Retour d'expérience Half IronMan de Nice 2025
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Transcription de l'épisode
Transcription automatique, peut contenir quelques erreurs.
Hello les amis, j'espère que vous allez bien. Je suis trop content de reprendre ce format de podcast et de vidéos de S'entreprendre. J'avoue que ça fait plusieurs mois que j'ai mis en pause le podcast. Pourquoi ? Tout simplement parce que charbon en vrai, j'ai beaucoup de choses à faire sur le taf, à titre perso. Donc j'ai pas du tout priorisé le podcast.
Et j'avoue que je me mettais aussi pas mal de pression sur la création de contenu. Donc c'est-à-dire avoir un contenu avec une miniature, des réels, avoir aussi un montage qui est fait. Donc j'avais une monteuse qui s'occupait de tout ça. Bref, tout ça mis bout à bout, ça, bah, ça ne réduisait pas la friction entre création, bah, idée, toutes les pensées que j'avais, et création du contenu que je voulais délivrer. Donc ça faisait un process qui était beaucoup plus long et ça mettait de la friction à la création.
Donc voilà, j'ai décidé d'arrêter tout ça. On va faire un format très simple, vidéo face cam comme on a là, sans coupure, sans montage et peu importe le setup. Donc je vais arrêter de me mettre le gros setup et cetera qui me prenait aussi du temps. Et peu importe où je suis, parce que je bouge aussi pas mal, eh ben je pourrai faire de la vidéo comme ça.
Le sujet du jour que je voulais vous partager, c'était l'expérience du half Ironman. Donc moi, il y a eu plein d'updates que je vous partagerai dans les autres vidéos. Pour ceux qui me découvrent ou qui se rappellent pas, je suis Alexis, je suis le CEO de Growth Hiring. Donc c'est une société qu'on a créée avec Hugo et Marilou. On fait de la formation dans le monde du recrutement. On a accompagné une centaine d'entreprises, formé plus de 1 200 personnes, avec une communauté de 4 500 recruteurs.
Bref, une très très belle aventure. On est une quinzaine aujourd'hui avec essentiellement que des freelances, que des indépendants. Et nous, notre but, bah c'est d'aider les boîtes à mettre les bons systèmes chez eux en place. Donc avoir les bons outils, les bonnes méthodologies et, bah, avoir toujours ce côté humain du recruteur au centre, mais avoir le bon outillage autour pour qu'il puisse gagner du temps.
Petit update qui va arriver dans les prochains mois. On s'attaque aussi à la partie commerciale maintenant, parce qu'on a beaucoup de clients qui nous ont demandé si on pouvait les aider là-dessus. Du coup, on va s'y atteler. Et donc voilà, ça promet là-dessus, et c'est aussi pour ça qu'on était, bah, assez sous l'eau les derniers mois, parce que c'était grosse réflexion stratégique.
Format aussi du contenu que je voulais faire, je voulais vous partager ça. Ça va être un format de vidéo sur des capsules, donc c'est-à-dire des thématiques bien précises, où avant je faisais un récap de tout ce qui s'était passé, les enseignements de la semaine, de tout ce qui s'est passé aussi également. Là, j'aimerais vraiment focaliser à chaque fois une thématique, un sujet, pour avoir des formats plus courts, plus simples et surtout où je peux vraiment étayer bien ma pensée.
Là, ce que je voulais vous partager, c'est vraiment un retour d'expérience de ce half Ironman que j'ai fait du coup, celui de Nice. Je l'ai fait fin juin. Pour ceux qui connaissent pas le triathlon et ce que c'est que le half Ironman : le triathlon, déjà, c'est une discipline. On mélange trois sports. On a natation, vélo et course à pied.
Donc souvent les personnes qui commencent cette discipline viennent, bah, de la course à pied ou du vélo, pas forcément de la natation. Et du coup, bah, c'est un sport assez complet. Il faut être bon dans les trois sports. On a des transitions entre chaque épreuve et franchement, moi j'adore, je prends bien mon pied à faire ça. Et surtout, bah, il y a un côté entraînement où tu dois t'entraîner sur les trois sports. Donc ce qui donne un entraînement aussi qui est assez varié, qui est pas juste de la course à pied, où on fait que courir.
