. 1 % de progression chaque semaine peut créer un énorme écart. Soigner le 100 % est dans certains cas indispensable, et dans d'autres pas nécessaire. Et 20 % doit être dédié à la création et 80 % à la diffusion.
Voilà, ça nous fait un beau programme. J'essaie d'être synthétique, aller droit au but, qu'on soit efficace et que vous puissiez en tirer un maximum de valeur. Pareil, à chaque fois, tout ce que je vous dis, hésitez pas à le mettre dans votre prisme, à quel point ça s'applique pour vous. L'idée, c'est vraiment de réfléchir ensemble, d'aller élever les réflexions, de vous amener dans des endroits où vous avez pas l'habitude d'aller. Même moi, en fait, en faisant cet exercice, je m'amène à des endroits où j'ai pas l'habitude d'aller, et je trouve que ça me donne une vision différente sur le business qui est quand même intéressante. Donc voilà, je vous invite vraiment à creuser vos sujets grâce à ces réflexions. Je prends une gorgée et puis on est parti pour le premier enseignement.
OK, donc premier enseignement, les amis : dire les choses dures est plus facile que ce que l'on croit. En gros, il y a plusieurs situations dans lesquelles on peut ne pas vouloir dire les choses. Une personne qui taffe avec vous, je sais pas si vous avez des employés ou si vous avez des freelances : un taf qui est mal effectué de temps en temps, bah ça va pas une fois, deux fois, trois fois, et on laisse couler. En tout cas, je sais pas quel type de personne vous êtes, en tout cas moi je suis dans une personnalité où je me dis : « Bon, ça va, ça va s'améliorer », et j'ai espoir que ça s'améliore, entre guillemets, tout seul.
Une chose, par exemple, vous dérange chez un collaborateur, chez votre associé par exemple aussi : pareil, on laisse couler, on espère que ça va s'arranger. Et pareil dans un exemple de rupture… pas de rupture, mais de relation amoureuse : bah, il y a des choses qui vont peut-être pas aller, qu'on va accumuler, et on se dit ça va passer. Et en fait, moi, j'avais l'habitude de faire ça en me disant que, bah, ça va passer. J'accumule les choses, et après on se rend compte que, bah, les choses ne s'améliorent pas, et donc on arrive à un moment qui est un peu trop tard. En tout cas, on aurait pu passer à l'action avant et dire les choses de manière franche, honnête plutôt.
Et du coup, je me suis posé la question : mais pourquoi on en parle pas avant ? Pourquoi, en fait, typiquement, moi, je suis un trait de caractère où je vais plus attendre en espérant que ça s'améliore ? Pourquoi je vais laisser les choses s'accumuler ? Et en fait, je me suis rendu compte qu'il y avait deux raisons à ça. La première, c'est, bah, qu'on se dit ça va passer tout seul. Et la deuxième, et je pense que c'est la plus importante à aller chercher, c'est le courage. Je pense que c'est vraiment une notion de courage : avoir le courage de dire les choses et d'avoir la discussion.
Parce que cette discussion où on va parler à la personne qui taffe avec nous, qui rend des projets, ou la personne qu'on aime, avoir le courage d'avoir cette discussion-là, c'est pas facile, parce que ça nous met dans une situation qui est, bah, qui est pas agréable. On sort un peu de sa zone de confort, on va dire des choses de manière franche, on sait pas comment ça va être reçu par la personne en face, et c'est vraiment un mood qui est plus tendu qu'un mood chill, sympathique, et qui va de l'avant. Mais pourtant, selon moi, c'est vraiment essentiel d'avoir ces discussions-là, et souvent c'est le manque de courage, ou en tout cas la peur de la difficulté, qui nous évite d'aller chercher cette discussion.
Et donc, selon moi, en gros, les enseignements que je tire de ça : pour moi, il faut justement cadrer les limites et s'en servir de trigger. En fait, par exemple, imaginons qu'une personne qui travaille avec vous, un freelance par exemple ou un employé, vous sentez qu'il y a des choses qui ne vont pas dans le travail au quotidien. Dites-vous peut-être qu'au bout de la deuxième fois où ça va pas, là il faut que j'enclenche la discussion, et que vous ayez un trigger qui vous dit : là, il faut qu'on en parle. Parce que souvent, on va pas avoir ce trigger-là, ou ce déclencheur-là. En tout cas, on n'aura pas mis ce cadre des limites qu'il faut pas dépasser, et du coup on se laisse déborder, et le truc va s'accumuler.
Pour moi, il faut avoir les discussions le plus tôt possible, parce que ça permet de, bah, d'enlever toute la frustration qui peut s'accumuler. Et, bah, surtout, c'est peut-être une situation qui va être désagréable sur le court terme. Effectivement, à l'instant T, c'est un peu dur, mais c'est pour le mieux pour le long terme. Donc selon moi, il faut être sincère du coup, dire les choses, et avec la bonne forme évidemment, pour pas qu'on puisse frustrer des gens ou froisser les gens aussi. Faut bien l'amener, évidemment, faut pas y aller directement de manière brutale.
Et donc il y a des exemples concrets, des métaphores qu'on peut avoir, que je vous ai listées. Mais la métaphore qu'on utilise le plus souvent, et où souvent on met pas de signification derrière, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, tout simplement. Et en fait, cette métaphore-là, on se rend compte que ces gouttes d'eau, elles s'accumulent jusqu'à un moment où ça déborde. Et en fait, lorsque ça déborde, c'est déjà trop tard, c'est-à-dire que vous avez pas mis la limite plus tôt. Et donc imaginez ce vase-là avec des unités de mesure, comme on pouvait avoir en physique, avec, je sais plus comment ça s'appelle, l'Erlenmeyer. Et ben ces unités-là, il faut en mettre, par exemple au quart du vase, et se dire : dès qu'on atteint le quart du vase, et ben là on déclenche la discussion, et on n'attend pas que ça déborde. Donc c'est vraiment votre responsabilité aussi, à vous-même : si les choses s'accumulent, c'est pas la faute de la personne en face, c'est aussi votre responsabilité de pas avoir eu la discussion avant.
Autre métaphore qu'on peut utiliser, c'est par exemple le fait d'avoir des incendies. Lorsqu'il y a un incendie, par exemple dans une forêt, si vous avez plusieurs petits incendies, bah, vaut mieux les éteindre tout de suite que laisser s'accumuler un énorme incendie qui va prendre, bah, beaucoup plus d'ampleur, qui va être plus dur aussi à éteindre. Et cette métaphore de l'incendie, je trouve qu'elle révèle aussi quelque chose de complémentaire, qui est que la chose qui va pas, ou les mauvaises habitudes qui sont prises par la personne en face, et ben sont plus dures à enlever si on attend la discussion, parce que la personne se sera habituée à ses mauvaises habitudes. Et donc ce feu est plus compliqué à éteindre : en fait, il se propage de manière drastique, et du coup compliqué à éteindre de manière facile. Voilà pour le premier enseignement.
Deuxième enseignement : prenons soin de nos piliers, et de la relation qu'on a avec eux, et que ces piliers ont entre eux. Je sais pas si vous vous êtes posé cette question, mais je pense que vous avez dû lire les livres, par exemple La Semaine de 4 heures, où on parle justement de ces piliers hyper importants dans la vie. Et on le remarque, nous, je pense, dans notre quotidien, qu'il y a certains piliers fondateurs qui font que, bah, on est heureux, on a une stabilité dans le quotidien.
Les différents piliers, j'en ai listé 11, qui sont selon moi les plus importants. Le premier, c'est l'amour, l'amour qu'on peut avoir vis-à-vis d'autres personnes, ou la relation amoureuse qu'on va pouvoir avoir ; la famille, les amis, le travail, la santé, l'alimentation, le sommeil, le sport, la localisation, la spiritualité, et le dernier, la confiance en soi. Tous ces piliers-là, selon moi, sont hyper importants pour vous rendre heureux, ou avoir une bonne stabilité, ou en tout cas détecter les choses qu'il faut améliorer.
On peut prendre comme exemple… on parle de piliers, mais je trouve que c'est un bon exemple, les piliers fondateurs d'une maison. Et je pense qu'il faut voir ces piliers pas forcément sur une seule ligne, mais plutôt des piliers qui sont, imaginons, en rond, et qui fondent une maison qui va être en rond. On va l'imaginer comme ça, et se dire qu'un pilier qui vacille un peu, tu vois, qui est moins en bon état et qui est un peu plus faible en ce moment, imaginons qu'on prenne, je dis n'importe quoi, le pilier du sommeil, et ben le sommeil, il va pouvoir impacter d'autres piliers, qui sont par exemple, bah, les relations, le travail, et cetera, et cetera. Donc en fait, ces piliers, il faut les voir individuellement et les améliorer individuellement, mais il faut voir qu'ils ont un impact sur d'autres piliers, et que c'est important de le prendre en compte.
Du coup, les questions qu'on peut se poser, c'est : à quel point ces piliers, déjà, sont importants pour chacun d'entre nous ? Ça se trouve, il y a des personnes qui vont privilégier la famille, les amis, l'amour au travail, à la santé, il y en a d'autres qui vont faire l'inverse. À quel point ils ont de l'importance aussi entre eux, et à quel point ils sont liés, à quel point ils peuvent faire écrouler d'autres piliers ? Et quels sont ceux qui sont vraiment les fondations de votre être et qui sont hyper importants, dont il faut prendre soin, et quels sont ceux qui sont fragiles, on va dire, en ce moment, et auxquels il faut faire attention et qu'il faut rénover, si on prend l'exemple de la maison ?
Et moi, la conclusion que je tire un peu de tout ça, c'est que je me rends compte qu'il y a un pilier qui est hyper, hyper important, et qui est selon moi celui qui peut vraiment faire écrouler tous les autres piliers, et c'est le dernier que j'ai cité : c'est le pilier de la confiance en soi. La confiance en soi, selon moi, c'est celle qui va vous donner la motivation, l'essence de pouvoir déplacer des montagnes, de pouvoir taffer, de pouvoir être à l'aise avec soi-même et se dire « bah là je vais me coucher », de pouvoir aller faire du sport. En fait, c'est toute l'autodiscipline, ou le fait qu'on prenne soin de soi, qu'on s'aime soi-même, pour mettre en place justement les bonnes fondations de sa maison.
Donc selon moi, le pilier de la confiance en soi, c'est celui qui peut être facilement aussi impacté. Imaginons que vous avez une rupture amoureuse, que vos potes sont plus là, que vous partez loin de votre famille, que vous y arrivez pas dans le taf, que votre santé se dégrade : voilà, toutes ces choses-là vont impacter votre confiance en vous. Et du coup, tel un cercle, pas vertueux, mais du coup un cercle vicieux, vont alimenter le fait que ces piliers-là vont se dégrader aussi potentiellement, parce que ces piliers-là ont besoin de cette confiance en soi pour améliorer vos relations, améliorer votre santé, améliorer votre rigueur sur le sport, voilà, prendre soin de vous.
Selon moi, le travail qu'on peut faire du coup… Pareil, hein, je partage mes réflexions, j'ai pas de vérité absolue. Mon but, c'est de, bah, de partager les réflexions du moment. Je suis pas un sachant, je n'ai pas une vérité pure, mais c'est plus vous partager mes raisonnements. Ça se trouve, je reviendrai dessus dans quelques mois et je vous dirai : « Bah, ce que j'ai dit, c'était vraiment de la merde, fallait pas du tout l'écouter. » Mais c'est plutôt, voilà, réfléchir ensemble à comment vous pouvez vous-même prendre conscience de ces piliers.