Donc je suis tombé dedans. Ça fait quoi ? Ça fait un an et demi que j'en fais. J'ai fait 2 M, donc distance M, et là je voulais faire la distance half, donc le L, sous la marque Ironman. Donc vous voyez le petit t-shirt que j'ai eu offert, qui est plutôt sympa, que je voulais mettre pour la petite vidéo, mais pour vous expliquer la distance et l'épreuve du half Ironman.
Du coup, on a natation et c'est 2 km de natation. Donc souvent on fait du crawl. Tout le monde est en crawl et cetera, et on fait du crawl. Ensuite, on a le vélo, et donc là, on a 90 km de vélo, et après course à pied, on a 21 km. En termes d'entraînement, ça nécessite, je crois, j'ai pris à peu près 6 mois pour faire mon entraînement.
Juste avant, j'avais le marathon de Paris que j'avais fait du coup 2 mois avant. Donc je faisais mon entraînement pour le marathon, plus j'enchaînais les entraînements natation et vélo en parallèle pour, bah, préparer le half Ironman. Et quoi dire d'autre ? Ça demande aussi pas mal de matos, mine de rien. Je me suis pas rendu compte en commençant le triathlon que ça demandait autant d'investissement.
Mais entre le vélo, les chaussures de course à pied, bon, la natation, c'est peut-être la piscine qu'il faut payer, mais bon, c'est pas très cher. Mais c'est surtout la partie vélo où c'est des grosses dépenses, c'est gros budget. Mais bon, ça vaut vraiment le coup. Moi, j'ai vraiment kiffé. Ben, je kiffe l'expérience et c'est pas fini. Au contraire, je vais vous partager tous les objectifs derrière.
L'expérience half Ironman. Bon, donc je me suis entraîné pendant 6 mois, marathon en parallèle. Donc j'ai fait le marathon, j'étais cassé, et donc j'ai fait 3h37, donc j'étais très content du temps. Mon objectif, c'était 3h45 de base, et après je l'ai réduit à 3h30 parce que mon entraînement se passait bien. Donc très content d'avoir été jusqu'au bout. J'ai eu full crampes par contre à la fin, et donc j'ai eu une semaine de repos et puis après je me suis remis.
Lorsque je me suis remis à l'entraînement half Ironman, tout se passait bien jusqu'à 2 semaines avant le jour J. Donc une semaine de triathlète sur du half Ironman, je crois en termes de volume, on est à peu près à 10h de sport par semaine, et en sorties, on est à peu près à 6 sorties par semaine. Et bah du coup, tout se passait très bien jusqu'au jour où, deux semaines avant l'événement, bah, je fais une chute à vélo.
J'étais parti, du coup, j'habitais à Lisbonne, je suis parti à Sintra, et en gros, là-bas, Sintra, donc c'est super beau, on a, bah, des forêts à perte de vue, des virages et cetera comme ça, c'est magnifique. Il y a personne. Et en fait, dans un virage, je l'ai pris beaucoup trop rapidement, 45 km/h, et beaucoup trop serré. Moi, je suis pas du tout bon à prendre les virages, je m'en suis rendu compte, et en fait, bah, je suis allé droit dans le décor.
Je me suis pris épaule gauche, en fait, qui a tapé comme ça. Paf, j'ai tapé sur une sorte de talus de terre et j'ai de la chance parce que j'ai été assez vite arrêté. J'aurais pu me faire bien plus mal et je me suis fait bien peur, et du coup je me suis réveillé comme ça. Bah, pas réveillé, mais j'ai fermé les yeux pendant la chute. Tac, j'ouvre les yeux, là je me dis : mais qu'est-ce que je fous là, trop chiant. Oh non, qu'est-ce qui s'est passé ?
Donc là, je commence à faire le constat de ce qui se passe. Je vois que je suis tombé, que mon vélo, il s'en sort plutôt pas trop mal. Ma roue arrière s'est enlevée de mon vélo carrément. Ma trifonction, donc j'étais en trifonction, tout était déchiré derrière, et je me rends compte que mon épaule, bah, j'ai du mal à la bouger. En fait, je me retrouve, bon, je vois que c'est pas cassé, j'arrive à la bouger, mais je sens que j'ai du mal, j'ai une petite friction et j'ai un peu de mal.
Il y a des cyclistes qui passaient, donc trop sympa, ils m'ont aidé, ils m'ont remis d'aplomb, ils m'ont aidé à remettre ma roue, je suis rentré chez moi, et donc là, je me rends compte que, bah, là, c'est chaud en fait. J'arrive vraiment pas à faire plus que ce mouvement-là avec mon épaule. Donc je vais à l'hôpital, je fais radio, je vois un médecin du sport, je fais aussi échographie pour voir s'il y a pas des choses qui sont cassées, autres qu'on n'aurait pas vues à la radio, des tendons.
Et en fait, je me retrouve avec une contusion, donc c'est-à-dire un muscle, il a vraiment été froissé, tapé, rien de cassé, mais handicapé pour le triathlon. Donc là, j'arrive deux semaines avant l'épreuve, je me dis : « Mais qu'est-ce que je vais faire ? Est-ce que je le fais vraiment ou pas ? Je suis pas dans les meilleures conditions. La natation, en fait, je peux pas faire. Vélo, peut-être que je peux faire. Course à pied, ça va le faire aussi. Mais bon, natation, je peux pas. »
Donc je me dis : « OK, je me laisse une semaine de repos, je teste, je vois ce que ça donne au bout d'une semaine et on voit si je reprends. » Une semaine passe, je fais zéro entraînement, je fais peut-être un entraînement de vélo, mais je sens que je suis fatigué, que, bah, voilà, j'ai pris un coup. Une semaine après, je commence à essayer d'aller à la piscine.
Première session de natation de piscine. Et là, je commence à faire du crawl. Impossible. Impossible de faire ça avec mon bras. Impossible, ça marche pas du tout. Donc je teste le crawl à un bras. Ça a l'air de passer. Je m'en sors pas trop mal. Et brasse, j'essaie un peu, mais j'ai un peu mal. Je trouve que je vais moins vite.
Donc je me dis : bon, la seule option que j'ai, c'est vraiment faire du crawl à un bras, quoi. Donc je me dis : OK, on va essayer de tester ça, et let's go. Tu vois, moi j'ai envie de le faire, ce triathlon. J'ai envie de faire ce half Ironman. Je me suis entraîné pendant 6 mois, donc c'est long. Il y a eu des heures et des heures d'entraînement. J'ai envie d'aller jusqu'au bout. Donc je me dis : « OK, let's go ! On y va. » Je prends la décision d'y aller.
Donc 2 jours avant, j'ai un vol de Lisbonne pour aller à Nice. Et donc là, je vais pour prendre mon vol, je vais en taxi à l'aéroport, il y a des bouchons, j'arrive après le check-in de mon vélo, parce que du coup je dois embarquer mon vélo et tout. C'est vraiment une galère. Tu as une énorme valise et cetera où tu dois prendre tout ton matos. 5 minutes après la fermeture, ils me disent : bah non, c'est pas possible, c'est mort.
J'essaie de négocier à fond à fond à fond, rien à faire, il me dit c'est pas possible. Bon, du coup, je loupe mon avion clairement. Donc là, je regarde les billets. Il y avait un billet pour le soir même, 500 €. Je me dis : est-ce que je vais vraiment me dépenser 500 € en plus, là, pour prendre ce vol, ou le lendemain, 300 € ? Bon, je me dis : vas-y, let's go. Tu as quand même envie de le faire, mets l'argent, on s'en fout. 300 €, paf, tu prends, et tu prends le vol de demain qui arrive à 18h.
Je prends ce vol, je me dis : OK, c'est bon, c'est safe, c'est sécure. Je regarde les conditions de participation au half Ironman et je vois qu'il fallait absolument déposer son vélo avant 17h, donc la veille. Donc c'était mon vol de demain. Mon vol de demain arrivait à 18h et il fallait en fait, à 17h, déjà avoir déposé tout le matos, le vélo et tout. J'avais pas bien regardé.
Et donc en fait, ça le fait pas. C'est-à-dire que j'arriverai trop tard. Je contacte le service client d'Ironman. Eux, ils me disent : « Bah non, c'est pas possible, désolé le gars, on s'organise comme ça, donc c'est pas possible. » Là, je me dis : « Merde et tout, j'ai pris le mauvais billet, il va falloir que je prenne le billet du soir. » Est-ce que je prends le billet du soir ?
Sachant qu'en plus, j'avais un pote qui était sur place à Nice, qui avait pas de place pour le half Ironman et qui m'a dit : « Si jamais tu es blessé et tu peux pas le faire, dis-moi, tu me vends ta place. » Tu vois, la place, ça coûte, je crois, entre 500, ça coûte 500 €, aussi 600 €. Donc ça coûte assez cher en vrai, le triathlon. Il me dit : bah, tu me la revends et tout, et puis je le fais.