Selon moi, le travail à faire, ça serait de lister l'ensemble de vos piliers. Est-ce que ce sont ceux que j'ai énoncés, donc les 11 ? Si je les répète pour vous les redonner : l'amour, la famille, les amis, le travail, la santé, l'alimentation, le sommeil, le sport, la localisation, la spiritualité et la confiance en soi. Est-ce que ce sont les mêmes piliers ? Est-ce que vous avez des piliers justement qui sont peut-être plus importants que d'autres ? Moi, j'ai fait le travail, par exemple, ça va être l'amour, les amis, le travail, la santé et le sport : ça, c'est vraiment hyper important pour moi. Évidemment, la confiance en soi, qui est le pilier numéro 1, qui est celui dont je dois prendre soin.
Voir justement la priorisation que vous devez mettre par rapport à ces piliers-là : est-ce qu'il y en a qui sont, bah, plus importants que d'autres, et dont il faut prendre plus soin ? Mettre une note de leur état actuel, et du coup les lister et vous mettre une note, très subjective : est-ce que vous sentez que votre pilier famille est à 5/5, ou est-ce qu'il est à 4/5, et est-ce que ça vous va ? Et ça se peut qu'il y ait certaines personnes qui ont un rapport à la famille qui est différent. Il y a des personnes qui sont très proches de leur famille, qui vont passer tous les weekends avec eux, qui vont les appeler toutes les semaines, parce que ce sont des piliers fondateurs de leur éducation, et c'est hyper important. Et d'autres personnes qui sont détachées aussi du côté familial, soit situation familiale d'enfance, soit parce qu'ils ont eu la volonté de faire leur chemin et avoir leurs propres convictions sur le monde, et du coup ils ont eu besoin de se détacher de leur famille.
Moi, ça a été mon cas : j'ai eu besoin de me détacher de mon aspect familial pour vraiment me construire mes propres convictions sur le monde, et pas être influencé par mon éducation et mon enfance. Et donc ça me fait un rapport à la famille qui est, bah, qui est moins, on va dire, d'un point de vue extérieur, moins prenant, et donc me demande moins de temps, mais pourtant tout aussi hyper important pour moi. Donc après, c'est le bon équilibre : à quel point il faut aller voir du coup ses proches, à quel point il faut les appeler. Et donc ça, c'est à chacun de le déterminer.
Et finalement, bah, listez les actions que vous pouvez mettre en place pour améliorer l'ensemble des piliers et améliorer cette note. Quelles sont les actions que je vais pouvoir mettre en place ? Imaginons que le taf, je suis à 2/5 : quelles sont les choses que je vais pouvoir mettre en place pour être plus heureux dans mon taf, pour être plus aligné avec ce que je fais ?
Donc conclusion : l'idée, c'est de prendre soin de nous. Le plus important, selon moi, c'est la confiance en soi, donc prenez soin de vous, c'est le plus important, parce que c'est le pilier fondateur, on va dire, de la fondation, voilà, c'est le pilier le plus important. Imaginons qu'on prenne l'exemple de notre maison, qui est avec des piliers qui sont en rond : bah, pour moi, la confiance en soi est vraiment celui du milieu, qui est au milieu de tout et qui peut faire tomber tout le reste. Donc prenez soin de vous, et rappelez-vous que chaque pilier s'autoalimente. Donc comment faire en sorte de bien mettre en place les bonnes actions pour améliorer ces piliers, et qu'ils alimentent de manière positive les autres ?
3e enseignement, 3e enseignement, 3e enseignement : déterminer l'output pour avoir le bon input. Alors pourquoi je dis ça ? Déjà, output et input, qu'est-ce que ça veut dire ? Output, ça va être le livrable, quelle est la finalité. Par exemple, si on prend une réunion : quelle est la finalité de cette réunion, avec quoi on veut ressortir ? Et l'input, ça va être quels sont les éléments, au début de la réunion, qui sont importants pour aller chercher le résultat qu'on veut obtenir justement de cette réunion. Donc output, on va dire, c'est le résultat ; input, ce sont les informations ou les données dont on a besoin.
Le constat que j'ai fait globalement, c'est que j'ai l'impression qu'on a trop tendance à aller, bah, en réunion, ou aller chercher des projets, ou mettre en place des actions sans objectif, ou en tout cas sans se demander quel est l'output qu'on veut derrière. On va pas passer assez de temps à déterminer justement ce livrable et se dire : « Bah, j'aimerais ressortir avec tel contenu, telle réponse à telle question », et cetera, et cetera.
Et c'est un peu comme si vous vous baladiez dans une ville. Donc vous vous baladez dans la ville, il y a deux schémas de balade possibles — je vais y arriver — il y a deux schémas de balade possibles. La première balade possible, vous avez la balade sans objectif. Et donc là, vous allez vous balader, naviguer de rue en rue, vous allez avoir des décisions très intuitives aussi, dire : « Ah bah, là c'est plutôt sympa, je vais y aller là-bas. Oh, là ça a l'air sympa aussi, je vais me balader dans cette rue. » Et donc il y a pas vraiment de destination, donc on va mettre plus de temps et on va flâner un peu à droite à gauche. Ce qui est OK, il faut avoir des balades qui sont sans objectif, sans intention, ou en tout cas la seule intention est de se balader.
Deuxième type de balade : vous avez une balade où vous allez aller chercher un objectif. Vous avez une destination, vous voulez aller jusqu'à ce point, et pour aller à ce point-là, et ben il faut passer par la rue 1, puis après la 2, la 3 et la 4, et vous y êtes. Et donc, lorsqu'on a justement ce plan avec un output, donc une destination, « je veux arriver là-bas », et ben il va falloir un input qu'il va être hyper important de déterminer, qui est le plan d'action pour arriver à cette destination. Les éléments que je vais avoir du coup, bah, ça va être mon téléphone, je vais aller chercher Google Maps, je vais aller mettre la destination, je vais voir, je vais passer par telle rue, telle rue, telle rue, et je vais me faire guider par Google Maps, par exemple.