Là, j'étais dans un dilemme. Bon, OK, est-ce que je repaye 500 € en plus et j'y vais quand même, ou est-ce que, bah, en fait, je me dis : vas-y, arrête, abandonne, là. La vie t'a dit qu'il faut pas que tu y ailles, et tu revends ta place 500 €, tu économises ces 500 €, et puis en fait, c'est bon, arrête de te prendre la tête. J'ai pas mal réfléchi. Bah, pas mal, j'ai dû réfléchir en 10 minutes, quoi, pour me poser la question de est-ce que j'y vais ou pas ?
Et puis je me dis : en vrai, j'ai trop envie de le faire. J'ai envie d'aller jusqu'au bout. On y va, on s'en fout. On s'en fout de l'argent. Paf, on fera ça plus tard. Et on prend le billet. Par chance, j'arrive à me faire rembourser le billet que j'avais pris à 300 € le lendemain. Donc j'ai plus que celui-là.
Donc je prends l'avion, tout se passe bien, j'arrive à Nice, pareil, toute la préparation du vélo, tac, tout se passe nickel jusqu'au jour J. Donc petite pression, réveil 4h du mat, parce que le départ, il est à 6h. Donc là, faut bouffer à fond. Même pendant la semaine, tu te reposes un peu plus, tu prends du malto. Donc le malto, des glucides, pendant 3 jours.
Tu prends des doses de malto qui vont te permettre d'avoir un stock de glucides. C'est comme si tu t'emmagasinais genre 1 kg de pâtes d'un coup. Donc ça, c'est trop bien, parce que le jour J, bah, tu as besoin de glucides. Donc tu prends, voilà, tu te prépares tout comme ça, et puis, bah, 4h du mat parce qu'il te faut des nutriments pour le jour J.
Je vais du coup au départ, je fais tout mon setup, je gonfle mes pneus de vélo, je m'habille, tenue de natation. On n'avait pas le droit à la combinaison parce qu'en fait il faisait hyper chaud. Normalement une combinaison pour, tac, petite coupure, mais du coup je reprends. Normalement, on a une combinaison en plus, donc de natation, au-dessus de la trifonction.
Donc la trifonction, c'est vraiment le vêtement qui te permet de faire natation, vélo et course à pied. Donc tu gardes le même vêtement, et donc normalement tu as une combinaison en plus. Et donc là, on n'avait pas le droit parce qu'il faisait 35 °C, on était à Nice, il faisait une chaleur mais étouffante. Franchement, c'était abusé.
Et donc je me retrouve sur cette ligne de départ et je me rends compte que j'ai oublié mes gourdes de vélo. En fait, j'ai deux gourdes normalement que je mets sur mon vélo, qui me permettent d'avoir de l'eau et des nutriments pour, bah, tout simplement tenir sous cette énorme chaleur. Et en fait, je me rends compte que j'ai oublié mes gourdes, qui étaient dans le frigo. Je les ai mises au frais. Je me suis dit : « Vas-y, je les mets au frais. Faut vraiment pas que je les oublie. » Et qu'est-ce qui se passe ? Bah, je les oublie.
Donc j'envoie un petit message à ma copine et mon pote Paul, qui était là aussi. Bah, le jour J, ils étaient pas à la ligne de départ parce qu'il était tôt, mais ils allaient me retrouver après. Et je leur ai dit : « Bon, bah franchement, si vous écoutez ce vocal, j'espère que vous pouvez juste choper mes gourdes et me les donner, parce que sinon, je vais mourir en fait. »
J'ai vraiment galéré. J'avais pris des gourdes à droite à gauche, vraiment de Cristaline, que je mettais sur mes porte-gourdes. Vraiment, c'était un scandale. Et avec la chaleur étouffante, le ravito, il était à 20 km, ça allait être vraiment une galère. Donc j'essaie de prendre un max d'eau avant la natation en me disant : bon, si je dois tenir comme ça, il va falloir tenir le coup.
Je commence la natation. Donc là, le départ, paf, stressant à mort et tout machin, mais c'est trop cool. Je commence la natation, et donc là, je commence à faire mon crawl à un bras. Je fais 50 m, 100 m, puis après, je me rends compte qu'en fait c'est pas possible. Je vais pas pouvoir faire 2 km en natation en crawl un bras.
Tout simplement parce que je commençais à avoir déjà mal au bras, parce qu'il était trop sollicité, celui que j'utilisais, du coup le bras droit, qui était valide, et surtout, j'allais pas droit du tout, quoi. J'allais pas droit du tout. J'allais vraiment totalement à gauche. Je pense que les arbitres, ils disaient : qu'est-ce qu'il branle, lui, à faire du crawl à un bras ?
Donc je me dis, pour pas me faire cramer et pour y aller tranquillement, je vais faire de la natation à brasse coulée. Bah, brasse, bah ouais, brasse coulée, où je vais faire ça pendant 2 km et je vais voir ce que ça donne. Donc je continue, je fais ma brasse. Franchement, ça se passe bien. Je suis content. Petite allure un peu de mamie, là. Je suis là comme ça. Tac. Je peux respirer. Je vois où je vais. Franchement, c'était agréable.
Je mets plus de temps que prévu, je crois. Je mets 45 minutes au lieu de 35 ou 40 que j'avais en tête. Ça va, j'ai pas trop perdu de temps. J'arrive, je sors de l'eau, je suis plutôt en forme. Je me dis : « Let's go, je prends mon vélo, et maintenant je prie pour qu'il y ait Anne et Paul qui puissent m'avoir ramené mes gourdes. »
Donc je sors avec le vélo, j'avance, j'avance, et là, je les vois avec les deux gourdes, et ils me disent : « Vas-y, bah tiens, prends-les vite vite vite, tac ! » Je les prends, je les mets sur mon vélo, je repars. Et heureusement que personne m'a vu, parce que lorsque tu fais une compétition comme ça, si les gens te voient prendre de l'aide extérieure, donc personne n'a le droit de donner de choses de manière extérieure, bah sinon tu es disqualifié. Donc j'ai eu de la chance, il y avait pas d'arbitre, personne l'a vu et voilà, ça reste entre nous, personne le sort.
Donc let's go, j'y vais, je prends mon vélo, et là, le parcours vélo, c'est 45 km en montée, quasiment en côte. Évidemment, il y a des variations, mais c'est quasiment 45 de côte, 45 km de descente. La côte se passe bien. On est tous dans la souffrance à avancer et cetera lentement, mais le paysage est juste incroyable. C'est magnifique, même d'être sur ce vélo, de monter, de se dire : « Ah ouais, j'en ai bouffé des kilomètres et des kilomètres pour ce jour J. » Donc franchement, c'est trop trop cool.
J'arrive tout en haut. Donc là, tu as ton ravito et cetera. Donc il y a plusieurs ravitos, mais tu as le ravito vraiment quand tu arrives tout en haut, et après tu as la descente, et donc là, la descente, moi, j'avais vraiment cette peur de la chute que j'avais faite deux semaines avant. Donc j'étais vraiment sur les freins. J'allais vraiment pas très vite. Je me faisais pas mal dépasser. Je me disais : je préfère être safe. C'est OK. Laisse tomber un peu le chrono dans ta tête pour l'instant, le temps de descendre le vélo.
J'arrive à la fin du vélo. Je me rends compte que j'étais vraiment plus lent que ce que je voulais. Mon objectif de base était de faire 6h, et donc ça, c'était l'objectif ambitieux, et sinon c'était vraiment de le finir avec mon épaule fracassée. Donc le dernier kilomètre du vélo, donc je finis le vélo, dernier kilomètre, je commence à sentir une douleur, mais genre derrière le genou.
Donc le genou, il est, on va dire, il est comme ça, il y a le genou, et en fait c'est une douleur juste là, et je sais pas ce que c'est. Je me dis : merde et tout, c'est con, vraiment le dernier kilomètre. Je commence à poser mon vélo, je mets mes affaires de course à pied, donc chaussures, casquette, lunettes et cetera. Je commence la course à pied, ça commence bien, et au bout du 5e km, je commence à avoir vraiment mal à l'endroit où justement ça tirait.
Je sens que mes jambes sont fragiles. Elles sont pas bien, elles sont fatiguées. Tu sens qu'elles ont encaissé, bah, la natation, la brasse même, où j'étais pas habitué à faire ce mouvement même de jambes, hein, c'est con. Mais sur 2 km, faire de la brasse, bah, tes jambes, elles sont pas habituées à ça. Plus le vélo, où, bah, j'ai bien pédalé.