Et de temps en temps, il faut, selon moi, dans le quotidien, savoir du coup avoir les balades, on va dire, tranquilles, et flâner, et ne pas avoir d'intention dans les choses. Et souvent, c'est quand on est hors du taf, selon moi. C'est le moment où on va libérer son esprit, libérer sa créativité, aller découvrir d'autres choses, et ne pas se mettre des œillères justement sur son parcours et sur le trajet de sa destination. Parce que, bah, si on fait tout le temps ça, on vit tout le temps avec de l'intention et des attentes, on va dire, qu'on va se mettre, et donc ça permet de libérer son esprit.
Par contre, il y a certains moments, et je pense beaucoup de moments dans le taf, en tout cas dans l'entrepreneuriat, où on va facilement flâner. Mais en tout cas, c'est très dur, il y a pas de mode d'emploi pour l'entrepreneuriat, c'est compliqué, c'est de l'empirique, c'est tester les choses, c'est expérimenter. Et donc on va trop souvent se retrouver dans des moments où on va flâner, ou en tout cas on va être dans la mauvaise direction, on va pas avoir le bon plan. Et donc la question que je voulais me poser, c'était plutôt : bah, comment on va pouvoir changer cet état d'esprit pour qu'on aille à chaque fois dans la bonne direction, et maximiser l'impact, et aller chercher du résultat ?
Du coup, selon moi, il faut qu'on arrive à bien déterminer l'output, quels sont les livrables qu'on attend, et qui vont nous permettre de déterminer l'input du coup, et quelles sont les choses dont on a besoin. Avec quoi on veut ressortir, c'est quoi le livrable, et savoir ce dont on a besoin pour y arriver. Les exemples qu'on a cités : donc la réunion s'y prête hyper bien. La plupart du temps, je sais pas si ça vous arrive d'aller en réunion et de vous dire : « Bah ouais, effectivement, on n'a pas déterminé l'ordre du jour, on savait pas quel était l'objectif de la réunion. » On arrive dans la réunion, on sait pas quoi se dire ou quoi faire, et en fait ça divague un peu au bon vouloir des participants. Et donc on n'arrive pas du tout à un truc qui est concret, et surtout on arrive sur un truc qui peut être assez frustrant, même pour les équipes. Un projet : imaginons qu'on a un projet et que le résultat attendu n'a pas été clair, du coup on sait pas quelles ont été les ressources dont on a eu besoin.
Je prends un autre exemple : là, on est en train de travailler sur une base de données avec Stan. Donc Stan, c'est un freelance, un indépendant qui travaille avec nous et qui nous aide sur la partie produit. D'ailleurs, gros big up à lui, parce qu'il fait du très, très bon taf. Il habite à Montréal, et ça fait plaisir d'avoir un gars comme lui. Et on s'est rendu compte, pour alimenter notre roadmap produit, pour s'assurer que l'ensemble des feedbacks des apprenants et des participants puissent être utilisés pour, bah, améliorer la roadmap, diffuser du contenu marketing, améliorer notre offre… Mais il fallait qu'on arrive à bien récolter cette data et surtout bien la traiter.
Et donc on a tous les outputs, on sait ce dont on a besoin à la fin, mais du coup on va bien déterminer les entrées de données qu'on va utiliser pour aller chercher ce résultat-là. Donc on va savoir l'ensemble des questions qu'on va devoir poser aux apprenants, l'ensemble des informations, où est-ce qu'on va les stocker — donc on a tout mis dans une base Airtable — quelles sont les corrélations qu'on va devoir faire. Et donc on arrive à avoir une data qui est solide, un input qui est bon, qui va nous permettre d'alimenter notre output qu'on aura bien déterminé. Donc selon moi… en tout cas, là, le truc qui m'aide depuis ces deux-trois dernières semaines, c'est changer mon état d'esprit : à chaque chose que l'on met en place, chaque intention que vous avez, chaque action que vous faites, réfléchir pourquoi. Pourquoi on met ça en place, quel est le résultat attendu, et quels sont les éléments dont j'ai besoin, quel est l'input qui va me servir à atteindre ce résultat ?
4e enseignement, 4e enseignement, les amis : 1 % de progression chaque semaine peut créer d'énormes écarts. Je pense que vous voyez, si on prend un graphe, très visuellement, que si une personne fait 1 % d'une action, par exemple 1 % de sport en plus chaque semaine qu'une autre personne, et ben sa courbe va être exponentielle. En tout cas, elle va progresser énormément par rapport à une personne qui stagne, qui est sur cette même courbe, ou à l'inverse qui fait moins 1 sur cette courbe-là, et donc qui va totalement à l'inverse. Et en fait, à la fin, lorsqu'on prend cette temporalité, imaginons sur 1 an, on a un énorme écart qui est créé par rapport à d'autres.
Donc le but, c'est pas de se comparer et de se dire « je veux absolument être meilleur que les autres », ou créer des gros écarts avec les personnes avec qui je travaille ou quoi, c'est pas du tout le but. Mais c'est de se dire que si vous êtes consistant dans un exercice et sur une discipline pendant très, très longtemps, et ben ça vous permettra d'avoir un avantage concurrentiel énorme, soit par rapport à votre marché, soit par rapport à vos concurrents, soit en termes d'expertise par rapport à d'autres personnes.
Le constat qu'on peut faire, c'est que, bah, il y a plein de personnes qui sont meilleures que vous, ou vous, vous êtes peut-être meilleur que d'autres personnes sur des disciplines que vous avez l'habitude de faire. Si je prends par exemple mon exemple, les exemples là où je suis bon, où j'ai l'habitude de mettre de l'effort, en tout cas où je veux travailler ce 1 % et qui est important pour moi… Et c'est peut-être aussi ça : se demander, en prenant de la hauteur, quelles sont les disciplines ou quels sont les domaines où je veux investir ce 1 % en plus, et regarder si dans votre quotidien, ou dans les actions que vous faites tous les jours, ça se retranscrit bien, et si vous investissez la bonne énergie ou le bon temps dans ces actions pour aller chercher ce 1 % en plus.
De mon côté, ce qui est hyper important pour moi maintenant, là, depuis, bah, 4-5 mois, c'est le sport. Donc je sais qu'investir 1 % en plus… donc chaque jour je fais du sport, ou chaque semaine, bah, j'ai ma charge de travail sportive qui est réalisée, je sais que ça va améliorer ma condition physique. Et la condition physique, si vous regardez, si vous avez Strava Premium — je vous invite, pour tous ceux qui ont Strava, à utiliser le Premium, ça vaut vraiment le coup — et ben votre condition physique va faire qu'augmenter, parce que vous avez augmenté votre charge de travail, et que vous avez aussi un niveau de fatigue qui est plutôt bon. Bon bref, c'est un calcul qui est fait, c'est un rapport entre la fatigue et la charge de travail, mais globalement vous avez une courbe qui va être ascendante. Donc ça, pour moi, c'est hyper important.
Le podcast, par exemple, ce que je suis en train de faire là, moi, c'est le 1 % que je travaille chaque semaine. Chaque semaine, je vais poser mes pensées, poser ma réflexion, vous la partager de manière orale. Au début, j'aimais pas du tout ça, prendre la parole. J'étais pas du tout une personne qui prenait la parole dans mes groupes d'amis, je suis plus une personne d'écoute, mais du coup il y a beaucoup de choses que je processe dans ma tête que je ne partage pas. Et donc le podcast est l'endroit idéal où je peux justement tout mettre à plat et le partager, en apportant de la valeur à des personnes qui croient justement à ce type de contenu, ce type d'entrepreneuriat, cette introspection pour être encore meilleur. Et donc ça, ça me fait réellement plaisir. Structurer ma pensée, donc c'est ce que je fais en faisant les podcasts et aussi en faisant du contenu sur LinkedIn. La lecture par exemple, la méditation : voilà, c'est des domaines dans lesquels j'ai envie d'investir ce 1 % en plus, en tout cas m'améliorer de 1 % en plus à chaque fois.
Il y a certains domaines où je suis pas bon, où je sais que j'ai une faiblesse par rapport à d'autres, où même je pars avec des points négatifs. Je prends un exemple : l'actualité. L'actualité, c'est quelque chose que j'ai vraiment du mal à suivre personnellement. Pourquoi ? Parce que j'ai l'impression que l'actualité que je consomme, ou que je pourrais consommer, soit via les réseaux sociaux, via les news Google Actualités, via la télé, et ben c'est pas des choses qui vont me faire progresser en termes d'état d'esprit. En tout cas, j'ai peur que ça me rende plutôt négatif, ou même une vision négative des choses.
Par contre, c'est une vision réelle des choses, c'est-à-dire qu'il y a des sujets sur lesquels j'ai pas du tout d'information, je sais pas ce qui se passe. Et donc là, c'est à moi d'aller chercher ce 1 % en plus sur cette partie actualité, mais d'une manière différente, ou en tout cas bien trier mon contenu, ou aller demander aux gens qui suivent l'actualité quelles sont les top actualités de cette semaine, et ne pas me faire bombarder du coup par plein de sujets qui sont pas du tout bons pour moi, en tout cas néfastes, et qui vont impacter mon état d'esprit.
Mais voilà, faut aussi avoir conscience de ses faiblesses, être à l'aise à ne pas aller les travailler, donc faut voir, sauf si vous êtes pas à l'aise. Et moi, je sais, l'actualité, bah, je voulais pas la travailler, et là je commence à me dire : « Bah, il faut quand même que tu mettes le nez dedans, parce que c'est important, c'est des sujets structurants, sociétaux, et cetera. » Donc c'est quand même important, mais je sais que je suis pas le meilleur là-dessus. Et est-ce que je suis prêt aujourd'hui à investir énormément de temps pour regarder les actualités ? Non, aujourd'hui je suis pas prêt, je préfère améliorer les 1 % des autres disciplines.
Ce 1 %, c'est un coach de basket qui avait fait ça, je sais plus exactement comment il s'appelle. Mais l'histoire, en fait, c'est que ce coach était arrivé dans une équipe, une équipe qui avait perdu plein de matchs, et cetera, la saison était pas bonne. Et il est arrivé dans cette équipe, il a tout simplement dit : « On va améliorer 1 % de, bah, chaque entraînement, on va améliorer 1 % d'un skill de basketteur qui est indispensable. » Donc on va améliorer par exemple le tir, et pendant, je dis n'importe quoi, pendant une séance on va faire que du tir, on va améliorer le 1 % du tir. Ensuite, deuxième séance, on va faire que de la course, on va améliorer la course.
Et en fait, il avait des piliers comme ça, hyper importants, qui sont selon lui les caractéristiques d'une bonne équipe de basket, et surtout qui capitalisaient sur les forces de ses joueurs. Et en fait, en améliorant à chaque fois le 1 %, il devenait 1 % meilleur que d'autres équipes qui travaillaient un peu tout, mais de manière moins chirurgicale, ou en tout cas moins scientifique. Et au final, vous imaginez bien la fin : bah, cette équipe, elle a gagné toute la saison, ils ont réussi à gagner tous les matchs, et en fait ils ont réussi à prouver qu'ils pouvaient être meilleurs en améliorant ce 1 %.
Donc finalement, moi, j'invite aussi à réfléchir à quelles sont ces thématiques qui sont hyper importantes pour vous et que vous voulez améliorer. Et la conclusion, pour moi, c'est, bah, bien déterminer ces domaines où vous voulez investir du temps et aller chercher le 1 %, et surtout aller chercher des effets cumulés. En fait, c'est ça aussi, le 1 %.