Et ben derrière, je me retrouve au bout, je crois, du 10e km, à avoir des crampes, genre des crampes aux cuisses, devant des cuisses, derrière des cuisses, au niveau des mollets, et je commence vraiment à avoir mal. Et je me dis : mais merde et tout, au 10e km, je dois faire 21 km, ça va être hyper long, il va falloir que je tienne. Et du coup, je commence, quand je crampe, bah je vais au ravito, je prends tout ce qui est possible. TUC, sel, coca. Ils me disent de prendre ça, ça. Je prends tout, tout, et rien à faire. Ça passe pas. Je bois de l'eau, ça passe pas.
Et en fait, tous les kilomètres, je suis obligé de m'arrêter parce que je crampe. C'est-à-dire vraiment, je suis là, je m'arrête à chaque poteau pour devoir m'étirer. Après, j'alterne entre marcher, m'arrêter, repartir. Et là, mentalement, c'est hyper dur quand tu acceptes que tu as marché. Et en fait, c'est hyper dur parce que tu remets ce côté, bah, je remarche et cetera, et c'est affreux.
Et donc là, tu es là, tu vois tout le monde qui court, tu vois toi, là, qui galères, et tu dis : « Mais trop chiant, quoi, trop chiant, le moral, il est à zéro. » Et en même temps, tu dis : « Bah ouais, il faut le finir, il faut aller jusqu'au bout. » Donc tous les kilomètres, je commence à cramper. Donc j'avance, je fais 11, 12, 13, 14, 15. Au niveau du 15e km, bah là, je commence à vraiment sentir que mes jambes, elles sont en PLS.
Et donc je crampe maintenant tous les 100 m. Genre vraiment tous les 100 m, je commence à cramper. Donc je me retrouve à vraiment faire quasiment que de la marche. J'alterne entre marche, marche rapide et de temps en temps un peu courir. Mais dès que je cours plus de 100 m, 200 m, bah là, ça recrampe. Donc je me retrouve vraiment bloqué dans mon truc et je me dis : mais je vais même pas réussir à le finir jusqu'au bout, quoi.
Donc 16e km passe, 17e km passe, 18e, où je me dis : c'est long, c'est long, c'est long. Et je vois, plus tu es lent, plus le chrono, il paraît infini en fait, et tu dis : j'espère que ça, j'ai envie de finir, j'ai envie d'aller jusqu'au bout, mais trop chiant, trop déçu, il faut aller jusqu'au bout quand même. Et 18e km, je me dis : bah vas-y, let's go, donne tout.
Et je commence à recourir avec ce côté, j'essaie de courir sans me faire de crampe. Donc j'ai l'impression que je cours un peu comme un éclopé, comme si je boitais, mais c'est le mouvement qui me fait pas faire de crampe, parce qu'il y a un mouvement où, si je faisais le mouvement complet, j'étais vraiment sous crampe. Donc je fais ça, je prends des ravitos encore, 17, 19e, 20e, et là, je vois vraiment la ligne.
Donc sur le half Ironman ou l'Ironman, il y a vraiment une sorte de grande allée avec un énorme tapis rouge et une bannière à la fin comme ça, où tu rentres dans une sorte de porte et tout, et tu as tout le monde qui t'applaudit, qui t'acclame. Donc là, tu es là, tu vas à fond, tu cours, tu cours, tu cours, je crampe, je crampe, je m'en fous, j'y vais, j'y vais, et là, tu passes la ligne d'arrivée, et là, soulagement total. Tu dis : « Wouh, trop stylé, c'était trop cool, c'était trop bien, expérience de fou. »
Et c'est fini, quoi. C'est fini. C'était hyper intense. Il y a plus de douleur, donc ça, c'est cool. Tu vas pouvoir aussi, bah, te réalimenter, te reposer, et en fait, tu arrives sur un accomplissement de toute ta prépa de 6 mois, plus le jour J qui est juste un jour magique. Parce que mine de rien, malgré tout ce qu'on peut se dire là, j'ai l'impression qu'on pourrait dire que j'ai hyper souffert et c'était hyper dur. Oui, c'était le cas, mais derrière, en fait, c'était trop cool.
Moi, j'ai trop kiffé la natation, le vélo, la course à pied qui était hyper dure mentalement, mais derrière, moi, ça m'a appris quand même beaucoup de choses. Déjà, que je fais pas du tout assez de renfo, il faut que je me renforce beaucoup plus les jambes. Je pense que l'alimentation, il faut que je la revoie, et puis derrière, bah, ça m'a juste donné la gnaque à fond de vouloir en refaire un et de faire beaucoup mieux.