De création de contenu : imaginons qu'on prenne la création de contenu, et ben je sais qu'aujourd'hui, avoir capitalisé, avoir fait un podcast pendant 2 ans sur Conseil de Growth, où j'avais interviewé plein de gens de l'écosystème growth hacking, et du coup fait à peu près plus de 100 épisodes, ça m'a permis du coup d'améliorer mon aisance à l'oral, d'améliorer la création d'un podcast. Donc là, j'ai lancé un deuxième podcast en quelques semaines, donc les barrières limitantes étaient très faibles. Ça permet de capitaliser aussi sur un réseau, sur du contenu que j'ai déjà créé, sur une expertise que les gens vont voir d'un point de vue extérieur.
Ça me permet du coup de lancer un nouveau, là, qui est beaucoup plus tourné sur mon entrepreneuriat et sur les actions que je vais mettre en place, ou mon aventure entrepreneuriale, qui me permet en fait, en termes d'effets cumulés, bah, moi, d'avoir cette structuration de pensée qui se fait de manière maintenant mécanique. Et j'arrive beaucoup plus à aller chercher au fond de moi les enseignements que je vais tirer de la semaine, plus apporter de la valeur et du contenu à d'autres personnes, qui vont identifier ce que je fais comme, bah, du contenu entrepreneurial, du contenu qui va pouvoir aider des gens, et surtout qui va apporter de la valeur. Et donc tout ça, ça permet de créer de l'effet cumulé au maximum. C'est comme le sport : imaginons, vous continuez à faire plein de sport, plein de sport, plein de sport, bah, à chaque fois vous repartez pas de zéro, vous avez déjà une base qui est bien solide.
5e enseignement, les amis, 5e enseignement : soigner le 100 % est dans certains cas indispensable. Je prends une petite gorgée d'eau et je vous dis qu'est-ce que ça veut dire, tout ça. Parce que, franchement, celui-là, ça m'arrive beaucoup, et je pense que beaucoup d'entrepreneurs sont dans ce cas-là, et c'est bien, ils soignent pas le 100 %, mais de temps en temps il faut le soigner, et c'est hyper important. Petite gorgée d'eau, on est reparti.
Du coup, qu'est-ce que je veux dire par soigner le 100 % ? Déjà, moi, ma situation actuelle : j'ai l'impression que je suis pas un mec du détail. Il y a des gens qui sont très bons pour ça. Je pense à mon associée, Marilou, elle est très forte pour peaufiner les choses, aller vraiment chercher le 100 %, 110 % des choses. Et moi, je suis vraiment meilleur à aller chercher le 80 % et le lancer, même si c'est pas parfait, et puis on verra ce que ça donne. Ça peut avoir des avantages, c'est très bien quand il faut aller vite et lancer les choses rapidement, mais ça peut avoir des désavantages dans certains cas.
Et je pense qu'il faut bien mesurer. En fait, il y a pas de règle absolue « il faut tout le temps être sur du 80 % et juste lancer les choses, et puis on verra », ou « il faut être tout le temps sur du 100 % », et du coup on perd beaucoup de temps. Je pense que faut le nuancer, il faut déterminer quelles sont les choses qui nécessitent du 80 % et d'autres du 100 %.
Et je prends l'exemple du coup de Marilou, et je sais qu'elle m'avait parlé de, bah, des énergies masculines et féminines, et je pense que c'est dû à ça essentiellement. En tout cas, c'est les traits de caractère qui sont très spécifiques des énergies masculines et féminines. Si je prends les définitions de l'énergie masculine et féminine — j'ai fait mes petites recherches, j'ai regardé le yin et le yang — globalement, c'est un peu cet équilibre entre ces deux énergies. Le yin signifie l'obscurité, il représente la féminité, la sagesse, les émotions, la lune, le froid. Et à l'inverse, le yang signifie la lumière, représente l'action, la chaleur, le soleil, le mouvement, la compétition.
Et donc il y a plein de qualités qui sont associées à cette énergie féminine qu'est le yin. Donc c'est vraiment des énergies : un être humain peut être, je dis n'importe quoi, à 60 % yin et à 40 % yang, ou à l'inverse. Et c'est pas « les hommes sont 100 % masculins et très peu féminins », ça peut vraiment être équilibré ou même inversé. Donc il y a pas de vérité absolue là-dessus, je tiens à le préciser. Donc les qualités de cette énergie féminine, donc du yin, sont l'écoute, l'intuition, l'intelligence émotionnelle, la compassion, la douceur, la créativité, le dévouement, le calme et la collaboration. Et les qualités de l'énergie masculine, donc le yang, sont la responsabilité, l'action, la force, la concentration, la générosité, l'abondance matérielle, l'autorité, le contrôle, la protection, l'intellect.
Et du coup, pourquoi je vous emmène sur le yin et le yang ? C'est que, selon moi, une énergie qui est plus féminine va aller chercher le 100 % de manière plus instinctive. En fait, elle va aller chercher le perfectionnement, aller chercher quelque chose qui va être précis, et surtout aller chercher de la qualité derrière le travail. Ça veut pas dire que 80 % n'est pas de la qualité, mais en tout cas va aller chercher vraiment l'overdeliver. Alors que, selon moi, une énergie qui est plus masculine va aller chercher, bah, plus de l'action, va vouloir lancer les choses, aller chercher du résultat rapide, et va beaucoup moins être dans cette démarche de 100 %, mais plus de 80 %.
Et moi, ça m'arrive énormément, je me rends compte, et dans les tâches plutôt du quotidien. Typiquement, le ménage : je vais pas du tout aller chercher les recoins où je vais vouloir passer l'aspi, la poussière, et cetera. En tout cas, moi, j'accorde une importance moins forte à cette chose-là, et je vais beaucoup plus faire le 80 % qui passe, où je me dis : « Bon ben voilà, j'ai fait le ménage, ça c'est fait », et je passe à autre chose. Et il y a plein de choses, en fait, dans mon enfance, je me suis rendu compte, où ma famille, en tout cas ma mère ou mes proches, me disaient : « Tu fais les choses à moitié. » Et en fait, je fais pas les choses à moitié, mais je pense que je fais les choses à 80 %. Et mon cerveau, il est branché comme ça, type entrepreneuriat, où en fait il faut lancer les trucs à 80 %, et puis tu verras.
Et je me suis rendu compte qu'il y a des limites. Les limites, c'est qu'il y a certaines choses qui nécessitent du 100 %. Et typiquement, je le vois dans le business : ce qui est en relation souvent avec les autres, en frontal, et ben ça nécessite un 100 %. Je prends un exemple : créer des posts LinkedIn. On peut créer des posts à 80 % au début pour faire la quantité et aller chercher un rythme et un volume, mais après il faut aller chercher, ou même dès le début, il faut aller chercher un 100 %.
100 %, là, par exemple, je sais que je prends beaucoup plus de temps à écrire mes posts. Avant, je prenais 20 minutes, 30 minutes, et je me disais : « Faut vraiment pas que ça fasse plus. » Et là, de temps en temps, je vais passer 1 heure, peut-être 1h30 sur certains posts, parce que je sais qu'ils ont de l'importance, ils vont être lus par des gens et ils vont générer énormément d'impact pour le business. Donc j'accorde une importance qui est plus forte, mais qui me permet d'avoir aussi des résultats qui vont être meilleurs. Un post LinkedIn qui est très, très bien rédigé, bien léché, et où il y a un 100 % qui a été investi en termes d'effort, bah, ça se ressent. Les gens ont beaucoup plus envie d'interagir dessus et on sent la qualité derrière. Alors qu'un post à 80 %, on sent qu'il a été bâclé. En tout cas, moi, ça m'arrivait d'avoir des posts vraiment bâclés, avec des fautes d'orthographe, et je m'en contentais, alors qu'aujourd'hui je sais que ce type d'action, il faut pas que je m'en contente.
La propale, la proposition commerciale, c'est pareil : il faut aller chercher un 100 %, 110 %. C'est quelque chose qui va être lu une fois, va falloir faire mouche pour que la personne se sente, bah, concernée par cette proposition, que ça réponde vraiment à son besoin et que ça provoque même de l'émotion vis-à-vis de cette personne. Un mail qu'on va faire à un client hyper important, ou qu'on va communiquer à l'ensemble de sa base : on peut pas faire n'importe quoi, on est obligé d'aller chercher le 100 %. Du service client : il faut overdeliver. Donc là, pareil, on va pas chercher du 80 %, on va chercher du 110 %, 120 %, faire en sorte que la personne à qui on rend service se dise : « Waouh, c'est allé bien au-delà de mes attentes et de mon espérance. »
Et donc, franchement, ça provoque cet effet waouh. En fait, je trouve que le 20 % en plus, dans ces situations-là, peut provoquer vraiment un impact x2, x3 par rapport à la personne qui perçoit le message ou l'information. Par contre, ça nécessite un temps qui est quasiment double du 80 % qui a été fait. Donc pour vraiment passer de 80 à 100 %, c'est un effort qui est énorme, en tout cas qui nécessite beaucoup plus de temps, et bah faut en avoir conscience, mais on sait que ça va générer de l'impact.
Par contre, on peut pas le faire tout le temps. Donc il y a certaines situations où il faut par exemple sortir un MVP, on a besoin de faire la quantité, je sais pas, envoyer plein, plein de messages, plus que de la qualité. On a besoin de passer à l'action, on a besoin de confronter des choses au marché, on a besoin de créer un nouveau module qu'on a envie de tester, et on sait pas s'il va marcher, en tout cas il faut le tester. Créer des nouvelles ressources qui vont être utilisées par les utilisateurs : bref, toutes ces choses-là, selon moi, il faut quand même les sortir à 80 %, parce qu'on n'est pas sûr du résultat, ou en tout cas que stratégiquement ce soient des choses qui vont être pérennes longtemps, et on attend un retour d'une personne. Donc il y a un degré de certitude qui est plus faible, et donc je pense que dans ce genre de situation, il faut aller chercher le 80 % et pas le 100 %. Et donc c'est tout un travail en amont de savoir quelles sont ces actions qui nécessitent le 80 %, et d'autres le 100 %, où on sait qu'on va passer plus de temps, mais ça va générer plus d'impact. Donc voilà, je pense que c'est la conclusion très simple de ce 5e enseignement.
Et on va passer au dernier enseignement, les amis, qui nous concerne, vu qu'on est sur un contenu, on est sur un podcast. Et le dernier enseignement nous dit que le 20 % doit être consacré à la création de contenu et le 80 % doit être consacré à la diffusion du contenu. Et ça, je pense que c'est l'erreur d'énormément de personnes. En tout cas, au début, on va passer 100 % du temps à créer du contenu. Donc on va créer des posts, on va créer des épisodes de podcast, donc c'est ce que là on est en train de faire, parler, parler, parler, faire plein de choses pendant toutes les semaines, et cetera, dédier du temps, et c'est très bien.
Par contre, en termes de diffusion, on est à zéro. C'est-à-dire que moi, je diffuse sur toutes les plateformes. Ceux qui suivent déjà le podcast connaissent, ceux qui vont découvrir via, bah, le référencement sur Apple Podcasts, sur Spotify, et cetera, vont découvrir le podcast, ou via du referral. Mais j'ai très peu d'actions que je mets en place aujourd'hui, en tout cas, pour mettre en avant le podcast. Et je le fais de manière intimiste, et ça me va très bien, aujourd'hui c'est pas mon focus, je veux pas le diffuser énormément à plein de monde.