Parce que là, en termes de temps, j'ai fait 7h37, je crois, ou 7h39, alors que je voulais faire 6h, donc vraiment 1h30 en plus de ce que je voulais faire, donc rien à voir avec ce que j'avais en termes d'objectif, mais du coup, j'étais grave déçu. Je me souviens que j'étais vraiment très déçu. Même après, les semaines après, j'étais vraiment en mode : « Ouais, en fait, c'est un échec, tu vois. Tu as échoué, et c'est OK. » Et j'ai essayé de le digérer. J'arrivais pas trop à bien comprendre et à bien le digérer.
Et en fait, je me suis rendu compte que lorsqu'on se met des objectifs, bah, assez ambitieux, ou qu'on n'arrive pas à atteindre, souvent on peut être très déçu et rester dans ce côté-là au lieu de voir justement tout le parcours qui a été accompli. Si je prends le moi d'il y a 6 mois, qui s'était pas inscrit du coup au half Ironman, et aujourd'hui ce que j'ai pu encaisser, ce que je peux faire, mais une progression qui est quand même assez dingue.
Et même toutes les sessions d'entraînement avec les copains, tout ce que j'ai appris, que ce soit sur moi, sur la discipline, sur la nutrition, sur le sport pendant toute cette période, et même le jour J, bah, je suis allé jusqu'au bout, j'ai pas lâché, même si j'étais pas dans les meilleures conditions et que mon corps était pas là, tu vois. Et le mental était quand même là, mais le corps était pas là.
Et bah derrière, je sais que c'est ça qui est le plus précieux et le plus important, plutôt que rester sur cet arrière-goût un peu d'échec où tu dis : bah en fait, ouais, c'est un échec, et prendre ça comme seulement un échec, et voir pas ce qu'il y a de positif là-dedans. Donc j'ai pas mal travaillé là-dessus. Et franchement, ça fait vraiment du bien aussi de voir, de relâcher un peu ce truc-là et de se dire : « Ben en fait, je fais les choses pour prendre du plaisir. Il faut pas que ce soit une contrainte ou une condition à mon bonheur, que ça réussisse ou que ça réussisse pas. »
Et la réussite, elle est pas forcément drainée par le temps que je vais faire, mais plutôt par tout le chemin, la journée que j'ai pu mettre en place. Donc c'est ça qui me fait vraiment kiffer. Donc finalement, moi, ça m'a grave renforcé mentalement de me dire : bah, faire des trucs durs, mais en fait, tu peux le faire, et tu vois tes limites aussi, mentales, physiques. Ça m'a donné envie d'en refaire un.
Donc là, je vais en refaire à partir de l'année prochaine, 2026. Prochain objectif, là, c'est semi-marathon de Lisbonne, qui a lieu fin octobre, et fin novembre, j'ai aussi le marathon de Florence. Là, on va être une quinzaine de potes sur la ligne de départ. J'espère qu'il y aura autant de monde déjà sur cette ligne de départ, qu'il y aura pas de blessés, et j'espère aussi le même nombre sur la ligne d'arrivée. Donc ça va être vraiment trop bien.
Et j'aimerais bien refaire un full, du coup, j'aimerais bien faire un full Ironman à partir de 2026. Donc là, il va falloir que je voie en termes d'investissement temps, parce que ça prend énormément de temps en termes d'entraînement, charge mentale, et même, tu as une organisation un peu militaire. Donc on va voir quand est-ce que je cale ça, mais en tout cas, on va reprendre du half Ironman à fond dans la gueule et on va faire beaucoup mieux pour la prochaine fois.
J'espère que cette petite histoire que je vous ai partagée vous aura fait kiffer. En tout cas, voilà, l'idée, c'est de continuer à documenter objectifs sportifs, même réflexions philosophiques. Là, je suis en train de lire du Sénèque, de l'Aristote, et essayer de faire les parallèles avec l'entrepreneuriat. Mon dicton et mon objectif, c'est s'entreprendre : comment on peut entreprendre plein de choses dans nos projets, mais aussi s'entreprendre soi-même. J'espère que ça vous a fait plaisir de reprendre les épisodes qu'on a ensemble avec S'entreprendre, et je vous dis à très vite. Ciao !