Par contre, il va falloir… Pourquoi je le faisais pas ? Parce que j'avais besoin de… Je pense qu'au début, quand tu crées du contenu, tu as besoin de gagner en confiance sur la valeur que tu as à apporter dans ce contenu-là. Est-ce que tu vas le tenir dans le temps ? Est-ce que c'est quelque chose qui va te faire kiffer aussi dans la durée ? Est-ce que ça va être qualitatif ? Est-ce que tu vas être jugé ? Voilà, il y a plein de barrières, en tout cas il y a plein de cases que tu dois cocher, et te dire : effectivement, ce contenu-là, je vais pouvoir le faire pendant longtemps.
Une fois que tu as validé ça… donc là, par exemple, on a passé cette barre-là, vu qu'on est quasiment sur 3 mois, ça fait 3 mois qu'on est en train d'enregistrer des épisodes de podcast. Je dis « on » comme si on était plusieurs dans ma tête, mais au final, c'est ma propre personne, mais avec vous, donc sans vous, effectivement, ça servirait à rien que je fasse ça également, donc je vous en remercie encore une fois. Mais donc tout ça, ça a été validé, et pour moi c'est bon, je suis au clair et aligné là-dessus, j'ai trouvé mon format, et maintenant il faut le diffuser. Et donc faut que j'arrive à passer dans le mode.
Et donc, c'est le cas dans votre cas, ça peut être la même chose : si vous avez un podcast, si vous avez une newsletter, si vous avez un produit que vous avez créé et vous avez besoin de le diffuser sur le marché, si vous avez des posts LinkedIn que vous avez l'habitude de faire, de les recycler par exemple et de les diffuser encore plus. Donc faut passer dans un schéma qui est : je faisais 100 % de mon temps sur la création de contenu, et maintenant ce 100 %, il va pas se réduire. Et en fait, c'est ça qui est un peu bâtard, je trouve : c'est qu'il va pas se réduire, il va rester le même.
Donc par exemple, dans mon cas, on va dire que c'est 3h, et peut-être 4h, on va dire 4h sur la création de l'épisode de podcast plus l'enregistrement. Donc ces 4 heures-là, qui représentent le 100 %, vont devenir un 20 %, et il va falloir que je passe 80 % de mon temps à le diffuser. Donc ce qui est énorme : si on fait x4 du coup, 4 x 4, 16, 16 heures qu'il faudrait que je passe à diffuser. Bon, globalement, ça vous donne juste une perception du 20/80, faut pas le prendre à la lettre et juste multiplier les choses bêtement, parce que concrètement, moi, je pourrais pas passer 16h à diffuser le contenu. Mais plutôt se dire que, bah, effectivement, ce moment où je crée mes épisodes de podcast, il faut que j'essaie de le compresser au maximum, peut-être effectivement de le réduire à 3h tout en gardant la qualité, mais que je passe du temps à le diffuser.
Et donc là, le 80 % à le diffuser, ça va être, bah, des posts LinkedIn pour évoquer un sujet et rediriger vers mon podcast, créer une newsletter où je vais pouvoir mettre la synthèse de chaque épisode de podcast, créer du coup un système de referral, diffuser peut-être avec des messages d'approche à d'autres entrepreneurs. Voilà, il y a plein de leviers : intervenir sur d'autres podcasts. Voilà, il y a plein de leviers pour diffuser ce podcast-là, et ça va être mon travail, je pense, sur les trois prochains mois, que je vais me mettre comme objectif.
Le message que je vais faire passer par là, c'est : ne passez pas trop de temps, en tout cas tout votre temps, à seulement créer. C'est bien de créer, je pense, c'est le début, c'est pour se faire les convictions, et ensuite passer plus de temps à diffuser pour avoir encore plus d'impact. Parce que finalement, c'est ça : au-delà de faire du travail pour vous structurer votre pensée et créer du contenu qui est important pour vous, j'imagine qu'il y a quand même une volonté d'aider des gens, de le partager, et donc là, passer plus de temps sur la diffusion que la création.
Voilà, les amis, les six enseignements de cette semaine, qui, j'espère, vous auront plu. En tout cas, moi, j'ai passé, bah, du temps, mais surtout beaucoup de plaisir à les créer et les lister. J'espère que ça vous aidera. Je les résume pour que vous ayez une petite synthèse. Tout bon pédagogue… c'est hyper important dans la pédagogie d'utiliser de la métaphore, d'utiliser de la répétition et d'avoir un moment de conclusion, donc ce moment de conclusion qui resynthétise un peu tout ce qu'on a vu.
Premier enseignement : dire les choses dures est toujours plus facile que ce qu'on croit. Donc ayez ces discussions-là, vous verrez, ça va tout faciliter, et c'est pas si difficile que ça. Et même, je trouve que ça crée un lien qui est encore plus fort, parce qu'il y a beaucoup d'honnêteté, de sincérité dans cette action. Deuxième chose : prendre soin de ses piliers est le plus important, et le pilier le plus important, c'est vous-même. Prenez soin de vous et gardez confiance en vous, c'est le plus important. 3e enseignement : déterminer l'output pour avoir le bon input. 4e enseignement : 1 % de progression chaque semaine peut créer énormément d'écart. 5e enseignement : soigner le 100 % est dans certains cas indispensable, et dans d'autres, aller chercher le 80 %, et ça suffira. Et finalement, passer du mode 100 % en création à 20 % de création et 80 % de diffusion en parallèle, pour avoir encore plus d'impact.
Les amis, c'était Alexis. J'espère que vous avez passé un bon weekend si vous écoutez ça le weekend, une bonne semaine si vous écoutez ça dans la semaine, dans les transports, en faisant du sport, en faisant la cuisine, la vaisselle, dans votre… c'est aussi possible, ou en taffant. En tout cas, j'espère que vous avez passé un bon moment, et on se retrouve très vite, sûrement la semaine prochaine, pour un nouvel épisode. Prenez soin de vous. Ciao !